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29 avril 2008

Quand les astres souriaient à Lionel Jospin et faisaient la grimace à Jacques Chirac

La vérité finit toujours par triompher. C’est-ce qui se dit. Mais en attendant le mal s’est répandu et de ses funestes conséquences il en reste toujours une part d’irréparable. C’est le cas,lors d’une élection, du détournement de suffrages obtenu sur la naïveté et la crédulité des gens.
Les tricheurs ne reculent sur rien et font feu de tout bois. Même si le résultat d’une action « limite » n’est pas assuré d’avance ,peu leur importe,ventre affamé n’a pas d’oreilles,dit le proverbe .

Hier dans ma note j’ai parlé de ce sondage CSA où en réalité seulement 7,5% de sondés qui avaient vu et entendu Nicolas Sarkozy lors de l’émission de télévision de jeudi soir et qui n’avaient pas été convaincus par ce qu’il avait dit, avaient fini par se retrouver représentatifs de 52% de leurs compatriotes , par la malice de certains médias peu scrupuleux. Ces non convaincus devaient être considérés, dès lors et par conséquent,politiquement majoritaires ,de peu mais juste assez pour permettre à Ségolène Royal de clamer que Nicolas Sarkozy était un menteur. Il fallait quand même oser le faire.

C’est vrai :les sondages qu’on nous livre depuis un certain temps sont très mauvais pour Nicolas Sarkozy.

Et alors que faut-il en penser?
De mon coté j’ai écrit,hier sur ce blog, qu’il n’y avait rien d’alarmant ni pour la droite ni pour le président dans le sondage en question,parce que je ne considérais comme valables dans ce sondage que les chiffres fondés sur les réponses de gens qui avaient vu la totalité de l’émission. Or ,parmi ceux-ci , 61% avaient trouvé Nicolas Sarkozy « convaincant » contre 38% qui l’avaient trouvé « non convaincant ». Mais ces chiffres n’ont pas été dits ou cités ,au moins dans la dépêche et le minuscule article de presse que j’ai reproduits.

Berner les gens à ce point,où cela peut-il nous mener un jour ?
Petit rappel historique, d’une histoire toute récente,si on peut dire.
De 1997 à 2001,les sondages ont été extrêmement,et vraisemblablement faussement, favorables à Lionel Jospin. Tout le monde le sait maintenant. Les astres mêmes finissaient par être subjugués par ces sondages qui s’en trouvaient de ce fait renforcés dans leur crédibilité qu‘ils peinaient à mériter. En voici une démonstration grâce à un article sur cinq colonnes (photo de l‘astrologue incluse) ,paru le 4 janvier 2001,aux pages « Besançon » dans l’Est Républicain qui n’a jamais ménagé sa peine en faveur de la gauche qui tient cette ville depuis très longtemps .Besançon a surtout eu les honneurs de la presse nationale au moment de l’affaire Lip et du bicentenaire de la naissance de Victor Hugo qui a vu le jour dans cette ville de l‘Est de la France,au hasard d’une mutation de son père militaire,le général de l’Empire Joseph Léopold Hugo.
Il ne sera reproduit ici dessous que l’entête de l’article,et deux exemples des âneries dont il regorgeait.

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Résultat de l’arrivée des courses:

2001:Aux municipales ,la gauche ,celle de Lionel Jospin a perdu une quarantaine de villes qu’elle a pratiquement repris ce printemps par effet de balancier. Voilà ce qui s’annonçait comme catastrophique en ce printemps 2001 pour Jacques Chirac.

2001:Sur le plan mondial,alors que sur 200 ou presque siégeant à l’ONU 70 pays étaient en proie à des conflits intérieurs larvés,une guerre internationale a été déclenchée à l’initiative des Etats-Unis en Afghanistan,non pas entre mai et juillet mais après les attentats du 11 septembre à partir du 7 octobre 2001,avec les premiers bombardements sur ce pays.

2002: Aux présidentielles ,Jospin perché au firmament des sondages depuis qu’il était Premier ministre de Chirac s’est transformé le 21 avril dans les urnes en étoile filante pour tomber à jamais dans l’oubli des ténèbres .
Pourtant un sondage Louis Harris paru le vendredi 8 février 2002 le donnait gagnant contre Chirac au second tour à 51% contre 49%.
Un autre sondage (IFOP) publié le 27 février 2002 donnait le même résultat ,et mieux encore,le bourrage de crâne fonctionnait bien puisqu’il ressortait également de ce dernier sondage que 55% des Français estimaient que Jospin allait gagner contre 41% pour Chirac !
Quatre semaines avant le premier tour , un sondage BVA « Paris-Match » le donnait toujours gagnant avec 52% contre 48 % à Chirac,soit 1% de plus que le mois précédent.
Jacques Chirac,finalement, a été reconduit président avec 82,2% des suffrages exprimés (contre Jean-Marie Le Pen,il est vrai ) ce qui ne veut pas dire qu’il avait convaincu 25.537.000 Français comme Ségolène Royal a prétendu,elle,vendredi dernier le 25 avril, à France Inter , avoir convaincu 17 000 000 de Français le 6 mai 2007.Elle a peut-être convaincu ses électeurs du premier tour,mais pas forcément tous ceux qui sont venus se joindre à eux au second,dont beaucoup ont ,en votant pour elle, voté d’abord contre Sarkozy, le même phénomène s’étant produit en face. Elle peut dire toutes les âneries qu’elle veut ,mais elle ne réussira pas à faire croire aux gens sensés de ce pays que Madame Taubira,que Messieurs Chevènement ,Mamère,Hue, candidats éliminés au soir du 21 avril 2002 ont été convaincus par Jacques Chirac parce qu’ils ont demandé à leurs électeurs de voter pour lui au second tour,en prononçant expressément son nom ,dans le but de mettre en échec Jean Marie Le Pen,!
Voilà ce qu’il en fut du prix « pas cher » donné aux « chances de Jacques Chirac » à l’élection présidentielle de 2002.

Cet éminent astrologue,sauf erreur de ma part, ne s’est jamais re-manifesté dans les colonnes de l’Est Républicain et c’est bien dommage qu’on ne puisse pas connaître ses prévisions sur l’avenir de Nicolas Sarkozy !

28 avril 2008

Nicolas Sarkozy et les sondages :quand les médias prennent leurs rêves pour des réalités

Nicolas Sarkozy et François Fillon ont reconnu tout récemment et l’un après l’autre avoir fait des erreurs de communication à propos de la façon dont ils ont assumé leur rôle notamment sur la conduite des réformes qu ’ils ont engagées depuis juin 2007.C’est vrai qu’ils ne se sont pas aidés eux-mêmes ,mais ne serait-ce pas ,parmi d’autres,qu’une des raisons entrant en ligne de compte dans la baisse de leur cote dans les sondages?

