27 janvier 2009
De l’argent public pour une presse en crise !
Comment cela est-ce possible ? Nicolas Sarkozy a annoncé vendredi 23 janvier,aux états généraux de la presse , un plan comportant une aide de 600 millions d’Euros destinée à soutenir ce secteur qui emploie 100.000 personnes! C’est la énième aide en faveur d’une corporation râleuse dans notre pays depuis que cette crise se découvre à mesure que l’on tire sur le fil de laine du tricot. Mais là c’est un peu spécial. A-t-on entendu dire de la part de gens de gauche ,de nos bons socialistes ,de bien-pensants ou de syndicats de journalistes , qu’il s’agissait d’une tentative supplémentaire de mainmise sur la presse écrite par Nicolas Sarkozy et l’UMP en la tenant par le porte-monnaie? Non ! Un silence assourdissant quand il s'agit de recevoir quelque argent,même de quelqu'un qu'on déteste. 600 millions d’Euros ! mais c’est la perte reconnue et annoncée par la Caisse Nationale des Caisses d‘Épargne (CNCE) à la suite d‘un « incident » boursier ,début octobre 2008! Cette nouvelle aide tombe bien pour la presse française,juste au moment de cette bien fumeuse histoire mettant aux prises le journal sportif « L’Equipe » ,Laure Manaudou et « sa » sosie! Quelque chose qui ressemblerait vite à un bidonnage. J’avais déjà évoqué le 13 mai 2008 le « problème de la presse » dans ma note intitulée «Les journalistes et le bilan accablant de Nicolas Sarkozy» ,que je conseille de relire. Le communiqué du 8 mai 2008 dont il y est question, est toujours consultable sur le site internet du SNJ,le Syndicat National des Journalistes. Cette note est restée d’actualité,puisque je la terminais ainsi: « Et après ,puisque la crise de la presse ne peut qu’empirer dans ce contexte de médiocrité journalistique,ces gens là viendront appeler au secours pour leur profession et réclamer l’argent des contribuables! » On ne pourra pas,alors ,à ce propos,me reprocher de ne pas avoir anticipé juste. Maintenant,il faudrait peut-être se demander si la queue des quémandeurs d'aide publique est encore longue devant les portes du Palais de l’Élysée qui va finir par faire penser à une boulangerie dans un pays de l’ex-Europe de l’Est au temps du communisme. Et pourquoi en même temps , si les premiers rassasiés ne vont pas rappliquer à nouveau une fois que tout le monde aura été servi,puisque l’habitude est prise! |
09:23 Publié dans Economie | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : actualités, france, crise, économie, politique, presse, ps


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