15 mai 2012

François Hollande président de la République maintenant ou jamais

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Hier, lundi 14 mai 2012,selon dépêche Reuters, François Hollande, s’adressant à ses anciens camarades du parti socialiste à qui il était venu dire « au revoir », a expliqué sa victoire par la réunion pour l’occasion de plusieurs conditions :  « l’unité, le dépassement, l’esprit de rassemblement ,la  « volonté d’ouvrir d’autres chemins » et le souci de servir la France » . Avec cette précision surprenante « La gauche ne gagne une élection majeure que quand elle est capable de se hisser au niveau de la France » , ce qui ne peut pas être qualifié de très flatteur surtout pour Lionel Jospin ,Ségolène Royal candidats malheureux en 1995,2002 et 2007et aussi pour un électeur français sur deux s’il faut en déduire que la gauche depuis 1958 n’aurait été à la hauteur qu’a seulement deux élections présidentielles sur neuf, deux élections gagnées par François Mitterrand , en 1981 et 1988 après deux années de cohabitation tournant à son avantage de 1986 à 1988,si l’on doit admettre que cette gauche parvenue aux responsabilités suprêmes tout dernièrement ne peut pas, honnêtement, être qualitativement appréciée à sa juste valeur faute de ne pas encore avoir été à la tâche, ce qui ne doit commencer que ce jour seulement et pour une durée de cinq ans.

Je ne partage pas ce point de vue de notre nouveau président.
Hormis le problème posé pour tout nouveau président depuis l’adoption du quinquennat et sur lequel je me suis expliqué sur ce blog dans note du 20 février 2012 intitulée « Nicolas Sarkozy candidat à sa propre succession victime du quinquennat ? » , trois raisons principales, selon moi, peuvent expliquer une victoire qui est plus celle de la gauche que celle de François Hollande lui-même.

D’abord l’usure du pouvoir pour la droite, après trois mandats consécutifs de présidents de droite, depuis 1995 c’est-à-dire durant dix-sept ans ,deux pour Jacques Chirac, un de sept ans de 1995 à 2002 reconduit pour cinq ans dans la foulée de 2002 à 2007 et un pour Nicolas Sarkozy de 2007 à 2012. En 1981, lors de l’élection de François Mitterrand, la droite venait de gouverner la France durant vingt-trois ans, sous trois présidents de droite ,consécutivement : Charles De Gaulle de 1958 à 1969 pour deux mandats dont un inachevé trois ans avant son terme pour raison de démission à la suite d‘un référendum perdu, Georges Pompidou, son successeur, pour un mandat inachevé deux ans avant son terme pour cause de décès en 1974 et Valery Giscard d‘Estaing pour un mandat complet de sept ans achevé en mai 1981 .

Une telle usure n’est pas spécifique à la France, puisque dans pratiquement toutes les autres démocraties occidentales le même phénomène a été constaté ,s’ amplifiant depuis les années soixante-dix et puis a resurgi dans les pays de l’Est européens libérés du communisme après la « chute » du Mur de Berlin en 1989.
François Hollande, avec le même programme et les mêmes mots, aurait perdu s’il s’était présenté en 2002 et 2007,comme Lionel Jospin et Ségolène Royal.
En 2012,c’était son heure, et en 2017 il aurait passé son tour.

Ensuite, le coup de pouce appréciable des médias et des sondages qui ont toujours eu dans notre pays , lors des élections et des grandes manifestations syndicales ou étudiantes, un faible ostensible pour quiconque s’opposait à la droite, fussent obligés ces médias de se déjuger ou de se rattraper à propos de certains candidats possibles ou de personnages médiatiques devenus du jour au lendemain peu ,sinon plus du tout, présentables pour demeurer représentatifs de la gauche. Comme ces sondages qui longtemps avant une élection donnaient un avantage nettement surestimé à un candidat de gauche pour se rapprocher du résultat du véritable vote juste avant celui-ci .
Ainsi François Hollande se voyait gratifié par Ipsos de 60% contre 40% à Nicolas Sarkozy dans un sondage réalisé les 2 et 3 décembre 2011 pour France Télévisions, Radio France et Le Monde pour descendre in extrémis à 52,5% dans un sondage réalisé par le même institut pour les mêmes médias et qui fut rendu public le 4 mai 2012 .
J’avais signalé cette fâcheuse façon d’opérer de la part des instituts de sondages dans ma note du 12 février 2010 ,intitulée « Sondages régionales: Michel Vauzelle superstar de la politique en région PACA? »,dans les termes qui suivent :
« Ce n’est pas une surprise pour quiconque s’est aperçu depuis très longtemps dans notre pays que les sondages sont toujours plus favorables à la gauche quand ils sont réalisés loin d’une élection et qu’ils le sont beaucoup moins dans les jours qui précèdent l’élection. Cela a pu être constaté avec Lionel Jospin en 1995 et 2002 puis avec Ségolène Royal en 2007,trois cas pour lesquels je n’ai pas besoin de rappeler des exemples de sondages corroborant l’affirmation. »

Enfin le renouvellement des générations, même si son impact a pu s’atténuer depuis 1981 du fait de l’allongement continu de la durée de vie observé sur les quarante dernières années.

Pour les jeunes gens qui ,depuis les années quatre-vingt, entrent de plus en plus tard dans la vie active faute de débouchés suffisants correspondant à leurs diplômes, la gauche est généreuse par définition. Elle donne. Nous allons vite le voir dans les prochaines semaines avec toutes les sucreries qui vont pleuvoir et les droits nouveaux octroyés en tous domaines , comme nous l’avons vu en 1981,tout au moins ceux d’entre nous qui ont un âge permettant de se souvenir de cette vaillante époque.
C’était merveilleux au lendemain de l‘élection, tous les collègues autour de moi avaient voté Mitterrand, enfin ils le disaient ,je ne m’étais pas trouvé dans l’isoloir qu’ils avaient emprunté pour y glisser leur bulletin de vote le 10 mai 1981.

Pour ces mêmes jeunes, par contre , la droite ne conçoit pas la vie ou le bonheur du peuple de la même façon. Elle est radine par nature. Elle prend aux gens. Ce sont les augmentations des cotisations sociales pour les salariés ,les augmentations des charges ,les coupes sombres dans les effectifs, les nouvelles taxes, bref l‘horreur. Et cela se voit sur les bulletins de paie tout de suite ,tandis que ce qui se passera dans vingt ou trente ans pour la capacité des caisses de retraites à payer convenablement les pensions n’intéresse pas, pas plus que le remboursement de la dette. Qui vivra verra.

