28 avril 2009

Les antennes relais sont-elles un danger pour les cigognes?

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Par les temps difficiles que les Français vivent actuellement certains d’entre eux savent faire feu de tout bois pour soutirer de l’argent à ceux qui ont les moyens de casquer.
Séquestrer un lampiste dans le but d’ extorquer à son patron ,ou à celui qui le représente, une signature source d‘enrichissement sans peine s’est révélé ces derniers mois en France être une méthode efficace et rapide pour y parvenir ,mais seulement à condition d’être salarié d’une entreprise confrontée à un problème de sureffectifs et d’être soutenu voire encouragé par un ou plusieurs syndicats et hommes politiques de gauche ou d‘extrême gauche.
Pour d’autres qui n’ont pas cette opportunité le principe de précaution est pas mal aussi comme occasion,mais les résultats sont plus aléatoires et demandent parfois beaucoup de patience et plus d’imagination. Dans cette catégorie néanmoins il y a toute une panoplie de motifs pour recourir à la justice qui vont des accidents du travail,des dommages de la nature,des erreurs médicales voire judiciaires , aux risques professionnels jusqu’aux maux mal définis mais non à exclure faute de certitudes et qui nécessitent une action en justice par l’intermédiaire d’une association de victimes réelles ou se prétendant telles.
Ainsi de plus en plus de Français fort soucieux de leur santé s’opposent à la présence d’antennes relais dans leur voisinage immédiat surtout depuis que Bouygues Télécom ,société qui n’est apparemment pas dans la gêne en cette période de crise,a été condamnée par la cour d’appel de Versailles mercredi 4 février 2009 non seulement à en démonter une à Tassin -la- Demie-Lune dans le département du Rhône mais également ,détail fort intéressant, à verser des dommages et intérêts à trois familles de riverains prétextant être exposés à un risque sanitaire assuré comme certain par les uns, nié par les autres .
Il s’agissait là d’un bel exemple de jugement qui ne manquerait pas de susciter , chez ceux qui n’en avaient pas encore eu l’idée, des envies de se faire un peu d’argent à bon compte .
Inévitablement et conséquemment les plaintes se sont multipliées depuis que cette affaire a été amplement médiatisée au point qu’un « Grenelle » des antennes a dû être organisé jeudi dernier au ministère de la Santé à l’initiative du gouvernement avec ,comme participants,une ministre et deux secrétaires d’état, des représentants d’opérateurs de téléphonie mobile , d’associations de défense de l’environnement, d’élus,d’associations de consommateurs,et ,bien évidemment, des sociologues ,puisque dans notre pays plus rien ne peut être décidé sans leur avis,même s’ils sont aussi incompétents que nos économistes qui n’ont pas vu venir la crise financière.

S’il peut paraître bien hasardeux de dire sur quoi de positif aura débouché ce « Grenelle » ,c’est à dire sur autre chose que rien de bon,alors qu’il existe au moins une solution pour avoir la preuve de la sincérité des plaignants,celle consistant à leur retirer leur permis de conduire et à les obliger à un suivi de soins ,au nom du principe de précaution ,comme je le préconisais dans ma note du 9 février 2009 « Antennes relais,trouble anormal du voisinage et principe de précaution » ,les habitants d’une bourgade de l'Est de la France et tous ceux qui ont emprunté une route y conduisant le dimanche 29 mars 2009 après-midi auront pu constater qu’une trentaine de cigognes de retour des pays chauds après l’hiver n’étaient ni apeurées ni incommodées lors d’une halte à proximité immédiate d’une antenne édifiée près des habitations,d’un cabinet médical ,d’une salle des fêtes,et d’un stade où des enfants,des adolescents et des adultes viennent jouer au football sans que personne ne se soit plaint jusqu’à maintenant de quelconque nuisance sanitaire.Et ces cigognes ,personne ne les avait fait se poser là de force ni attirées. Elles en sont reparties sans problèmes.

