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28 mai 2008
Dans trois jours « Mai 2008 » partira comme un voleur
| Force est de se rendre à l’évidence. La journée de manifestation ( ou de mobilisation ?) de samedi dernier 24 mai 2008 aura été celle de trop. Ratée,c’est celle qui aura fait renoncer les responsables syndicaux à envisager toute nouvelle « action » avant la rentrée de septembre. Indécrottables comme ils sont ,nous pouvons être sûrs de les retrouver à occuper les devants de la scène dès la fin de la période estivale,et là nous pouvons leur faire confiance. De trop,comme cette phrase prononcée lors du congrès de la FCPE (Féderation des conseils de parents des élèves des écoles publiques) le 10 mai à Épinal (Vosges) par Faride Hamana ,son président: « Disons à ceux qui n’ont pas aimé mai 68 qu’ils n’aimeront pas mai 2008 » . Et puis il y a encore celle-ci,rapportée le 26 mai par l’AFP, de Jean-Claude Mailly secrétaire général du syndicat Force Ouvrière,qui ne semble pourtant rien avoir ni d’un intellectuel ni d’un grand bourgeois ,mais opposé au projet actuel du gouvernement tendant à favoriser le cumul retraite et emploi ayant pour conséquence ,selon lui, d’amener des retraités moins gâtés par la vie à accepter des travaux qu’ils auraient refusés en temps normal : « C’est le danger du cumul emploi-retraite vous prenez votre retraite,vous n’avez pas de quoi vivre,alors vous allez pousser des caddies sur les parkings de supermarchés ». N’est-ce pas insulter, rabaisser ou mépriser ces travailleurs -les pousseurs de caddies,comme les porteurs de valises dans les grandes gares parisiennes - qui sont sans aucun doute plus utiles à la société que la grande majorité des 500.000 élus à divers degrés de l’organisation politique de la France? Ce mois-ci,des élections ont eu lieu pour renouveler les mandats d’administrateurs de la mutuelle du groupe dont je suis un des 70.000 et quelques adhérents :seulement 25% ont pris la peine de voter. Autant le dire franchement:Les adhérents s’en foutent ou rechignent à voter pour des gens qu’ils ne connaissent pas ,voire, qui sont des incapables. De toute manière ces adhérents savent qu’ils devront payer leurs cotisations quel qu’en soit le montant. Bons qu’à battre le pavé , ces syndicalistes! Assez curieusement on ne fait jamais de sondages à propos des manifestants eux mêmes ou des grévistes. Qui sont-ils,quels métier exercent-ils,quelle est leur appartenance politique ou syndicale,pensent-ils qu’une manifestation peut aller contre le suffrage populaire? Sont-ils venus là spontanément ou s’ils sont venus en tant qu’obligés vis-à-vis de collègues fortement engagés? Rien, nous ne savons rien, c’est le brouillard total. Pourtant ce ne serait pas plus difficile à réaliser qu’un sondage en vue de savoir quel pourcentage de gens seraient d’accord pour que le nombre des années de cotisations pour la retraite soit porté de 40 à 41 années. Comme si on demandait à un enfant ce qu’il préférerait du pain sec ou du même pain avec une couche de confiture! Mai 2008 s’achèvera samedi soir au calendrier. Mai 2008 qu’on nous prédisait cru exceptionnel sur le plan des manifestations sera parti comme un voleur. Cela donnera quel taux de participation aux prochaines élections prud’homales qui se tiendront en décembre? Entre 22 et 27% ? Et ça continuera comme avant , personne ne songera à se remettre en cause. Le plus pitoyable étant que non seulement des ministres,mais le président de la République,Nicolas Sarkozy lui-même, perdent leur temps à les rencontrer et même à les valoriser alors qu’ils ne représentent qu’eux-mêmes. |
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23 mai 2008
Est-ce Nicolas Sarkozy qui a enterré « mai 68 » ?
