30 novembre 2009
Le GIEC à Copenhague,et nous et nous et nous ?
De tous ces malheurs aucun ne se produisit. Nous attendions un bogue informatique qui n’est jamais venu, et une très violente tempête, que nos météorologue n’attendaient pas quarante huit heures avant , est venue à la place de ce bogue avec cinq jours d'avance.De plus,il s'agissait aux dires de scientifiques d' une tempête comme nous devions désormais nous attendre à en voir plus souvent de nouvelles,conséquences d'un supposé "dérèglement climatique",or il vient de s'écouler dix ans et nous n'avons rien reconstaté de tel,ce qui ne signifie pas pour autant que cela n'arrivera pas dans deux semaines ou dans six mois,la météorologie étant capricieuse par nature. Alors aujourd'hui pourquoi ne pourrions nous pas nous empêcher de faire le parallèle avec ce que , durant onze jours ,du 7 au 18 décembre prochains, à Copenhague la capitale du Danemark, les milliers d'experts du GIEC ( Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat) venus du monde entier « conférer » ,vont raconter ou conclure,à savoir une vague,incertaine mais assez conséquente prévision de l'élévation de la température sur terre et du niveau des mers pour l'an 2099,au point qu’une cinquantaine de chefs d’état ou de gouvernement,peut-être davantage, vont,sur ces bases aussi chancelantes , prendre des décisions et , à leur retour dans leur pays,exhorter leurs concitoyens à cracher au bassinet? Ces experts ,déjà plus ou moins en contradiction entre eux, vont nous annoncer que la fonte des glaciers et la hausse du niveau de la mer « seront » plus rapides que prévu,ce qui,au demeurant, ne nous rassurera pas sur la fiabilité et le sérieux de leurs « études » autant antérieures que présentes ou futures. Néanmoins,dans tous les cas,nous aurons dû nous mettre dans la tête qu’il est plus qu’urgent d’agir comme cela est rappelé en guise de conclusion dans chacune de leurs « études ». En conséquence,et même si le doute peut naître quant à la survenue de tous les malheurs terrestres prophétisés,nous ,nous pouvons déjà être assurés que seront plus rapides que prévu la fonte de nos économies ,de nos patrimoines et la baisse du niveau de nos comptes bancaires,avec tous ces milliers de milliards de dépenses envisagées et pleurnichées, avant même que ne soit commencé ce sommet, pour ne chasser peut-être que des feux follet ou entretenir des armées de contrôleurs de pets de vache,de buffle ou de zébu,puisque ces vilains animaux dont les populations ont pourtant besoin pour se nourrir et survivre provoqueraient,en pétant, des émanations de CO2. Alors,comme il faut désormais s'attendre à tout,peut-être qu’à Copenhague il sera décidé,avec des milliards à la clé pour les financer,de "sensibiliser" sur le sujet des chercheurs qui , à l’instar de ce qui se fait déjà pour les automobiles, tenteront de mettre au point l'équivalent d' un pot catalytique ,durable bien évidemment, à fixer ou à greffer au cul de ces mammifères accusés ,par certains "experts",d'être des prédateurs peu soucieux de la sauvegarde de la planète! Paradoxalement, tandis qu'élucubreront ces éminents « météorologues du futur » ou « climatologues » qui prétendent déjà prévoir le temps qu'il fera dans quatre-vingt-dix ans et nous dire quelle température ceux des humains qui vivront (encore et peut-être) sur terre à ce moment là devront supporter,nos météorologues du présent resteront ,et sans doute encore pour longtemps malgré le concours des ordinateurs, incapables de nous dire, par exemple aujourd'hui ,chez nous dans notre pays, de quelle épaisseur de neige sera recouverte ,sous vingt-quatre heures,telle route franchissant un col, telle autoroute ou tel aérodrome,comme ils avaient été incapables de prévoir la tempête du 26 décembre 1999 qui fit tant de dégâts matériels et qui provoqua des pannes d'électricité,privant de cette précieuse forme d'énergie des centaines de milliers d' usagers durant plusieurs jours,voire plusieurs semaines pour un plus petit nombre. N’est-ce pas dans notre pays,la France, tous les