Au niveau des sondages cela donne que l’un d’entre eux paru dans le Journal du Dimanche du 27 novembre 2011 et réalisé par l’IFOP du 3 au 7 novembre 2011,pour l’Association nationale des conseils d’enfants et de jeunes faisait ressortir que les 18-22 ans devant voter pour la première fois en 2012 se prononçaient en faveur de François Hollande à hauteur de 38% d’entre eux contre 20,5% à Nicolas Sarkozy si le premier tour avait lieu le dimanche qui suivait la date de l’enquête!

Cet enthousiasme de la jeunesse pour la gauche, ne devrait pas durer longtemps. J’en suis d’autant plus persuadé que j’ai assisté en 1983,après deux ans de gauche au pouvoir, à son évanouissement quand, par exemple pour ne citer qu’un motif de mécontentement bassement matériel mes jeunes collègues rentrés de fraîche date dans le monde du travail ont dû renoncer à partir en vacances avec leur carte bancaire à l’étranger où l’usage de cette dernière avait été interdit excepté pour les voyages professionnels, mais avec un carnet de change, une manière comme une autre de demander aux Français de passer leurs vacances dans leur propre pays pour sauver le Franc qui en très peu de temps subirait trois dévaluations ,tandis que le chômage plutôt que d’être terrassé comme promis se développait dans des proportions jamais atteintes dans notre pays.

Cela dit, et cette élection présidentielle étant terminée , plusieurs questions se posent pour quiconque est curieux de savoir si la nouvelle équipe au pouvoir sera en mesure de rendre les gens plus heureux.

Tout d’abord les Français croient - ils vraiment que le président qu’ils viennent d’élire en la personne de François Hollande sera le meilleur dans les circonstances présentes pour leur pays que celui qu’ils ont rejeté , lors d’un scrutin finalement beaucoup plus serré que ne le laissaient prévoir les sondages rendus publics juste après le premier tour ,tel celui réalisé par TNS Sofres/Sopra Group pour iTélé publié le jeudi 26 avril 2012 et accordant 55 % au favori Hollande contre 45% au perdant Sarkozy , quand ce fut finalement 51,6% contre 48,4% (arrondis après la virgule) dix jour plus tard ?

Deuxièmement, ce resserrement de l’écart de 10% de voix ,entre gagnant et perdant s’agissant de ce qu’il faut appeler « intentions de vote » exprimées dans les sondages de l’immédiat après - premier tour , à 3,2% de voix dans le vote effectif c’est-à-dire dans le secret de l‘isoloir , ne permet-il pas d’affirmer que ceux des soi-disant électeurs de Nicolas Sarkozy de 2007 s’étant proclamés « déçus » par son « virage » trop à droite et supposés influents n’ont finalement pas tellement été écoutés ou imités lorsqu’ils ont annoncé publiquement dans les médias ou sur leurs blogs entre les deux tours qu’ils allaient les uns voter blanc, les autres s’abstenir ou voter Hollande, à considérer que cet écart de 10% n’aurait pu que s’ accroitre dans des proportions inquiétantes pour Nicolas Sarkozy s’ils avaient été aussi influents qu’ils le croyaient eux-mêmes ?

Face à un tel constat ne faudrait-il pas, plutôt que de croire à leurs « erreurs »  , tant pour le premier que pour le second tour , en déduire que les instituts de sondage ont trompé ceux des électeurs qui avaient encore une certaine confiance en eux, s’agissant de mesures d’intentions de vote, soit sur ordre non écrit par conséquent impossible à prouver, soit par complaisance envers la gauche ?

Comment ne pas voir dans le gain de 21% engrangé par Nicolas Sarkozy entre le premier et le second tour ,dès l’instant qu’aucun des huit candidats éliminés ne donnait de consigne de report de vote en sa faveur ,la preuve que ces candidats n’étaient pas possesseurs de ces voix revenues par raison à Nicolas Sarkozy ou n‘en disposaient pas selon leur bon vouloir, comme je l’avais envisagé dans ma dernière note ,concernant le seul cas de Marine Le Pen ?

En conséquence ne faudrait-il pas reconnaître comme non-fondé le reproche fait par ces personnages « influents » à Nicolas Sarkozy pour justifier leur prise de distance avec lui de « chasser » ou « draguer » les voix des électeurs ayant voté Le Pen au premier tour ,ce président « sortant » prenant ainsi le risque, pour le cas où il aurait pu être réélu de voir adjointe à son nom ou à son titre la mention « élu avec les voix du Front National » et ce durant toute la durée de son second mandat ?

03 mai 2012

Marine Le Pen sur les pas de son père

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Beaucoup de politiciens de droite se lamentent à l’idée que Marine Le Pen ,en ayant annoncé avant hier qu’elle voterait blanc dimanche prochain 6 mai au second tour de la présidentielle, va sans doute faire élire François Hollande.
A mon sens ces politiciens, qui goberaient vite tout ce que disent certains observateurs plus enclins à les démoraliser pour leur faire dire des âneries qu’à les éclairer , font une erreur et perdent leur temps à essayer de convaincre de revenir à de meilleurs sentiments les électeurs qui ont voté Marine Le Pen ou Front National au premier tour ,parce que Marine Le Pen n’a aucun pouvoir de persuasion sur une très grande majorité de ceux-ci en matière de consigne de vote lorsqu‘elle ou son parti se retrouvent hors-jeu dans un second tour d‘élection. Elle le sait très bien, comme son père d’ailleurs qui en a fait si douloureusement l’expérience depuis qu’il s'est taillé une place dans le paysage politique français .