Concernant Nicolas Sarkozy, que penser de ce sondage « exclusif » réalisé vendredi dernier ,le 25 avril ,au lendemain de son passage à la télévision,pour « Le Parisien » /« Aujourd’hui en France » ,par CSA et duquel il ressortait que 52% des Français ne l’avaient pas trouvé convaincant?

Ce sondage détaillé peut être actuellement consulté sur le site Internet de CSA.
Avant tout,il faut savoir que cette émission a été suivie par près de 12 millions de téléspectateurs selon les chaînes coproductrices TF1 et France 2.Ce qui donne un peu moins de 19 % des 64 millions de Français que nous sommes.

Reprenons alors sereinement ce sondage .
La question qui a été posée aux personnes ayant vu ou entendu parler de l’intervention télévisée de Nicolas Sarkozy,soit 79% de l’échantillon de personnes sondées était:
Estimez-vous que lors de son intervention télévisée ce jeudi 24 avril intervenant un an après son élection à la Présidentielle,Nicolas Sarkozy a été très convaincant,assez convaincant,peu convaincant ou pas du tout convaincant?

Les principales données du sondage se résument ainsi:

1° Les personnes sondées et l’émission
- 20% des sondés ont vu l’émission en totalité
- 37% l’ont vu en partie seulement
- 27% ne l’ont pas vue,mais en ont entendu parler
Les 21% restant n’ayant rien vu rien entendu.

Est-ce que cela peut constituer une solide et sérieuse base de travail à considérer que 37% ont vu l’ours lorsqu’il était loin ou de dos ou dans la nuit au clair de lune,tandis que ,de leur coté, 27% n’ont vu que l’homme qui a vu l’homme qui a vu l’ours?
Est-il vraiment honnête de prendre en compte les réponses de ces gens là?

2° Les « convaincus » parmi les 20% qui ont vu et écouté Sarkozy sont 61%,soit seulement 12% de l’échantillon.

3° A l’opposé ,les « non convaincus » parmi ces mêmes 20% qui ont vu et écouté Sarkozy ne sont que 38% soit seulement 7,5 % de l’échantillon. On est donc très loin des 52% des « Français » ou des « personnes interrogées » comme le laisserait croire une lecture rapide ou distraite.
Et d’où vient cette différence entre 38% et 52% : simplement de la prise en compte du fait que 59% des 37% ayant vu l’émission en partie (donc de loin) et que 54% des 27% n’ayant pas vu l’émission n’ont pas été convaincus. Ne serait-ce pas un peu comme la parole des enfants d’Outreau ?
En réalité ce sondage n’a rien d’alarmant en soi pour le président ,mais faire annoncer dans les titres de dépêches d’agences de presse ou sur les journaux ce chiffre de « 52% » de « Français » non convaincus ne relèverait-il pas de la plus pure désinformation et par conséquent de la malhonnêteté vis-à-vis des Français ?

Exemple cette dépêche Associated Press
 Sondage:52% des Français n’ont pas trouvé Nicolas Sarkozy convaincant
AP - Vendredi 25 avril, 21h59
PARIS - Au lendemain de l'intervention télévisée de Nicolas Sarkozy, 52% des Français n'ont pas trouvé convaincant le chef de l'Etat, selon un sondage CSA pour "Le Parisien" et "Aujourd'hui en France", rendu public vendredi. En revanche, 36% l'ont trouvé convaincant, 12% ne se prononçant pas. Pour 73% des personnes interrogées, il n'a notamment pas été convaincant sur le pouvoir d'achat. Les Français ne l'ont pas non plus trouvé convaincant sur la suppression des postes d'enseignants à la rentrée 2008 et sur la réduction des déficits publics (57%), sur les retraites (56%), l'emploi (55%), la défense du paquet fiscal (54%), et la cohérence de sa politique (51%). - sondage réalisé par téléphone, le 25 avril, après l'intervention du président, auprès d'un échantillon de 1.002 personnes, représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus, selon la méthode des quotas. AP
Cette dépêche ne dit pas que 8 Français sur 10 n'ont pas regardé l'émission,tous les chiffres donnés n'ont par conséquent aucune signification réelle,et on donne cela aux gens à manger comme du bon pain! N'est-ce pas abuser du peuple?

Mieux encore ,sur l’Est Républicain du samedi 26 avril,nous retrouvons la même technique de désinformation,mais en un tout petit filet (voir ci-dessous) pas si anodin que cela parce que placé en première position dans une rubrique intitulée « Hexagone ».
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Ne remarque-t-on pas déjà plus qu’une petite nuance entre la dépêche qui parle de 52% « de Français » et L’Est Républicain qui ,lui, parle de « 52% des personnes interrogées »,ce qui n’est pas du tout la même chose, ajoutant , pour donner davantage de force à cette « information », qu’un autre sondage a donné 51% de « non convaincus »,c’est-à-dire pratiquement le même résultat ?

Que se passera-t-il dans notre pays quand les gens auront fini par réaliser qu’on les bernait?

Et quand les journaux qui se laissent aller à de telles basses œuvres connaîtront des difficultés,au nom du « pluralisme » ou de « la liberté de la presse ou de l’expression » sera-ce vraiment utile de mettre à contribution l’argent public?

25 avril 2008

Nicolas Sarkozy est-il rentré dans l’Histoire par la petite porte?

Nicolas Sarkozy a pris ses fonctions,en tant que président de la République le 16 mai 2007.Nous sommes le 25 avril 2008.Cela fait donc 11 mois et 10 jours et il lui reste,en principe, encore 48 mois et 20 jours pour terminer son quinquennat. Depuis le début de la semaine, les médias pressés,peut-être un peu trop, n’en finissent plus de dresser le bilan de sa première année d‘exercice du pouvoir,sondages à l’appui ,même si celle-ci n‘est pas encore achevée et qu‘elle a fait l‘objet de deux «coupures » ,élections législatives et municipales obligeant.

Ce bilan est bien entendu négatif,ce qui va de soi puisque ce président a été élu par une majorité d’électeurs qui ont cru voir en lui un homme de droite,étant entendu que la France ne peut être bien gouvernée que par des hommes politiques de gauche. Du moins c’est ce qu’il faudrait en conclure à la lecture de sondages douteux ou d’articles de presse assimilables ni plus ni moins à du bourrage de crâne qui permet d’obtenir d’assez bons résultats.

