25 novembre 2009
TVA restauration: des sénateurs trop maladroits et trop naïfs
Sans aucun doute, cela leur serait très utile pour découvrir ce qu’est reprendre un travail suffisamment rémunérateur qui puisse dispenser d’aides sociales pour vivre décemment durant la phase de redémarrage d'une activité professionnelle momentanément suspendue, ce qu’est aussi se recycler dans une nouvelle activité, ou, dans la pire des hypothèses, en tant que chercheur d’emploi, ce qu’est courir à gauche et à droite, parfois très loin de son domicile, pour honorer des rendez-vous obtenus d'éventuels employeurs qui ne donneront pas suite .Ainsi comprendraient -ils plus facilement ce qui peut arriver dans un pays comme le notre lorsque sa destinée est entre les mains de beaucoup trop d' incompétents ou d'incapables, comme il semble que ce soit le cas actuellement et plus que jamais. Cette affaire de TVA sur la restauration ,qui a beaucoup fait parler d'elle ces trois derniers jours, n’est-elle pas la plus parfaite illustration de ce sur quoi peut déboucher l’incompétence triomphante et régnante , sapant tout ce qu’il reste comme ressort pouvant sortir notre pays du trou dans lequel il s’est fourvoyé, c’est à dire la confiance indispensable pour convaincre nos concitoyens lassés de bla-bla-bla à se ressaisir et à retrousser leurs manches, avec la garantie qu’ils ne seront plus pris pour des imbéciles ou des poires taillables à merci ? Alors que le taux de TVA sur la restauration avait pu être enfin réduit de 19,6% à 5,5% le premier juillet de cette année, voici à peine cinq mois, après maintes et maintes démarches auprès des instances européennes adéquates, en contrepartie de l'engagement de la profession de baisser les prix de ses services et d’embaucher du personnel ,ne nous annonçait-t-on pas le 3 août 2009 ,soit à peine trente trois jours plus tard, que la Commission de Bruxelles, suite à une enquête ouverte par ses services en 2005, avait demandé fin janvier 2009 à la France de reprendre aux agriculteurs français producteurs de fruits et légumes 330 Millions d'euros d’aides versées entre 1992 et 2002,devenant avec les intérêts moratoires 500 millions, au motif que ces aides avaient faussé la concurrence dans l'Union Européenne? Comme si cette Commission n’avait pas pu s’en apercevoir plus tôt! Mieux encore, notre ministre de l'agriculture ,Bruno Le Maire,ne déclarait-il pas sur le moment dans un entretien au quotidien "Le Parisien" pour justifier son empressement à solder ce litige :«Je ne veux pas exposer la France à une condamnation qui l'obligerait à rembourser une somme plus conséquente dans cinq ou dix ans »,comme s'il était possible de prévoir et garantir que tous les agriculteurs ayant reçu ces aides depuis 1992 seraient encore en activité , voire encore en vie, en 2014 ou 2019, pour rembourser intégralement les montants reçus à tort ! Ne vaudrait-il pas mieux, lorsqu'on est ministre ,éviter de faire de telles annonces laissant planer l'incertitude pour les bénéficiaires d'avoir à rembourser à une date incertaine des montants qu'ils croyaient, en toute bonne foi, considérer comme acquis définitivement lorsqu'ils les recevaient? Ne pouvons-nous pas alors ,à partir de cette affaire d’aides versées à tort selon Bruxelles, estimer qu'il aurait vraiment fallu, de la part des membres de la commission des finances du Sénat ayant par un amendement supprimé cette réduction du taux de TVA dans la restauration, être tombés sur la tête ,ou avoir quelques cases manquantes dans leur tête pour croire naïvement que les restaurateurs n’auraient pas eu vent de cette aberrante -néanmoins typiquement bruxelloise - affaire de reprise d'aides ou subventions et qu'ils respectent ,sans délais, sans attentisme, de leur coté, leur engagement d'embaucher et de baisser leurs prix, sans avoir à l'esprit l'idée qu'un aussi mauvais tour pourrait également leur arriver, d'autant plus que, à ma connaissance et sauf erreur de ma part, l'affaire de ces aides ne serait toujours pas arrangée à ce jour ? Et cela leur aurait donc paru normal qu’après cette annonce, ces restaurateurs ne fussent pas méfiants sur la nature réelle du "cadeau" qu’on venait de leur faire au terme d‘années et d‘années durant lesquelles les promesses tardaient à se concrétiser, puisque c’était ainsi présenté par les partis d‘opposition relayés par les médias? Il ne s’agissait, en fait , que d’un "cadeau" représentant un coût annuel