Comme je l’ai déjà écrit sur ce blog le 19 janvier 2011 quand Marine Le Pen a succédé à son père à la tête du Front National, l’électorat potentiel de ce parti ne lui est pas acquis et en est même tout le contraire, tant sa volatilité a été constatée lors des scrutins qui se sont déroulés depuis 1985.
Pour preuve, je vais ici reproduire des résultats du double scrutin du 15 mars 1998, fournis à ses lecteurs par l’Est Républicain du 16 mars 1998, comme je l’avais déjà fait le 19 janvier 2011 ,sous des aspects quelque peu différents mais avec les mêmes convictions, en expliquant ce qui m’avait exceptionnellement poussé à m’y intéresser de très près. Parce que ces résultats d’élections aux modes de scrutins différents, majoritaire (pour une cantonale ) et à la proportionnelle (pour une régionale) offraient une perspective d’analyse du comportement de l’électorat français qui ne se reproduirait que rarement et seulement dans la moitié des cantons de France où se déroulerait simultanément cantonale et régionale.
Dans chaque commune faisant partie des dits cantons ,dans le même bureau de vote ,mais après être passé dans deux isoloirs différents ,un pour chaque type de vote, sans ordre chronologique imposé ,tout au moins dans les petites communes faiblement peuplées, l’électeur devait déposer une enveloppe contenant son bulletin de vote dans l’urne affectée au scrutin cantonal et ensuite une seconde enveloppe dans celle affectée au scrutin régional ou vice versa .
L’originalité de ce scrutin résidait dans le fait que cela se passait pour les mêmes électeurs le même jour, avec les mêmes horaires d’ouverture et de fermeture que pour les scrutins antérieurs ,soit de huit heures du matin à dix-huit heures du soir.
Dans la pratique l’ électeur allait voter pour deux scrutins distincts à quelques minutes d’intervalle, ce qui n’empêchait pas pour autant un électeur original ,pour quelque raison que ce soit, de venir voter à un des deux scrutins le matin à neuf heures par exemple, et pour l’autre scrutin à dix-sept heures le soir, une option dont il aurait été difficile de percevoir l’intérêt.

Le canton choisi pour cette démonstration, celui de Pierrefontaine-les-Varans ,n’est pas celui où je vote. C’est un canton rural et bien tranquille du département du Doubs et situé en zone de montagne jurassienne, comme ceux où, lors du premier tour de cette présidentielle, a été constatée une poussée du vote en faveur de Marine Le Pen.
La reproduction ci-dessous reprend les résultats de toutes les communes de ce canton, au nombre de vingt, d’abord pour l’élection des conseillers régionaux avec dans la compétition dix listes dont une Front National, puis pour l’élection cantonale avec quatre candidats seulement, cas de figure assez rare, dont un Front National résidant dans le canton même.

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La première observation qu‘il n‘était possible de faire qu‘à l‘issue d‘un tel « double »  scrutin et qui ne serait jamais venue à l’esprit d’un lecteur a trait à une bizarrerie dans les chiffres fournis :

1°. L’addition des chiffres des inscrits en regard de chaque commune donne pour le canton un total de 5.249 inscrits pour l’élection régionale et non pas 4.169 comme annoncé par le quotidien régional déjà cité, la différence de 1.080 provenant de que ce total n’inclut pas les chiffres de la première ligne ,celle concernant les résultats du chef lieu de canton ,Pierrefontaine-les-Varans .

2°.Une addition « juste » des chiffres des inscrits en regard de chaque commune donne pour le canton et pour l’élection cantonale , cette fois, un total de 5.268 et non pas 5.249 comme annoncé.

3°.De la reproduction ci-dessous mettant cote à cote communes du canton et inscrits, il ressort que le nombre de ces derniers pour dix communes ( sur vingt qu‘en compte le canton ,soit une sur deux) est supérieur de une dans le cas du village de Domprel, par exemple, à sept unités dans le cas de celui de Laviron ,pour le scrutin régional par rapport à celui du scrutin cantonal, et ,à l’inverse ,inférieur de trois unités dans une commune celle de Landresse, ce qui ramène le total ,non pas à 5.249 (4.169 + 1080) mais à 5.268 .

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Pour autant qu’il ne soit pas possible d’ imaginer qu’un citoyen français puisse être inscrit dans une même commune sur une liste électorale prévue pour une élection cantonale et ne pas l’être pour une élection régionale, dix-neuf électeurs inscrits de différence pour deux scrutins tenus le même jour dans un ensemble de mêmes communes, comme ce canton pris en exemple , cela ne relèverait-il pas d’une carence dans le sérieux avec lequel sont tenues et vérifiées les listes électorales, si les erreurs n’ont pas été commises lors de la transmission des résultats sortis des urnes ou de leur communication à la presse ?
Une petite précision doit être ajoutée ici: les deux tableaux de résultats ne figuraient pas sur le journal à la même page et cote à cote, il y avait d’une part les pages des résultats pour l’élection régionale, et d’autre part celles pour l’élection cantonale .Le lecteur devait faire lui-même le rapprochement. Personne à ma connaissance ne s’en est aperçu.
Il ne faudrait pas que de telles anomalies soient les prémices de fraudes minimes et imperceptibles néanmoins faussant la sincérité des scrutins à venir notamment les législatives de juin prochain qui se tiendront dans la foulée de l’élection présidentielle ,tant les écarts finaux de voix à l’issue des seconds tours risquent d’être faibles, de telles craintes ne paraissant pas infondées pour quiconque aura lu sur le blog de Jean-Luc Mélenchon sa note intitulée «  Le jour des tricheurs » publiée le 9 septembre 2009 et que j’ai évoquée dans ma note du 16 avril 2012 « Des ministres Front de Gauche dans le prochain gouvernement en cas de victoire de François Hollande? »
Ce problème , à ma connaissance , n’a pas été à ce jour évoqué ,par tous ceux qui, à droite, s’opposent au vote des immigrés pour les municipales , pour d’autres raisons notamment.

Une belle pagaille en perspective ,si le vote des immigrés devait être accordé pour les élections municipales, laissant la porte ouverte à toutes sortes de tricheries et abus imperceptibles sans une vigilance renforcée de la part des candidats et des citoyens.
Je ne sais comment et de qui l’Est Républicain a obtenu ces résultats avant de les publier, n’ayant pas poussé mon enquête plus loin, cela n’étant pas mon rôle, mais plutôt celui des candidats .J’avais toutefois fait remarquer ces anomalies à un éditorialiste de l’Est Républicain ,l’engageant par la même occasion à un peu plus de retenue dans sa propension à vouloir trop railler le système électoral américain quand ,deux ans et demi ,plus tard, les résultats dans l’Etat de Floride pour l’élection de George Bush en 2000,n’en finissaient pas d’être vérifiés et revérifiés.