Ainsi ,que penser de ce sondage effectué par l’institut CSA pour le compte du journal « Le Parisien Aujourd’hui en France » qui l’a publié hier et dont la question principale était ainsi formulée :

« Pour chacun des Présidents de la République suivants,dites-moi si selon vous il a plutôt bien ou mal représenté la France de son époque,(ou s’il représente plutôt bien ou plutôt mal la France aujourd’hui)? »
Les présidents cités,étaient: Charles de Gaulle ,François Mitterrand,Georges Pompidou,Jacques Chirac,Valéry Giscard d’Estaing,et Nicolas Sarkozy.

Je ne m’arrêterai que sur deux résultats , concernant Charles de Gaulle avec 88% de bonne « représentation » contre 5% de  mauvaise « représentation » et Nicolas Sarkozy avec 40% de bonne « représentation » contre 53% de  mauvaise « représentation ».

Ces résultats évidemment pas du tout flatteurs pour notre Sarkozy sont sans appel apparemment. Apparemment seulement.
Le premier problème est que dans ce sondage de Gaulle est jugé sur une période de « présidence » légèrement supérieure à 10 années d’exercice du pouvoir,Sarkozy seulement sur 11 mois! Est-ce que ça ne fait pas un peu léger ,pour ne pas dire imbécile?
Pire: de Gaulle a été président de janvier 1959, le 8 plus précisément, à avril 1969 (le 28) .Il est mort le 9 novembre 1970.En 1970, pour voter à une élection à caractère politique il fallait avoir 21 ans,âge à partir duquel tout citoyen français était censé juger de son libre arbitre de la chose politique ou de la valeur des candidats , nouveaux venus ou sortants. Par conséquent n’ont pu connaître « valablement » de Gaulle,parmi celles qui sont encore en vie aujourd’hui, que les personnes nées avant 1949.Celles-ci ne représentent qu’ environ 23 % de toute la population française. Si on enlève les Français de moins de dix huit ans non questionnés et pour cause ,en proportion à peu près équivalente aux plus de 60 ans, cela fait près de soixante-dix  pour cent (*) de gens qui ont dû,dans ce sondage, donner leur avis sur un président qu’ils n’ont pas connu autrement que par les lectures,les noms de rues ou d’avenues dans les villes,la télévision ou ce que leurs proches ont bien voulu leur dire! Un sondage de cette nature peut-il être honnête?
Et s’il est malhonnête ,dans quelle intention a-t-il été réalisé et publié?

Je reste donc plus que perplexe et je me demande quel pourcentage de Français pourraient citer le juste nombre de présidents que la France a eu depuis 1959 ainsi que leurs noms. En tout cas moi,en 1964,j’aurais été incapable de citer les noms de tous les présidents français ayant représenté la France depuis 1914.Je me demande encore ,par la même occasion, combien de gens auraient répondu à cette question du sondage et ce qu’ils auraient répondu si,par malice, avaient été glissés dans la liste des noms proposés ceux de Michel Rocard et Raymond Barre qui n’ont été que Premier ministre.
Et maintenant que penser de cet article paru ce jour,25 avril 2008, dans l’Est Républicain ,à la page « France » sous le titre « Les grandes dates » ,consistant en une suite de dates rapportées par ordre croissant de chronologie en regard d’évènements liés à Nicolas Sarkozy, sommairement décrits et retenus,sur l’année qui vient de s’écouler, par un journaliste dont le nom n’est pas rappelé.
Sauf erreur,j’en ai compté vingt et une et je vais en citer deux:

1°. La neuvième dans l’ordre:
« 18 octobre:Nicolas et Cécilia Sarkozy divorcent. Le lendemain,le président arrache l’accord des 27 au sommet de Lisbonne pour son projet de mini-traité « simplifié » censé relancer l’Europe. » .
Voilà tel quel. Comme chacun devrait donc le constater ,le divorce de notre président aura été un évènement très ,très important dans la vie de tous les jours des Français,et pour l’amélioration de leurs conditions de vie ! Dommage pour ce si talentueux et si honorable journaliste qu’un sondage réalisé par l’IFOP pour Le Journal du dimanche daté du 21 octobre 2007 ait révélé que 89 % des personnes interrogées considéraient que le divorce de Nicolas et Cécilia Sarkozy était « une affaire privée qui ne regarde que le couple présidentiel ».A l’opposé ,dans le même sondage, 11% seulement y voyaient « une affaire publique » car la « vie privée du président concerne aussi les Français »... Comment faut-il appeler un tel journaliste?

2°.Cette fois ce sera la dix-neuvième « grande date » :
« 23 février:Au Salon de l’agriculture,le chef de l’Etat invective un visiteur qui refuse de le saluer et lui lance : « Casse-toi alors,pauvre con ».
Là encore ce sera un évènement très,très important pour l’Histoire. Il faut s’attendre à coup sûr à ce que la gauche une fois revenue au pouvoir décide qu’il soit fait des funérailles nationales à cet illustre inconnu à lunettes qui ,bien que venu humer le bon air de la campagne ,des bouses de vaches et des crottes de biques ,sans sortir de Paris, ne souhaitait pas se faire salir sa main. Il sera venu,il aura connu la gloire d‘un jour,il sera reparti en rentrant dans l’Histoire et dans le plus discret anonymat ! Dans les dictionnaires,dans cinquante ans ,si le français est toujours parlé ou écrit, à « con » on pourra lire aussi ,pour l‘exemple, « pauvre con » :invective lancée par Nicolas Sarkozy à un fan de la paysannerie française,comme on trouve à « merde » aujourd’hui : « le mot de Cambronne » (dans le Le Grand Larousse en 5 volumes) .
En attendant ,un maire ou un président de conseil régional socialiste pourront toujours lui offrir une place confortable sur leur liste lors d’une prochaine consultation électorale à la proportionnelle,ou à défaut en faire un citoyen d’honneur! Il l’aura bien mérité.

Pourquoi pas?

(*) J'avais écrit initialement par erreur 50 au lieu de 70%.

24 avril 2008

Réforme des institutions ! Petites et grandes illusions (1)

Depuis hier nous sommes rassurés. A moitié,presque. Il y aura une réforme des institutions,c’est promis, mais tout de même pas juré .Le projet de réforme de la Constitution reprenant les conclusions du rapport Balladur a été approuvé en conseil des ministres. Le texte va être soumis à l’examen des députés  le 20 mai et les jours ou semaines qui suivront avant de passer au Sénat en juin. Le Congrès (députés + sénateurs réunis) se tiendra le 7 juillet  à Versailles pour entériner cette audacieuse réforme. Tout cela paraît donc bien ordonné et méticuleusement programmé.
A en croire Luc Chatel ,le porte-parole du gouvernement, ce « sera la plus grande réforme de la Ve République depuis 1958 » .

