24 avril 2009

Ségolène Royal révélée sous sa véritable nature

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Travailler avec plaisir c’est bien,c’est très agréable,ce n‘est hélas pas le lot de tous. Être payé pour ce même travail non seulement c’est mieux,mais c’est juste. Juste, comme l’est tout ce qui se conforme à l’équité et  aussi comme en a décidé la Cour de Cassation en son arrêt rendu lors de son audience publique du 8 avril 2009 (N° de pourvoi :08-42162) ,concluant une affaire qui opposait depuis plus de dix ans deux anciennes employées d’ une élue du peuple et pas la moindre puisque nommée Ségolène Royal reprochant à cette dernière de ne pas leur avoir réglé tout ce qu’elles estimaient être leur dû lorsqu’elles furent remerciées ...en 1997.

Si des affaires de ce genre sont multitude dans notre pays et ne concernent pas nécessairement des patrons ou employeurs voyous,il y a que, cette fois, nous nous trouvons en face d’un employeur,ou plus exactement d’une « employeuse » que les médias nous avaient présentée au moment de sa candidature à la présidentielle française de 2007 comme modèle et apte à assumer les plus hautes fonctions de la République.

C’est ainsi qu’il y a un peu plus de trois ans ,dans son édition du 27 mars 2006,l’Est Républicain,pour ne donner qu'un exemple, avait consacré à notre héroïne nationale,couvrant pratiquement toute la dernière page,la mieux placée parce qu’elle ne peut échapper à la vue d‘aucun lecteur, une rubrique « Spéciale » avec photos en couleurs intitulée: « Ségolène en son royaume »,où l’on y découvrait, sous la plume de Philippe Jarrassé , la politicienne idéale,celle par qui tout citoyen français rêverait d‘être représenté. Neuf jours plus tôt, le 18 avril 2006,dans ce même journal,Nicolas Sarkozy n’avait dû se contenter que d’ une page intérieure ,« Spéciale » également, mais avec des photos en noir et blanc et titrée « Carnets de voyage en Sarkozie ». Ségolène ,à en croire le contenu de cette page ,avait tout pour séduire,tout pour plaire , comme l’avouait le « pur Mellois » Jean-Claude Béguier ,son chauffeur pendant 16 ans,conquis par son charme dès leur première rencontre :« Elle ne laisse pas indifférent. On en tombe amoureux ...»  . Grosse objection cependant,ternissant la crédibilité de cette célébration davantage passe pommade que portrait scrupuleux : mis à part un opposant local, Dominique Clément,conseiller régional de Poitou-Charentes, à qui,pour la circonstance, avait été donné la parole et qui,cela allant de soi, ne lui trouvait pas que des qualités,le journaliste n’avait fait parler pratiquement que des collaborateurs directs de Ségolène Royal dans ses diverses fonctions électorales,notamment ses secrétaires et son chauffeur ,sur quatre colonnes rien que pour ce dernier. Cet honorable journaliste devait sans doute estimer que pour ses lecteurs ,ceux d‘un quotidien régional,un chauffeur étant tout aussi brave qu‘un facteur,son récit ou ses dires n’en devaient être que plus sincères et émouvants. Et cela donnait ,nul ne s’en étonnerait ,d’assez bons résultats. Telle ,cette confidence,parmi d’autres, au sujet de la plus que probable candidature de Ségolène à la présidence de la République de 2007 : « Je ne suis pas le seul à rêver. On en rêve tous et on le redoute à la fois...parce qu’on ne la verra plus. Mais on est prêts à faire le sacrifice! » .Quant à Marie,une des deux secrétaires de sa permanence de députée des Deux-Sèvres (Ségolène Royal l’était jusqu’à juin 2007) c’était tout aussi élogieux : « Mais travailler avec elle,c’est un vrai plaisir!...Sinon je ne serais pas restée travailler avec elle dix ans... » .

Finalement les Mellois n’auront pas eu à faire le sacrifice ,et ses deux ex-employées qui viennent d’obtenir justice ne regretteront pas son échec à la présidentielle car il est fort probable qu’elles se seraient résignées à abandonner leur marathon judiciaire,et pour cause .