Deuxième observation : si ce double scrutin n’aura pas permis de déceler avec exactitude la correspondance du vote des électeurs de toutes les formations autres que le Front National d’un scrutin à l’autre du fait de dénominations différentes proposées aux électeurs ,résultant de combinaisons ou accords préélectoraux, comme par exemple « UDF/RPR » contre « Pobelle RPR », dans le cas du Front National les électeurs n’auront pas eu ,de toute évidence, l’embarras du choix puisqu’il y avait pour cette formation politique similitude d’appellation dans les deux scrutins. Or il est aisé de constater que ,malgré cette similitude, dans la commune de Pierrefontaine-les-Varans 115 électeurs ont voté à la régionale pour la liste « F.N » , tandis que pour la cantonale 163 ont voté pour le candidat « Devillers FN » ,qui pourtant figurait également sur la liste « F.N. » pour la régionale .
Rien ne peut prouver ,du fait du secret du vote, que les 115 électeurs de l’élection régionale se sont tous retrouvés dans les 163 de la cantonale ! Une chose au moins est sûre ,à partir de ce cas :il ressort très nettement que l’électorat du FN,de Jean-Marie Le Pen ou de Marine Le Pen est essentiellement volatile, et cette volatilité ne tient à pas grand-chose pour s’être manifestée le même jour et à la même heure ,et non pas à dix ans d’intervalle .
Et, en effet, si le vote Front National avait été un vote pur et dur ,c’est-à-dire obéissant à une discipline de vote, à une prétendue adhésion à une idéologie, à des thèses ou à d’ autres motivations similaires nous aurions dû avoir pour le candidat FN à la cantonale ( le dénommé Devillers) le même nombre de voix que celui obtenu par la liste FN pour l’élection régionale dans chaque commune. Or , comme on peut le constater sur la première reproduction ,cela ne s’est produit que dans deux communes (sur un total de vingt pour le canton ) :Plaimbois-Vennes ,pour six voix, et Villers-la-Combe ,pour trois voix.Et dans deux autres communes les écarts ont été minimes ,trois voix pour Orchamps-Vennes ( 145/142) et deux voix pour Loray (33/35) ,village dont le maire n’était autre que le candidat RPR Pobelle.

A partir de cet exemple ,l’analyse des vagabondages des votes dans chaque commune en l’espace de quelques minutes ne permet-elle pas d’établir qu’il n’y a aucune rationalité a déceler dans le vote Front National du 15 mars 1998,pas davantage que dans tous les scrutins qui ont suivi depuis ?
Marine Le Pen le sait et l’annonce qu’elle a faite qu’elle-même allait voter blanc tout en laissant le « libre choix » à ceux des électeurs qui ont voté pour elle au premier tour ne traduirait-elle pas sa crainte de se voir non suivie, et d’un non-suivisme révélé au grand jour , même s’il sera tentant pour elle de revendiquer la totalité des votes blancs, laissant compter pour négligeable ,sinon nulle ,la partie de ceux-ci qui proviendra des rangs d’électeurs d’autres candidats aigris de n’avoir pu se présenter à cette élection faute des 500 signatures comme Dominique de Villepin ou d’avoir fait un score décevant au premier tour comme François Bayrou ?

La meilleure façon pour elle de durer dans le paysage politique français et de faire confortablement carrière dans la politique jusqu’à sa retraite politique ,en 2051 comme je le suggérais sur ce blog le 19 janvier 2011,devrait consister à « soulever les vrais problèmes et dégager les solutions pour vaincre l’immigration, l’insécurité, la dénatalité, le sida, le chômage et l’étatisme » comme mentionné sur un tract appelant à voter pour son père en 1988,une manière commode de se faire rembourser le financement de ses campagnes électorales avec de bons scores obtenus, à condition qu’elle évite de se mouiller en prenant position ,tout en tirant profit d’une dégradation de la situation dans les secteurs qu’elle pointe …fusse cette dégradation la conséquence de la gestion de ceux dont elle se déclare en rupture avec la doctrine qui les anime et qui sont ou seront toujours les premiers à la traîner devant les tribunaux par associations amies ou sympathisantes,comme cela s'est vu pour son père.

Dimanche soir ,Marine Le Pen , sans aucun doute , pestera à outrance contre Nicolas Sarkozy s’il perd cette élection, et elle va se poser, en vue des législatives ou pour juste après , comme elle vient de le faire comprendre ,en rassembleuse d’une droite dont elle prédit l’éclatement.

Du rêve à l’état pur comme celui que caressait déjà son père Jean-Marie, avant le premier tour de la présidentielle de 1988 ! 

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24 avril 2012

Présidentielle 2012,premier tour : performances et contre-performances

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Que faut-il penser des performances des six candidats les mieux placés à l’issue de ce scrutin de dimanche dernier pour le premier tour la présidentielle et auquel ont participé 80% des électeurs inscrits ?

François Hollande : 28,63% . « Candidat entrant » par conséquent non usé , sans bilan national ni actions potentiellement critiquables , hormis le fait d’assumer la responsabilité de la gestion du département le plus endetté de France ,une tare occultée et longtemps ignorée de la grande majorité des Français qui auront dû attendre les débats de la primaire socialiste ,l’an dernier ,pour l‘apprendre furtivement d‘une participante à cette compétition interne au parti socialiste ,et surtout candidat dont le nom aura été flanqué pratiquement dans chaque dépêche d’agence de presse depuis près d’un an de la mention « favori de la présidentielle 2012 » ,il ne s’est jamais retrouvé peu ou prou , avec ces 28,63% , qu’au niveau supérieur de la fourchette 16/28% que j’avais évoquée dans ma dernière note du 20 avril pour son propre parti . Une fourchette comportant un bas de 16% , comme le score de Lionel Jospin le 21 avril 2002 - où il y avait eu 70 % de participation - ,un Lionel Jospin usé ,en dépit d’une bonne cote dans les sondages , après 5 ans de responsabilités en tant que Premier ministre de 1997 à 2002 , mais aussi score du Parti socialiste aux européennes de 2009 , et un haut de 28% ,comme les scores obtenus aux dernières élections locales, cantonales ou régionales, ou encore aux européennes de 2004 ( 28,89% !) .
Nul ne peut dire ce que lui auront apporté ,d’une part l’humour « corrézien » mis au grand jour par l’annonce fort bien orchestrée du vote présumé de Jacques Chirac, qui ,parce qu’il n’a pas voté lui-même, ayant opté pour une procuration donnée à son épouse Bernadette, fera l’objet d’une prochaine note sur ce blog et, d’autre part, les ralliements en sa faveur de pseudo chiraquiens ou de soi-disant « proches » s’affirmant « non socialistes » à l’instar de ces candidats autoproclamés « divers gauche » présentés comme « hommes de consensus » qui n’auraient aucune chance d’être élus avec l’étiquette «socialiste » dans une circonscription traditionnellement ancrée à droite.