Qu’est-ce qui va donc bien être amélioré dans nos vies?

Prenons un exemple de changement envisagé :le plafonnement du nombre des membres du gouvernement (ministres ou secrétaires d’état ) !
Là ,je n’ai pu, hier soir, m’empêcher de me rappeler cette conversation qu’à deux ou trois jeunes Français nous avions eue dans un hôtel parisien au début des années 70 avec une professeure retraitée tchécoslovaque qui maîtrisait très bien notre langue,pour avoir vécu quelque temps dans notre pays avant la guerre de 1939-1945 .Elle devait avoir entre 75 et 80 ans,sa venue en France ne posait pas de problème pour l’administration communiste de son pays. C’était donc une personne,par conséquent, à charge pour la collectivité dans son propre pays et une défection de sa part n’aurait pas été considérée comme une trahison,bien au contraire. La discussion fut très libre,d’autant plus qu’elle était seule à pouvoir discuter avec nous,les autres personnes de son groupe étant remontées dans leurs chambres. Ce point est important quand on songe que dans un pays voisin de la Tchécoslovaquie,en Allemagne de l’Est , communiste à l’époque, une personne sur quatre était plus ou moins liée à la STASI,la sinistre police politique . A la question : « Vous qui avez connu la Tchécoslovaquie « capitaliste » avant 1939 ,quelle différence avez vous constatée lorsque les communistes ont pris le pouvoir? » Réponse cinglante et franche: « Les fauteuils sont restés, leurs occupants ont changé,c’est tout »!

Si demain,pour assurer la gouvernance de notre pays ,il y a non plus trente ministres ou secrétaires d’état ,mais seulement dix qui chapeauteront des adjoints ou délégués qui bénéficieront des mêmes avantages que les ministres ou secrétaires d’état « déclassifiés » c’est à dire sans le titre ,est-ce que cela va changer grand chose pour le budget de l’État et pour nos impôts? Personne ne le croira,même si une réforme de cet acabit ne devrait pas susciter moins de trois mille amendements de la part de nos bons députés socialo-communistes qui excellent à faire de l’obstruction inutile .

J’ai écrit à la première ligne de cette note « A moitié presque ». Le problème ? Cette phrase de François Fillon prononcée hier à l’occasion d’une visite à la Maison des adolescents à Paris : « J’attends une feuille de route pour les prochaines semaines et les prochains mois,qui nous redonne le cap sur les réformes qui doivent être conduites »...C’est à se demander si notre Premier ministre assistait au conseil des ministres hier matin et ,si oui, à quoi il pensait quand le projet de réforme a été approuvé !

23 avril 2008

La rupture!Quitte ou double pour Nicolas Sarkozy

Contrairement à ce qu’a avancé Ségolène Royal hier lors d’un point de presse à Paris, l’année qui vient de s’écouler depuis l’élection de Nicolas Sarkozy n’est pas « une année perdue » ou « une année ratée » parce que cette année qui devait être la première année de « rupture » aura permis de faire découvrir noir sur blanc ou prendre conscience à un plus grand nombre de nos concitoyens que la France est redevenue depuis plus de trente ans un pays ingouvernable,incapable d’évoluer sereinement et harmonieusement .Parce que ,contrairement à ce qu’on dit , il ne faut pas prêter aux Français l’intelligence qu’on les flatte hypocritement de posséder.

La réalité,c’est que notre pays se trouve figé dans un immobilisme institutionnel ,économique et social dont il ne peut se sortir et qui, s’il se perpétue, va conduire inéluctablement et insensiblement à l’appauvrissement du plus grand nombre,un phénomène déjà bien engagé et nettement perceptible avec l’apparition de ce qu’on a appelé les « nouveaux pauvres » sous le premier septennat de François Mitterrand,placé sous le signe de la formule non écrite « gagner sans travailler ».

Et pourtant notre France regorge d’intellectuels,de gens sur-diplômés et d’organismes de toutes natures,de hautes autorités,de commissions nationales, de penseurs,de gourous .Il n’en est aucun pour réagir avec efficacité ,tant pour décrire le phénomène,que pour en situer les origines et les causes,encore moins pour rappeler à leurs responsabilités ceux qui sont payés pour assumer et pas seulement revendiquer celles-ci.

Pire,ce phénomène laisserait indifférents les observateurs les plus perspicaces de notre pays,ceux qui peuvent écouter et voir , réduits à ne pouvoir dire ce qu’ils auraient envie,tant pour ne pas provoquer de réactions incontrôlables que pour éviter leur mise à l’index,laissant cette besogne à la discrétion d’organismes internationaux ayant leur siège hors nos frontières,à New York,Bruxelles ou Francfort, comme le FMI,la Commission de Bruxelles ou la Banque Centrale Européenne, par conséquent à l’abri de toute mesure de rétorsion ou d‘intimidation. Comme si la France,en ce début du troisième millénaire,se faisait un honneur de vouloir perpétuer certaines habitudes néfastes,notamment dans le domaine des libertés individuelles,de la liberté de la presse ou de la liberté d’expression,ayant eu ou ayant encore cours dans certains pays de l’Est de l’Europe,autoproclamés « démocraties populaires » après la fin de la seconde guerre mondiale jusqu’à la « chute » du mur de Berlin ou quelques années encore.

Résultat:lire ou relire un journal français datant de 1983,de 1988,de 1993,de 1998,de 2003,de 2008,c’est retrouver cycliquement les mêmes titres qui ont trait aux mêmes problèmes sempiternellement soit éludés,soit résolus incomplètement ou provisoirement,comme si les élus avaient peur de devoir se retrouver un jour sans avoir d’os à ronger. Quand ce n'est pas la fiscalité c'est le chômage,la précarité,ou la pauvreté.Vient à son tour la justice avec une erreur judiciaire dont on nous promet que ce sera la dernière.L'insécurité ,les zones de non-droit en surchauffe.Les enseignants champions des manifestations.Les retraites,le déficit de la sécurité sociale,les magouilles.
Parce qu’à peine élue,une nouvelle majorité commence par défaire ce que l’ancienne avait fait,suivant un scénario bien connu,la loi Durand devenant la loi Dupont qui deviendra à son tour à la prochaine législature la loi Durien ou Dunul.Il arrive même qu’une nouvelle majorité vote ce qu’elle avait refusé de voter antérieurement alors qu’elle était dans l’opposition.
Aujourd’hui,en Conseil des ministres on aura parlé de réformes pour nos institutions. Pour rien.
D’abord parce que si les initiateurs ou commanditaires de telles réformes ont attendu un an pour les proposer,celles-ci ne doivent pas revêtir un caractère d’urgence,ensuite parce n’importe quel esprit sensé ne peut imaginer comment des gens qui vivent et prospèrent d’un système le modifieraient dans un sens qui les obligerait à laisser leur place à des gens plus compétents. Voilà qui est très simple à comprendre.