pour l’Etat égal, peu ou prou , au milliard d'euros annoncé en juillet comme provisionné par BNPParibas au titre d'un acompte sur bonus pour 2009 à ses chéris d’employés, c’est à dire avant même que les résultats de l'année 2009 soient connus, milliard auquel aurait été ajouté le supplément d'impôt sur les bénéfices dû par la Société Générale à l’Etat s’il n’y avait pas eu cette gigantesque perte de 4,9 milliards d'euros découverte en janvier 2008 dans cette banque et subie par la faute d’ un jeune trader de 32 ans, dont on aura beaucoup parlé durant des mois et dont on reparlera lors de son procès qui ne nous apprendra pas grand-chose sur ce qui s’est réellement passé dès l‘instant que très peu de gens en France sont à même de comprendre le fonctionnement fort complexe des marchés financiers. Et maintenant, devrions-nous nous attendre à ce que tous les membres de cette fameuse commission des Finances du Sénat démissionnent en bloc pour avoir été désavoués aussitôt par un vote du Sénat qui aura rétabli ,par 203 voix contre 126,la réduction de la TVA telle qu’elle était entrée en vigueur le 1 juillet? Certainement pas, cela n’étant pas leur genre, même si cela leur aurait évité de commettre une nouvelle gaffe par le simple fait d’annoncer ,pour rectifier le tir ,qu’il ne se sera agi là que d’un « coup de semonce » ou d’un sérieux avertissement que, venant d’où il venait, les intéressés visés auront immanquablement pris comme un début de mise à exécution. Aussi la réaction de la profession à cette nouvelle gaffe ,par la voix de Didier Chenet, président de l'organisation professionnelle Synhorcat (Syndicat national des hôteliers, restaurateurs, cafetiers et traiteurs ) , qui ne s’y est pas trompé, ne surprendra personne: « Pour l'instant, ce ne sont que des escarmouches mais il n'y a rien de pire que de commencer à faire entrer dans la tête des gens l'idée qu'on pourrait le faire. » (selon déclaration à Reuters en marge du congrès à Paris de cette organisation). Voilà quelque chose qu’on ne pourra certainement pas appeler du bon travail de la part des membres de la commission du Sénat. Parce qu’il est ,désormais et pour longtemps, à exclure que l’actuel gouvernement puisse espérer jouer avec la fiscalité pour relancer ou soutenir activement l’investissement créateur d’emploi ,ou même espérer que les Français mordront à l’hameçon de ces aides fiscales promises pour entreprendre des travaux dans leur habitation en vue d’ économiser l’énergie ou ,comme cela leur a été suggéré lors de la décision d‘instaurer la taxe carbone, pour leur faire changer leurs habitudes et modes de vie. Le mal aura été fait et ce n’est certainement pas l’engagement réitéré de Nicolas Sarkozy de maintenir le taux de TVA en question à 5,5% qui le réparera, lui-même ayant pris trop de distances avec ses promesses depuis deux ans et demi dans beaucoup de domaines, parce que ses promesses ont été faites sans qu’il les subordonne à trois éléments majeurs qui conditionnent à notre époque tout dénouement heureux pour l’exécution d’un projet en matière économique: un bon niveau pour le prix du pétrole et des matières premières sur le marché mondial dont notre pays est fortement tributaire, un climat social serein qui suppose une adhésion massive des agents impliqués dans les dits projets, et une absence de calamité naturelle de grande ampleur comme la tempête de décembre 1999 ou la sécheresse de 1976. Sans avoir de parti pris en faveur des agriculteurs et pas davantage vis-à-vis des restaurateurs que d’aucuns ont accusé un peu vite de ne pas avoir tenu en cinq mois leurs engagements prévus pour l’être sur trois ans alors que les torts seraient partagés , n’assistons-nous pas à une compétition à armes inégales où des politiciens, irresponsables financièrement puisqu'ils n'auront jamais un cent d'euro à sortir de leur poche quoiqu'il arrive, voudraient ramener à la raison des gens responsables de leurs biens engagés dans leur entreprise mais qui risquent d'être anéantis par suite de faillite due à l' impéritie des premiers? ![]() Profitez,allez-y!Investissez! ![]() Faites vite,ça pourrait être supprimé ou repris! ![]() 9 ans:jusqu'en 2018!Formidable. ![]() Une loi garantie 100% "inabrogeable"! |
22:10 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : actualité, france, europe, sénat, politique, tva, restauration
23 novembre 2009
Herman van Rompuy,un « Président de l’Europe » qui va faire quoi?