Nicolas Sarkozy : « candidat sortant » , ses 27,18 % ont été tout à fait honorables ,c’est-à-dire 4% seulement de moins qu’au premier tour de la présidentielle de 2007,après,à ce jour, dix années sans interruption de responsabilités de haut niveau lui ayant occasionné un impressionnant capital d‘antipathie ,un « antisarkozysme » méthodiquement et inlassablement entretenu par ses opposants et les médias de concert avec ces derniers , « usé » comme ministre sous la présidence de Jacques Chirac , puis ensuite comme président « hyperactif » ou « touche à tout » de 2007 à 2012 ,avec ,pour la circonstance, un apport fort minime sinon incertain gagné de par l’absence dans la compétition de Christine Boutin ainsi que d’un manque à perdre évité par celle de Dominique de Villepin qui n‘aurait été là vraisemblablement que pour lui porter des coups , deux données qui auront peut-être été la raison de 3% de participation à ce scrutin en moins par rapport à 2007.
Sa situation ne paraît pas désespérée. Mais ,devra éviter toute bévue dans les dix jours qui viennent, parce que rien ne lui sera épargné.

Marine Le Pen : sa « réussite »  , avec 17,9 % a été plus que fortement estimée ,exagérée par les médias et les observateurs sur la base de la comparaison du score de son père placé pour le second tour en 2002 avec 17,02% , un score sérieusement amputé par celui de son ex-bras droit de l’époque ,Bruno Mégret, qui, après avoir pris ses distances du FN, lui avait tout de même soutiré 2,36% ,sans compter les dégâts collatéraux inquantifiables causés par une rivalité fratricide pénalisante de part et d’autre, situation obligeant tout observateur scrupuleux à corriger ce score de 2002 pour le ramener au minimum à 19,38% ,par conséquent supérieur de 1,5% à ce qu’a obtenu sa fille Marine dimanche. Je n’ai ,nulle part, ni vu ni entendu quelconque observateur préciser ce point depuis dimanche soir.
L’avenir de Marine Le Pen et du Front National était déjà esquissé sur ce blog dans mes notes du 19 janvier 2011 ,intitulée « Front National: Marine après Jean-Marie ça changera quoi dans les urnes? » et du 7 mars 2011 ,intitulée « Sondage: Marine Le Pen s’envole et après? » ,quand , à cette date, un sondage la créditant de 23 % pour ce premier tour de dimanche la plaçait en tête, devant tous ses rivaux potentiels, y compris Nicolas Sarkozy et Martine Aubry! Je n’ai aucune raison de revenir aujourd’hui sur ces analyses anciennes que je maintiens.

Jean-Luc Mélenchon : avec 11,10% , c’est-à-dire entre 3 à 6% de moins que ce que lui prédisaient les sondages les plus récents , n’a pu s’offrir la troisième place et son nouveau parti, le Front de Gauche en aura été quitte pour « prendre le pouvoir » .
Son cas devrait normalement être ajouté à ceux des hommes ou partis politiques évoqués dans ma note du 11 juin 2009 intitulée « Européennes :à chacun son tour son heure de gloire ».
Son score du fait de ses attaques répétées à l’encontre de Marine Le Pen ne pouvait être qu’en corrélation avec celui de cette dernière. L’un serait bon quand l’autre serait décevant et vice-versa, une question de pure logique.

François Bayrou : son comportement de hérisson vis-à-vis de ceux qui voulaient l’approcher en vue de contacts ou discussions sur une possible concertation et sa manie indéfectible, quant à se forger une ligne de conduite politique bien lisible ,à vouloir imiter l’âne de Buridan , non seulement durant cette campagne mais aussi dans les mois qui ont précédé cette élection ,ont fortement contribué à le reléguer en cinquième position avec seulement 9,13 % .
Je n’avais pas abordé son cas dans mes notes consacrées à cette présidentielle pour la bonne raison que je l’avais catalogué comme « fini » dans ma note du 19 février 2010 ,intitulée « François Bayrou,l’homme au tracteur, est-il fini ? »

Eva Joly : 2,31% , c’est-ce que j’envisageais ,à 0,3% près, dans ma note du 8 décembre 2011,intitulée «  Et si aujourd’hui Eva Joly rêvait comme Noël Mamère en 2001? » .Un score annoncé et claironné faussement par les observateurs comme meilleur que celui de Dominique Voynet en 2007 (1,57%) ,alors que pour faire une comparaison valable il eût fallu y retrancher le score de José Bové (1,35%) ,par conséquent l‘«évaluer » à 0,9% ,ce qui explique peut-être que notre Eva et ses camarades Bové, Cohn-Bendit, Duflot , n’ont pas été tellement vus et entendus sur les écrans et les stations de de radio après que soient tombés les premiers résultats du scrutin dimanche soir à vingt heures.


NB. Les notes anciennes auxquelles il est fait référence dans celle-ci sont accessibles en cliquant directement sur leur titre mentionné tel quel .
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20 avril 2012

Le vote présumé de Jacques Chirac peut-il être un cadeau pour François Hollande ?

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Tout est bon pour tirer la couverture (des électeurs) à soi quand il s’agit de se présenter à une élection politique aléatoire ,comme celle de dimanche prochain.

Selon article paru dans l’Est Républicain daté du 18 avril ,avant-hier, intitulé « Ces chiraquiens qui votent à gauche » et pré-annoncé « Va voter! ( ces deux mots en caractères gras, je précise ) François Hollande courtisé par des personnalités de droite dont des économistes » ,Jean-Luc Barré, « la plume de Jacques Chirac pour ses mémoires » , présenté comme « historien et écrivain » a pris position dans « Le Parisien » du jour précédent: « Je voterai François Hollande ,dès le premier tour, bien que je ne sois pas socialiste ».