hivers et pas nécessairement dans la même région que ce soit au nord,au sud,à l'est ou à l'ouest, le même cirque qui recommence,le même spectacle de milliers de voyageurs qui sont bloqués dans des aéroports aux pistes enneigées non dégagées à temps et empêchant décollages et atterrissages d‘avions, tandis que des milliers d'automobilistes se retrouvent,eux et leurs passagers éventuels, immobilisés , « prisonniers » sur une autoroute , que ce soit un 22 novembre,un 6 janvier ou un 4 mars? Et, les responsables des services de l'équipement , qui semblent parfois avoir encore beaucoup à apprendre en matière de gestion du personnel et des matériels à leur disposition pour remplir correctement leur mission dans ces cas d'exception,n’iraient-ils pas jusqu’à essayer de nous faire croire,pour mieux excuser leur impéritie lorsqu‘une telle calamité arrive, que ces trois dates citées se trouveraient sur un calendrier entre la Pentecôte et le quinze août et donc qu'ils ne pouvaient prévoir ! Mais ,sans doute, ces responsables ,trop enclins à croire les prévisions des théoriciens du « réchauffement climatique » , anticiperaient-ils déjà que les caprices de l’hiver ne seraient plus que des mauvais souvenirs! Il s'en suit,néanmoins, pour chacun de nous qu' entreprendre avec sa voiture ,dans notre pays et pas seulement en zone de montagne, un voyage à titre privé ou professionnel dépassant les deux cents kilomètres et entre ces dates de l‘année -22 novembre et 4 mars- peut relever de l'aventure pure et simple,le mieux ,pour quiconque ne voudrait pas être pris au dépourvu, étant de se munir de vivres pour deux jours et de couvertures chaudes,à condition que le coffre de la voiture ait une assez grande contenance. En 1974,l’écologie en France n’en était qu’à ses premiers balbutiements avec René Dumont et si ce dernier nous rasait déjà avec « les riches n’ont jamais été aussi riches et les pauvres jamais aussi pauvres » on ne parlait pas encore de « réchauffement climatique » .Alors que je m’apprêtais cette année là,voici donc trente cinq ans, à partir au Japon via le pôle Nord, à la mi-octobre, un collègue parisien dont l’amie était hôtesse de l’air m’avait prévenu que j’aurais très froid à l’escale d’Anchorage ,en Alaska ,où il y aurait beaucoup de neige. Or,à mon arrivée sur place,je constatai qu' il y faisait moins froid qu’à Paris et il n’y avait que peu de neige! A toutes fins utiles je reproduis ci-dessous quelques photos d’une même cascade située dans ma région à une altitude voisinant les cinq cents mètres et prises aux différentes dates indiquées dessous. ![]() Photo prise le 1er mars 2005 après un mois de février très froid. ![]() Photo prise le 10 février 2008 après un début de février exceptionnellement doux. ![]() Photo prise le 4 juillet 2007 lors d'un été exceptionnellement pluvieux . ![]() Photo prise le 9 août 2007 ,36 jours plus tard.Impossible d'approcher plus près à cause du crachin provoqué par la chute d'eau,la nécéssité de rester en recul par rapport à la cascade et d'utiliser un zoom pour photographier explique la présence sur cette photo de branchages qu'on ne voit pas sur les autres. ![]() Photo prise le 19 août 2009,au cours d'un été très sec. ![]() Photo prise le 11 octobre 2009. |
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25 novembre 2009
TVA restauration: des sénateurs trop maladroits et trop naïfs
Sans aucun doute, cela leur serait très utile pour découvrir ce qu’est reprendre un travail suffisamment rémunérateur qui puisse dispenser d’aides sociales pour vivre décemment durant la phase de redémarrage d'une activité professionnelle momentanément suspendue, ce qu’est aussi se recycler dans une nouvelle activité, ou, dans la pire des hypothèses, en tant que chercheur d’emploi, ce qu’est courir à gauche et à droite, parfois très loin de son domicile, pour honorer des rendez-vous obtenus d'éventuels employeurs qui ne donneront pas suite .Ainsi comprendraient -ils plus facilement ce qui peut arriver dans un pays comme le notre lorsque sa destinée est entre les mains de