20 novembre 2009

L'avenir est à nous!

« Investir pour l’avenir » ,le fameux rapport sur « les priorités stratégiques d’investissement et sur l’emprunt national » tant attendu a été remis hier au Président de la République. Je ne l’ai pas encore lu ,par conséquent je m’abstiendrai d’en parler dans cette note.

Consultable sur le site internet de la Présidence de la République où il a été publié hier à 13h30,je me suis simplement borné à parcourir en vitesse ce document de 128 pages avec,toutefois, un arrêt sur image , page 50,où l’on retrouve les 25 membres de la Commission (vingt-deux nommés au dessus de leur signature , page 51, et trois anonymes) ,apparemment tout joyeux.

Vu les postures de certains membres de cette Commission dont j’espère qu’ils n’auront pas été nommés comme l’aurait été Jean Sarkozy si n’y avait pas fait obstacle une grande émotion provoquée tant par ses origines familiales que son très jeune âge et, découlant de cet âge,son normal déficit d’expérience ou de vécu, je suppose qu’on aura bien dû s’amuser à la Commission le jour où cette photo a été prise.

Je reviendrai donc ultérieurement sur ce rapport.

16 novembre 2009

Pour l’OCDE ,le Liechtenstein n’est plus un paradis fiscal

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Le Liechtenstein, petite principauté de 160 km3 et quatrième plus petit pays du monde, une vingtaine de km de longueur sur 8 km de largeur en moyenne,coincée à l’Est de la Suisse,entre le Rhin et la frontière autrichienne, et peuplée de trente cinq mille habitants,soit le deux millième de la population de la France pour arrondir, peu ou prou ,n’est plus considéré depuis mardi dernier 10 novembre 2009 comme un paradis fiscal par l’OCDE, l’Organisation de coopération et de développement économiques .Ce petit état alpin a été rayé de la liste grise des paradis fiscaux après la signature , ce 10 novembre ,d’un accord lui permettant d’être désormais en conformité avec les règles édictées par cette organisation en matière d’échange d’informations fiscales et de secret bancaire.

Un paradis fiscal, le grand public sait plus ou moins vaguement ce que c’est: un petit pays, en général, qui fait payer moins d’impôts à ses citoyens,bien sûr,mais aussi aux étrangers qui viennent y faire leurs opérations financières ou y gérer une partie de leur fortune liquide,voire immobilière à en juger ,lorsque nous sommes sur place ,par exemple à Vaduz ,la capitale du Liechtenstein , de la destination se devinant à partir des enseignes y figurant ostensiblement et de la qualité architecturale des beaux immeubles qui semblent dépasser en valeur les capacités financières supposées des habitants d’une ville ordinaire de 7.000 habitants dans cette région de l’ Europe .

Sur le plan global de la fraude et de l’évasion fiscale, la présentation un peu plus honorable de cette principauté induite par cet accord ne risque pas d’apporter de grands changements et nous pouvons faire confiance sur ce point aux délinquants en col blanc pour trouver une parade à cette petite déconvenue à laquelle ils devaient s‘attendre depuis quelques années. En outre ces délinquants auront déjà été assez aidés avec , dans leurs propres pays, les récentes fusions de banques ou les faillites d’autres consécutives à la crise bancaire de l‘an dernier, un nouveau contexte qui, en cas d’enquête, ne rendra pas très aisées les recherches de documents écrits et signés compromettants ayant servi de support aux traces informatiques, elles par contre facilement décelables.
Dans les banques rescapées après récupération des miettes des banques disparues à jamais mais qu‘auront déserté à temps les fraudeurs, que va-t-il se passer avec tout le remue-ménage provoqué par  les déplacements et regroupements d’archives, les nouvelles destinations de ces dernières et les méthodes de leur gestion bousculées occasionnellement ,sans négliger l’impact des mutations ,mises à la retraite anticipée ou licenciements de personnels compétents ayant opéré dans ces secteurs des banques qui auraient pu s’avérer coopératifs pour des enquêteurs de la justice ou d’organismes de contrôle de l’institution financière? Ces enquêteurs indésirables ne vont-ils pas ainsi se retrouver dans de véritables labyrinthes ,et ,tandis que les jours, les semaines,les mois et les ans passeront,les voyous n’auront pas perdu de temps et auront filé sous d‘autres cieux plus cléments ,étant là tout à fait dans leur élément?

Le problème des paradis fiscaux, en réalité ,remonte à leur origine, lorsqu’ils sont peu à peu apparus comme tels et c’est sur ce point que les dirigeants et responsables politiques des pays fiscalement lésés ne se sont vraiment jamais penché sérieusement ,ne s’y penchent toujours pas, ou, peut-être ,et sans leur faire de procès d’intention,ne veulent pas se pencher suffisamment. Ils ne savent pas regarder et observer autour d’eux, ils ne savent pas remarquer,le réflexe leur manquant, comment c’est dans les autres pays, préoccupés qu’ils sont par leur réélection prochaine, par ce qui se dit sur leur opposant ,ne pensant qu’à se faire valoriser par des médias complaisants à propos de broutilles. Car s’il existe des paradis fiscaux sur cette terre,c’est qu’il y a nécessairement des enfers fiscaux,en toute logique. Comme il n’y aurait pas de riches s’il n’y avait pas de pauvres, comme il n’y aurait pas de grands s’il n’y avait pas de petits…

Or, pour lutter contre ce phénomène des paradis fiscaux pénalisant pour leur pays , la première démarche de la part de ces responsables politiques ne devrait-elle pas être de chercher à comprendre comment un pays devient un paradis fiscal pendant que ,simultanément en raison de la logique édictée plus haut, leur propre pays se mue en enfer fiscal?
Prenons deux exemples.
Pour le premier type de pays,Le Liechtenstein, et pour le second, la France. Les quelques photos reproduites ci-dessous,donneront tout de suite une piste de réflexion . Celles prises à Vaduz l’ont été un dimanche matin d’automne,ce qui explique l’absence de monde sur les trottoirs et l’absence de voitures dans la rue ou sur les parkings ,un moment idéal pour prendre des photos sans gêner personne ni être gêné par quiconque, comme cela arrive fâcheusement en période de forte fréquentation touristique.

 
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« willkommen »  ,« welcome » ,alors les Français ignorés,pas assez nombreux ou malvenus?


 
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Seulement le nom de la petite ville alsacienne, sans doute parce que « Déconvenue » eut été plus approprié que « Bienvenue »?