Exemple d’incompétence:Ségolène Royal est bien gentille de critiquer celui qui a fait d’elle une perdante l’an dernier,mais est-elle bien placée pour le faire? N’est-ce pas s’exposer stupidement, parce qu’un esprit sensé ne comprendrait pas qu’elle fasse l’éloge de Nicolas Sarkozy,et le mieux ne serait-il pas qu’elle reste discrète à ce propos?
Ségolène Royal a,tout comme Nicolas Sarkozy,un très gros handicap. Ils sont rentrés tous deux en politique beaucoup trop jeunes à la même époque et leur tort est de n’avoir fait (pratiquement) que cela dans leur vie. Il leur manque le vécu et l’expérience des gens ,du peuple ,qui ne confient pas leurs souffrances ou leurs joies à un élu de la même manière qu‘à un quidam. En plus ce sont deux enfants gâtés de la politique dans notre système électoral actuel :tous deux ont été élus dans des circonscriptions « faciles » ou le plus gros à faire était d’obtenir l’investiture de leur parti respectif. Gagner la France,n’est point gagner Melle,ni Neuilly-sur-Seine. Si Ségolène Royal a perdu le 6 mai 2007,une des principales raisons en aura été qu’elle est partie dans la course beaucoup,beaucoup trop tôt,cumulant sur le temps les bourdes et les casseroles qui ont érodé continuellement sa cote. Son problème est aujourd’hui qu’elle n’a pas cessé d’être candidate.
Quand à Nicolas Sarkozy,on ne sait pas bien ce qu’il va dire demain soir. Mais peu importe. Il n’a plus le choix.
C’est désormais pour lui « quitte ou double » !

22 avril 2008

Quand la piraterie, la misère du monde et l’humanitaire font recette

Depuis dimanche et jusqu’à jeudi se tient à Accra au Ghana,en Afrique , la 12 ème Conférence de l’ONU sur le commerce et le développement (CNUCED) qui n’est rien d’autre qu’une pleurnicherie collective où des chefs d’État dits « progressistes » en mal de médiatisation viennent se donner bonne conscience à réclamer aux pays développés assistance et aide financière.

Pendant ce temps là ,au large des côtes somaliennes les actes de piraterie se multiplient et sont le fait d'individus très bien équipés et tout aussi bien organisés. Dimanche dernier un bateau de pêche espagnol avec 26 personnes à son bord a été pris d’assaut,même pas quinze jours après qu’un voilier de luxe français , le « Ponant », eut subi le même sort. Dans cette dernière affaire ,six pirates ont été arrêtés en Somalie,puis aussitôt transférés en France. Jusque là cette affaire suit son cours normal,au moins en apparence. Mis en examen et incarcérés,ils risquent la perpétuité,mais on peut pronostiquer que leurs avocats trouveront bien une faille dans le mode de leur arrestation ,dans l'analyse des conditions de leur transfert ou en tout autre domaine pour leur obtenir une peine minimum ou la relaxe avec une possible indemnisation de l’État français,sait-on jamais! En attendant,la partie de la rançon de 2 millions de dollars non récupérée ,soit près de 90% de cette somme (1,15 million d‘euros,soit environ 758 briques comme on disait à l'époque du franc ), va faire des heureux qui n’auront pas besoin de travailler un bon bout de temps pour vivre leur vie,qui là bas ,est-il besoin de le rappeler,coûte infiniment moins cher qu’en France.

Mais si pirater peut rapporter gros et vite,avec risque élevé toutefois ,il y a une autre façon indolore mais non moins pernicieuse cette fois de casser ou décourager la dynamique du travail dans les pays développés sans cesse culpabilisés : le recours à la charité des autres qui est tellement moins fatiguant que travailler ! Ça marche très bien et ça tombe aussi très bien parce qu’en face ,dans notre pays par exemple,on trouve aisément des pourvoyeurs prêts à cautionner un tel système d’assistance basé sur la naïveté des donateurs. Participer à une action humanitaire pour un simple citoyen n’est-ce pas la meilleure façon de se valoriser ,d’avoir droit à tous les égards ou de briller médiatiquement à moindres frais?

D’un autre coté,les fonctionnaires ou responsables de la Banque Mondiale ou de la CNUCED,censés combattre la misère dans le monde ,eux, ne semblent pas mal lotis,ou, tout au moins, c’est ce qu’il s’en déduit quand on constate ce que la moindre nomination d’un directeur ou sous-fifre à un poste devenu vacant dans ces organismes peut susciter comme avalanches d’indignations et de jalousies. Pour faire quoi,finalement?
Ce qu’ils ont fait le 24 février 2007 quand Robert Mugabe ,président du Zimbabwe,a fêté ses 83 ans sans lésiner sur les moyens puisque cette réjouissance,rassemblant diplomates ,ministres, dignitaires de son parti et quelques milliers d’autres invités, aura coûté plus d’un million de dollars pour son pays en faillite  ,comme devait le reconnaître quatre jours plus tard le président de la Banque Centrale du Zimbabwe. Qu’ont-ils alors fait? Rien!

Neuf mois et demi plus tard,le 8 décembre 2007,à Lisbonne ,devant chefs d’État européens et africains ,la chancelière allemande , Angela Merkel a évoqué ce pays en ces termes peu élogieux ,le moins qu’on puisse dire :«Le Zimbabwe nous inquiète tous,en Europe et en Afrique ... La situation au Zimbabwe nuit à l’image de la nouvelle Afrique »! Mais c’était pour se voir répliquer aussitôt par le président du Sénégal Abdoulaye Wade devant des journalistes : « Le Zimbabwe n’est pas en voie d’effondrement,pas plus que M.Mugabe. Qui peut dire que les droits de l’homme sont davantage bafoués au Zimbabwe que dans d’autres pays d’Afrique? Nul ne peut dire chose pareille ».Tous complices, dira-t-on.
N’est ce pas inquiétant ,à considérer que les résultats de l’ élection présidentielle qui s’y est déroulée il y a plus de trois semaines ne sont toujours pas proclamés?