beaucoup trop d' incompétents ou d'incapables, comme il semble que ce soit le cas actuellement et plus que jamais. Cette affaire de TVA sur la restauration ,qui a beaucoup fait parler d'elle ces trois derniers jours, n’est-elle pas la plus parfaite illustration de ce sur quoi peut déboucher l’incompétence triomphante et régnante , sapant tout ce qu’il reste comme ressort pouvant sortir notre pays du trou dans lequel il s’est fourvoyé, c’est à dire la confiance indispensable pour convaincre nos concitoyens lassés de bla-bla-bla à se ressaisir et à retrousser leurs manches, avec la garantie qu’ils ne seront plus pris pour des imbéciles ou des poires taillables à merci ? Alors que le taux de TVA sur la restauration avait pu être enfin réduit de 19,6% à 5,5% le premier juillet de cette année, voici à peine cinq mois, après maintes et maintes démarches auprès des instances européennes adéquates, en contrepartie de l'engagement de la profession de baisser les prix de ses services et d’embaucher du personnel ,ne nous annonçait-t-on pas le 3 août 2009 ,soit à peine trente trois jours plus tard, que la Commission de Bruxelles, suite à une enquête ouverte par ses services en 2005, avait demandé fin janvier 2009 à la France de reprendre aux agriculteurs français producteurs de fruits et légumes 330 Millions d'euros d’aides versées entre 1992 et 2002,devenant avec les intérêts moratoires 500 millions, au motif que ces aides avaient faussé la concurrence dans l'Union Européenne? Comme si cette Commission n’avait pas pu s’en apercevoir plus tôt! Mieux encore, notre ministre de l'agriculture ,Bruno Le Maire,ne déclarait-il pas sur le moment dans un entretien au quotidien "Le Parisien" pour justifier son empressement à solder ce litige :«Je ne veux pas exposer la France à une condamnation qui l'obligerait à rembourser une somme plus conséquente dans cinq ou dix ans »,comme s'il était possible de prévoir et garantir que tous les agriculteurs ayant reçu ces aides depuis 1992 seraient encore en activité , voire encore en vie, en 2014 ou 2019, pour rembourser intégralement les montants reçus à tort ! Ne vaudrait-il pas mieux, lorsqu'on est ministre ,éviter de faire de telles annonces laissant planer l'incertitude pour les bénéficiaires d'avoir à rembourser à une date incertaine des montants qu'ils croyaient, en toute bonne foi, considérer comme acquis définitivement lorsqu'ils les recevaient? Ne pouvons-nous pas alors ,à partir de cette affaire d’aides versées à tort selon Bruxelles, estimer qu'il aurait vraiment fallu, de la part des membres de la commission des finances du Sénat ayant par un amendement supprimé cette réduction du taux de TVA dans la restauration, être tombés sur la tête ,ou avoir quelques cases manquantes dans leur tête pour croire naïvement que les restaurateurs n’auraient pas eu vent de cette aberrante -néanmoins typiquement bruxelloise - affaire de reprise d'aides ou subventions et qu'ils respectent ,sans délais, sans attentisme, de leur coté, leur engagement d'embaucher et de baisser leurs prix, sans avoir à l'esprit l'idée qu'un aussi mauvais tour pourrait également leur arriver, d'autant plus que, à ma connaissance et sauf erreur de ma part, l'affaire de ces aides ne serait toujours pas arrangée à ce jour ? Et cela leur aurait donc paru normal qu’après cette annonce, ces restaurateurs ne fussent pas méfiants sur la nature réelle du "cadeau" qu’on venait de leur faire au terme d‘années et d‘années durant lesquelles les promesses tardaient à se concrétiser, puisque c’était ainsi présenté par les partis d‘opposition relayés par les médias? Il ne s’agissait, en fait , que d’un "cadeau" représentant un coût annuel pour l’Etat égal, peu ou prou , au milliard d'euros annoncé en juillet comme provisionné par BNPParibas au titre d'un acompte sur bonus pour 2009 à ses chéris d’employés, c’est à dire avant même que les résultats de l'année 2009 soient connus, milliard auquel aurait été ajouté le supplément d'impôt sur les bénéfices dû par la Société Générale à l’Etat s’il n’y avait pas eu cette