Mais peut-être que ces cigognes d’Alsace étaient moins intuitives que les éléphants de la plage de Khao Lak en Thaïlande qui ,eux, avaient eu le bon réflexe - un sixième sens a-t-on avancé sur le moment - de se retirer sur les hauteurs de la colline surplombant la station balnéaire juste avant le tsunami du 26 décembre 2004 qui fit tant de victimes en Asie du Sud-Est !
Qui peut le savoir ?


 
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24 avril 2009

Ségolène Royal révélée sous sa véritable nature

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Travailler avec plaisir c’est bien,c’est très agréable,ce n‘est hélas pas le lot de tous. Être payé pour ce même travail non seulement c’est mieux,mais c’est juste. Juste, comme l’est tout ce qui se conforme à l’équité et  aussi comme en a décidé la Cour de Cassation en son arrêt rendu lors de son audience publique du 8 avril 2009 (N° de pourvoi :08-42162) ,concluant une affaire qui opposait depuis plus de dix ans deux anciennes employées d’ une élue du peuple et pas la moindre puisque nommée Ségolène Royal reprochant à cette dernière de ne pas leur avoir réglé tout ce qu’elles estimaient être leur dû lorsqu’elles furent remerciées ...en 1997.

Si des affaires de ce genre sont multitude dans notre pays et ne concernent pas nécessairement des patrons ou employeurs voyous,il y a que, cette fois, nous nous trouvons en face d’un employeur,ou plus exactement d’une « employeuse » que les médias nous avaient présentée au moment de sa candidature à la présidentielle française de 2007 comme modèle et apte à assumer les plus hautes fonctions de la République.

C’est ainsi qu’il y a un peu plus de trois ans ,dans son édition du 27 mars 2006,l’Est Républicain,pour ne donner qu'un exemple, avait consacré à notre héroïne nationale,couvrant pratiquement toute la dernière page,la mieux placée parce qu’elle ne peut échapper à la vue d‘aucun lecteur, une rubrique « Spéciale » avec photos en couleurs intitulée: « Ségolène en son royaume »,où l’on y découvrait, sous la plume de Philippe Jarrassé , la politicienne idéale,celle par qui tout citoyen français rêverait d‘être représenté. Neuf jours plus tôt, le 18 avril 2006,dans ce même journal,Nicolas Sarkozy n’avait dû se contenter que d’ une page intérieure ,« Spéciale » également, mais avec des photos en noir et blanc et titrée « Carnets de voyage en Sarkozie ». Ségolène ,à en croire le contenu de cette page ,avait tout pour séduire,tout pour plaire , comme l’avouait le « pur Mellois » Jean-Claude Béguier ,son chauffeur pendant 16 ans,conquis par son charme dès leur première rencontre :« Elle ne laisse pas indifférent. On en tombe amoureux ...»  . Grosse objection cependant,ternissant la crédibilité de cette célébration davantage passe pommade que portrait scrupuleux : mis à part un opposant local, Dominique Clément,conseiller régional de Poitou-Charentes, à qui,pour la circonstance, avait été donné la parole et qui,cela allant de soi, ne lui trouvait pas que des qualités,le journaliste n’avait fait parler pratiquement que des collaborateurs directs de Ségolène Royal dans ses diverses fonctions électorales,notamment ses secrétaires et son chauffeur ,sur quatre colonnes rien que pour ce dernier. Cet honorable journaliste devait sans doute estimer que pour ses lecteurs ,ceux d‘un quotidien régional,un chauffeur étant tout aussi brave qu‘un facteur,son récit ou ses dires n’en devaient être que plus sincères et émouvants. Et cela donnait ,nul ne s’en étonnerait ,d’assez bons résultats. Telle ,cette confidence,parmi d’autres, au sujet de la plus que probable candidature de Ségolène à la présidence de la République de 2007 : « Je ne suis pas le seul à rêver. On en rêve tous et on le redoute à la fois...parce qu’on ne la verra plus. Mais on est prêts à faire le sacrifice! » .Quant à Marie,une des deux secrétaires de sa permanence de députée des Deux-Sèvres (Ségolène Royal l’était jusqu’à juin 2007) c’était tout aussi élogieux : « Mais travailler avec elle,c’est un vrai plaisir!...Sinon je ne serais pas restée travailler avec elle dix ans... » .