| Tous les ans on nous refait le coup et il n'y aura pas eu de dérogation cette année . Des pancartes ou banderoles bien montrées dans la rue par des lycéens en manque de défoulement nous annonçaient il y a quelques semaines un mois de mai 2008 qui rappellerait celui de 1968.Esprits ignares s’il en était! Le quarantième anniversaire de mai 68 n’aura été finalement qu’un pétard mouillé. Fallait-il s’attendre à autre chose? A quelque chose de grandiose et solennel? Pour leur publicité,pour celle de leur litterature, on nous aura resservi certains acteurs de cette épopée,des vétérans surtout fanfarons ,qui finalement,dans leur vie, n’auront pas accompli d’exploits particuliers. Les mêmes questions que les années précédentes auront été posées ,plus qu'usées pour ne pas dire rasantes, du type : « Que reste-t-il de mai 68? », « Des évènements comme ceux de mai 68 peuvent-ils se reproduire aujourd'hui? », « Pensez-vous que ce fut une bonne chose... » Nul! Nul! Archi nul ! Parce que seulement six ans et demi après mai 68,si ce n’est même plus tôt,les Français avaient déjà tourné la page .Et je n’ai pas le souvenir qu’à cette époque,à l'automne 74, Valéry Giscard d’Estaing,élu quelques mois plus tôt président de la République, avait été « accusé » d’avoir enterré « Mai 68 » ,comme l’est aujourd’hui Nicolas Sarkozy dans le cadre d'une entreprise de dénigrement systématique à son encontre .Le bourrage de crâne ,toujours,au risque de me répéter. Les Français avaient donc chassé « mai 68 » de leurs têtes .La preuve n'en est-elle pas fournie par ces trois premiers paragraphes d’un article sur deux colonnes intitulé « Mai 68 Le cadavre dans le placard » ,paru page 3 dans « Le journal La Croix » daté de dimanche 17,lundi 18 novembre 1974 , et signé Christian Sauvage,qui,comme on peut le constater,aura fait une erreur de calcul,ou aura pris ses désirs pour des réalités, en écrivant « cinq ans et demi plus tard » au lieu de « six ans et demi plus tard » ! A la lecture de cet extrait,tout à fait conforme à l'opinion qui prévalait alors selon moi,on réalisera que certains nostalgiques ou rêveurs auront,depuis,célébré 34 fois de trop -de 1975 à 2008- l’anniversaire de ces « évènements » ,et, c’est cela le plus inquiétant pour eux,sans crainte de se ridiculiser,parce qu'aucun autre pays voisin de la France ayant un niveau de vie,un cadre social et des moeurs comparables ne se sera livré à un tel défoulement,sans pour autant se porter plus mal dans les années qui suivirent et jusqu'à ce jour.Bien au contraire. |
08:50 Publié dans Société | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : actualités, france, sarkozy, mai 68, société
21 mai 2008
La position du parti socialiste sur l’allongement à 41 ans de la durée de cotisation pour les salariés
| Les gens de droite,ceux de l’UMP en fait, ne pourraient-ils pas demander franchement aux socialistes,ou à leur véritable chef s’ils en ont un , s’ils comptent remettre en cause l’allongement de la durée de cotisation des salariés à 41 ans actuellement envisagé (comme prévu dans la loi Fillon de 2003) et s’ils vont inscrire cela noir sur blanc dans leur projet de gouvernement pour autant qu’ils arrivent à en élaborer un qui serait proposé par leur candidat à la présidentielle de 2012 ? Je viens de relire les deux professions de foi de Ségolène Royal tant pour le premier que pour le second tour de la présidentielle de l‘an dernier « La France Présidente » et j’ai constaté qu’il n’y était nulle part question de revenir sur les dispositions concernant les retraites votées par la droite sous le quinquennat précédent,avec Jacques Chirac, Jean Pierre Raffarin et François Fillon. Bien sûr ,cette "bravitudienne" dame doit certainement avoir son idée sur le sujet,alors que ne l’interpelle-t-on pas ,elle qui n‘est plus députée ou ceux qui le sont qui l‘ont soutenue ou qui vont la soutenir dans sa tentative de conquérir la direction du Parti socialiste au congrès de Reims en novembre de cette année? |
11:30 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : actualités, retraite, france, ps, ump, Fillon, Royal
20 mai 2008
A propos des commentaires adressés sur ce blog
| Pour le respect dû à mes visiteurs,je crois utile de préciser que seuls les commentaires ayant un rapport direct avec le sujet traité dans la note via laquelle ils auront été adressés resteront publiés . A défaut de répondre à cette exigence,les commentaires intrus seront supprimés systématiquement. J’ajouterai encore que ce blog n’a pas vocation à suppléer les annuaires de blogs ou sites internet. Les internautes ,et ceux parmi eux qui adressent habituellement des commentaires sur les blogs qu’ils visitent n’étant pas sans savoir qu’un simple clic sur leur nom permet d’atteindre leur propre blog ou site,il n’y a donc pas lieu qu’ils écrivent expressément l’adresse de leur blog ou site dans le corps de texte du commentaire. Pour ce blog ,l’auteur d’un commentaire satisfaisant à la ligne de conduite ainsi définie et qui souhaite offrir à mes visiteurs la possibilité de se rendre sur le sien,n’a seulement qu’à mentionner son adresse dans la case prévue à cet effet de la fenêtre de composition et d’expédition du commentaire. |
22:27 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : blog
Grèves,manifestations,grèves,manifestations et encore grèves !