gigantesque perte de 4,9 milliards d'euros découverte en janvier 2008 dans cette banque et subie par la faute d’ un jeune trader de 32 ans, dont on aura beaucoup parlé durant des mois et dont on reparlera lors de son procès qui ne nous apprendra pas grand-chose sur ce qui s’est réellement passé dès l‘instant que très peu de gens en France sont à même de comprendre le fonctionnement fort complexe des marchés financiers. Et maintenant, devrions-nous nous attendre à ce que tous les membres de cette fameuse commission des Finances du Sénat démissionnent en bloc pour avoir été désavoués aussitôt par un vote du Sénat qui aura rétabli ,par 203 voix contre 126,la réduction de la TVA telle qu’elle était entrée en vigueur le 1 juillet? Certainement pas, cela n’étant pas leur genre, même si cela leur aurait évité de commettre une nouvelle gaffe par le simple fait d’annoncer ,pour rectifier le tir ,qu’il ne se sera agi là que d’un « coup de semonce » ou d’un sérieux avertissement que, venant d’où il venait, les intéressés visés auront immanquablement pris comme un début de mise à exécution. Aussi la réaction de la profession à cette nouvelle gaffe ,par la voix de Didier Chenet, président de l'organisation professionnelle Synhorcat (Syndicat national des hôteliers, restaurateurs, cafetiers et traiteurs ) , qui ne s’y est pas trompé, ne surprendra personne: « Pour l'instant, ce ne sont que des escarmouches mais il n'y a rien de pire que de commencer à faire entrer dans la tête des gens l'idée qu'on pourrait le faire. » (selon déclaration à Reuters en marge du congrès à Paris de cette organisation). Voilà quelque chose qu’on ne pourra certainement pas appeler du bon travail de la part des membres de la commission du Sénat. Parce qu’il est ,désormais et pour longtemps, à exclure que l’actuel gouvernement puisse espérer jouer avec la fiscalité pour relancer ou soutenir activement l’investissement créateur d’emploi ,ou même espérer que les Français mordront à l’hameçon de ces aides fiscales promises pour entreprendre des travaux dans leur habitation en vue d’ économiser l’énergie ou ,comme cela leur a été suggéré lors de la décision d‘instaurer la taxe carbone, pour leur faire changer leurs habitudes et modes de vie. Le mal aura été fait et ce n’est certainement pas l’engagement réitéré de Nicolas Sarkozy de maintenir le taux de TVA en question à 5,5% qui le réparera, lui-même ayant pris trop de distances avec ses promesses depuis deux ans et demi dans beaucoup de domaines, parce que ses promesses ont été faites sans qu’il les subordonne à trois éléments majeurs qui conditionnent à notre époque tout dénouement heureux pour l’exécution d’un projet en matière économique: un bon niveau pour le prix du pétrole et des matières premières sur le marché mondial dont notre pays est fortement tributaire, un climat social serein qui suppose une adhésion massive des agents impliqués dans les dits projets, et une absence de calamité naturelle de grande ampleur comme la tempête de décembre 1999 ou la sécheresse de 1976. Sans avoir de parti pris en faveur des agriculteurs et pas davantage vis-à-vis des restaurateurs que d’aucuns ont accusé un peu vite de ne pas avoir tenu en cinq mois leurs engagements prévus pour l’être sur trois ans alors que les torts seraient partagés , n’assistons-nous pas à une compétition à armes inégales où des politiciens, irresponsables financièrement puisqu'ils n'auront jamais un cent d'euro à sortir de leur poche quoiqu'il arrive, voudraient ramener à la raison des gens responsables de leurs biens engagés dans leur entreprise mais qui risquent d'être anéantis par suite de faillite due à l' impéritie des premiers? ![]() Profitez,allez-y!Investissez! ![]() Faites vite,ça pourrait être supprimé ou repris! ![]() 9 ans:jusqu'en 2018!Formidable. ![]() Une loi garantie 100% "inabrogeable"! |
22:10 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : actualité, france, europe, sénat, politique, tva, restauration
23 novembre 2009
Herman van Rompuy,un « Président de l’Europe » qui va faire quoi?