Finalement les Mellois n’auront pas eu à faire le sacrifice ,et ses deux ex-employées qui viennent d’obtenir justice ne regretteront pas son échec à la présidentielle car il est fort probable qu’elles se seraient résignées à abandonner leur marathon judiciaire,et pour cause .

Ségolène ,puisqu’elle « demande qu’on l’appelle Ségolène,pas Madame la présidente » , amuse la galerie depuis sa défaite de 2007,sans en avoir pris conscience et plus encore depuis qu’elle s’est attitrée tout récemment le rôle de sentinelle bienveillante de Nicolas Sarkozy,d‘excuseuse nationale. Elle excelle en ce domaine et ce revers judiciaire,qui n’est en rien comparable avec une banale affaire de diffamation ,ne l‘aura pas empêchée ,sur RTL, de faire part de ses objections quant aux éventuelles poursuites judiciaires que le gouvernement envisage d’enclencher pour le saccage,mardi dernier, de la sous-préfecture de Compiègne,par des salariés en colère de la société Continental,déclarant : « Je ne confonds pas les voyous et les casseurs avec des salariés parce qu’ils sont d’abord maltraités,ensuite parce qu’ils ont peur de perdre leur emploi et basculer dans la pauvreté,voire dans la misère... ».Ce qui n’est rien d’autre qu’ éluder le fait que les licenciements en France ,ainsi que les obligations financières qui en découlent pour les employeurs puis les organismes chargés d’indemniser les chômeurs sont sévèrement encadrés par des textes législatifs, c’est-à-dire votés par les représentants du peuple dans des assemblées élues démocratiquement et dont elle a fait partie. Cette déclaration laisserait donc supposer que beaucoup de lois encadrant le chômage auraient été votées par des élus inconscients et incapables de réaliser qu’ils condamnaient à la misère et à la pauvreté des innocents ,eux-mêmes ayant choisi ces élus ,puisque les lois successives ont été votées autant par des majorités de droite que de gauche depuis plus de trois décennies.

La popularité de cette femme qui dit et fait n’importe quoi n’avait tenu en réalité qu’à des articles ou reportages ne prenant en compte que ses belles paroles,laissant d’elle l’idée d’une personne généreuse,humaine,compréhensive,défenseuse des faibles et des plus démunis, jusqu’à l’élection présidentielle. Deux années viennent de s’écouler et elle n’a visiblement ni progressé ni mûri, ce qui eût exigé de sa part et dès le soir de sa défaite un retrait des estrades et un effacement des écrans de télévision pour ne se consacrer qu’à sa région et s’en faire réélire présidente en 2010,ce qui n’est pas garanti,aucune femme présidente de région sortante n’ayant réussi un tel exploit à ce jour. Son obsession à vouloir faire parler d’elle aura rendu à posteriori quelque peu ridicules des portraits d‘elle comme celui évoqué ci-dessus et c’est à se demander si pour un journaliste interviewer des proches collaborateurs d’un employeur n’est pas tout bonnement insensé sinon tromper à la fois lecteurs et futurs électeurs,quand cet employeur fait de la politique et quand ont sait qu’aujourd’hui ,excepté un syndicaliste pouvant se permettre impunément tous les excès y compris donner des coups que pas un témoin n'aura pu constater ,aucun salarié ne se risquerait à dire à propos de son employeur des vérités peu flatteuses destinées à être rendues publiques par voie de presse sous peine de se voir sanctionné pour dénigrement .