 
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Un panneau d’information à l’attention des touristes à Vaduz.Impeccable,rien à redire.


 
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Un panneau à objet identique en France à proximité d’un barrage hydroélectrique .


 
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Un autobus qui ne ferait pas long feu dans le « 93 » ,  « neuf trois », « neuf cube » ou à Strasbourg un soir de réveillon !


 
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Deux containers à déchets sous abris à Vaduz. .


 
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Deux autres en France!


 
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Le vieux pont de bois qui enjambe le Rhin et permet de passer de la Suisse (à gauche) au Liechtenstein. Interdiction de fumer,Interdit aux automobiles et aux cyclomoteurs. Qui pourrait nous assurer qu’en France un tel pont ne servirait pas de refuge à des SDF,de lieu de toutes sortes de trafics ,tout en étant inaccessible pour la police risquant le caillassage de ses véhicules ,ou qu’il n’aurait pas été déjà incendié ,volontairement et criminellement ,depuis longtemps? Un autre pont moderne existe,à quelques centaines de mètres,bien entendu.
 

 
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Un pont en France. Il faut déjà avoir de bons moyens techniques pour décrasser le béton et pouvoir inscrire à cette hauteur le nom d’un candidat à la présidence de la République soutenu par des défenseurs de l’environnement et aussi être aidé par de bons soutiens financiers .Cela n’a pas dû se faire de manière inaperçue, et on aura laissé faire,comme de bien entendu.


 
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Un autre pont. Commentaire inutile, sinon que les gribouillis ne sont pas la signature du concepteur de ce bel ouvrage.


 
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Vaduz,un type d'immeuble de grand standing pour nous Français.


 
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Vaduz.Un autre immeuble agrémenté de verdure. .


 
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Vaduz.Cet immeuble n'est pas un projet architectural et existe bel et bien.


 
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Vaduz.Adossé à la montagne toute proche,le palais princier surplombe la ville et la vallée du Rhin,très souvent embrumée le matin.


Après cela ,en hauts lieux ,tant ministériels,que patronaux ou syndicaux ,on viendra pleurnicher parce que les touristes étrangers boudent notre pays,ou encore que financiers ou industriels étrangers rechignent à venir y investir et créer des emplois alors que s’agissant du cadre de vie et de l’environnement tous les efforts entrepris ,avec les milliards d’euros cumulés et qui sont ou qui ont été engloutis par l’État,les villes,les collectivités territoriales depuis des décennies,sont voués à l’échec du fait qu ’ en tous domaines, des gens employés et payés par l’État ,et donc par nous contribuables, démissionnent de leurs responsabilités ou sont purement et simplement incompétents.

Voilà seulement,entre autres causes visibles sans se forcer à chercher, ce qui amène un pays à devenir un enfer fiscal, et c’est assez facile à comprendre.
Entre autres,parce qu'il faudrait bien sûr parler de tous les autres gaspillages,de toutes les gabegies qui font chaque année,et très partiellement,les délices des rapporteurs de la Cour des Comptes,laquelle n'empêche pas que cela continue.Pourraient être mentionnés les projets de grands travaux d'équipement en phase terminale ou déjà en cours de commencement tels qu'aéroports,autoroutes,centrales nucléaires,voies ferrées,canaux... abandonnés sur décision de la justice administrative ou sur décision politique à la suite d'une alternance.

Le problème reste que nos responsables ne se sont jamais tellement préoccupés des incidences financières et fiscales de ces méfaits aussi longtemps que la France,grande puissance industrielle depuis deux siècles mais de moins en moins aujourd'hui,progressait,d'une progression où des "petits moins" ne faisaient qu'affaiblir en douceur des "grands plus" si bien que personne ne s'apercevait de rien au moment de la déclaration et du paiement de ses impôts.
Mais aujourd'hui,le résultat est là,il n'y a plus de "grand plus",seuls les "petits moins" continuent allègrement leur sape.

26 octobre 2009

Le changement d’horaire est-il vraiment bon pour la planète?

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Depuis hier matin,plus précisément à deux heures,nous sommes revenus à l’heure d’hiver qui était aussi l’heure de toute l’année avant que cette habitude d’avancer d’une heure sa montre au printemps ou de la retarder d'autant en automne ne soit rentrée dans les moeurs à partir de 1976,soit disant pour « économiser de l’énergie » en faisant coïncider l’horaire d’activité avec la lumière du soleil de manière à réduire la consommation d’électricité à fin d’ éclairage.

Si personne n’est en mesure de chiffrer exactement ce qui est économisé par cette mesure plus que douteuse quant à son efficacité ou , à l’opposé, ce qui est gaspillé du fait des incidences collatérales ,il ne sera jamais davantage dit qu’hier beaucoup de montres,beaucoup de réveils,beaucoup d’horloges auront été détraqués ou seront devenus objets bons pour la déchetterie ,par suite de manipulations maladroites ou non conformes à des instructions d’usage oubliées avec le temps,de la part de gens qui voulaient se « mettre » à l’heure, et qui auront appris à leurs dépens qu’ à notre époque où l’on ne trouve plus que des objets manufacturés fragiles et non réparables fabriqués hors de France il vaut mieux éviter ,lorsqu’on le peut,de toucher à quelque chose qui marche bien ,à plus forte raison s’il s’agit d’une montre, d’un réveil classique,d'une horloge dans une voiture . Il est fort probable également que des bénévoles dans certains petits villages ou même des professionnels venus la veille ou l'avant-veille, se seront cassé la figure en voulant « ajuster » les aiguilles de vieilles horloges de clochers ou d’édifices publics non munies d’automatisme de réglage d’heure . Pour rien.

Au final ce qui aura été une bonne affaire pour les horlogers ou les bijoutiers et un supplément de travail pour les collecteurs de déchets,aura trouvé sa contrepartie dans une perte de pouvoir d’achat des consommateurs malchanceux,certes fort modeste,mais regrettable quand même parce qu’elle pourrait être évitable et que le pouvoir d’achat risque fort de revenir à l’ordre du jour dans un tout proche avenir.