Cet éminent personnage dont je n’avais encore jamais entendu parler a bien entendu le droit de dire pour qui il votera, bien que n’étant pas socialiste. Il ne sera pas tout seul dans son cas puisque le score du parti socialiste aux élections peut varier de 16% des suffrages exprimés, comme lors des dernières élections européennes de 2009 (avec une participation de 40% seulement des électeurs ) à 27 ou 28% dans des élections locales ,régionales par exemple, ce qui n’empêche pas, dans le système électoral qui prévaut dans notre pays, que des socialistes soient quand même élus avec l’apport de voix non socialistes. Par conséquent ,rien d’anormal.

Ce qui est le plus cocasse dans le cas de ce hollandiste non socialiste est le fait qu’il soit qualifié « d’historien » ,juste assez quand même pour dire dans Le Parisien que « Chirac est un humaniste, marqué à la fois par la fibre radicale-socialiste corrézienne et la dimension sociale du gaullisme. Synthèse qu’il reconnait aujourd’hui dans le candidat de gauche ».

Un humaniste étant un « partisan de l’humanisme » , j’ai recherché aussitôt ,dans mon « Petit Larousse illustré 2012 » ce que voulait signifier « humanisme » , et j’y ai trouvé , page 546, comme première option : « Position philosophique qui met l’homme et les valeurs humaines au dessus des autres valeurs. »

C’est très bien pour Monsieur Hollande ,le « grand favori des sondages pour le second tour » , qui n’aura peut-être finalement pas besoin de ce soutien de poids ,pour avoir suffisamment dénoncé les rencontres de Nicolas Sarkozy avec des chefs d’Etat peu recommandables, comme Kadhafi ,Ben Ali ou Assad.
Mais le fait de déposer dans l’urne le même bulletin qu’un autre électeur ,fût-il homme d’Etat, pas particulièrement apprécié par leur hebdomadaire préféré ,ne risque-t-il pas d’être quelque peu pénible à accepter, pour certains électeurs ,ceux qui auront pris plaisir à lire ,dans le Canard Enchaîné ,le bien connu « Journal satirique paraissant le mercredi » , en son numéro 4337 ,daté 10 décembre 2003 , l’article en bas de sa Une, à droite ,intitulé « Chirac ,très adroit de l’homme » d’où sont extraits les deux passages suivants :

Présidentielle 2012,Hollande, Sarkozy, Chirac, politique,



Les carrières politiques des deux dictateurs ayant gouverné Tunisie et Roumanie, Ben Ali et Ceausescu , se seront achevées comme chacun sait.

Politique, politique…

16 avril 2012

Des ministres Front de Gauche dans le prochain gouvernement, en cas de victoire de François Hollande ?

 Actualité, France, Politique, Hollande, Mélenchon, PS,Joly, présidentielle 2012
Dimanche après-midi, dans ma campagne franc-comtoise, le temps était maussade. Il faisait froid. Dans les villages ,près des mairies, les affiches des candidats à la présidentielle de dimanche prochain étaient bien visibles ,dans le bon ordre et celle reproduite ci-contre à gauche ne m’aura pas échappé.
Je l’ai débusquée dans un tout petit village de 40 habitants, comme ceux auxquels je m’intéresse les lendemains d’élection, pour « suivre » l’humeur des électeurs : abstention, votes blancs, votes nuls, transhumance d’un parti vers un autre… parce que les changements dans la composition de l’électorat (turn-over résultant de déménagements ,décès ou arrivée à l’âge de voter pour les jeunes gens) y sont pratiquement nuls .Ce sont les mêmes personnes qui ,à chaque scrutin, sont appelées à revoter.
Je signale que cette affiche de François Hollande n’a pas été la seule des dix à être gribouillée. L’auteur de cette souillure n’a pas été identifié. Mais ce qu’elle peut représenter ,une tête de clown, oui de clown ,un mot venu « naturellement à l’esprit » comme l’avait écrit Pierre Taribo dans son éditorial publié dans l’Est Républicain le 8 septembre 2006 à propos des 137.537 amendements (bien lire cent-trente-sept mille cinq cent trente-sept) déposés par l’opposition ,emmenée par un certain premier secrétaire du parti socialiste qui s’appelait à l’époque François Hollande , contre le projet de fusion EDF-Suez ,ne pourrait-il pas également nous « venir à l’esprit »   après avoir entendu ou lu certaines déclarations successives faites par ce « grand favori pour le second tour » en l’espace des onze jours seulement qui viennent de s’écouler et dont les extraits de quatre d‘entre elles sont repris dans les lignes qui suivent ?

Selon une première dépêche Reuters datée «  mercredi 4 avril 2012  22h21 » et intitulée « A Rennes, Hollande se dit prêt à agir "dès la première heure"

>>>"Nous devons être prêts dès la première heure de notre mandat (...) Nous sommes prêts, prêts à agir, prêts à décider, prêts à changer", a déclaré le candidat PS dans la perspective d'un possible quinquennat annoncé sous le triple signe de la cohérence, de la clarté et de la stabilité. <<<

D’accord, prenons le au mot ,mais « nous » c’est qui ?
Qui a participé à la préparation pour « agir » , « décider » et « changer » ?