Dans six mois ou un an,on viendra peut-être nous solliciter pour ce pays,jadis grenier à blé de l’Afrique, comme on l’a fait maintes fois dans le passé pour d‘autres en proie aux famines.
Et ça marchera très bien,nos vedettes du cinéma , de la chanson ou de la télévision seront toutes dans le coup! Et leur action sera saluée,pourquoi pas, par le Président Sarkozy ou par le maire de Paris, Bertrand Delanoé!

Un tel système peut ainsi durer très longtemps ,et la misère n’est pas prête de régresser.Les guerres aussi.

21 avril 2008

Crise,pétrole,famines...

Le dollar s’effondre! C’était déjà comme cela en janvier 1980 et ça couvait depuis fin 1971. Dans les cinq années qui suivirent,cette devise allait se reprendre ,sous Reagan,et augmenter de près de 250%,passant de 4 francs et quelques centimes en janvier 1980, à plus de 10,60 francs en février 1985 ! Sur la base du cours actuel de l’euro et du taux retenu lors de la conversion franc/euro au Ier janvier 1999,il serait à 4,12 aujourd‘hui ,par conséquent il n’y a donc rien d’alarmant de ce coté là.

Des banques en faillite ou accusant de très grosses pertes parce qu‘elles ont prêté sur des garanties mal appréciées ou nulles! Cela s’est déjà vu dans les années trente,au siècle dernier, et plus tard aussi,mais de façon épisodique,on se souviendra du cas du Crédit Lyonnais en France,pour ne citer qu'un exemple. Contrairement à ce que laisserait croire,en apparence seulement, la tenue vestimentaire des banquiers et le standing de vie qu‘ils affichent,beaucoup de gens incompétents sévissent dans les banques. Et quand certains parmi eux se présentent à des élections politiques ils n’oublient jamais de spécifier comme profession « cadre de banque » ,alors qu’en vérifiant bien leur niveau on constate très vite que n’importe quel imbécile (on n’exige pas de diplôme pour rentrer dans une banque) peut terminer une carrière bancaire comme « cadre » pour peu qu’il ait été docile,lèche-bottes ou copain de bistrot d’un supérieur hiérarchique.

Le prix du pétrole s’envole pendant qu’on nous fait croire que la planète se réchauffe. En ce printemps 2008,à ce jour,mes quelques arbres fruitiers ne sont toujours pas en fleurs. Ils devraient y être déjà depuis deux semaines ! Il est vrai que j’habite un village situé à 650 mètres d’altitude,même si cela ne change rien au problème. Fin 1999 nos bons socialistes, alors au gouvernement , ne savaient que faire d’une certaine et fameuse cagnotte fiscale! L’économie française pouvait être vigoureuse puisque le pétrole était à 21 dollars, le 10 avril 2000 par exemple ! Vendredi dernier il était à 117 dollars! Encore une dizaine de jours et cette indispensable source d’énergie aura vu son prix ,toujours en dollars,doubler en moins d’un an. On pourrait presque dire qu’il « ne valait que 68 dollars » fin mars 2007.Cela ne semble pas émouvoir un préfet de l’Est de la France qui bloque l’installation d’éoliennes en certains endroits de son département,ni des kayakistes qui s’opposent à la construction d’une microcentrale hydroélectrique en amont de la ville chef lieu de ce département .

Voici deux décennies ,des quotas de production étaient imposés à nos paysans pour éviter surproduction et chute des prix. Aujourd’hui,blé et lait manquent en certains endroits,ce qui fait monter les prix des productions dérivées.

Il y a quinze ans ,ou un petit peu plus, on nous racontait qu’avec la chute du communisme dans les pays d’ Europe de l’Est et en Russie, ces pays allaient inonder nos marchés avec leurs produits agricoles et que nos paysans seraient ruinés ! Il n’en a rien été.Parce que le métier de paysan ne s'apprend pas du jour au lendemain.Il requiert une très longue expérience.

Avant 1914,la Russie des tsars était le grenier à blé de l’Europe . En 1932,une famine conséquente à la collectivisation des terres agricoles entreprise par Staline causait la mort de cinq à sept millions de russes ,selon les sources,puisqu il était difficile de vérifier ou recouper les statistiques des soviétiques.

En 1995,en Corée du Nord,pays communiste d’Asie recouvert à 70% de forêts verdoyantes et qui dépense des sommes colossales pour son programme nucléaire ,une famine est survenue après des inondations catastrophiques .Le nombre des morts n’a pas été connu et aurait été de toute manière impossible à vérifier. Ce serait probablement plusieurs centaines de milliers.

Avant son indépendance en 1965, le Zimbabwe (ex-Rhodésie) était le grenier de l’Afrique. Ce pays dirigé par un despote marxiste depuis 1980 connaît aujourd’hui un taux de chômage de 80% et une inflation de 160.000 pour cent! Une réforme agraire mise en oeuvre par recours à la violence obligeant les blancs minoritaires à déguerpir des fermes qu’ils faisaient prospérer y a fait chuter la production agricole .On y meurt de faim. Une effusion de sang menace de se produire après les élections «  pièges à cons » ,là c’est bien le cas, qui viennent de s’y dérouler.

L’Afrique du Sud commence à tanguer. Fin janvier de cette année,ne pouvant satisfaire les besoins en électricité du pays,la compagnie publique a du décider des coupures de courant pour la première fois dans l’histoire de ce pays, paralysant l’activité dans les mines, essentielles à la survie économique ! Avec, en perspective,l’augmentation des tarifs,et le rationnement... Des mesures on ne peut plus propices au déclenchement d'émeutes ! Un mois plus tard Nicolas Sarkozy en visite dans ce pays en proie au sida déclarait à des journalistes à Johannesburg: «... quand je vois ce qui se passe au Zimbabwe et quand je vois ce qui se passe en Afrique du Sud,je me dis que l’exemple à suivre c’est quand même celui de l’Afrique du Sud » ! Surprenant,pour ne pas dire désolant!

Sous les mêmes latitudes ,cette fois en Amérique du Sud,l’Argentine est bien partie pour renouer avec le chaos,dont les incendies de prairies à proximité de la capitale Buenos-Aires ces tous derniers jours pourraient bien être les prémisses, oeuvre selon la présidente Cristina Kirchner de « l’irrationalité et de l’irresponsabilité » ,des paysans argentins bien sûr ,selon elle !

Pénuries,famines,trouvez les responsables!