Sans doute une telle mesure,pratiquée dans le passé,avant ou pendant la seconde guerre mondiale, pouvait-elle avoir une incidence heureuse sur la facture d’électricité quand seul l’éclairage en nécessitait la consommation. Ce n’est plus le cas depuis longtemps avec l’arrivée des appareils électroménagers -téléviseurs,aspirateurs,réfrigérateurs,congélateurs,machines à laver,ascenseurs, barrières ou portes automatiques,vidéosurveillance et autres appareils portables divers dont les batteries,jamais identiques, doivent être rechargées,des appareils-photo aux téléphones en passant par les rasoirs électriques ou les perceuses - qui consomment à la demande indépendamment du fait qu‘il fasse jour ou nuit,et pour lesquels des dispositifs d’économie d’énergie ont été mis au point depuis des lustres sans qu’il ait été nécessaire de fixer arbitrairement des horaires d’utilisation .

D’autre part,puisque les ampoules à incandescence sont appelées à disparaître et que nous allons avoir des lampes très économes en énergie,d’ une longévité supérieure mais ,dans l’immédiat, d’un prix nettement plus élevé ,puisqu’il ne se trouve plus que cela dans les magasins ,et qu'en conséquence les économies nettes en énergie, hier pratiquement nulles, le seront donc encore plus demain ,ne serait-ce pas actuellement le moment le plus approprié pour mettre un terme à ce cirque inutile,source de complications de l'existence dont on pourrait bien se passer ,mais qui se reproduit deux fois par an et qui est l’objet de beaucoup de conversations en privé ou au travail pendant deux ou trois jours, même si cela peut faire oublier les autres soucis du moment,comme le chômage ou l‘insécurité ? Et ce d'autant plus que depuis six ou sept ans avec la généralisation des 35 heures et des journées de travail raccourcies d'une heure en moyenne,il est devenu plus qu' aisé de faire coïncider l'activité avec la lumière du soleil si tel était bien l'objet initial de la mesure entrée dans les faits depuis 1976.

D’aucuns avanceront que cela pourrait faire problème avec les pays voisins au niveau des transports ferroviaires ou aériens ce qui nécessiterait une concertation internationale. Oui. Et alors ,et après ?

Pourquoi la France ne pourrait-elle pas faire cavalier seul,comme elle vient de le faire en instaurant la taxe carbone qui ,à coup sûr, ne sera pas plus bénéfique pour la planète que ne l’est cette fichue heure d’été ?

 
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19 octobre 2009

Le dialogue des cigognes

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Du haut de leur nid quelque part en Alsace deux cigognes discutent à voix basse.
« Alors bientôt le départ pour les pays chauds? »
« Crois-tu que lorsque nous reviendrons au printemps prochain nous allons pouvoir faire une liste pour les régionales? »
« Tu vois,je me suis posé aussi la même question,quand j'ai appris qu'un chien -même pas savant- ,oui ,un simple chien ou une chèvre ordinaire de Saône-et-Loire pourraient se faire facilement élire à Neuilly-sur-Seine . »
« Oui,et que penses-tu de la situation dans ce pays? »
« Tu as vu l’état du toit sur lequel nous avions bâti notre vie? »
« Oui, quelques petites réparations seraient bienvenues... »
« T’en fais pas,il va y avoir le grand emprunt ... »
« Oui ,seulement il y a pire dans d’autres régions .Gandrange,pas loin d‘ici,tu as entendu parler ? »
« Pourtant ,les contrats pleuvent,et les statistiques de notre économie vont dans le bon sens . »
« Oui ,c’est vrai,mais les statistiques habilement présentées c’est comme le maquillage qui ne fait que rendre une apparence de beauté. Une ruine cachée ou embellie reste toujours une ruine...  »
« Tout fout le camp »...


Oui, tout fout le camp,et si cela semble irréversible depuis plusieurs décennies comme il est possible de le constater sur les photos ci-dessous reproduites,ne va-t-il pas y avoir amplification du phénomène ,à constater que l'amélioration du sort des Français au vu du débat politique actuel semble être le dernier des soucis de nos politiciens?

 
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26 septembre 2009

Déficit de la Sécurité sociale: raconter n’importe quoi pour augmenter les cotisations ou réduire les remboursements

Les charges de la Sécurité sociale vont sans cesse augmentant ,cela tout le monde le sait. Chaque année le déficit réapparaît alors qu’il avait été claironné l’année précédente que le retour à l’équilibre serait garanti pour l’année suivante.
C’est là un sujet facile pour un rapport de la Cour des Comptes à laquelle il suffit,pour donner dans la sensation et nous rappeler qu'elle existe, de faire un copier-coller depuis un précédent rapport et de modifier certains chiffres. Une nouvelle augmentation des cotisations,ou une nouvelle diminution des remboursements , est toujours facile à faire avaler au bon peuple,parce qu’on lui répète inlassablement que son système de protection le satisfait pleinement et surtout,production de sondages à l’appui,qu’il y tient absolument.

D’accord,les gens sont libres de penser ce qu’ils veulent et de croire n’importe quels boniments.

Encore faudrait-il qu’il y ait cohérence dans cet amas de « vérités » bon marché qu’on leur livre.

Dernier exemple en date,dans une dépêche de l’agence Reuters ,datée d’hier,25 septembre 2009,18h10 ,intitulée « Face au déficit de la Sécurité sociale,les mentalités évoluent » ,où il est dit que le déficit de cet organisme pourrait atteindre 20 milliards d’euros cette année et ,pire, 30 milliards en 2010,c’est à dire l’an prochain,je lis et relève cette phrase qui devrait interpeller nos compatriotes les moins amnésiques:

« Le vieillissement de la population,la montée des maladies chroniques et la raréfaction des médecins sont les trois éléments qui participent à la hausse des coûts de la santé »,souligne ce polytechnicien ».

Le polytechnicien dont il s’agit est Thierry Zylberberg, présenté dans la dépêche en question comme « directeur de la division santé chez Orange ».
Nous aurons bien lu dans cette phrase « la raréfaction des médecins » !

Et que lisaient ,le jeudi 10 octobre 1996,il y a treize ans à deux semaines près, à la une du journal « Le Parisien »?
Ceci:

ON VEUT LES METTRE EN PRERETRAITE

Il y a 14 000

médecins en trop


La Caisse nationale d’assurance maladie propose de réduire le nombre,jugé trop élevé,de praticiens en France. Des sureffectifs coûteux pour le budget de la Sécurité sociale au moment où le gouvernement négocie un retour aussi rapide que possible à l’équilibre.


Je n’invente pas. Alors ne rêvons pas ,le « retour aussi rapide que possible » n’est sans doute pas encore pour demain.
Voir ci-dessous la reproduction partielle de la "une" du Parisien du 10 octobre 1996.