| Aussi longtemps que nos médias complaisants les mettront en vedette, trop ou plus qu’ils ne le méritent,devra-t-on espérer voir s’améliorer ces gens dont il devient de plus en plus patent qu’ils n’ont nullement envie que les choses progressent autour d’eux sans que cela leur soit attribué mais qui n’ont en fait qu’un seul objectif: retarder toute avancée dans le seul but de justifier leur existence et d’entretenir la croyance en leur utilité pour la société? Leur sempiternelle exigence de « négociations » n’en est-elle pas la plus « criante » démonstration? Négocier,n’est-ce pas se faire bien voir rentrer solennellement dans un grand bureau ministériel et s’installer à table,les meilleures places étant en face ou à proximité immédiate du « partenaire » gouvernemental qui malheureusement ne prend pas toujours conscience de perdre son temps ? Puisqu’à l’issue de ces tables inévitablement géométiques cela finit toujours par des communiqués laconiques du type « le divorce est total », « nos revendications n’ont pas été comprises », « le gouvernement n’a rien voulu céder sur l’essentiel », « notre mouvement doit continuer » , « nous avons eu des promesses,nous attendons des actes », « nous restons vigilants »… Une chose est sûre: les leaders syndicaux en France autres que lycéens ou étudiants ,et d’une manière générale, restent longtemps ,très longtemps ,à leur poste,et on peut même penser que tous nos anciens Premier ministres doivent envier leur sort. En serait-il de même si les gens qui les choisissent et « élisent »,les syndicalistes de la base, exigeaient qu’ils laissent leur place à d’autres « camarades » plus compétents , plus efficaces, quand les objectifs fixés par eux pour lancer un mouvement de grève ou une manifestation ne sont pas atteints ? Le syndicalisme français,de plus en plus déserté des travailleurs,surtout depuis 1981, n’y gagnerait-il pas en estime et en crédibilité? |
11:00 Publié dans Société | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : actualités, france, syndicats, grèves
19 mai 2008
Le service minimum d’accueil assuré par des fonctionnaires territoriaux n’est pas souhaitable
| Vendredi dernier,16 mai 2008,sur France-Inter ,Jacques Pélissard,député-maire UMP de Lons-le-Saunier (Franche-Comté) et également président de l’Association des Maires de France a déclaré que l’organisation par les communes du service minimum d’accueil n’était pas « acceptable » ... Et que les maires ne joueraient pas « un jeu faussé » ! Pourquoi donc ? Selon lui,parce que les petites « communes ne sont pas dotées des personnels qui permettraient l’accueil des enfants » et que « ce n’est pas avec un cantonnier ou un garde-champêtre qu’on va faire l’accueil des enfants ». Nous ne pouvons qu’ être d’accord avec lui car ces deux arguments paraissent tout à fait fondés.Toutefois si le SMA est une bonne idée, son institution et les conditions de sa mise en oeuvre mériteraient d’être peaufinées et elles le pourraient certainement. Parce qu’en l’état actuel du projet comme cela nous a été présenté ,c’est à dire un service qui serait organisé par les communes ayant sur leur territoire au moins une école primaire et qui, en plus, serait assuré par des agents municipaux,c'est à dire des fonctionnaires territoriaux,nous disposons d’ une piste qui n’est certainement pas la meilleure. Pour, au moins,les trois raisons suivantes: Premièrement, il y a ce problème de compétence et de savoir faire des gens éventuellement « mobilisés » non embauchés initialement pour cela. Deuxièmement, cela reviendra à déshabiller Pierre pour habiller Paul,comme on dit,s’agissant de la répartition et de l’exécution du travail à faire pour lequel ils auront été embauché et qui ,fatalement ,restera en plan,durant le temps de grève des enseignants. Troisièmement, ces fonctionnaires territoriaux qui accepteront d’assurer le SMA seront accusés de briser les grèves ou pire de porter atteinte au droit de grève par leurs camarades syndiqués. Ils seront mal vus de leurs collègues qui les prendront en grippe. Sauf à risquer de se faire virer à la prochaine alternance municipale,ils ne le feront qu’une fois parce qu’ils auront