| Depuis jeudi dernier, 19 novembre 2009, l’Union Européenne a ,pour la première fois de son existence, un « président » dont le rôle, selon l’article 21 de la Constitution européenne, sera , outre celui de présider et animer les travaux du Conseil européen en œuvrant de manière à faciliter sa cohésion et son consensus , « d’ assurer la représentation extérieure de l'Union pour les matières relevant de la politique étrangère et de sécurité commune, sans préjudice des attributions du ministre des affaires étrangères de l'Union » . Indépendamment des qualités qui lui sont reconnues et qui devraient être un atout certain pour l’exécution de sa mission ,Herman van Rompuy,c'est ainsi qu'il se nomme, se trouvera malgré tout dans une situation faite d’aléas et d’imprévisible dans la mesure où son action risquera fort d’être éclipsée par les tentatives de la part des quatre poids lourds de l’Union, la Chancelière d’Allemagne, le Président français, le Premier ministre britannique et le Président du Conseil italien, notamment, d’empiéter sur ses prérogatives ,ne serait-ce pour se valoriser eux-mêmes devant leur concitoyens, à fortiori en période préélectorale.Aussi son expérience d'ancien chef du gouvernement belge,un poste pas très facile, ne devrait pas l'handicaper,bien au contraire, pour assumer ses nouvelles responsabilités ,que va compliquer à coup sûr une carence de la Constitution européenne, celle-ci voulant qu’il soit élu à son poste par le Conseil européen composé essentiellement des chefs d’Etat ou de gouvernement des 27 pays de l’Union ,ce qui veut dire que ,sans même attendre la fin de son mandat de deux ans et demi , ce Conseil sera composé pour une bonne partie de chefs d’Etat ou de gouvernement qui n’auront pas participé à son « élection » du fait et de la non-synchronisation de leur élection ou nomination dans tous les pays de l’Union et de la durée inégale de leur mandat selon ces pays, deux préalables indispensables qui n’ont pas été prévus .La fonction de Président du Conseil européen sera rendue bancale aussi longtemps que ces deux carences n’auront pas été palliées. Ce président nouvellement choisi ,puisqu’on peut difficilement parler d’une élection comme on l’entend habituellement ,impliquant un vaste corps électoral, ne devrait être, pour une durée de cinq ans puisqu’il sera vraisemblablement reconduit pour un second mandat dans deux ans et demi , rien d'autre que celui d’une espèce de super-association à but humanitaire, pour la défense des droits de l'homme et de la démocratie ,sans garantie de succès, son action se limitant à des incantations, des condamnations de principe, des recommandations sans suites ou des sanctions sans effets, parce que l’Europe, telle qu’elle s’est construite ne sera jamais une grande puissance pouvant rivaliser avec les USA ,l’Inde ou la Chine. Si,en effet, localiser ces trois grands pays sur une planisphère paraît assez aisé, il en va tout autrement pour l'Union Européenne ,dont les territoires appartenant à ses vingt-sept pays membres se répartissent principalement en une nébuleuse concentrée sur sa propre aire géographique allant de l'Atlantique à la Mer Baltique, au Nord, à la Mer Noire, à l’Est,et à la Méditerranée au Sud ,bien que certains pays, dits " européens " , n'en fassent pas encore partie, soit qu'ils ne le peuvent pas, soit qui ne le veulent pas. Au-delà de cette nébuleuse, à des distances plus ou moins longues et jusqu'aux antipodes ,la présence de l'Union se concrétise par toute une myriade de territoires " confettis " éparpillés un peu partout sur la planète, au milieu ou aux extrémités des océans ,et dont les habitants ne se sentent nullement l'âme européenne, avec leur histoire propre et leurs particularités locales , comme, pour n'en citer que quelques uns, Saint Pierre et Miquelon, la Guyane, Tahiti, les Iles Falkland…ou le Groenland. Ce qui donne une superficie et une population totales assez conséquentes plutôt compliquées à calculer, sans risquer quelque oubli. Ce n'est néanmoins pas suffisant pour que l'Union Européenne, sans savoir vraiment pourquoi et comment, puisse jouer un rôle effectif de très grande puissance mondiale, si elle demeure en permanence dans l'attente d'un élargissement hypothétique dont les habitants de certains pays déjà membres n' aperçoivent ni le but ni la nature et consistant à " prendre " avec elle, au gré des années qui passent, tout pays extérieur qui en fait la demande pourvu qu'il adhère à ses objectifs et valeurs, rappelés dans sa Constitution, et, accessoirement, qu' il " agrandisse " le marché toujours potentiel qu'elle ne serait rien d'autre . Il y a tout lieu d'envisager que cette élection du "président de l'Europe" restera comme un mini-évènement sans portée pratique, excepté pour son mandat une longévité cinq fois plus importante qu’auparavant lorsque le régime de la « présidence tournante » faisait que le titulaire de ce poste ne l’était que pour une durée de six mois,ce qui était trop peu pour que les citoyens européens puissent sans risque d'erreur citer son nom,mais ce ne sera pas assez pour améliorer l'image actuelle de l'Union , perçue plutôt négativement comme un centre d'indécision et d'inaction permanentes, où chaque pays membre accepte difficilement les concessions qui lui sont demandées tout en étant toujours prêt à se joindre aux autres quand il s'agit de les exiger d'un seul pays membre, dès que survient un problème, dans quelque domaine que ce soit et non prévu dans les textes ou dans l'imaginaire des eurocrates. Il ne faut donc pas trop rêver et surtout ne pas s’attendre à ce que les Iraniens lui remettent libre Clotilde Reiss,jeune Française de 23 ans, « retenue » en Iran contre son gré depuis le 1er juillet de cette année 2009 alors qu‘elle s‘apprêtait à prendre l’avion pour rentrer en France,s’il venait au président Herman van Rompuy l'idée d’aller se faire voir à Téhéran et d’y parler « droits de l’homme » ou « nucléaire ». |
15:34 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : actualité, europe, van rompuy, politique
20 novembre 2009
L'avenir est à nous!