La réponse se trouve peut-être dans ce qui suit ,extrait d’une deuxième dépêche Reuters, datée « mercredi 11 avril 2012 10h36 » et intitulée « François Hollande ne veut pas d'un État PS »

>>>Dans un entretien ,mercredi 11 au Parisien-Aujourd’hui en France, prié de dire si le Front de gauche et Europe Ecologie-Les Verts (EELV) seraient représentés dans son gouvernement en cas de victoire, il répond : "Tous ceux qui contribueront à la victoire auront vocation à participer au gouvernement de la France". "Je ne forcerai personne, mais s'ils le veulent, je les associerai". "J'ai besoin d'avoir une équipe où toutes les sensibilités puissent figurer", explique François Hollande. <<<

Apparemment « l’équipe » à laquelle il fait allusion ne serait pas encore constituée , ce que semblerait confirmer cet extrait d’une troisième dépêche Reuters datée « vendredi 13 avril 2012 :11.21 » et intitulée « François Hollande modère les ambitions prêtées à Anne Lauvergeon »

>>>"Tant que les Français ne se sont pas prononcés, je ne forme aucune équipe et Anne Lauvergeon, que je connais et apprécie, est d'abord une dirigeante d'entreprise", déclare François Hollande dans un entretien aux Echos.<<<

Mais non , il y a encore erreur ,aux dernières nouvelles « l’équipe » existerait et elle serait même déjà prête ,si on doit s’en tenir à une quatrième et ultime dépêche Reuters datée «  dimanche 15 avril 2012 00.41 » « François Hollande se dit prêt pour présider la France »

>>>"J'assume néanmoins d'être prêt pour présider la France. Les membres de mon équipe aussi, les premiers textes sont déjà élaborés. Ce n'est pas une anticipation, c'est un devoir. L'enjeu n'est pas simplement de sanctionner un sortant mais de réussir à relever le pays dans un moment particulièrement difficile", explique-t-il dans le JDD. <<<

Est-ce cela que le candidat entrant grand favori des sondages pour le second tour appellerait de la « cohérence » et de la « clarté » ?
Et pour la « stabilité » notre homme n’ aurait-il peut-être pas quelques problèmes ?

Voilà un homme bien décidé et plein d’hardiesse. Espérons qu’il n’aura pas en face de lui une opposition de droite à l’image de celle de gauche qu’il dirigeait en 2006 essentiellement contre Jacques Chirac et qui ne semblait pas tellement correspondre à l’idée que se faisait de la représentation politique Pierre Taribo , le déjà nommé plus haut ,à s’en référer aux introductions de ses éditoriaux des 7 et 8 septembre 2006 ,ci-dessous reproduites :

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A toutes fins utiles et pour situer l’ambiance de l’époque où François Hollande était le chef de l’opposition de gauche un sondage effectué par téléphone par l’institut BVA du 11 au 12 mars 2005 auprès de 955 personnes faisait ressortir que 62% des Français pensaient qu’il « ne ferait pas un bon président »

Et dans son ou ses gouvernements qui pourra-il y avoir ?

Des ministres verts ,oui, il y en aura, parce qu’ un groupe parlementaire EELV résultant de l’accord PS-EELV du 15 novembre 2011, sans ministres ou secrétaires d’Etat ,cela ne saurait se concevoir .Peut-être pas dans le premier gouvernement ,mais après les législatives à coup sûr. Eva Joly en est convaincue et elle l’a rappelé à Europe 1 en ces termes: «  Nous avons signé un accord et cet accord va être respecté, j’en suis convaincue »,puis « D’abord, parce que je crois à la parole donnée »…

Pour les ministres Front de Gauche ,c’est une autre histoire.
Il faut absolument relire la note de Jean Luc Mélenchon publiée sur son blog  ,  le 9 septembre 2009,il y a deux ans et demi ,intitulée « Le jour des tricheurs ». (Cliquer sur ce lien pour y accéder directement).

Voici quelques bons extraits du premier paragraphe « Mon témoignage, mes souvenirs » ,de cette note, passée à l’époque inaperçue au point que les médias ne se sont pas attardés à son sujet.

« On trouvera dans les archives de ce blog les articles que j'ai consacrés à la tricherie dans les élections internes du Parti socialiste, du temps où je m'acharnais au PS à gagner des votes que la tricherie dénuait de tout sens. »

« Mon intime conviction s'est fixée quand j'ai été personnellement témoin de deux situations où j'ai été impliqué dans un «arrangement» entre «camarades responsables». Quand je fus candidat contre Hollande après le Congrès de Brest du PS. Le système d'élection au suffrage universel du premier secrétaire commençait. Un désordre inouï régnait. La commission fut réunie pour dépouiller les résultats. Les procès verbaux étaient bidonnés de tous côtés. Des sections qui n'avaient pas voté étaient censées avoir centralisé des résultats, certaines fédérations envoyaient successivement des procès verbaux différents. Les représentants de mon courant quittèrent la commission, la centralisation du vote ne fut jamais finie, et le résultat ne fut jamais acté. »

« Dans le bureau de François Hollande, en tête à tête, nous avons eu une explication sérieuse. Je lui ai dit que je ne doutais pas qu'il ait gagné et donc que je ne cherchais pas à salir son entrée en fonction mais que je n'étais pas d'accord pour être humilié de cette façon avec un tel «vote». On convint donc d'un résultat qui serait annoncé : 85 % pour lui, 15 % pour moi. On gagnait des voix tous les deux par rapport aux votes des motions. Reste que c'était un arrangement. Comme d'habitude avec Hollande, rien ne fut tenu. »

« Mais je dois à la vérité de dire que les choses ne prirent cette tournure d'organisation d'un système généralisé que sous les mandats François Hollande, alors que, jusque là, tous nous pensions qu'il s'agissait d'un folklore détestable concentré dans quelques fédérations de notables comme Georges Frèche et surtout Robert Navarro l'inamovible premier secrétaire fédéral de l'Hérault, par exemple. Cela ne veut pas dire que ce soit Hollande qui ait organisé ou même permis tout cela car je n'en ai ni preuve ni intuition. Selon moi, cependant, il est bien certain qu'il ne pouvait rien en ignorer après ce que je viens de rappeler sur sa première élection interne. »


Il s’agissait là pour Jean-Luc Mélenchon d’un ajout à une note qu’il avait déjà préparée à propos de l’audition de « monsieur Barroso » au Parlement Européen. C’était suite à la parution du livre titré « Hold-uPS,arnaques et trahisons » (Editions du Moment) relatant certains faits peu glorieux lors de l’élection de Martine Aubry à la tête du PS.

Le même jour , dans un entretien publié dans « Le Parisien/Aujourd’hui en France » , Malik Boutih avait abondé dans le même sens en ces termes: «  Ce livre vient simplement rétablir une vérité pour les militants qui ont voté. Il révèle aussi que la triche est aujourd’hui une pratique banalisée au sein du PS. C’est le cœur même du système ».

Alors pour la composition d’un gouvernement avec des ministres Front de gauche…

Qui vivra verra !