subi toutes sortes de pressions ou de mesquineries et on ne pourra plus compter sur eux pour le SMA. On se retrouvera alors au point de départ,et toute l'organisation du SMA devra être reconsidérée. Il est probable que cette idée de mettre dans le coup des agents municipaux ait été lancée par des gens qui n’avaient pas l’expérience de l’encadrement de salariés pour ne pas avoir envisagé de telles éventualités. S’agissant maintenant de savoir si ce serait vraiment le rôle des communes à s’occuper de jeunes enfants réduits à l’errance par suite de l’impossibilité matérielle ou financière de leurs parents à assurer leur garde,plutôt que celui de l’Éducation nationale ,est-ce vraiment là une question pertinente? Comment cela se passe-t-il quand une catastrophe se produit dans une commune ou à un plus grand échelon dans une région? Ne sont-ce pas les maires qui se chargent d’héberger dans des locaux communaux et de nourrir provisoirement les personnes incapables de se déplacer et dans l‘impossibilité de se ravitailler,par suite de fortes chutes de neige par exemple,ou de destructions de leurs habitations? Alors pourquoi ne pourraient-ils pas accueillir les enfants des écoles en cas de grève des enseignants si possible en dehors même de ces écoles ? Y aurait-il problème de locaux pour la plupart des communes,sinon toutes, disposant de salles des fêtes ou de « convivialité » ,voire pour les mieux équipées,d’espaces jeunes? Quant à trouver du personnel adéquat ,les maires ne pourraient-ils pas « mobiliser » ponctuellement des chômeurs , des jeunes retraités affranchis de toutes pressions syndicales ou autres, des diplômés à la recherche d’un emploi ,volontaires ,surtout disponibles pour assurer de telles vacations, après avoir suivi une rapide formation, et habitant sur place ? Et qui seraient payés au tarif des heures supplémentaires ? Par exemple. De telles personnes ne devraient pas manquer dans les communes suffisamment importantes pour avoir leur école. Qui ne se souvient pas de ces emplois jeunes offerts par des municipalités à des « bac+5 » qui consistaient par exemple à « accompagner » et « divertir » les écoliers pendant qu’ils déjeunaient? |
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16 mai 2008
Pourquoi pas un référendum plutôt qu’une loi pour le service minimum d’accueil?
| « J’ai demandé au gouvernement de déposer avant l’été un projet de loi qui instituera un droit à l’accueil des enfants qui sont inscrits dans nos écoles ». C’est Nicolas Sarkozy qui a déclaré cela hier soir en précisant très clairement : « C’est l’État,en charge du service public de l’Éducation nationale ,qui assurera le remboursement des frais engagés par les communes,qui devront organiser un service d’accueil les jours de grève ». Mais pourquoi donc une loi? Pour donner aux socialo-communistes l’occasion de déposer plus de 137.000 amendements comme ce fut le cas lors du projet de loi GDF-Suez en septembre 2006? Pour leur permettre de s'amuser à déposer une motion de censure dilatoire puisque vouée à l’échec. Pour leur procurer le plaisir de saisir le Conseil Constitutionnel qui leur donnera raison sur un point de détail de la loi,tout en reconnaissant le bien-fondé de l’esprit de la même loi? Pour laisser s’éterniser ce problème jusqu’à la rentrée de septembre,les enseignants ne pouvant faire grève et manifester pendant les vacances d’été qui,si bizarre que cela puisse paraître vu leur manière quelquefois ridicule de raisonner, n’ont pas encore été par eux considérées comme une atteinte au droit de grève ? Une loi SMA sera-t-elle suffisante pour astreindre les maires récalcitrants à s’exécuter? De quels moyens efficaces disposeront les parents victimes de leur rétivité pour obtenir gain de cause et indemnisation pour les frais occasionnés et absences au travail ? Si c’est des Tribunaux administratifs,des Cours Administratives d’Appel, du Conseil d’Etat ,dix ans ne suffiront jamais pour résoudre un tel problème. Pourquoi alors ne pas organiser un référendum qui trancherait sans appel une fois pour toutes ,mettant un terme à un débat qui s'annonce interminable et qui permettrait accessoirement de vérifier,au