| « Investir pour l’avenir » ,le fameux rapport sur « les priorités stratégiques d’investissement et sur l’emprunt national » tant attendu a été remis hier au Président de la République. Je ne l’ai pas encore lu ,par conséquent je m’abstiendrai d’en parler dans cette note. Consultable sur le site internet de la Présidence de la République où il a été publié hier à 13h30,je me suis simplement borné à parcourir en vitesse ce document de 128 pages avec,toutefois, un arrêt sur image , page 50,où l’on retrouve les 25 membres de la Commission (vingt-deux nommés au dessus de leur signature , page 51, et trois anonymes) ,apparemment tout joyeux. Vu les postures de certains membres de cette Commission dont j’espère qu’ils n’auront pas été nommés comme l’aurait été Jean Sarkozy si n’y avait pas fait obstacle une grande émotion provoquée tant par ses origines familiales que son très jeune âge et, découlant de cet âge,son normal déficit d’expérience ou de vécu, je suppose qu’on aura bien dû s’amuser à la Commission le jour où cette photo a été prise. Je reviendrai donc ultérieurement sur ce rapport. |
09:35 Publié dans Economie, Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : actualité, france, économie, grand emprunt national, rocard, juppé, sarkozy
16 novembre 2009
Pour l’OCDE ,le Liechtenstein n’est plus un paradis fiscal
Un paradis fiscal, le grand public sait plus ou moins vaguement ce que c’est: un petit pays, en général, qui fait payer moins d’impôts à ses citoyens,bien sûr,mais aussi aux étrangers qui viennent y faire leurs opérations financières ou y gérer une partie de leur fortune liquide,voire immobilière à en juger ,lorsque nous sommes sur place ,par exemple à Vaduz ,la capitale du Liechtenstein , de la destination se devinant à partir des enseignes y figurant ostensiblement et de la qualité architecturale des beaux immeubles qui semblent dépasser en valeur les capacités financières supposées des habitants d’une ville ordinaire de 7.000 habitants dans cette région de l’ Europe . Sur le plan global de la fraude et de l’évasion fiscale, la présentation un peu plus honorable de cette principauté induite par cet accord ne risque pas d’apporter de grands changements et nous pouvons faire confiance sur ce point aux délinquants en col blanc pour trouver une parade à cette petite déconvenue à laquelle ils devaient s‘attendre depuis quelques années. En outre ces délinquants auront déjà été assez aidés avec , dans leurs propres pays, les récentes fusions de banques ou les faillites d’autres consécutives à la crise bancaire de l‘an dernier, un nouveau contexte qui, en cas d’enquête, ne rendra pas très aisées les recherches de documents écrits et signés compromettants ayant servi de support aux traces informatiques, elles par contre facilement décelables. Dans les banques rescapées après récupération des miettes des banques disparues à jamais mais qu‘auront déserté à temps les fraudeurs, que va-t-il se passer avec tout le remue-ménage provoqué par les déplacements et regroupements d’archives, les nouvelles destinations de ces dernières et les méthodes de leur gestion bousculées occasionnellement ,sans négliger l’impact des mutations ,mises à la retraite anticipée ou licenciements de personnels compétents ayant opéré dans ces secteurs des banques qui auraient pu s’avérer coopératifs pour des enquêteurs de la justice ou d’organismes de contrôle de l’institution financière? Ces enquêteurs indésirables ne vont-ils pas ainsi se retrouver dans de véritables labyrinthes ,et ,tandis que les jours, les semaines,les mois et les ans passeront,les voyous n’auront pas perdu de temps et auront filé sous d‘autres cieux plus cléments ,étant là tout à fait dans leur élément? Le problème des paradis fiscaux, en réalité ,remonte à leur origine, lorsqu’ils sont peu à peu apparus comme tels et c’est sur ce point que les dirigeants et responsables politiques des pays fiscalement lésés ne se sont vraiment jamais penché sérieusement ,ne s’y penchent toujours pas, ou, peut-être ,et sans leur faire de procès d’intention,ne veulent pas se pencher suffisamment. Ils ne savent pas regarder et observer autour d’eux, ils ne savent pas remarquer,le réflexe leur manquant, comment c’est dans les autres pays, préoccupés qu’ils sont par leur réélection prochaine, par ce qui se dit sur leur opposant ,ne pensant qu’à se faire valoriser par des médias complaisants à propos de broutilles. Car s’il existe des paradis fiscaux sur cette terre,c’est qu’il y a nécessairement des enfers fiscaux,en toute logique. Comme il n’y aurait pas de riches s’il n’y avait pas de pauvres, comme il n’y aurait pas de grands s’il n’y avait pas de petits… Or, pour lutter contre ce phénomène des paradis fiscaux pénalisant pour leur pays , la première démarche de la part de ces responsables politiques ne devrait-elle pas être de chercher à comprendre comment