Dernière minute: Dans "Le Monde" daté de demain,samedi 25 avril 2009,et selon une dépèche Associated Press,José Luis Zapatero assure "avoir une très bonne relation avec Nicolas Sarkozy" et précise "qu'il a toujours été généreux dans sa relation et élogieux,il n'y a donc aucun problème...".Petit détail supplémentaire intéressant,la dépèche AP parle de la fameuse lettre d'excuses de Ségolène Royal indiquant que José Luis Zapatero,toujours dans cet entretien,à la question de savoir s'il avait reçu cette lettre a répondu "oui" sans faire plus de commentaire.Faut-il comprendre que cette lettre est partie directement à la poubelle ou qu'il la montrera à Nicolas Sarkozy lundi ou mardi lorsqu'ils se rencontreront,histoire de rire un bon coup?

17 avril 2009

Séquestrations,prises d'otages,retenues,pressions...Qu'est devenue l'attractivité de la France?

« Qu’est-ce que c’est que cette histoire d’aller séquestrer les gens?On est dans un État de droit,il y a une loi qui s’applique,je la ferai respecter ». C’est en ces termes et à propos des séquestrations de patrons ou de leurs subalternes que s’est exprimé Nicolas Sarkozy,à Venelles,dans les Bouches-du-Rhône ,le mardi 7 avril 2009,lors d’un de ses déplacements en province dont il est si coutumier.

Désormais,et si l’on ne peut même pas espérer quelques pauses le temps des vacances scolaires qui habituellement relèguent l’intérêt pour l’actualité économique ou sociale au second plan des préoccupations des esprits les plus facilement manipulables, il ne se passe plus une semaine dans notre pays sans que l’on apprenne qu’ici un patron a été privé de sa liberté de mouvement dans sa propre entreprise,que là aura été contraint de passer une ou plusieurs nuits dans son bureau un directeur des  ressources humaines,autrement dit un chef du personnel,lui même salarié chargé d’une pénible besogne néanmoins prévue dans ses attributions ,crise ou pas crise, celle d’annoncer aux responsables syndicaux les réductions d’effectifs conséquentes à une baisse d’activité de leur entreprise et les plans sociaux qui les formalisent ,ou qu’ailleurs, encore, ce sont des cadres mêlés en rien à un conflit interne soumis sur leur lieu de travail à des violences pour avoir eu le malheur de se trouver par hasard en face d’excités bien conscients de la gravité de leurs actes,néanmoins sans crainte de sanction parce qu’ayant compris qu’il régnait en France,aujourd’hui plus que jamais depuis plus de trente ans, une atmosphère de laxisme,de démission des autorités politiques,administratives ,policières et judiciaires dont ils ne pouvaient pas ne pas profiter ,à l’instar des délinquants primaires adeptes du « pas vu pas pris » ou du « pris sans grand risque » et pour cause ,les prisons étant déjà que trop remplies bien au delà de leur capacités d’accueil.