niveau national, la justesse d’un sondage CSA pour Le Parisien/Aujourd’hui en France qui vient de nous apprendre que 60% des Français voyaient dans le SMA « une bonne chose car cela permet de ne pas pénaliser les parents qui travaillent » contre 35% y voyant « une mauvaise chose car cela constitue une tentative de remise en cause de l’exercice du droit de grève »? Un tel référendum ne serait-il pas également un excellent éclairage ,au niveau de chaque commune, pour les maires , sur l’état d’esprit de leurs électeurs vis à vis du SMA,ce service minimum d’accueil préconisé par Xavier Darcos et qui a fonctionné hier dans 2.837 communes sur 22.500 concernées? |
12:35 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : actualités, france, sma, sarkozy, ps, droit de grève
15 mai 2008
Les « casseurs » du droit de grève et du syndicalisme à l’oeuvre
| Quand un patron s’organise avec ceux de ses salariés non grévistes pour continuer et maintenir l’activité de son entreprise au mieux pour satisfaire ses clients,malgré une grève déclenchée par certains autres de ses salariés,il est accusé bien évidemment de vouloir porter atteinte au droit de grève. Quand un ministre cherche à instaurer un palliatif,comme le SMA ,« service minimum d’accueil » actuellement à l’essai dans les écoles primaires , pour que des parents ne soient pas pénalisés lors d‘une grève des cours,il est aussi soupçonné de faire la même chose. Le droit de grève ,plus personne ne peut l‘ignorer,reste un droit sacré sur lequel il n’est ni moral ni tolérable de revenir,mais est-il interdit de l’encadrer dans certaines situations ,afin que les effets secondaires d’une grève ne soient pas supportés par une catégorie de gens qui n’ont rien à voir avec les litiges à l’origine du mouvement de grève en question? En quoi le fait d’organiser la garde d’enfants les jours de grèves dans le primaire serait-il davantage une « tentative de remise en cause de l’exercice du droit de grève » que celui d’accorder des conditions fort avantageuses pour la fourniture d’électricité aux agents d’EDF qui posséderaient une installation de chauffage à l’électricité? A-t-on jamais dit que cette faveur constituait une atteinte au droit de grève à EDF? Et pourquoi ,pendant qu’il y sont,ces bien pensants n ’iraient-ils pas jusqu’à accuser les salariés non impliqués dans un conflit social dans les transports publics de vouloir s’attaquer au droit de grève en utilisant leur propre voiture pour se rendre à leur travail? Par contre, quand le secrétaire général d’un syndicat comme la CGT ,Bernard Thibault, en vient,comme il l’a fait lors du « Grand Rendez-vous » l’émission d’Europe1 dimanche dernier, à regretter « qu’il y a trop d’organisations syndicales et pas assez de syndiqués » ,sans préciser celles de ces organisations qui lui semblent être de trop, en France,parle-t-on d’une atteinte à la liberté syndicale? Ce brave camarade ne ferait-il pas mieux de se poser très sérieusement la question de savoir pourquoi,alors que les cotisations sont fiscalement déductibles ,une très,très large majorité de salariés (90%) ne veulent pas franchir le pas de l‘adhésion et en accepter les conséquences ,c‘est à dire faire inutilement grève ou faire grève pour des raisons politiques quand la voie des urnes s‘est avérée vaine ? Bien sûr qu’il faut des syndicats ,c’est une des conditions du progrès. Mais des syndicats qui soient intelligents et qui agissent utilement. C’est loin d’être le cas aujourd’hui en France. |
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13 mai 2008
Les journalistes et le bilan accablant de Nicolas Sarkozy