 
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17 avril 2009

Séquestrations,prises d'otages,retenues,pressions...Qu'est devenue l'attractivité de la France?

« Qu’est-ce que c’est que cette histoire d’aller séquestrer les gens?On est dans un État de droit,il y a une loi qui s’applique,je la ferai respecter ». C’est en ces termes et à propos des séquestrations de patrons ou de leurs subalternes que s’est exprimé Nicolas Sarkozy,à Venelles,dans les Bouches-du-Rhône ,le mardi 7 avril 2009,lors d’un de ses déplacements en province dont il est si coutumier.

Désormais,et si l’on ne peut même pas espérer quelques pauses le temps des vacances scolaires qui habituellement relèguent l’intérêt pour l’actualité économique ou sociale au second plan des préoccupations des esprits les plus facilement manipulables, il ne se passe plus une semaine dans notre pays sans que l’on apprenne qu’ici un patron a été privé de sa liberté de mouvement dans sa propre entreprise,que là aura été contraint de passer une ou plusieurs nuits dans son bureau un directeur des  ressources humaines,autrement dit un chef du personnel,lui même salarié chargé d’une pénible besogne néanmoins prévue dans ses attributions ,crise ou pas crise, celle d’annoncer aux responsables syndicaux les réductions d’effectifs conséquentes à une baisse d’activité de leur entreprise et les plans sociaux qui les formalisent ,ou qu’ailleurs, encore, ce sont des cadres mêlés en rien à un conflit interne soumis sur leur lieu de travail à des violences pour avoir eu le malheur de se trouver par hasard en face d’excités bien conscients de la gravité de leurs actes,néanmoins sans crainte de sanction parce qu’ayant compris qu’il régnait en France,aujourd’hui plus que jamais depuis plus de trente ans, une atmosphère de laxisme,de démission des autorités politiques,administratives ,policières et judiciaires dont ils ne pouvaient pas ne pas profiter ,à l’instar des délinquants primaires adeptes du « pas vu pas pris » ou du « pris sans grand risque » et pour cause ,les prisons étant déjà que trop remplies bien au delà de leur capacités d’accueil.

Il aura suffi que le président de la République aborde le problème de ces séquestrations ou « retenues » , une spécificité toute française selon certains sociologues ou analystes ,mais tout de même un peu tardivement,vraisemblablement parce que personne parmi nos grands penseurs n’en a pris auparavant l’initiative, pour que soient rendues publiques dans la foulée et en réaction , puis immédiatement confortées par des sondages, diverses opinions exprimées par les ténors de la vie politique française.
Si celles hautement approbatives émanant de l’extrême gauche n’ont rien de surprenant pour autant qu’une telle situation de chaos puisse préfigurer un mouvement révolutionnaire espéré par cette mouvance politique comme imminent depuis au moins un siècle ,on ne pourra que trouver fort navrants les encouragements tacites, dans la mesure où ,comme l’ont fait Martine Aubry et Ségolène Royal en essayant de satisfaire à la fois les uns et les autres, condamner les exactions et dans le même temps avouer les « comprendre » ou les « expliquer » , pourrait aisément être perçu comme une attitude hypocrite doublée d’une manifestation de mansuétude appelant la bienveillance de la justice . Or cette bienveillance semble déjà par avance acquise du fait que ces comportements constatés, inadmissibles et surtout répréhensibles parce que délictueux,se répètent pour n’avoir pas été réprimés à temps pour raisons de lenteur habituelle inhérente à cette institution ,et deviennent progressivement une coutume ,situation nouvelle qui les rend impossibles à condamner ,dans le même esprit que le commode alibi de la crise ,des licenciements et du chômage . Et dire ,comme Bernard Thibault le patron de la CGT, qu ‘on n’est « quand même pas au Brésil où les chefs d’entreprise sont obligés d’utiliser des hélicoptères pour voyager de leur bureau à leur domicile » ou qu’ on n’est pas « en Colombie » ,laisse encore de la marge pour les optimistes,mais n’a rien de rassurant pour les pessimistes..
C’est donc sans grande surprise qu’un premier sondage effectué les 1er et 2 avril,voici deux semaines à peine, par l’institut CSA pour « Le Parisien » et « Aujourd’hui en France » nous aura appris que 45% des Français ,voire 55% selon un autre sondage BVA-BPI-Les Echos-France Info réitéré les 10 et 11 avril, approuvent ce qu’il convient d’appeler une chienlit fort préjudiciable à notre économie,et par voie de conséquence à notre niveau de vie, sans qu’ils s’en rendent bien compte,pour avoir sans aucun doute été , depuis longtemps et dès l’école,acquis à l’idée que dans notre pays rien ne peut-être obtenu sans « lutte » ,au point qu’on peut se demander si une entente tacite à propos de cet état d’esprit entre une bonne partie des patrons et les syndicats ne s’est pas ,au fil des décennies , conclue sur le dos des salariés et des consommateurs puisque dans beaucoup d’autres pays voisins de la France et à niveau de développement comparable, salariés et consommateurs s’en sont mieux tirés s’agissant de la progression de leurs conditions d’existence,en fait de leur niveau de vie, sans recourir à ce genre de « revendications sociales » à la française. On ne manquera pas de relever, au passage, cette évolution du pourcentage des approbateurs (de 45 à 55%) en à peine huit jours ,soit une augmentation de 10% qui pourra paraître suspecte à plus d’un observateur intransigeant,et c’est bien cela qui m’a fait utiliser le mot « manipulable » au début de cette note,sauf à envisager que les Français fassent une distinction entre le mot « acceptable » (pour la méthode d’action) dans la question du premier sondage et le mot «  justifiées » (pour les séquestrations de cadres et de patrons ) dans le second,là où il n’y a aucune raison d’en faire puisque dans les deux cas il s’agit d’approbation des séquestrations.