Sur quelques 200 pays que compte le monde aujourd‘hui ,entre 80 et 90 connaissent des guerres internes à la suite de coups d’État ,d’élections truquées,contestées ou de différends frontaliers avec leurs voisins. Au regard de ce tableau peu réjouissant ,que fait et à quoi sert l’ONU? Ses dirigeants ne savent que pleurnicher et palabrer. Comme cela se constate ces jours-ci à Accra au Ghana où s’est réunie la CNUCED (Conférence des Nations Unies sur le commerce et le développement).Les oreilles de certains chefs d'états occidentaux vont encore siffler.

Et dans nos pays développés ,où sont passés les prix Nobel d’économie et , d’une manière générale, tous ceux qui se disent « économistes »?

Sont-ils des gens sérieux et si oui à quoi servent-ils?  

16 avril 2008

Pourquoi un  délégué interministériel à la communication ?

Hier,15 avril 2008 ,est paru au Journal Officiel de la République Française,un décret (N° 2008-335 du 14 avril 2008) signé du Premier ministre François Fillon instituant un « délégué interministériel à la communication » avec pour mission principale de « veiller à la coordination des actions d’information et de communication du gouvernement ».

Était-ce nécessaire de créer un tel poste ? Fallait-il attendre un an pour en arriver là? N’aurait il pas été plus judicieux de choisir des ministres non seulement compétents dans le domaine dont ils auraient la charge ,mais bien conscients et avisés qu’ils devraient travailler au sein d’une équipe, nantis de prérogatives bien définies excluant tout empiétement sur le territoire des collègues préjudiciable à l’action de ceux-ci par des bavardages intempestifs ?
Comme ce qui a pu être constaté pas plus tard encore que dimanche avec Martin Hirsch,non pas ministre mais Haut Commissaire aux solidarités actives ,préconisant ,sur Canal+ ,la création  d’une taxe sur les entreprises qui utilisent leurs profits pour "racheter leurs propres actions avec très peu d'impôts là-dessus" ,quand deux jours plus tôt , notre Premier ministre,en voyage au Japon venait de déclarer devant des patrons de ce pays que la France voulait « devenir un pays où il fera bon investir et développer ses affaires »...Personne n’aura relevé en France,une fois de plus.

Autant dire tout de suite que cela ne servira à rien aussi longtemps que ministres et secrétaires d’Etat se comporteront comme s’ils s’imaginaient être le centre du monde ,comme si le soleil ne devait briller que pour eux,comme s’ils se voyaient un destin national,et dès lors que leur première préoccupation serait de connaître le type de voiture qu’ils auraient avec le nombre de motards qui les accompagneraient lors de leurs déplacements officiels,le mieux étant encore dans leur circonscription.

De ce coté là rien ne changera parce que ces gens sont trop faibles pour résister aux sollicitations des journalistes ,trop soucieux qu’on parle d’eux pour pouvoir,le moment venu ,c’est à dire lors de retrouvailles avec les électeurs,prouver qu’ils existent,dans le cadre d’un système électoral fort éloigné de l’idéal.

Nous ne pouvons que souhaiter bonne chance à ce nouveau venu dans la confrérie gouvernementale. Il pourrait en effet ,et très vite, se retrouver dans la posture de ce sous-officier que, lors de mon service militaire en Allemagne au début des années soixante,j’avais entendu avouer à son supérieur hiérarchique son incapacité à empêcher certaines recrues de trouer le grillage entourant la caserne pour sortir sans permission ou rentrer plus tardivement que prévu de permission de soirée! Il ne voyait d’autre solution que les attacher à leur lit!

14 avril 2008

Laurence Parisot et les lycéens formidables

On ne pourra pas dire que les patrons français ont privilégié l’intelligence et la finesse en se choisissant Laurence Parisot comme représentante en tant que présidente de leur organisation ,le MEDEF.
Ne vient-elle pas d‘avouer,pas plus tard qu’hier, lors du « Grand Rendez-vous- Europe1/TV5Monde/Le Parisien/Aujourd’hui en France, qu’elle trouvait « absolument formidables » les lycéens qui en seront demain après-midi à leur sixième manifestation depuis trois semaines ,alors qu’ils ne sont en réalité qu’une infime minorité turbulente,nullement représentative de leurs autres camarades. Et fort heureusement pour ces derniers.

Ne pourrait-on pas raisonnablement envisager que ces manifestants, poussés et encouragés par une catégorie de professeurs bien connus pour s’attarder sur un modèle de société,le communisme, qui a fait faillite partout où il a été mis en application et éprouvé dans le monde, seraient encore davantage minoritaires si certains lycées n’étaient pas bloqués d’accès ,illégalement,par des éléments d’extrême gauche et des syndicats qui n’ont pas en estime,le moins qu’on puisse dire,l’organisation que Laurence Parisot préside depuis le 5 juillet 2005 ?

Cette dernière se rappelle - t-elle seulement que d’un sondage effectué par l’institut CSA les 28 et 29 juin 2005,pour le journal « L’Humanité », il ressortait que 56% des Français étaient mécontents de l’action du MEDEF ,par conséquent la quasi totalité des proches de ces manifestants,contre seulement 29% de satisfaits?

Avec les révélations faites sur les « parachutes dorés » pour certains PDG peu soucieux et encore moins conscients des pénibles conditions d’existence de bon nombre de leurs compatriotes, en ces temps de crise,quasi scandales qui ont émaillé l’actualité,et,pas plus tard que ce week-end dernier,avec l’annonce de perquisitions a son siège pour une histoire pas très claire de caisse noire,l’image du MEDEF s’est-elle améliorée depuis? Ce n’est pas certain!

Ce n’est pas tout .
Lors de la même émission Laurence Parisot s’est dite convaincue que  la meilleure façon d’améliorer le pouvoir d’achat était « peut-être de baisser les prélèvements obligatoires », c‘est à dire les impôts. Sur ce point elle a sans aucun doute raison,mais avant de pouvoir les baisser,encore faudrait-il déjà commencer par en stopper l’augmentation sur une certaine période d’observation au moins jusqu’à ce qu’une majorité de Français en aient constaté la réalité ,ce qui serait déjà un énorme progrès.
Or cet objectif minimum est forcément incompatible avec tout dépassement du moindre poste du budget de l'Etat comme en serait la cause un alourdissement de la charge de l’éducation nationale qui résulterait du seul maintien d’ emplois d’enseignants devenus bel et bien superflus,d’un superflu confirmé à la seule démonstration que les six après-midi de manifestation -si toutefois le mouvement devait s’arrêter là - se seront globalement traduits pour les lycéens engagés dans le mouvement par une absence aux cours pour un nombre d’heures global nettement supérieur à celui qui correspondrait au seul temps d’enseignement prodigué par les enseignants dont le remplacement ne serait pas prévu,c’est dire en gros 1% de l’effectif total et dont il n’est pas prouvé qu’il serait le pendant d’une meilleure qualité d’enseignement. D’autant plus qu’ on sait désormais que les manifestations répétitives et quasi annuelles n’ont aucune incidence sur les résultats du bac puisqu’une fois de plus,comme les années précédentes qui ont connu des mouvements de mécontentement similaires,on nous claironnera,fin juin début juillet un taux record de réussite au baccalauréat,à moins qu’on nous persuade que les heureux diplômés n’aient pas été grévistes ,ce qui ,encore, dans une telle hypothèse , prouverait aisément que le mouvement de grogne lycéen de ce printemps n’avait aucun fondement,ni n’était le fait de jeunes gens « formidables » , n’en déplaise à Laurence Parisot.

