19 février 2009
Voie étroite pour Nicolas Sarkozy
| Nicolas Sarkozy s’est adressé hier soir aux Français. Sans cette intervention, nous ignorerions pratiquement tout des nouvelles mesures qu’il a annoncées. Par contre,les médias nous auront rabâché que les syndicalistes sont sortis déçus de l‘Elysée hier après midi. Qui ne l’eût cru? Et, naturellement des sondages vont être réalisés après cet évènement. Ils vont être négatifs pour le président de la République. Cela aussi est joué d’avance. Pour Nicolas Sarkozy,comme pour tout autre président ou présidente qui occuperait sa place,la voie reste très étroite pour agir en quelque domaine que ce soit,à commencer par expliquer à ses concitoyens ce qu’ils vivent actuellement ,comparé au sort de leurs semblables en d’autres pays étrangers. Ainsi ,comment pourrait-il parler de l’augmentation du chômage en Espagne,beaucoup plus forte que dans notre pays ,sans que son homologue espagnol José Luis Zapatero ne prenne la mouche? Ils se voient l’un et l’autre trop souvent lors de sommets, d’abord entre leurs deux pays,ensuite au niveau de l’Europe,enfin au niveau mondial à ces fameux « G » suivis du nombre de « participants » fonction de l’objet de discussion du moment . Ça ne doit donc pas être à lui de le faire,mais personne d’autre ne le fait à sa place. Sur le plan social, comment peut il être convaincant à parler de non renouvellement d’un fonctionnaire sur deux quand il se créée au sein de notre administration ,pas chaque jour mais presque et bien souvent à son initiative, de nouvelles hautes autorités,de nouveaux hauts commissariats ,de nouveaux organes de contrôle,de répression,ou de coordination qui font double,voire triple emploi avec des organismes déjà existants mais n’ayant pas ou ayant mal assumé leur mission? Parce que leurs dirigeants étaient incompétents,ou avaient des états d’âme,en raison de leur positionnement politique. Comment peut-il parler de responsabilité des syndicats français quand certains d’entre eux signent des accords puis reviennent sur leur signature dès que le vent tourne? Leur signature ne valant rien,pourquoi continuer à les recevoir et discuter avec eux,plutôt que de les inviter d’abord à se repenser au lieu de réagir de la manière la moins intelligente possible qui consiste simplement à manifester ou à faire grève davantage,pour se donner une raison à minima d’exister et vivre aux dépens des salariés qui ont bien conscience de ne plus être représentés ,au moins dans la proportion de ceux (75,2%) qui n’ont pas daigné se déplacer pour voter aux dernières prud’homales du 3 décembre 2008? Comment peut-il parler aux gens de base ,les honnêtes citoyens,les électeurs, en leur laissant croire qu’ils ne sont pour rien dans la crise,alors qu’ils revotent trop souvent pour des sortants qui n’ont pas donné satisfaction? Comment peut-il parler des chercheurs autrement qu’en les faisant passer pour des Einstein ou des Lavoisier alors qu’ils ne trouvent rien d’utile au développement de notre économie et qu’ils ne cherchent qu’à causer des ennuis à leur ministre de tutelle,sans doute,et ce n’est pas volé pour elle,parce qu’elle a annoncé beaucoup trop tôt son intention de briguer la présidence de la Région Île de France,se faisant à la fois ,immanquablement ,des inimitiés dans son propre parti ,et naturellement ,en face ,à gauche? Comment peut-il laisser espérer la réussite d’un plan de relance ou de combat contre la crise en éludant le fait qu’un pouvoir régulièrement élu ,c’est à dire démocratiquement, sur un programme d’action gouvernementale, en France,depuis trente ans ,n’a jamais pu le mener à bien intégralement et dans sa mouture initiale sans que le moindre pan de ce programme ,voté par le Parlement, soit édulcoré par des amendements de l’opposition ,des concessions ou des rejets de dispositions par le Conseil Constitutionnel? Quand il n’était pas annulé ou retiré,à posteriori,sous la pression de minorités qui descendent dans la rue,qui bloquent gares,écoles,lycées ou facultés? N’y aurait-il pas là comme un gros problème de démocratie qui ne pourrait se résoudre que par référendum,ou par la dissolution de l‘Assemblée nationale dans les conditions prévues aux article 11 et 12 de la Constitution ? |
16:35 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : actualités, france, politique, sarkozy, crise


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