un pays devient un paradis fiscal pendant que ,simultanément en raison de la logique édictée plus haut, leur propre pays se mue en enfer fiscal? Prenons deux exemples. Pour le premier type de pays,Le Liechtenstein, et pour le second, la France. Les quelques photos reproduites ci-dessous,donneront tout de suite une piste de réflexion . Celles prises à Vaduz l’ont été un dimanche matin d’automne,ce qui explique l’absence de monde sur les trottoirs et l’absence de voitures dans la rue ou sur les parkings ,un moment idéal pour prendre des photos sans gêner personne ni être gêné par quiconque, comme cela arrive fâcheusement en période de forte fréquentation touristique. ![]() « willkommen » ,« welcome » ,alors les Français ignorés,pas assez nombreux ou malvenus? ![]() Seulement le nom de la petite ville alsacienne, sans doute parce que « Déconvenue » eut été plus approprié que « Bienvenue »? ![]() Un panneau d’information à l’attention des touristes à Vaduz.Impeccable,rien à redire. ![]() Un panneau à objet identique en France à proximité d’un barrage hydroélectrique . ![]() Un autobus qui ne ferait pas long feu dans le « 93 » , « neuf trois », « neuf cube » ou à Strasbourg un soir de réveillon ! ![]() Deux containers à déchets sous abris à Vaduz. . ![]() Deux autres en France! ![]() Le vieux pont de bois qui enjambe le Rhin et permet de passer de la Suisse (à gauche) au Liechtenstein. Interdiction de fumer,Interdit aux automobiles et aux cyclomoteurs. Qui pourrait nous assurer qu’en France un tel pont ne servirait pas de refuge à des SDF,de lieu de toutes sortes de trafics ,tout en étant inaccessible pour la police risquant le caillassage de ses véhicules ,ou qu’il n’aurait pas été déjà incendié ,volontairement et criminellement ,depuis longtemps? Un autre pont moderne existe,à quelques centaines de mètres,bien entendu. ![]() Un pont en France. Il faut déjà avoir de bons moyens techniques pour décrasser le béton et pouvoir inscrire à cette hauteur le nom d’un candidat à la présidence de la République soutenu par des défenseurs de l’environnement et aussi être aidé par de bons soutiens financiers .Cela n’a pas dû se faire de manière inaperçue, et on aura laissé faire,comme de bien entendu. ![]() Un autre pont. Commentaire inutile, sinon que les gribouillis ne sont pas la signature du concepteur de ce bel ouvrage. ![]() Vaduz,un type d'immeuble de grand standing pour nous Français. ![]() Vaduz.Un autre immeuble agrémenté de verdure. . ![]() Vaduz.Cet immeuble n'est pas un projet architectural et existe bel et bien. ![]() Vaduz.Adossé à la montagne toute proche,le palais princier surplombe la ville et la vallée du Rhin,très souvent embrumée le matin. Après cela ,en hauts lieux ,tant ministériels,que patronaux ou syndicaux ,on viendra pleurnicher parce que les touristes étrangers boudent notre pays,ou encore que financiers ou industriels étrangers rechignent à venir y investir et créer des emplois alors que s’agissant du cadre de vie et de l’environnement tous les efforts entrepris ,avec les milliards d’euros cumulés et qui sont ou qui ont été engloutis par l’État,les villes,les collectivités territoriales depuis des décennies,sont voués à l’échec du fait qu ’ en tous domaines, des gens employés et payés par l’État ,et donc par nous contribuables, démissionnent de leurs responsabilités ou sont purement et simplement incompétents. Voilà seulement,entre autres causes visibles sans se forcer à chercher, ce qui amène un pays à devenir un enfer fiscal, et c’est assez facile à comprendre. Entre autres,parce qu'il faudrait bien sûr parler de tous les autres gaspillages,de toutes les gabegies qui font chaque année,et très partiellement,les délices des rapporteurs de la Cour des Comptes,laquelle n'empêche pas que cela continue.Pourraient être mentionnés les projets de grands travaux d'équipement en phase terminale ou déjà en cours de commencement tels qu'aéroports,autoroutes,centrales nucléaires,voies ferrées,canaux... abandonnés sur décision de la justice administrative ou sur décision politique à la suite d'une alternance. Le problème reste que nos responsables ne se sont jamais tellement préoccupés des incidences financières et fiscales de ces méfaits aussi longtemps que la France,grande puissance industrielle depuis deux siècles mais de moins en moins aujourd'hui,progressait,d'une progression où des "petits moins" ne faisaient qu'affaiblir en douceur des "grands plus" si bien que personne ne s'apercevait de rien au moment de la déclaration et du paiement de ses impôts. Mais aujourd'hui,le résultat est là,il n'y a plus de "grand plus",seuls les "petits moins" continuent allègrement leur sape. |
08:43 Publié dans Economie, Société | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : actualité, france, liechtenstein, économie, environnement, verts, paradis fiscaux, ocde
10 novembre 2009