| Depuis jeudi dernier, 19 novembre 2009, l’Union Européenne a ,pour la première fois de son existence, un « président » dont le rôle, selon l’article 21 de la Constitution européenne, sera , outre celui de présider et animer les travaux du Conseil européen en œuvrant de manière à faciliter sa cohésion et son consensus , « d’ assurer la représentation extérieure de l'Union pour les matières relevant de la politique étrangère et de sécurité commune, sans préjudice des attributions du ministre des affaires étrangères de l'Union » . Indépendamment des qualités qui lui sont reconnues et qui devraient être un atout certain pour l’exécution de sa mission ,Herman van Rompuy,c'est ainsi qu'il se nomme, se trouvera malgré tout dans une situation faite d’aléas et d’imprévisible dans la mesure où son action risquera fort d’être éclipsée par les tentatives de la part des quatre poids lourds de l’Union, la Chancelière d’Allemagne, le Président français, le Premier ministre britannique et le Président du Conseil italien, notamment, d’empiéter sur ses prérogatives ,ne serait-ce pour se valoriser eux-mêmes devant leur concitoyens, à fortiori en période préélectorale.Aussi son expérience d'ancien chef du gouvernement belge,un poste pas très facile, ne devrait pas l'handicaper,bien au contraire, pour assumer ses nouvelles responsabilités ,que va compliquer à coup sûr une carence de la Constitution européenne, celle-ci voulant qu’il soit élu à son poste par le Conseil européen composé essentiellement des chefs d’Etat ou de gouvernement des 27 pays de l’Union ,ce qui veut dire que ,sans même attendre la fin de son mandat de deux ans et demi , ce Conseil sera composé pour une bonne partie de chefs d’Etat ou de gouvernement qui n’auront pas participé à son « élection » du fait et de la non-synchronisation de leur élection ou nomination dans tous les pays de l’Union et de la durée inégale de leur mandat selon ces pays, deux préalables indispensables qui n’ont pas été prévus .La fonction de Président du Conseil européen sera rendue bancale aussi longtemps que ces deux carences n’auront pas été palliées. Ce président nouvellement choisi ,puisqu’on peut difficilement parler d’une élection comme on l’entend habituellement ,impliquant un vaste corps électoral, ne devrait être, pour une durée de cinq ans puisqu’il sera vraisemblablement reconduit pour un second mandat dans deux ans et demi , rien d'autre que celui d’une espèce de super-association à but humanitaire, pour la défense des droits de l'homme et de la démocratie ,sans garantie de succès, son action se limitant à des incantations, des condamnations de principe, des recommandations sans suites ou des sanctions sans effets, parce que l’Europe, telle qu’elle s’est construite ne sera jamais une grande puissance pouvant rivaliser avec les USA ,l’Inde ou la Chine. Si,en effet, localiser ces trois grands pays sur une planisphère paraît assez aisé, il en va tout autrement pour l'Union Européenne ,dont les territoires appartenant à ses vingt-sept pays membres se répartissent principalement en une nébuleuse concentrée sur sa propre aire géographique allant de l'Atlantique à la Mer Baltique, au Nord, à la Mer Noire, à l’Est,et à la Méditerranée au Sud ,bien que certains pays, dits " européens " , n'en fassent pas encore partie, soit qu'ils ne le peuvent pas, soit qui ne le veulent pas. Au-delà de cette nébuleuse, à des distances plus ou moins longues et jusqu'aux antipodes ,la présence de l'Union se concrétise par toute une myriade de territoires " confettis " éparpillés un peu partout sur la planète, au milieu ou aux extrémités des océans ,et dont les habitants ne se sentent nullement l'âme européenne, avec leur histoire propre et leurs particularités locales , comme, pour n'en citer que quelques uns, Saint Pierre et Miquelon, la Guyane, Tahiti, les Iles Falkland…ou le Groenland. Ce qui donne une superficie et une population totales