En fait ces jeunes lycéens « formidables » tels qu’elle nous les a présentés ,en sont tout le contraire,pour continuer encore à « réagir » à une suppression programmée de 10.000 postes de « profs » qui a été annoncée par le même ministre que celui qui est en charge de l’éducation nationale aujourd’hui ,Xavier Darcos,dès le 28 juin 2007 ,sur BFM TV juste après le bac 2007,il y a donc tout juste neuf mois et demi!
Les médias,en relayant ces manifestations feraient bien de cesser de faire croire n’importe quoi aux gens.

12 avril 2008

Un voyage au Japon inutile pour François Fillon?

Du 16 au 19 décembre 1999,il y a donc un peu plus de huit ans,Lionel Jospin, Premier ministre, s’était rendu au Japon avec son épouse Sylviane et trois membres de son gouvernement,Claude Allègre ministre de l’Education nationale,Charles Josselin ministre de la Coopération et François Huwart en charge du Commerce extérieur.
C’était six mois avant que la France prenne la présidence de l’Union Européenne le 1 juillet 2000 et pour une durée de six mois.L’accompagnaient également lors de ce voyage une brochette de grands patrons,Louis Schweitzer (Renault), Anne Lauvergeon (Cogéma ) ,Thierry Breton ( Thomson-Multimédia) ,entre autres.

Sur place,Lionel Jospin prononça un beau discours sur la mondialisation devant des journalistes,des universitaires et des politiciens, en tant qu’invité à un symposium organisé par le journal Nikkei.Il fut également reçu par l’empereur Akihito.Il eut un entretien avec son homologue japonais de l’époque, Keizo Obuchi.Jusque là rien à dire.Mais, surtout,ce voyage lui donna l'occasion de vanter l’attrait de la France et son modèle aux investisseurs potentiels japonais.
Il fallait de sa part et à l’époque beaucoup de courage voire d'audace pour dire aux japonais de venir investir en France quand nos entreprises se précipitaient pour délocaliser certaines de leurs activités de production ou fuyaient tout bonnement l’hexagone,alors que l’euro ne cessait de dégringoler ,et que les 35 heures allaient être mises en application dans les grandes entreprises même pas un mois plus tard. Combien d’entreprises japonaises importantes ont investi en France depuis cette date?Aucune!
Sur le moment, en France,personne n'avait bronché dans nos médias plus serviles que jamais.

Hier et aujourd’hui,François Fillon,notre actuel Premier ministre est aussi en voyage au Japon.Il y est allé accompagné de son épouse Pénélope, de ministres ,et de patrons français également,dont Anne Lauvergeon.Devant des patrons japonais il a aussi vanté la France,désireuse de “devenir un pays où il fera bon investir et développer ses affaires”,cette France ,qui dans trois mois assurera la présidence de l’Union Européenne pour six mois,comme en 2000.Cette France dont il déclarait pas plus tard que le 21 septembre dernier à Calvi , en Corse, qu'elle était un "Etat en situation de faillite sur le plan financier..." On constate donc une similitude entre les deux voyages effectués à 8 ans d’intervalle pratiquement dans les mêmes intentions:promouvoir la France.
Valérie Pécresse ,de sa suite, qui a fait des études au Japon dans son jeune âge et qu’on ne présente plus, a rappelé de son coté que pour les Japonais “la France est encore trop souvent associée à la cuisine,à la mode,et pas aux sciences...” Cela est peut-être vrai pour les japonais “lambda” ,sur place.C'est aussi ce que tout le monde répète dans notre pays.
Mais,moi,j’ai une autre idée de ce que pensent de la “Flance” les Japonais d’âge mûr,les décideurs.

En 1974,en voyage au Japon avec un groupe d’une douzaine d’autres Français,le hasard aura voulu que, sur place, notre jeune accompagnatrice fort sympathique connaissait très bien la France pour y avoir vécu deux années à Paris.Autant dire qu’entre elle et nous le courant est très vite passé.Tout juste arrivé à Tokyo Haneda,et à peine installé à ma place dans l’avion de lignes intérieures qui devait nous emener de Tokyo à Osaka elle se retrouva à coté de moi où il y avait une place disponible.Puis aussitôt,bien que je fus fatigué du voyage et du décalage horaire ,elle se mit à me questionner.Elle désirait savoir ce que je faisais dans la vie, où j’habitais , en France, à Paris,non seulement l’arrondissement,mais le quartier et même la rue! Non,elle ne faisait pas partie des services secrets japonais. Elle et son mari avaient habité,pendant deux ans entre 1966 et 1968 , à trois cents mètres de mon domicile parisien de l’époque.Lui était jeune banquier bardé de diplômes,venu en stage -chose assez rare à l’époque- successivement dans trois établissements financiers français.Elle ,par contre,ne travaillait pas.Ayant acquis une “Dauphine” ,ils avaient passé beaucoup de leurs week-ends à sillonner la France en long et en large.Elle était donc une guide idéale pour nous expliquer tout ce qui pouvait nous émouvoir ou choquer,avec une grande sincérité et nous faire ressentir les points de différence avec notre pays qu’elle avait appris à bien connaître.
Quelle vision avait-elle de la France ? Réponse toute simple et franche : le pays des “glèves” et des vacances!
Si aujourd’hui,elle est encore en vie,ce que je souhaite, et qu’elle regarde la télévision dans son pays,que peut-elle y voir ?
Les manifestations de lycéens à Paris !
Et quelle peut bien être sa réaction ?
"Ces “flançais” ne "changelont" jamais!"
De leur coté,que vont penser les patrons japonais de nos Premiers ministres,de gauche ou de droite, puisqu’ils auront connu les deux variétés ?
"En huit ans,aucune amélioration!Toujours aussi naïfs!"

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