Dans ces conditions ,il y a tout lieu de penser que la promesse de Nicolas Sarkozy faite à Venelles restera sans suite,comme beaucoup d’autres faites depuis qu’il a été élu ,parce que la justice ne remplira pas correctement son rôle comme on a pu s’en rendre compte dans un passé récent chaque fois qu’il s’est agi d’affaires graves de sabotages ou de violences sur personnes impliquant des syndiqués ou des salariés n’appartenant à aucun syndicat ayant dépassé les bornes des méthodes traditionnelles et légales de revendication mais toutefois désavoués ,et pour cause ,par les syndicats pourtant tout heureux de pouvoir tirer bénéfice de leurs méfaits. Dans ces cas la justice aura su faire montre de clémence tout simplement pour,selon la formule habituelle, « préserver la paix sociale » ,une bonne excuse,soit dit en passant, maintes fois invoquée quand mille ou mille cinq cents « salariés » occupaient les abords immédiats de l’entrée principale ,voire les rues adjacentes , d’un tribunal où devait se juger une affaire de ce type ,pour ne pas faire oublier leur  force de dissuasion .Mais en ces occasions jamais cependant des magistrats,par la voix de leurs syndicats, ne se sont plaints de voir leur institution subir des « pressions inadmissibles » comme ils le font systématiquement à l’encontre du président de la République ou de la ministre de la Justice dès que l’un ou l’autre ouvrent la bouche à propos de justice ou d’affaires scabreuses.
Nul ne sera étonné alors que les victimes de ces agissements ,les patrons eux-mêmes ou leurs cadres ne portent jamais plainte ou ne le font que très rarement,parce qu’ils ont compris depuis fort longtemps que cela ne servirait à rien,que ce serait de l’argent et du temps perdus ,et que même si des syndicalistes ou leurs suppôts « incontrôlables » devaient être condamnés,ce ne serait que symboliquement puisque ,de toute façon, l’élection d’un nouveau président de gauche,dans trois,huit ou treize ans fournirait à celui-ci la ressource d’amnistier de tels condamnés,comme cela s’était produit avec l’élection de François Mitterrand le 10 mai 1981.

L’envers du décor ,que ne semblent pas percevoir les Français parce que personne n’ose s’aventurer à ramer contre les sondages et l’esprit ambiant en essayant de leur faire comprendre la gravité de ces actes délictueux qu’ils tolèrent,comprennent,expliquent ou encouragent ,est qu’une vaste entreprise de désindustrialisation de leur pays avec les pertes d’emplois conséquentes est en train de se dérouler sous leurs yeux et qu’elle est surtout le fait de sociétés étrangères,surtout américaines,japonaises ou allemandes , qui ont désormais mis sans doute définitivement dans leurs organigrammes une croix sur la France quitte à passer leurs investissements non déménageables et récupérables à pertes et profits ,comme on dit coutumièrement. Et celles , hésitantes, qui ne l’ont pas encore fait ont certainement l‘intention secrète de le faire dans l’attente d’avoir trouvé la solution la plus judicieuse et le moment le plus opportun pour y parvenir ,si un holà n’est pas mis rapidement et fermement à cette situation cauchemardesque qui mènera insensiblement la France à la ruine,parce que les conséquences pour l’emploi n’en sont pas que ponctuelles ou locales lors de la fermeture d’un site spécifique,les effets secondaires ne se manifestent en réalité qu’ultérieurement et avec décalage quand les partenaires ou sous-traitants installés sur notre territoire commencent à subir par à-coups répétés les baisses d’activités dues à ces départs ou disparitions.

Au vu de l’état de délabrement actuel de la France et quand on pense que voici presque dix ans,du 16 au 18 décembre 1999 ,Lionel Jospin,alors Premier ministre , était allé palabrer au Japon devant des journalistes ,des universitaires ou des politiciens lors d’un symposium initié par le journal « Nikkei » ,puis devant le Keidanren ,le Médef japonais ,puisqu’il y a aussi des patrons au Japon, pour leur vanter l’attrait de la France et son modèle ,et que dans son gouvernement on retrouvait ,entre autres, Martine Aubry et Ségolène Royal qui aujourd’hui condamnent mais « comprennent » c’est à dire approuvent les exploits des séquestreurs , espérant sans doute mettre en difficulté le président de la République,le gouvernement et la majorité actuelle, il faut déjà avoir une bonne dose d’inconscience et d’irresponsabilité de la part de ces éminentes dames, qui aspirent l’une ouvertement,l’autre secrètement à la fonction présidentielle.
Quant à Martine Lignières-Cassou,la députée maire de Pau,de la même trempe socialiste ,avait-t-elle vraiment conscience de la stupidité de sa démarche qui consistait,lundi dernier, à faire la grève de la faim pour une journée seulement ce qui n‘est pas une performance en la matière,précisément pour protester contre la fermeture de l’usine Acetex,encore des Américains, qui emploie 350 personnes à Pardies ,dans les Pyrénées- Atlantiques.
Et s’il n’y avait que les séquestrations de patrons!Faut-il donner d’autres exemples de spécificités françaises,comme les blocages de facultés,les sabotages de voies ferrées ou plus simplement leur occupation dans les gares empêchant les trains de partir,les coupures de gaz ,les rackets aux péages autoroutiers,les fauchages ou arrachages de cultures expérimentales qui se pratiquent à visage découvert au vue de tous...

« La France est un territoire attractif » aviez-vous dit ,Monsieur Jospin,aux patrons japonais!
Alors :Attractif, attrape-nigauds ou épouvantail?

04 février 2009

Cinq milliards d’Euros pour aider Airbus à vendre ses avions

Dans un entretien au Journal du Dimanche du 16 janvier 2000,il y a un peu plus de neuf ans, Noël Forgeard patron d’Airbus Industrie à l’époque , estimait le potentiel de vente de l’A380 ,avion géant de 800 places assises, à 1200 appareils à l’horizon 2020 et « si tout va bien » la mise en service des premiers exemplaires fabriqués pour le troisième trimestre 2005,sans connaître même la localisation future des deux sites où serait construit cet avion.

Mais voilà,nous étions en France,pays de râleurs trouvant toujours au pouvoir des politiciens prêts à n’importe quelle concession pour s’y maintenir. Et que d’embûches pour la société constructrice avant que la production ne se mette en route pour de bon !

-8 mai 2001: premiers soucis que n’auraient jamais eus les concepteurs et réalisateurs d’un tel projet quarante ans plus tôt,des collectifs de riverains organisaient un pique-nique et faisaient signer des pétitions du genre : « L’abus de pouvoirs publics est dangereux pour la forêt » , craignant que la route départementale 17 traversant la vallée de la Save ,près de Toulouse, ne soit transformée en route pour « gros gabarits » .Les problèmes commençaient pour le transport des pièces et équipements prévu pour démarrer fin 2003...