Le Mur de Berlin,Nicolas Sarkozy et le journaliste de « Libération »
| Nicolas Sarkozy était-il le 9 novembre 1989,à Colombey-les-Deux Eglises, plutôt qu’à Berlin au pied du Mur lorsque celui-ci a perdu sa raison d‘être qui était d' empêcher les Allemands de l‘Est de fuir "le paradis communiste" et d’y abandonner le peu de biens qu’ils possédaient, pour "l‘enfer capitaliste" ? Pourquoi n'aurait-il pas pu avoir été aux deux endroits le même jour? Berlin n'est pas Papeete, à l'autre bout du monde, et Colombey-les- Deux-Eglises s'atteignait facilement en 1989 en trois heures de voiture depuis Paris,alors même que l'autoroute A 5 n'était pas achevée et ne permettait même pas de s'y rendre. Depuis 48 heures une polémique ridicule ,infantile, imbécile,voire idiote ,s’est déclenchée à propos du récit publié sur Facebook ,comme de bien entendu « bricolé » par le conseiller élyséen chargé du blog présidentiel « dans un excès de zèle » ,selon le journaliste de Libération Alain Auffray , et « censé démontrer que le chef de l’État, à l’époque secrétaire général adjoint du RPR, était à Berlin le jour J. ». Alain Auffray ,apparemment chagriné que Nicolas Sarkozy ait pu être à Berlin lorsque se produisit un évènement qui le chagrinerait peut-être encore davantage ,voit un problème dans ce récit : « Le problème c'est que l'histoire qu'on nous raconte ne tient pas debout: "Le 9 novembre au matin, nous nous intéressons aux informations qui arrivent de Berlin, et semblent annoncer du changement dans la capitale divisée de l’Allemagne. Nous décidons de quitter Paris avec Alain Juppé ...pour participer à l’événement qui se profile" Le matin du 9 novembre, personne à Paris - ni même à Berlin - ne pouvait soupçonner que le mur allait tomber. les radios et télévisions ouest-allemandes n'ont commencé à évoquer la "libre circulation" qu'à partir de 20h. Et ce n'est qu'après 23 heures que les Berlinois de l'Est, prenant ces informations prématurées pour argent comptant, furent si nombreux à se masser devant le poste frontière de la Bornholmer Strasse que les garde-frontière est-allemands finirent par lever la barrière. Parole de témoin: jamais "l'événement" ne s'est "profilé". » Ce journaliste ajoute encore sur son blog, dans sa note du 8 novembre 2009, que ce conseiller élyséen , «pour rendre la chose possible , invente des informations semblant « annoncer du changement ». Semblant jouer à merveille sur les mots,il prétend donc que Nicolas Sarkozy ne pouvait pas être à Berlin le soir du 9 novembre parce qu’il a ,lui Alain Auffray, « sa petite idée:ce 9 novembre,comme tous les 9 novembre,Nicolas Sarkozy commémorait à Colombey-les-Deux-Eglises le 19 ème anniversaire de la mort du général de Gaulle. Ce n’est qu’une hypothèse. » Et il termine enfin ainsi « Les blogueurs pressés de l’Elysée auront sans doute à cœur de vérifier ». Voilà.Comme si Nicolas Sarkozy,ce jour là ,avait été seulement témoin ou avait participé activement à un crime mal élucidé et que son témoignage ou ses explications soient contestables! Ce qui ne peut être qu'une anecdote de sa vie racontée sur Facebook est devenu par la stupidité de journalistes en mal de vente de papier,presque une affaire d'Etat,voire un évènement capital,passible pourquoi pas pendant que nous y sommes d'une destitution! Alors, pendant qu'ils nous cassent les oreilles avec cela ces journalistes oublient de reparler du communisme et des raisons qui ont poussé tous les peuples d'Europe de l'Est asservis à s'en défaire,pacifiquement,excepté en Roumanie à fin décembre 1989, ce qui est tout de même une performance qui n'aura pas été tellement louée. C'est quand même pratique comme méthode alors que toute cette démonstration bidon d'Alain Auffray est construite à partir de deux hypothèses,une envisagée par lui mais non avouée ,puisque rien n'est écrit qui indiquerait la présence de Nicolas Sarkozy le soir du 9 novembre à Berlin près du Mur,ni sur Facebook,ni dans les phrases reprises de Facebook à la lettre par le journaliste sur son blog,le fait de décider le 9 novembre au matin de quitter Paris n'impliquant nullement une présence le soir même à Berlin, et la seconde ,avouée cette fois,faisant ressortir comme "vérité" la présence du secrétaire général adjoint du RPR qu'était alors Nicolas Sarkozy à Colombey-les-Deux-Eglises,sur la base d'une coutume.Et tout le monde est tombé dans le panneau,y compris certains ministres ou anciens ministres de droite, se mélangeant au besoin avec les dates de leurs rencontres à Berlin en ces moments là. Je ne suis pas « blogueur pressé de l’Elysée » et on ne peut pas me reprocher à la lecture de mes notes antérieures sur ce blog de n’avoir jamais critiqué Nicolas Sarkozy, ni contesté certaines de ses décisions ou certains de ses projets .Mais pour cette fois j’aurai eu « à cœur de vérifier » ce qu’a écrit ce journaliste. Que la libre circulation entre les deux