Ségolène ,puisqu’elle « demande qu’on l’appelle Ségolène,pas Madame la présidente » , amuse la galerie depuis sa défaite de 2007,sans en avoir pris conscience et plus encore depuis qu’elle s’est attitrée tout récemment le rôle de sentinelle bienveillante de Nicolas Sarkozy,d‘excuseuse nationale. Elle excelle en ce domaine et ce revers judiciaire,qui n’est en rien comparable avec une banale affaire de diffamation ,ne l‘aura pas empêchée ,sur RTL, de faire part de ses objections quant aux éventuelles poursuites judiciaires que le gouvernement envisage d’enclencher pour le saccage,mardi dernier, de la sous-préfecture de Compiègne,par des salariés en colère de la société Continental,déclarant : « Je ne confonds pas les voyous et les casseurs avec des salariés parce qu’ils sont d’abord maltraités,ensuite parce qu’ils ont peur de perdre leur emploi et basculer dans la pauvreté,voire dans la misère... ».Ce qui n’est rien d’autre qu’ éluder le fait que les licenciements en France ,ainsi que les obligations financières qui en découlent pour les employeurs puis les organismes chargés d’indemniser les chômeurs sont sévèrement encadrés par des textes législatifs, c’est-à-dire votés par les représentants du peuple dans des assemblées élues démocratiquement et dont elle a fait partie. Cette déclaration laisserait donc supposer que beaucoup de lois encadrant le chômage auraient été votées par des élus inconscients et incapables de réaliser qu’ils condamnaient à la misère et à la pauvreté des innocents ,eux-mêmes ayant choisi ces élus ,puisque les lois successives ont été votées autant par des majorités de droite que de gauche depuis plus de trois décennies.

La popularité de cette femme qui dit et fait n’importe quoi n’avait tenu en réalité qu’à des articles ou reportages ne prenant en compte que ses belles paroles,laissant d’elle l’idée d’une personne généreuse,humaine,compréhensive,défenseuse des faibles et des plus démunis, jusqu’à l’élection présidentielle. Deux années viennent de s’écouler et elle n’a visiblement ni progressé ni mûri, ce qui eût exigé de sa part et dès le soir de sa défaite un retrait des estrades et un effacement des écrans de télévision pour ne se consacrer qu’à sa région et s’en faire réélire présidente en 2010,ce qui n’est pas garanti,aucune femme présidente de région sortante n’ayant réussi un tel exploit à ce jour. Son obsession à vouloir faire parler d’elle aura rendu à posteriori quelque peu ridicules des portraits d‘elle comme celui évoqué ci-dessus et c’est à se demander si pour un journaliste interviewer des proches collaborateurs d’un employeur n’est pas tout bonnement insensé sinon tromper à la fois lecteurs et futurs électeurs,quand cet employeur fait de la politique et quand ont sait qu’aujourd’hui ,excepté un syndicaliste pouvant se permettre impunément tous les excès y compris donner des coups que pas un témoin n'aura pu constater ,aucun salarié ne se risquerait à dire à propos de son employeur des vérités peu flatteuses destinées à être rendues publiques par voie de presse sous peine de se voir sanctionné pour dénigrement .

Dernière minute: Dans "Le Monde" daté de demain,samedi 25 avril 2009,et selon une dépèche Associated Press,José Luis Zapatero assure "avoir une très bonne relation avec Nicolas Sarkozy" et précise "qu'il a toujours été généreux dans sa relation et élogieux,il n'y a donc aucun problème...".Petit détail supplémentaire intéressant,la dépèche AP parle de la fameuse lettre d'excuses de Ségolène Royal indiquant que José Luis Zapatero,toujours dans cet entretien,à la question de savoir s'il avait reçu cette lettre a répondu "oui" sans faire plus de commentaire.Faut-il comprendre que cette lettre est partie directement à la poubelle ou qu'il la montrera à Nicolas Sarkozy lundi ou mardi lorsqu'ils se rencontreront,histoire de rire un bon coup?

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