-25 juillet 2001: dans « le Monde » ,les Verts ,au pouvoir à ce moment là dans le gouvernement Jospin ,voyaient dans cette affaire de route à grand gabarit « un crime pour la démocratie » !

-23 octobre 2003: le projet se concrétisait progressivement ,fabrication des premières pièces de l’avion ,à Nantes,avion qui avait déjà été commandé à une centaines d’exemplaires. Son vol inaugural était programmé pour fin 2004.

-20 mai 2004: alors que les commandes se chiffraient à 129 unités,la compagnie anglaise Virgin,demandait un délai de livraison supplémentaire de 18 mois ,au moins ,pour ses six exemplaires commandés,et pour raison de retard dans l’aménagement de pistes à l’aéroport de Los Angeles.

-18 janvier 2005: l’A 380 qui n’avait pas encore volé était présenté lors d’une grandiose cérémonie où se retrouvaient quatre chefs d’État. La route à très grand gabarit Langon-Toulouse -240 km- avait pu être réalisée.

-27 avril 2005: vol inaugural ,pratiquement sans retard,à quatre mois près quand même, sur le planning initial.

-8 août 2005: la compagnie Singapour Airlines se plaignait d’un retard dans la programmation des livraisons,bien que des compensations fussent prévues.

-6 avril 2006: blocage non loin de l’arrivée à l’usine d’assemblage, par des étudiants anti-CPE , d’un convoi de pièces pendant près de trois heures ,comme si le constructeur avait besoin de cela en plus de problèmes techniques qui devaient par la suite retarder les livraisons. Les étrangers ,acquéreurs potentiels de ce bel avion, observaient,ce qui peut se comprendre, mais ne disaient rien.

-7 novembre 2006: une compagnie américaine annulait une commande de 10 exemplaires au motif qu’il ne lui était pas possible d’attendre deux ans supplémentaires pour être livrée. Elle se tournait vers Boeing.

-28 février 2007 : Après plusieurs changements de têtes à la direction d’Airbus,un plan de restructuration ,manie de tout nouveau dirigeant d’une entreprise venu de l’extérieur, prévoyait 10.000 suppressions d’emplois sur 57.000,mais sans licenciements secs. S’en suivaient des grèves… qui rappelaient gentiment aux acheteurs potentiels que l’A 380 Airbus était fabriqué en France.

-15 octobre 2007: Singapore Airlines obtenait enfin livraison de son premier A 380 , avec 18 mois de retard sur le calendrier initial. Le bel avion ferait son premier vol commercial dix jours plus tard.

Fin août 2008 : 198 commandes fermes enregistrées.
Sur fond de sommets atteints par le prix du baril de pétrole,et de baisse du dollar, par conséquent concurrence plus sérieuse de Boeing , plus pénalités pour retards de livraisons ,entre autres, débouchaient sur de graves problèmes de trésorerie pour l’avionneur de Toulouse.
Les compagnies acheteuses d’avions ont aussi commencé à souffrir de ces problèmes,par suite de la crise financière. Des banques vont les aider et ,pour cela,doivent recevoir prochainement de l’État, 5 milliards d’Euros , en dépannage .
Si tout va bien, une quarantaine d’A 380 auront été livrés à la fin de cette année.

Mais combien d’avions de ce type , en plus, auraient été commandés ,livrés et payés avant la crise financière ,sans les problèmes exposés plus haut, sans le garrot des 35 heures ,ce qui aurait à coup sûr, évité une telle aide?
Ça n’aurait pas créé du pouvoir d’achat cela,en salaires supplémentaires versés ?

Personne n’a posé cette question à Martine Aubry,quand elle a présenté le 21 janvier dernier son plan de relance .Évidemment,comme toujours.
Avec la « crise » ,les 1.200 A 380 espérés par Noël Forgeard le 16 janvier 2000 pour l’horizon 2020 risquent fort de devenir un mauvais rêve. Faut-il prendre rendez-vous,en espérant que l’aéronautique française n’aura pas,d’ici là , fini comme la sidérurgie ?

Associations contre…, coordinations pour…, écologistes, grévistes,problèmes techniques à ne jamais écarter ,rivalités de carriéristes pour les places les plus lucratives …c’est la France telle que les étrangers qui font des affaires commerciales avec elle apprennent à la connaître à leurs dépens. Une France qui doit payer aujourd’hui les erreurs faites il y a dix ans par nos bons socialistes.

02 février 2009

Les grèves,Nicolas Sarkozy,Jacques Attali , Dominique Strauss-Kahn et les autres

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Nicolas Sarkozy ,dont les syndicalistes de notre pays lors de manifestations ou de déclarations colportées par les médias ne manquent jamais de rappeler les sorties,quelquefois surprenantes,il est vrai,avait déclaré le samedi 5 juillet 2008,lors du Conseil National de l’UMP :« Désormais ,lorsqu’il y une grève en France,personne ne s’en aperçoit ».

Cette phrase tous les Français s’en sont rappelés.
Mais personne ,dans les médias ou les sphères autorisées ,parmi ceux qui se disent « économistes », n’aura noté que le mot « grève » ne figurait pas une seule fois dans le rapport de la Commission pour la Libération de la Croissance Française (CLCF) ,communément appelé « Rapport Attali » ,rapport plus qu’un peu perdu de vue depuis quelques mois,non sans avoir provoqué grogne ,manifestations ou grèves ,dans les milieux professionnels que son auteur souhaitait voir évoluer dans un sens pas toujours heureux ou bénéfique autant pour eux que pour les Français. Ainsi aucune,parmi la quarantaine de personnalités venues de divers horizons et composant cette commission , n’aurait songé à donner le moindre avis sur les grèves en France ou recommander la modération sur ce point coté syndicats de salariés et la pédagogie coté employeurs. Pas mal,n’est-ce pas?

Monsieur Attali serait-il donc aussi sourd que notre président ?Ne s’informe-t-il pas,ou alors considèrerait-t-il que l’absence d’ activité productrice de ces gens qui ,jeudi 29 janvier ,ont fait grève, compterait pour zéro dans le chiffre de la croissance française calculée par nos bons statisticiens de l‘INSEE? Pourtant ce sont eux,grévistes ,manifestants, ou leurs ascendants, qui ont élu en 1981 et réélu en 1988 François Mitterrand qui aura fait de Jacques Attali son conseiller particulier,ce qui oblige quand même les gens de gauche soit à le reconnaître comme un des leurs et non des moindres,un des rares « vétérans » qui aient réussi à surpasser l’usure du temps,soit à se résigner à constater qu’il aurait évolué sous la pression des faits et de l’évolution du monde.