fractions de l’Allemagne ,Ouest et Est,séparées après 1945, ait été rendue effective par les autorités de Berlin-Est ne sachant plus où donner de la tête, le 9 novembre 1989, tard dans la soirée,ou un jour plus tôt ou un jour plus tard, importe peu. Mais,lorsque nous lisons ce qu’écrit le journaliste sur son blog : « Le matin du 9 novembre ,personne à Paris- ni même à Berlin - ne pouvait soupçonner que le Mur allait tomber. Les radios et télévisions ouest-allemandes n’ont commencé à évoquer la libre circulation qu’à partir de 20 heures. » ,ne pouvons-nous pas lui rétorquer que depuis les mois de septembre et octobre 1989 il ne pouvait ignorer le spectacle du déferlement en direction de l'Ouest des petites voitures « Trabant » à moteur deux temps enfumant tout le monde sur leur passage et chargées de tout ce que ces Allemands de l'Est désespérés pouvaient emporter avec eux? Etait-il incapable de réaliser qu' il se passait quelque chose qui ressemblait à une accélération incontrôlable des évènements en Allemagne de l’Est avec un point d’orgue menaçant de survenir à tout moment,l’ouverture du Mur qui était bel et bien envisagée? Tout craquait.En Pologne,en Tchécoslowaqie,en Hongrie où les réfugiés est-allemands se comptaient par dizaines de milliers,en Yougoslavie,dans les Pays Baltes... Dommage que cet honorable journaliste n’ait pas eu entre ses mains un exemplaire du « Quotidien de Paris » daté du mercredi 8 novembre 1989 avant d’écrire cette absurdité ! Il n’aurait pas manqué de découvrir à sa « une » l’ encart sous rubrique « Enquête » et titré « L’Europe des frontières » et ,page 14 du même quotidien,l’ éditorial signé Jean-Louis ARNAUD, titré « Vrais et faux murs » ,dont les débuts sont reproduits ci- dessous,pour preuve de ce que je viens d'écrire. Et à Colombey-les-deux-Eglises, le 9 novembre 1989,que devait-il se passer? Le même quotidien ,dans son édition du 9 novembre 1989 n’y aura consacré qu’un seul article, page 7 intitulé « Une gerbe de Mitterrand sur la tombe de de Gaulle » , également reproduit ci-dessous en son début. Et toujours concernant Colombey-les-Deux-Eglises ,comme s'il ne s'agissait que d'une banalité pour des gaullistes de se rendre chaque année le 9 novembre,jour anniversaire de sa mort, devant la tombe du Général de Gaulle,comme chaque année aussi ,le matin du dimanche de la Pentecôte, Mitterrand et sa cohorte de courtisans faisaient l'ascension de la Roche de Solutré, il n'y avait aucun article dans son édition du 10 novembre 1989,ni même dans celle des samedi 11 et dimanche 12 novembre qui ,seulement ,en page 8, faisait le point des réactions des hommes politiques français face aux évènements de Berlin,dans un article intitulé « France :la classe politique dans tous ses états » où il y était question de Michel Rocard,Premier ministre,de Pierre Mauroy,premier secrétaire du PS,de Pierre Bérégovoy,ministre de l’Economie,de Laurent Fabius et de personnages de droite avec cette phrase « A droite l’enthousiasme est également de mise,tempéré d’une certaine prudence »,ce qui semblerait signifier que les évènements de l'Est ne les emballaient pas tant que cela .Étaient cités,Jacques Chirac,Valéry Giscard d’Estaing, Pierre Méhaignerie,François Léotard. Mais rien n'était écrit à propos de Nicolas Sarkozy , Alain Juppé et Alain Madelin,lesquels affirment aujourd'hui avoir été à Berlin,mais sans être bien sûrs de l'exactitude des dates,avant,pendant ou après le 9 novembre... Mais peut-être qu’à la rédaction de Libération ou à celle d'un autre journal pour lequel travaillait Alain Auffray,les journalistes étaient plus préoccupés le 9 novembre 1989 par le débat en France sur le port du voile (tchador) à l’école que par ce qui se passait de l’autre coté du rideau de fer! ![]() Ces écrits n'étaient pas visibles le 9 novembre 1989,mais la veille le 8 novembre,dans "Le Quotidien de Paris",un journal disparu en 1994.Ils prouvent que non seulement la démolition du mur était bel et bien envisagée,mais aussi celle du "rideau de fer" avant le 9 novembre "au matin". ![]() Le geste de François Mitterrand à l'égard du Général de Gaulle qu'il n'avait cessé de combattre politiquement de son vivant n'était pas suffisamment banal et se devait naturellement d' être relaté par "Le Quotidien de Paris" daté du 9 novembre 1989. Quant au tchador,les journaux français ne parlaient que de cela. ![]() L'article ,sur trois colonnes,relatant le 11 novembre 1989 l'état d'esprit de la classe politique française face aux évènements d'Allemagne de l'Est.Il n'est pas évoqué dans cet article une quelconque escapade de gens de droite à Berlin.Point. |
22:34 Publié dans Histoire, Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : actualité, france, mur de berlin, sarkozy, alain auffray, journalistes, ump
09 novembre 2009
Affaire du casse de Lyon : le procureur et les policiers auront-ils été trop bavards ?