| Il parait que les journalistes français ne sont pas très contents de Nicolas Sarkozy,du moins c’est ce qu’il faut en conclure à la lecture d’un « communiqué » daté du 8 mai 2008 du Syndicat National des Journalistes (SNJ) autoproclamé « Premier syndicat français de journalistes ».Ce communiqué intitulé « Nicolas Sarkozy s’attaque à la presse:consternant! » est disponible sur le site du SNJ www.snj.fr D’abord rien n’y est cité de ce qu’aurait exactement dit Nicolas Sarkozy , ce communiqué ne se fondant que sur des « déclarations de certains députés UMP ayant participé au déjeuner du 7 mai à l’Elysée », ce qui,pour moi, est à la fois trop vague et trop risqué pour en faire un communiqué sérieux et honnête, par conséquent digne de confiance ,surtout quand plus personne en France ne peut ignorer qu’il n’y a pas parmi les actuels députés UMP que des inconditionnels de Nicolas Sarkozy,les médias ne se privant pas de s’étendre sur les couacs ou dissonances dans la majorité,le moins qu’on puisse dire. Qu’ils s’en fassent un régal serait encore un euphémisme. Ensuite,dans ce communiqué,et entre autres points négatifs constitutifs du bilan tiré par le SNJ de sa première année de présidence « particulièrement accablant pour la liberté de la presse » ,j en relèverai deux qui me paraissent difficilement imputables à ce maudit Sarkozy : *Concentrations qui s’accélèrent,pluralisme menacé ,emplois qui disparaissent par centaines; Alors là j’aimerais bien qu’un représentant du SNJ me dise en quoi le président Nicolas Sarkozy ou l’un quelconque de ses ministres aurait été responsable ou instigateur du rachat,annoncé début février 2006, par le groupe « L’Est Républicain » des quotidiens régionaux « Le Dauphiné Libéré » (tirage au moment du rachat + 240.000 exemplaires) « Le Progrès » (+230.000 ex ) implanté en région lyonnaise ,« Le Journal de Saône et Loire » (+60.000 ex) , « Le Bien Public » implanté en région dijonnaise (+50.000 ex) ! * Crise sans précédent dans la presse quotidienne nationale,notamment dans le groupe Le Monde. Là encore,j’aimerais bien qu’un même journaliste du SNJ me dise en quoi Nicolas Sarkozy serait responsable des restructurations annoncées au journal « Le Monde » qui vont se solder par la suppression de 130 postes de journalistes comme si les convulsions qui secouent épisodiquement ce journal dit « sérieux » dataient de son arrivée à l’Elysée sachant que les problèmes internes de ce journal remontent déjà à plusieurs années ...voire plusieurs décennies sil faut admettre qu’ ils se sont manifestés lors de la succession immédiate de Jacques Fauvet,patron de ce quotidien de 1969 à 1982. Mais c’est n’importe quoi ce communiqué. Bien entendu Nicolas Sarkozy a des défauts,comme tout le monde. Je n’approuve pas toujours ce qu’il fait,mais il y a des limites qu’il vaudrait mieux ne pas franchir. Et là je pense encore que ce communiqué ne fera pas remonter la confiance et l’estime du public envers les médias,confiance toute relative du reste,dont la grande faiblesse ne date pas du 6 mai 2007,à en lire les conclusions d’un sondage « Télérama-La Croix-SOFRES »,réalisé du 21 au 26 décembre 2000 auprès d’un échantillon de 1000 personnes,de plus de 18 ans . Ainsi de ce sondage effectué alors que le gouvernement de l’époque était socialiste avec Lionnel Jospin Premier ministre depuis trois ans et demi,donc plus qu’ à mi-mandat,il ressortait ,entre autres,que 59% des personnes interrogées pensaient que les journalistes n’étaient pas indépendants des pressions politiques et économiques. 50% faisaient confiance à la presse écrite contre 45% ayant une position contraire. Or les confiants étaient 58% en 1999 ,c’est à dire l’année précédente,ce qui représentait une baisse de 8% en une seule année! Je n’ai ouï dire à l’époque que le SNJ avait fait l’éloge de Lionnel Jospin à ce sujet. Pas plus d’ailleurs qu’il ne s’était ému outre mesure de l’incident en plein vol dans un avion le 7 avril 2001 que j’ai évoqué dans ma dernière note et qui avait mis aux prises ce même Lionnel Jospin,alors Premier ministre et Sylvie Maligorne,journaliste à l’Agence France Presse.J’ai cherché en vain un communiqué d'indignation à ce sujet parmi tous ceux qui sont proposés depuis le 30 juin 1997 sur le site du SNJ. Je n’ai rien trouvé. Deux poids deux mesures! Ou journalisme à deux vitesses! Comme les gens de gauche aiment à radoter si souvent. Et après ,puisque la crise de la presse ne peut qu’empirer dans ce contexte de médiocrité journalistique,ces gens là viendront appeler au secours pour leur profession et réclamer l’argent des contribuables! |
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09 mai 2008
Nicolas Sarkozy,un danger pour la liberté de la presse?