Parce que les grèves en France ,par leur répétitions kaléidoscopiques , peuvent difficilement être envisagées comme faits négligeables quant à leur incidence sur le volume de la production de biens et de richesses,sauf à envisager qu’elles ne constitueraient qu’un amusement ou un passe temps pour les syndicalistes qui s’échinent à faire croire qu’une « journée d’action » est toujours meilleure que la précédente ou moins bonne que la suivante, et une mauvaise farce pour les productifs qui font vivre le reste de la population. Ce à quoi il faudrait ajouter un phénomène moins perceptible par une grande majorité de nos concitoyens à savoir l’incidence sur le jugement d’investisseurs étrangers , qui , déjà implantés dans notre pays, attendraient la première opportunité pour le fuir,ou qui,pour ceux n’ayant pas encore pris pied dans notre pays mais désireux de consolider leurs positions dans le monde ,hésiteraient ,puis renonceraient à venir créer des emplois chez nous.

Ne faudrait-il pas aussi ajouter que Dominique Strauss-Kahn,homme de gauche s’il en est,patron du Fonds Monétaire International ,assez bien aidé par Nicolas Sarkozy quand il lui a fallu obtenir son poste dans cette prestigieuse institution,fait lui aussi l’impasse sur ce mot « grève » chaque fois qu’il lance ses sempiternelles recommandations à l’adresse des responsables gouvernementaux des pays de la planète « mauvais élèves » ,comme on dit, s’agissant de gestion économique ou lorsqu’il annonce plus ou moins régulièrement ,pour la France, des prévisions de croissance toujours inférieures aux précédentes ?
Au demeurant,cela fait quinze mois qu’il est devenu patron du FMI,avec l’intention de le réformer pour répondre à un besoin réel d’adaptation à des données économiques qui ne correspondent plus à celles qui prévalaient lors de sa création à Bretton Woods en juillet 1944, on ne voit toujours rien venir,et si cette crise devait se terminer sans les réformes promises,on ne verra plus l’utilité de les engager.

Pour revenir à cette journée du 29 janvier, il y avait des employés de banque dans les rues pour manifester contre Nicolas Sarkozy , contre sa manière de gérer cette crise ,c’ était leur droit,mais que pensent ces gens là de l’attitude ou du comportement de leurs collègues ,représentants élus ,siégeant au même titre que leurs PDG dans les conseils d’administration des grandes banques qui viennent ,ou sont en train, de recevoir coup sur coup des milliards et des milliards de l’État,c’est à dire de nous,contribuables?
Ces administrateurs ont-ils manifesté ,à un seul moment, leur intention de démissionner de leurs responsabilités? Étaient-ils au courant de ce qui se passait dans « leur » banque ,comme « actionnaires » très modestes toutefois puisque tout petits porteurs ne possédant,par obligation pour être administrateurs de leur entreprise ,que quelques dizaines d’ actions , et étaient-ils d’accord avec leurs présidents respectifs et les autres administrateurs ? Eux, que pensaient-ils de leurs camarades syndiqués qui défilaient jeudi ? Qu’ils avaient raison ou qu’ils avaient tort? Alors que sans l’aide de l’État ,en cas de faillite de leur établissement ,ils se seraient retrouvés à la rue pour de bon.
Avons nous vu ou entendu des journalistes leur poser de telles questions? Les ont-ils seulement contactés?

Cela fait beaucoup de questions qui restent sans réponses et donc,comme on peut le voir ,la solution de la crise est finalement éminemment plus complexe et implique beaucoup plus de responsables que le commun des mortels ne l’imaginerait .

Pour l’instant on ne peut que déplorer un déficit de pédagogie des médias et de tous ceux qui ont pour fonction d’informer dans notre pays mais qui excellent à caresser dans le sens du poil les ignorants,en évitant de les mettre devant leurs responsabilités face aux malheurs qui pourraient leur arriver.

28 janvier 2009

Rencontres hasardeuses à Davos:prudence recommandée pour nos ministres

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Dans les milieux politico-économico-financiers du monde entier,et durant cinq jours,sur fond de grande crise économique généralisée, il sera question de Davos , belle petite ville de Suisse orientale de 12.000 habitants proche ,à vol d’oiseau,mais beaucoup moins par la route, de l‘Autriche et du Nord de l‘Italie , pas très facile d’accès,parce que située à plus de 1500 mètres d’altitude et blottie dans une vallée entourée de hautes montagnes.
Il n’y circule pas de grosses limousines dans les rues et il vaut mieux ne pas se trouver un samedi après midi sur la seule route qui s’étire de part et d’autre,en amont dans la montagne ,en aval dans une vallée encaissée et entourée de rochers taillés, lorsqu’un grave accident d’automobile s’y produit: c’est la garantie de se trouver bloqué aussitôt dans un bouchon de deux ou trois kilomètres, sans avoir la possibilité de faire demi-tour ,à n’être seulement réduit qu’ à attendre plusieurs heures ,dans l’impossibilité d’obtenir une quelconque information sur place et sur ce qui est arrivé, autrement que par la radio suisse. Dans la longue file de voitures immobilisées personne ne bronche,le mal est pris calmement en patience.

Davos est d’abord une station de ski réputée en Suisse,mais c’est aussi,parce que son infrastructure hôtelière le permet,et depuis le début des années soixante-dix, un point de rencontre annuel pour nombre de ceux qui sont aux commandes d’États ou de grandes entreprises ,pour ceux qui pensent et réfléchissent au devenir du monde comme les prix Nobel d’économie et qui , seulement sur invitation des organisateurs , y viennent de tous les continents .

Avec environ 2.500 participants ,ce qu’on appelle le Forum économique mondial (WEF) se tient dans un immeuble aux allures de bunker qui viendrait d’être décoffré brut de maçonnerie, qui surprend par sa conception mais n’émeut pas quiconque passe à pied devant parce qu’il pourrait l‘imaginer plus grandiose compte tenu de ce qu‘il peut évoquer. Cette année le forum ouvre ses portes aujourd‘hui 28 janvier pour les refermer le 1er février.