| Lors d’ une conférence de presse tenue ce jour , Xavier Richaud ,le procureur de la République de Lyon ,a annoncé que sur les 11,6millions d’euros,9,15 millions ,en gros les quatre cinquièmes du magot,avaient été retrouvés samedi,avant-hier, dans un box , avec une fourgonnette, loués « sous un prête-nom » ,ce qui ,selon moi,est différent d’une fausse identité et peut impliquer complicité ,depuis octobre et pour trois mois « jusqu‘en décembre , ce qui laisse supposer qu’il avait l’intention de venir chercher le butin d’ici là » ,selon dépêche Reuters datée de cet après-midi. Parallèlement ,Claude Catto,directeur interrégional de la police judiciaire a expliqué ,toujours selon Reuters, que « la diffusion d’une photo du convoyeur Toni Muselin avait joué un rôle dans la découverte de la cache! » De quelle manière? L’AFP,dans une dépêche datée de ce jour à 16h26, écrit,de son coté , que « la police a annoncé lundi avoir retrouvé neuf des 11 millions d’euros dérobés » puis ceci : « mais certaines informations ayant été divulguées dans la presse,le parquet et la police judiciaire ont finalement annoncé la découverte lundi » .Et lundi,ça ne peut être qu’ aujourd’hui 9 novembre 2009. Question : de quelle presse s’agit-il et comment celle-ci a-t-elle bien pu être informée de « certaines affirmations » ,par qui et quand, puisque le parquet et la police ,qui pensait lui tendre un piège , ont « finalement » annoncé la bonne nouvelle après que ces informations aient été divulguées? Pourquoi ces deux hauts responsables de la justice et de la police ont ils parlé ,même après la presse ? Comme je le suggérais ici,plus bas, dans ma note de ce matin,le procureur ne pouvait-il pas garder le secret absolu , depuis le début, sur cette affaire et sur cette heureuse découverte jusqu’à ce Toni Muselin ou un complice éventuel revienne chercher une nouvelle partie de son butin,vraisemblablement pas transportable en une seule fois dans le coffre d’une voiture ordinaire n’attirant pas l’attention, et que des policiers le filent discrètement jusqu’à sa destination finale,pour mettre la main éventuellement sur des complicités? Auraient-ils eu beaucoup à y perdre? Maintenant,ils peuvent toujours courir pour l’attraper. |
18:59 Publié dans Justice, Société | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : actualité, france, société, justice, police, casse de lyon
Un magot de 11,6 millions d’euros et un procureur bien sympathique à Lyon
Mais n’aura-t-il pas été , peut être , imprudent ou n’aura-t-il pas fait preuve d’un manque certain de réserve ,à propos d’une telle affaire, pour avoir déclaré à l’AFP,selon dépêche de cette dernière datée 06/11/2009 ,20h15 ,notamment ceci: « Le procédé est astucieux:il s’agit d’un vol sans violence,passible de trois ans de prison » et encore,à propos des billets disparus que ceux-ci « ne sont pas répertoriés:ils sont numérotés mais nous n’avons pas la liste des numéros,et seule une tentative d’écouler de grosses sommes pourrait mettre la puce à l’oreille des autorités »... C’est pas mal. Avis aux amateurs. Donc,risque minimum question prison , pratiquement la même chose que pour un petit trafiquant de drogue ou un voleur de lapins à la campagne pris en état de récidive à condition que le juge applique la loi sans user de sa marge d’appréciation,et qu’il n’y ait pas vice de procédure qui puisse entraîner relaxe. Le bon peuple de France ne serait-il pas en droit de se demander,vu le surpeuplement de nos prisons sans cesse déploré, ce qu’ont fait ceux qui y purgent leurs peines et combien de milliards d‘euros , en butin s’entend ,cela représente au total ? Pas mal aussi,le tuyau (sans jeu de mot) donné inconsciemment et consistant à ne pas écouler de trop gros sommes à la fois ,pour ne pas être pris,le ou plutôt les auteurs de l’opération ,s’ils ne le savaient pas encore,ce qui serait fort étonnant,ou tous ceux qui n‘y pensaient pas ,hésitants jusqu’à ce jour,et rêvant d’en faire autant sinon mieux,sauront ce qu’ils doivent ne pas faire pour user ou faire valoriser,en bon père de famille et en toute sécurité leur coquet butin! Mais il n’est pas certain qu’ils placeront ce fabuleux montant d'argent dans le futur grand emprunt si cher à notre président ,ni que les inspecteurs des impôts vont en retrouver sa trace sur quelque déclaration relative à l’impôt sur la fortune! Aucune crainte de ce coté là. Cependant,il me semble que les procureurs ,dont certains sont un peu trop bavards dans le cas d’affaires médiatisées,comme celle-ci,comme celles d’enlèvements ,de meurtres ou d’escroqueries,quand les auteurs ne sont pas encore rattrapés, pourraient être,par qui de droit ,pour peu qu‘ils n‘en aient pas compris la nécessité,gentiment et discrètement rappelés à observer davantage de réserve,à inviter les journalistes à « circuler parce qu’il n’y a rien à voir ». Non? ![]() Dites la vérité,rien que la vérité... N’est-elle pas belle cette voiture,ne fait-elle pas envie? Ce n’est pas à moi et il ne m’est pas venu à l’idée un seul instant de la voler. Je la trouve apparemment trop difficile à garer correctement sur un parking! |
11:58 Publié dans Justice, Société | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : actualité, france, justice, société, procureur, délinquance, butin


