assez conséquentes plutôt compliquées à calculer, sans risquer quelque oubli. Ce n'est néanmoins pas suffisant pour que l'Union Européenne, sans savoir vraiment pourquoi et comment, puisse jouer un rôle effectif de très grande puissance mondiale, si elle demeure en permanence dans l'attente d'un élargissement hypothétique dont les habitants de certains pays déjà membres n' aperçoivent ni le but ni la nature et consistant à " prendre " avec elle, au gré des années qui passent, tout pays extérieur qui en fait la demande pourvu qu'il adhère à ses objectifs et valeurs, rappelés dans sa Constitution, et, accessoirement, qu' il " agrandisse " le marché toujours potentiel qu'elle ne serait rien d'autre . Il y a tout lieu d'envisager que cette élection du "président de l'Europe" restera comme un mini-évènement sans portée pratique, excepté pour son mandat une longévité cinq fois plus importante qu’auparavant lorsque le régime de la « présidence tournante » faisait que le titulaire de ce poste ne l’était que pour une durée de six mois,ce qui était trop peu pour que les citoyens européens puissent sans risque d'erreur citer son nom,mais ce ne sera pas assez pour améliorer l'image actuelle de l'Union , perçue plutôt négativement comme un centre d'indécision et d'inaction permanentes, où chaque pays membre accepte difficilement les concessions qui lui sont demandées tout en étant toujours prêt à se joindre aux autres quand il s'agit de les exiger d'un seul pays membre, dès que survient un problème, dans quelque domaine que ce soit et non prévu dans les textes ou dans l'imaginaire des eurocrates. Il ne faut donc pas trop rêver et surtout ne pas s’attendre à ce que les Iraniens lui remettent libre Clotilde Reiss,jeune Française de 23 ans, « retenue » en Iran contre son gré depuis le 1er juillet de cette année 2009 alors qu‘elle s‘apprêtait à prendre l’avion pour rentrer en France,s’il venait au président Herman van Rompuy l'idée d’aller se faire voir à Téhéran et d’y parler « droits de l’homme » ou « nucléaire ». |
15:34 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : actualité, europe, van rompuy, politique
20 novembre 2009
L'avenir est à nous!
| « Investir pour l’avenir » ,le fameux rapport sur « les priorités stratégiques d’investissement et sur l’emprunt national » tant attendu a été remis hier au Président de la République. Je ne l’ai pas encore lu ,par conséquent je m’abstiendrai d’en parler dans cette note. Consultable sur le site internet de la Présidence de la République où il a été publié hier à 13h30,je me suis simplement borné à parcourir en vitesse ce document de 128 pages avec,toutefois, un arrêt sur image , page 50,où l’on retrouve les 25 membres de la Commission (vingt-deux nommés au dessus de leur signature , page 51, et trois anonymes) ,apparemment tout joyeux. Vu les postures de certains membres de cette Commission dont j’espère qu’ils n’auront pas été nommés comme l’aurait été Jean Sarkozy si n’y avait pas fait obstacle une grande émotion provoquée tant par ses origines familiales que son très jeune âge et, découlant de cet âge,son normal déficit d’expérience ou de vécu, je suppose qu’on aura bien dû s’amuser à la Commission le jour où cette photo a été prise. Je reviendrai donc ultérieurement sur ce rapport. |
09:35 Publié dans Economie, Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : actualité, france, économie, grand emprunt national, rocard, juppé, sarkozy
16 novembre 2009
Pour l’OCDE ,le Liechtenstein n’est plus un paradis fiscal