Il aura suffi que le président de la République aborde le problème de ces séquestrations ou « retenues » , une spécificité toute française selon certains sociologues ou analystes ,mais tout de même un peu tardivement,vraisemblablement parce que personne parmi nos grands penseurs n’en a pris auparavant l’initiative, pour que soient rendues publiques dans la foulée et en réaction , puis immédiatement confortées par des sondages, diverses opinions exprimées par les ténors de la vie politique française.
Si celles hautement approbatives émanant de l’extrême gauche n’ont rien de surprenant pour autant qu’une telle situation de chaos puisse préfigurer un mouvement révolutionnaire espéré par cette mouvance politique comme imminent depuis au moins un siècle ,on ne pourra que trouver fort navrants les encouragements tacites, dans la mesure où ,comme l’ont fait Martine Aubry et Ségolène Royal en essayant de satisfaire à la fois les uns et les autres, condamner les exactions et dans le même temps avouer les « comprendre » ou les « expliquer » , pourrait aisément être perçu comme une attitude hypocrite doublée d’une manifestation de mansuétude appelant la bienveillance de la justice . Or cette bienveillance semble déjà par avance acquise du fait que ces comportements constatés, inadmissibles et surtout répréhensibles parce que délictueux,se répètent pour n’avoir pas été réprimés à temps pour raisons de lenteur habituelle inhérente à cette institution ,et deviennent progressivement une coutume ,situation nouvelle qui les rend impossibles à condamner ,dans le même esprit que le commode alibi de la crise ,des licenciements et du chômage . Et dire ,comme Bernard Thibault le patron de la CGT, qu ‘on n’est « quand même pas au Brésil où les chefs d’entreprise sont obligés d’utiliser des hélicoptères pour voyager de leur bureau à leur domicile » ou qu’ on n’est pas « en Colombie » ,laisse encore de la marge pour les optimistes,mais n’a rien de rassurant pour les pessimistes..
C’est donc sans grande surprise qu’un premier sondage effectué les 1er et 2 avril,voici deux semaines à peine, par l’institut CSA pour « Le Parisien » et « Aujourd’hui en France » nous aura appris que 45% des Français ,voire 55% selon un autre sondage BVA-BPI-Les Echos-France Info réitéré les 10 et 11 avril, approuvent ce qu’il convient d’appeler une chienlit fort préjudiciable à notre économie,et par voie de conséquence à notre niveau de vie, sans qu’ils s’en rendent bien compte,pour avoir sans aucun doute été , depuis longtemps et dès l’école,acquis à l’idée que dans notre pays rien ne peut-être obtenu sans « lutte » ,au point qu’on peut se demander si une entente tacite à propos de cet état d’esprit entre une bonne partie des patrons et les syndicats ne s’est pas ,au fil des décennies , conclue sur le dos des salariés et des consommateurs puisque dans beaucoup d’autres pays voisins de la France et à niveau de développement comparable, salariés et consommateurs s’en sont mieux tirés s’agissant de la progression de leurs conditions d’existence,en fait de leur niveau de vie, sans recourir à ce genre de « revendications sociales » à la française. On ne manquera pas de relever, au passage, cette évolution du pourcentage des approbateurs (de 45 à 55%) en à peine huit jours ,soit une augmentation de 10% qui pourra paraître suspecte à plus d’un observateur intransigeant,et c’est bien cela qui m’a fait utiliser le mot « manipulable » au début de cette note,sauf à envisager que les Français fassent une distinction entre le mot « acceptable » (pour la méthode d’action) dans la question du premier sondage et le mot «  justifiées » (pour les séquestrations de cadres et de patrons ) dans le second,là où il n’y a aucune raison d’en faire puisque dans les deux cas il s’agit d’approbation des séquestrations.

Dans ces conditions ,il y a tout lieu de penser que la promesse de Nicolas Sarkozy faite à Venelles restera sans suite,comme beaucoup d’autres faites depuis qu’il a été élu ,parce que la justice ne remplira pas correctement son rôle comme on a pu s’en rendre compte dans un passé récent chaque fois qu’il s’est agi d’affaires graves de sabotages ou de violences sur personnes impliquant des syndiqués ou des salariés n’appartenant à aucun syndicat ayant dépassé les bornes des méthodes traditionnelles et légales de revendication mais toutefois désavoués ,et pour cause ,par les syndicats pourtant tout heureux de pouvoir tirer bénéfice de leurs méfaits. Dans ces cas la justice aura su faire montre de clémence tout simplement pour,selon la formule habituelle, « préserver la paix sociale » ,une bonne excuse,soit dit en passant, maintes fois invoquée quand mille ou mille cinq cents « salariés » occupaient les abords immédiats de l’entrée principale ,voire les rues adjacentes , d’un tribunal où devait se juger une affaire de ce type ,pour ne pas faire oublier leur  force de dissuasion .Mais en ces occasions jamais cependant des magistrats,par la voix de leurs syndicats, ne se sont plaints de voir leur institution subir des « pressions inadmissibles » comme ils le font systématiquement à l’encontre du président de la République ou de la ministre de la Justice dès que l’un ou l’autre ouvrent la bouche à propos de justice ou d’affaires scabreuses.
Nul ne sera étonné alors que les victimes de ces agissements ,les patrons eux-mêmes ou leurs cadres ne portent jamais plainte ou ne le font que très rarement,parce qu’ils ont compris depuis fort longtemps que cela ne servirait à rien,que ce serait de l’argent et du temps perdus ,et que même si des syndicalistes ou leurs suppôts « incontrôlables » devaient être condamnés,ce ne serait que symboliquement puisque ,de toute façon, l’élection d’un nouveau président de gauche,dans trois,huit ou treize ans fournirait à celui-ci la ressource d’amnistier de tels condamnés,comme cela s’était produit avec l’élection de François Mitterrand le 10 mai 1981.