| « On attend pas d’un chef d’Etat qu’il réduise son discours et son analyse politique à une chicaya contre son prédécesseur et contre son adversaire à la dernière élection,ni qu’il se livre à une série d’accusations déstabilisatrices à l’égard de la presse de son pays,dont il a pourtant usé et abusé quand cela l’arrangeait ». Voilà le passage qu’il faut retenir d’un tout récent communiqué du Parti socialiste à la suite de « l’attaque » de Nicolas Sarkozy contre la presse et certains titres qui selon lui ne se seraient pas suffisamment attardés au sujet de la condamnation en appel de Ségolène Royal,pour une affaire de salaires non payés à deux de ses ex-employées qui la poursuivaient. Quel scandale! L’impie Sarkozy restera toujours fidèle à lui-même! Les rapports du pouvoir et de la presse en France ! Allez!Un peu d’histoire (récente). Samedi 24 octobre 1981. Claude Estier au congrès de Valence: « Ce que nous mettons en cause c’est un système d’information qui est et qui reste aujourd’hui le produit de l’ancien pouvoir et qui pour cela,n’est pas en mesure d’expliquer honnêtement aux Français la politique de notre gouvernement. Pour ne prendre qu’un seul exemple,mais il est fondamental,comment voulez-vous que des journalistes économiques formés à l’école du libéralisme,et c’est le cas de la plupart d’entre eux,puissent expliquer la véritable signification des nationalisations ou des réformes spéciales que propose notre gouvernement? » Dimanche 25 octobre 1981. Marc Francioli dans « Le Dauphiné libéré » : « Le Quotidien de Paris » cultive le titre piquant,comme d’autres les cactus dans les partis politiques. Le titre piquant en question,et peut-être du meilleur goût,était: «La saloperie ».Claude Estier n’a pas apprécié du tout. La rose lui est montée à la tête. Il a vomi « le Quotidien de Paris »,l’a assimilé aux puissances d’argent et a mis en garde les camarades du parti qui apporteraient leur caution à ce journal,en y publiant des tribunes. Ainsi Claude Estier a-t-il choisi d’attaquer la liberté de la presse au nom de cette même liberté chère au Parti socialiste. Curieux paradoxe! ». Samedi 7 avril 2001. Lionnel Jospin,Premier ministre: Aux journalistes qui l’accompagnent , lors d’un voyage au Brésil ,et à qui il reproche d’avoir insuffisamment traité un discours sur la mondialisation prononcé sur place : « C’est bien la peine que l’on vous sorte de Matignon » A Sylvie Maligorne de l’Agence France Presse à qui il reproche une dépêche dans laquelle elle expliquait qu’il avait enfreint à Rio une règle voulant que les dirigeants français taisent la politique intérieure française lors de leurs déplacements à l’étranger (là ,c’était à propos du peu glorieux résultat des municipales 2001 où la gauche avait perdu quelques dizaines de villes ).La scène se déroule cette fois en plein vol entre Rio et Buenos-Aires dans l’avion qui emmène le Premier ministre Jospin,sa suite,les journalistes et une délégation patronale ,en Argentine: « Vous êtes bête? » « Avez-vous fait des études? » Les lecteurs du "Monde" n’ont appris l’incident que le 18 avril 2001! Avec un article tenant sur six colonnes,écrit par Pascale Robert-Diard et Nicole Vulser,et titré: « Retour sur le vol de Rio au cours duquel le premier ministre a accusé une journaliste de l’AFP de « manipulation politique ». Alors,messieurs de gauche,profil un tout petit peu plus bas pour harceler Nicolas Sarkozy! S’il vous plaît. Merci. |
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