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07 juillet 2008

Nicolas Sarkozy ,la prometteuse France et les douces grèves

La France serait-elle en train de changer « beaucoup plus profondément qu’on ne le croit. » comme l’a affirmé Nicolas Sarkozy ,samedi dernier,lors du Conseil national de l’UMP, au point que « désormais,quand il y a une grève,personne ne s’en aperçoit»?
Notre Président tiendrait-il cela d’un sondage resté secret ou ne serait-ce qu’une intuition qu’il aurait été fort avisé de garder pour lui,en attendant que ce rêve soit confirmé comme réalité au moins d’ici la fin de l’année,lorsque les Français auront une idée un peu plus affinée de l’évolution de leur pouvoir d’achat,du taux d’inflation pour 2008 et du prix du litre de «  95 » pour leur voiture ?

A considérer tous les mouvements de mécontentement qui se sont succédés depuis son élection en mai 2007,et auxquels il devait s’attendre, ne vaudrait-il pas mieux mettre la compréhensible passivité ou la relative indifférence des Français face notamment aux grèves récentes sur le compte de l’accoutumance ?
Ou pire,expliquer la relégation de la gêne à un moindre degré d’importance au constat que d’autres problèmes, causant quotidiennement des désagréments encore plus sérieux que les aléas des grèves elles-mêmes, resteraient imparables,comme les pannes fréquentes dans les transports publics dues à des défaillances techniques de matériels trop vétustes ,les retards de trains non signalés ,et dans un autre domaine ,les coupures impromptues d’électricité,y compris dans les hôpitaux ,sans parler des menaces d’actes terroristes ou de comportements d’individus en situation d’absence de discernement?

Pour en revenir à notre Président,et après ces paroles qui ne seront pas tombées dans des oreilles de sourds,comment cela va -t-il se passer lorsqu’il visitera une usine ou entreprise importante?
Quel genre d’accueil vont lui réserver ces fameux salariés protégés au point de se permettre tous les excès au nom des libertés syndicales?
Ce qui lui est arrivé au dernier Salon de l’agriculture à Paris en ce début d’année n’est-il pas un signe ,entre autres,que la France a changé,mais certainement pas dans le sens espéré qui permette d'être optimiste ?