L’an dernier ,au même moment à quelques jours près, notre Premier ministre ,François Fillon, y était avec un groupe de grands patrons français et quelques uns de ses ministres. D’autres Français étaient également invités :Jacques Attali,qu'on ne présente plus depuis longtemps,Dominique Strauss -Kahn, président du FMI,Jean Claude Trichet, président de la BCE ,pour les plus connus .Coté étranger ,Gordon Brown,Premier ministre britannique y était en même temps que son opposant conservateur David Cameron.Et puis des personnages puissants devenus « ex » : Pervez Musharraf ,désormais ex- président du Pakistan ou Condolezza Rice,la Sécrétaire d’Etat américaine,depuis huit jours redevenue simple citoyenne américaine. Alvaro Uribe,président de la Colombie s’y essayait à resituer dans son contexte le drame que vit son pays et le combat qu’il mène contre les FARC.
Dans le sillage de ces hôtes de marque ,beaucoup d’autres personnages moins connus viennent aussi ici pour s’entendre parler, sans être nécessairement écoutés et sans pour autant écouter les autres quand leur tour vient,avant de rentrer auréolés dans leur pays,ce qui,pour autant,ne les empêchera pas de critiquer cette foire et d'y retourner l'année suivante.

Cette année,ce forum,qui en sera à sa trente-neuvième édition, devrait faire encore plus fort,puisque pas moins de quarante chefs d’État feront le déplacement.
Pratiquement ,si des idées s’ échappent ou émergent ,dans l’immédiat rien ne se concrétisera. Mais ce forum aura créé des liens entre certains personnages qui n’auraient jamais eu l’occasion de se rencontrer nulle part ailleurs. Les participants auront fait leur tour de piste, sans plus. Et nos ministres n’en reviendront certainement pas avec,dans leurs bagages, une recette miracle qui jugulerait le chômage ou donnerait un coup de pouce au pouvoir d’achat de nos compatriotes.
Si rien n’est à attendre de ce coté là ,nos représentants ne seront pas pour autant dispensés d’observer la plus grande prudence quand il s’agira de parler et d’éviter les rencontres aléatoires ou risquées comme devait en faire une,l’an dernier, notre Premier ministre venu là avec l’intention ferme de vendre l’attractivité de notre pays, « France on the move » (une France en mouvement) , à d’éminents participants au nombre desquels le fumeux et non moins sulfureux Richard Fuld ,président de Lehman Brothers ,la banque d’investissement américaine de haute renommée ,mais qui allait déposer son bilan huit mois et demi plus tard ,le 15 septembre de la même année,provoquant dans la foulée l’aggravation de la crise financière qui sévissait déjà et dont actuellement le monde n’est pas encore sorti. Ce Richard Fuld devait certainement être plus à l’aise à Davos , question baratin ou entregent , que le 6 octobre dernier à Washington, lorsqu’il eut à se défendre devant le Congrès américain d’avoir ,durant son mandat à la tête de Lehman Brothers,empoché quelques 500 millions de dollars en salaires et primes et même continué à gratifier de 20 millions de dollars trois dirigeants de sa banque avant leur départ tout en réclamant dans le même temps de l’aide à Henry Paulson secrétaire au Trésor américain !

Quant à François Fillon,« vendre » l’attractivité de la France à Davos à un auditoire de gens , en principe bien informés de la marche du monde , relevait de la prouesse ,pour peu qu’ils fussent au courant de sa sortie à Calvi en Corse,juste trois mois plus tôt, le 21 septembre 2007, qui avait fait beaucoup jaser dans notre pays , à savoir qu’il était « à la tête d’un État qui est en situation de faillite » (sic.) , quand bien même il ne pourrait lui être reproché de ne pas avoir été clairvoyant pour avoir prononcé cette phrase:  « Nous devons renforcer la transparence des marchés et assurer la plus grande responsabilité de tous les acteurs intervenant sur les marchés financiers »…
C’était quand même pas mal,comme souhait,mais ce n’était jamais qu’un souhait.

C’est Davos !

 
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Ci-dessus:Vue partielle de Davos,le jet d'eau,la rue principale et le Kongress Zentrum

27 janvier 2009

De l’argent public pour une presse en crise !

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Comment cela est-ce possible ? Nicolas Sarkozy a annoncé vendredi 23 janvier,aux états généraux de la presse , un plan comportant une aide de 600 millions d’Euros destinée à soutenir ce secteur qui emploie 100.000 personnes!
C’est la énième aide en faveur d’une corporation râleuse dans notre pays depuis que cette crise se découvre à mesure que l’on tire sur le fil de laine du tricot. Mais là c’est un peu spécial. A-t-on entendu dire de la part de gens de gauche ,de nos bons socialistes ,de bien-pensants ou de syndicats de journalistes , qu’il s’agissait d’une tentative supplémentaire de mainmise sur la presse écrite par Nicolas Sarkozy et l’UMP en la tenant par le porte-monnaie? Non ! Un silence assourdissant quand il s'agit de recevoir quelque argent,même de quelqu'un qu'on déteste.

600 millions d’Euros ! mais c’est la perte reconnue et annoncée par la Caisse Nationale des Caisses d‘Épargne (CNCE) à la suite d‘un « incident »  boursier ,début octobre 2008! Cette nouvelle aide tombe bien pour la presse française,juste au moment de cette bien fumeuse histoire mettant aux prises le journal sportif « L’Equipe » ,Laure Manaudou et « sa » sosie! Quelque chose qui ressemblerait vite à un bidonnage.

J’avais déjà évoqué le 13 mai 2008 le « problème de la presse » dans ma note intitulée «Les journalistes et le bilan accablant de Nicolas Sarkozy» ,que je conseille de relire. Le communiqué du 8 mai 2008 dont il y est question, est toujours consultable sur le site internet du SNJ,le Syndicat National des Journalistes.
Cette note est restée d’actualité,puisque je la terminais ainsi: «  Et après ,puisque la crise de la presse ne peut qu’empirer dans ce contexte de médiocrité journalistique,ces gens là viendront appeler au secours pour leur profession et réclamer l’argent des contribuables! »
On ne pourra pas,alors ,à ce propos,me reprocher de ne pas avoir anticipé juste.

Maintenant,il faudrait peut-être se demander si la queue des quémandeurs d'aide publique est encore longue devant les portes du Palais de l’Élysée qui va finir par faire penser à une boulangerie dans un pays de l’ex-Europe de l’Est au temps du communisme.
Et pourquoi en même temps , si les premiers rassasiés ne vont pas rappliquer à nouveau une fois que tout le monde aura été servi,puisque l’habitude est prise!

 

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