Un paradis fiscal, le grand public sait plus ou moins vaguement ce que c’est: un petit pays, en général, qui fait payer moins d’impôts à ses citoyens,bien sûr,mais aussi aux étrangers qui viennent y faire leurs opérations financières ou y gérer une partie de leur fortune liquide,voire immobilière à en juger ,lorsque nous sommes sur place ,par exemple à Vaduz ,la capitale du Liechtenstein , de la destination se devinant à partir des enseignes y figurant ostensiblement et de la qualité architecturale des beaux immeubles qui semblent dépasser en valeur les capacités financières supposées des habitants d’une ville ordinaire de 7.000 habitants dans cette région de l’ Europe . Sur le plan global de la fraude et de l’évasion fiscale, la présentation un peu plus honorable de cette principauté induite par cet accord ne risque pas d’apporter de grands changements et nous pouvons faire confiance sur ce point aux délinquants en col blanc pour trouver une parade à cette petite déconvenue à laquelle ils devaient s‘attendre depuis quelques années. En outre ces délinquants auront déjà été assez aidés avec , dans leurs propres pays, les récentes fusions de banques ou les faillites d’autres consécutives à la crise bancaire de l‘an dernier, un nouveau contexte qui, en cas d’enquête, ne rendra pas très aisées les recherches de documents écrits et signés compromettants ayant servi de support aux traces informatiques, elles par contre facilement décelables. Dans les banques rescapées après récupération des miettes des banques disparues à jamais mais qu‘auront déserté à temps les fraudeurs, que va-t-il se passer avec tout le remue-ménage provoqué par les déplacements et regroupements d’archives, les nouvelles destinations de ces dernières et les méthodes de leur gestion bousculées occasionnellement ,sans négliger l’impact des mutations ,mises à la retraite anticipée ou licenciements de personnels compétents ayant opéré dans ces secteurs des banques qui auraient pu s’avérer coopératifs pour des enquêteurs de la justice ou d’organismes de contrôle de l’institution financière? Ces enquêteurs indésirables ne vont-ils pas ainsi se retrouver dans de véritables labyrinthes ,et ,tandis que les jours, les semaines,les mois et les ans passeront,les voyous n’auront pas perdu de temps et auront filé sous d‘autres cieux plus cléments ,étant là tout à fait dans leur élément? Le problème des paradis fiscaux, en réalité ,remonte à leur origine, lorsqu’ils sont peu à peu apparus comme tels et c’est sur ce point que les dirigeants et responsables politiques des pays fiscalement lésés ne se sont vraiment jamais penché sérieusement ,ne s’y penchent toujours pas, ou, peut-être ,et sans leur faire de procès d’intention,ne veulent pas se pencher suffisamment. Ils ne savent pas regarder et observer autour d’eux, ils ne savent pas remarquer,le réflexe leur manquant, comment c’est dans les autres pays, préoccupés qu’ils sont par leur réélection prochaine, par ce qui se dit sur leur opposant ,ne pensant qu’à se faire valoriser par des médias complaisants à propos de broutilles. Car s’il existe des paradis fiscaux sur cette terre,c’est qu’il y a nécessairement des enfers fiscaux,en toute logique. Comme il n’y aurait pas de riches s’il n’y avait pas de pauvres, comme il n’y aurait pas de grands s’il n’y avait pas de petits… Or, pour lutter contre ce phénomène des paradis fiscaux pénalisant pour leur pays , la première démarche de la part de ces responsables politiques ne devrait-elle pas être de chercher à comprendre comment un pays devient un paradis fiscal pendant que ,simultanément en raison de la logique édictée plus haut, leur propre pays se mue en enfer fiscal? Prenons deux exemples. Pour le premier type de pays,Le Liechtenstein, et pour le second, la France. Les quelques photos reproduites ci-dessous,donneront tout de suite une piste de réflexion . Celles prises à Vaduz l’ont été un dimanche matin d’automne,ce qui explique l’absence de monde sur les trottoirs et l’absence de voitures dans la rue ou sur les parkings ,un moment idéal pour prendre des photos sans gêner personne ni être gêné par quiconque, comme cela arrive fâcheusement en période de forte fréquentation touristique. ![]() « willkommen » ,« welcome » ,alors les Français ignorés,pas assez nombreux ou malvenus? ![]() Seulement le nom de