L’envers du décor ,que ne semblent pas percevoir les Français parce que personne n’ose s’aventurer à ramer contre les sondages et l’esprit ambiant en essayant de leur faire comprendre la gravité de ces actes délictueux qu’ils tolèrent,comprennent,expliquent ou encouragent ,est qu’une vaste entreprise de désindustrialisation de leur pays avec les pertes d’emplois conséquentes est en train de se dérouler sous leurs yeux et qu’elle est surtout le fait de sociétés étrangères,surtout américaines,japonaises ou allemandes , qui ont désormais mis sans doute définitivement dans leurs organigrammes une croix sur la France quitte à passer leurs investissements non déménageables et récupérables à pertes et profits ,comme on dit coutumièrement. Et celles , hésitantes, qui ne l’ont pas encore fait ont certainement l‘intention secrète de le faire dans l’attente d’avoir trouvé la solution la plus judicieuse et le moment le plus opportun pour y parvenir ,si un holà n’est pas mis rapidement et fermement à cette situation cauchemardesque qui mènera insensiblement la France à la ruine,parce que les conséquences pour l’emploi n’en sont pas que ponctuelles ou locales lors de la fermeture d’un site spécifique,les effets secondaires ne se manifestent en réalité qu’ultérieurement et avec décalage quand les partenaires ou sous-traitants installés sur notre territoire commencent à subir par à-coups répétés les baisses d’activités dues à ces départs ou disparitions.

Au vu de l’état de délabrement actuel de la France et quand on pense que voici presque dix ans,du 16 au 18 décembre 1999 ,Lionel Jospin,alors Premier ministre , était allé palabrer au Japon devant des journalistes ,des universitaires ou des politiciens lors d’un symposium initié par le journal « Nikkei » ,puis devant le Keidanren ,le Médef japonais ,puisqu’il y a aussi des patrons au Japon, pour leur vanter l’attrait de la France et son modèle ,et que dans son gouvernement on retrouvait ,entre autres, Martine Aubry et Ségolène Royal qui aujourd’hui condamnent mais « comprennent » c’est à dire approuvent les exploits des séquestreurs , espérant sans doute mettre en difficulté le président de la République,le gouvernement et la majorité actuelle, il faut déjà avoir une bonne dose d’inconscience et d’irresponsabilité de la part de ces éminentes dames, qui aspirent l’une ouvertement,l’autre secrètement à la fonction présidentielle.
Quant à Martine Lignières-Cassou,la députée maire de Pau,de la même trempe socialiste ,avait-t-elle vraiment conscience de la stupidité de sa démarche qui consistait,lundi dernier, à faire la grève de la faim pour une journée seulement ce qui n‘est pas une performance en la matière,précisément pour protester contre la fermeture de l’usine Acetex,encore des Américains, qui emploie 350 personnes à Pardies ,dans les Pyrénées- Atlantiques.
Et s’il n’y avait que les séquestrations de patrons!Faut-il donner d’autres exemples de spécificités françaises,comme les blocages de facultés,les sabotages de voies ferrées ou plus simplement leur occupation dans les gares empêchant les trains de partir,les coupures de gaz ,les rackets aux péages autoroutiers,les fauchages ou arrachages de cultures expérimentales qui se pratiquent à visage découvert au vue de tous...

« La France est un territoire attractif » aviez-vous dit ,Monsieur Jospin,aux patrons japonais!
Alors :Attractif, attrape-nigauds ou épouvantail?

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