 

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13 avril 2012

Présidentielle 2012 :dix partants gentils et beaux

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Depuis avant-hier, les affiches des dix candidats admis à concourir pour cette présidentielle 2012 sont offertes à notre vue à proximité des mairies ou sur les emplacements publics réservés à cet effet. En attendant l’arrivée des professions de foi dans les boîtes aux lettres.

Huit candidats sur dix ont leur slogan, les deux autres ayant opté pour de la prose, dont on ne sait pas si elle sera lue attentivement.

La France est citée quatre fois pour être voulue choisie par un « oui » (Le Pen) , « forte » (Sarkozy) , « libre » (Dupont -Aignan) , « solidaire » ( Bayrou).

Quant au « changement » ,cité deux fois ( Joly, Hollande) , il s’agira pour l’électeur de bien faire la distinction entre le vrai  et la  contrefaçon , la copie ou le toc.

 

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François Bayrou ,le regard bien amusé en direction de deux candidats qui se chamaillent et se rendent coup pour coup, s’est cru dispensé de faire apparaître son nom en gros caractères.
Jean Luc Mélenchon , sur fond rouge, avec cravate en concordance, faute d‘avoir pu trouver l‘adresse du chemisier d‘Hugo Chavez. Sa montée dans les sondages reste toutefois une énigme dans la mesure où ses meetings ont rassemblé des foules dont on peut se demander où elles étaient passées lors des 1er mai 2010 et 2011 qui nous offrirent le spectacle de défilés peu fournis. Bien épaulé par des colleurs d’affiches ne rechignant pas les heures supplémentaires de nuit.
Eva Joly ,lunettes aux montures vertes fluo lui assurant un bonus de 0,5% dans les sondages.Le pire choix d‘une formation qui aura connu son heure de gloire aux dernières européennes de juin 2009 avec 16% de seulement 40 % de votants motivés, faisant alors jeu égal avec le parti socialiste. Son petit 2% ressortant actuellement dans les sondages était envisagé dans ma note du 8 décembre 2011. Candidature surtout intéressante en ce qu’elle nous aura fait découvrir au grand jour ce que peut habiller ou occulter une robe noire comme celles que nous voyons déambuler dans les palais de justice.
Marine Le Pen, ne s’est pas envolée aussi haut que les analystes le laissaient comprendre lorsqu‘elle a pris la succession de son père. Ses pleurnicheries à propos des 500 signatures lui auront probablement couté 2 à 3% dans les sondages.Ses inepties proférées ,comme le fait ,pas plus tard qu’avant-hier de mettre l’assassinat d’un policier  par  un individu  vraisemblablement déjà connu des services judiciaires, par conséquent récidiviste chevronné, sur le compte des réductions d’effectifs dans la police et la gendarmerie ,laissent à penser qu’elle ne saura pas gérer l’héritage politique légué par son père.
Jacques Cheminade ,incapable de citer le pourcentage de Français sachant ce qu’il y a derrière les mots « City » ou « Wall Street ».
Nathalie Arthaud ! Qui a dit qu'il n'y avait plus de communistes en France ?
Philippe Poutou ,pas assez médiatique.Victime dans son parti,comme Nathalie Arthaud, d'une succession mal préparée .
Nicolas Sarkozy en pleine méditation. Trop connu .A voulu trop faire ,son grand tort.
Nicolas Dupont Aignan ,pas assez connu .
François Hollande s’est offert pour la circonstance un look de banquier austère et inflexible. Ne s’est pas engagé à retirer les parachutistes du 17ème RGP de Montauban après la mort de trois d’entre eux début mars de cette année. Brille un peu moins. Était assurément le meilleur lorsqu’il courait seul depuis un an.

Les Français vont devoir à nouveau faire un choix par défaut.

22 mars 2012

Unité nationale, rassemblement, combat de la République et patati et patata

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« Dans ce moment précis, je rappelle que la lutte contre le terrorisme doit être poursuivie sans relâche, sans faiblesse. Que ce combat est le combat de toute la République, au-delà de tout. Au-delà de ce qui peut à un moment nous séparer, nous sommes unis autour de cette même cause, ne jamais laisser exposer l’un d’entre nous à ce qui est une vindicte terroriste. Nous devons poursuivre sans relâche ce combat là, c’est le nôtre, c’est celui de la République. »

Paroles prononcées par François Hollande ,hier le 21 mars 2012, à Montauban lors de l’hommage rendu aux trois militaires assassinés dans cette ville même et à Toulouse, à quatre jours d’intervalle selon un mode quasi identique .

« Combat de toute la République » « au-delà de ce qui peut nous séparer »…

Belles paroles et grands mots ,mais paroles qui n’auraient peut-être jamais été prononcées pour un tel drame national si avait eu un plus grand retentissement un appel à lutter contre des maux identiques et en des termes fort ressemblants , publié par le « Quotidien de Paris » en date du 25 mai 1982 , trente ans déjà à deux mois et trois jours près, alors que la gauche triomphante de mai et juin 1981 s’apprêtait à abroger la Loi « Sécurité et Liberté » ,également désignée loi Peyrefitte et votée même pas un an et quatre mois plus tôt ,le 2 février 1981.
Ci-dessous cet appel .

 

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J’avais déjà reproduit cet appel dans ma note du 18 novembre 2010 intitulée «  Ségolène Royal, la délinquance, l’insécurité au quotidien, et l’échec de la droite » en ne faisant apparaître que les premières lignes mentionnant les noms des membres du comité d’honneur de l’association « Sécurité-Citoyens »   , présidée par J.P. PIERRE-BLOCH.
Aujourd’hui je crois utile d’ajouter la seconde partie de cet appel .Le blanc apparaissant dans la liste ,laissant supposer qu’un nom y a été retiré , n’est pas de mon fait ,la reproduction étant conforme à l’original.
L’avant dernier paragraphe de ma note du 18 novembre 2010 disait ceci:

« Bien que l’ association à l’origine de cet « appel » eût vocation à rassembler « au delà des légitimes différences politiques ou idéologiques » je n’y ai pas vu, parmi les membres de son comité d'honneur où figurent en bonne place des anciens premiers ministres de droite comme Pierre Messmer, Jacques Chaban-Delmas, Maurice Couve de Murville ,beaucoup de noms de personnalités politiques se réclamant de gauche. Je crois même n‘en avoir vu aucun. »

Paroles,paroles…