la petite ville alsacienne, sans doute parce que « Déconvenue » eut été plus approprié que « Bienvenue »? ![]() Un panneau d’information à l’attention des touristes à Vaduz.Impeccable,rien à redire. ![]() Un panneau à objet identique en France à proximité d’un barrage hydroélectrique . ![]() Un autobus qui ne ferait pas long feu dans le « 93 » , « neuf trois », « neuf cube » ou à Strasbourg un soir de réveillon ! ![]() Deux containers à déchets sous abris à Vaduz. . ![]() Deux autres en France! ![]() Le vieux pont de bois qui enjambe le Rhin et permet de passer de la Suisse (à gauche) au Liechtenstein. Interdiction de fumer,Interdit aux automobiles et aux cyclomoteurs. Qui pourrait nous assurer qu’en France un tel pont ne servirait pas de refuge à des SDF,de lieu de toutes sortes de trafics ,tout en étant inaccessible pour la police risquant le caillassage de ses véhicules ,ou qu’il n’aurait pas été déjà incendié ,volontairement et criminellement ,depuis longtemps? Un autre pont moderne existe,à quelques centaines de mètres,bien entendu. ![]() Un pont en France. Il faut déjà avoir de bons moyens techniques pour décrasser le béton et pouvoir inscrire à cette hauteur le nom d’un candidat à la présidence de la République soutenu par des défenseurs de l’environnement et aussi être aidé par de bons soutiens financiers .Cela n’a pas dû se faire de manière inaperçue, et on aura laissé faire,comme de bien entendu. ![]() Un autre pont. Commentaire inutile, sinon que les gribouillis ne sont pas la signature du concepteur de ce bel ouvrage. ![]() Vaduz,un type d'immeuble de grand standing pour nous Français. ![]() Vaduz.Un autre immeuble agrémenté de verdure. . ![]() Vaduz.Cet immeuble n'est pas un projet architectural et existe bel et bien. ![]() Vaduz.Adossé à la montagne toute proche,le palais princier surplombe la ville et la vallée du Rhin,très souvent embrumée le matin. Après cela ,en hauts lieux ,tant ministériels,que patronaux ou syndicaux ,on viendra pleurnicher parce que les touristes étrangers boudent notre pays,ou encore que financiers ou industriels étrangers rechignent à venir y investir et créer des emplois alors que s’agissant du cadre de vie et de l’environnement tous les efforts entrepris ,avec les milliards d’euros cumulés et qui sont ou qui ont été engloutis par l’État,les villes,les collectivités territoriales depuis des décennies,sont voués à l’échec du fait qu ’ en tous domaines, des gens employés et payés par l’État ,et donc par nous contribuables, démissionnent de leurs responsabilités ou sont purement et simplement incompétents. Voilà seulement,entre autres causes visibles sans se forcer à chercher, ce qui amène un pays à devenir un enfer fiscal, et c’est assez facile à comprendre. Entre autres,parce qu'il faudrait bien sûr parler de tous les autres gaspillages,de toutes les gabegies qui font chaque année,et très partiellement,les délices des rapporteurs de la Cour des Comptes,laquelle n'empêche pas que cela continue.Pourraient être mentionnés les projets de grands travaux d'équipement en phase terminale ou déjà en cours de commencement tels qu'aéroports,autoroutes,centrales nucléaires,voies ferrées,canaux... abandonnés sur décision de la justice administrative ou sur décision politique à la suite d'une alternance. Le problème reste que nos responsables ne se sont jamais tellement préoccupés des incidences financières et fiscales de ces méfaits aussi longtemps que la France,grande puissance industrielle depuis deux siècles mais de moins en moins aujourd'hui,progressait,d'une progression où des "petits moins" ne faisaient qu'affaiblir en douceur des "grands plus" si bien que personne ne s'apercevait de rien au moment de la déclaration et du paiement de ses impôts. Mais aujourd'hui,le résultat est là,il n'y a plus de "grand plus",seuls les "petits moins" continuent allègrement leur sape. |
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