02 octobre 2009
Le parti socialiste et le non cumul des mandats ,la bonne blague!
Il est bien évident qu’une telle décision était facile à prendre et à faire accepter par des militants ,en majorité provinciaux, fatigués et usés à se dépenser pour les camarades pistonnés de Paris venant récupérer chez eux et à leur barbe les mandats locaux ou nationaux faciles à décrocher (seulement 25 à 30% des membres de la première fédération de France qu’est Paris ont voté contre 47 à 50% au niveau national ) et peut-être nombre d’entre eux auraient aimé que soit décidée également la fin des parachutages. Pour l’immédiat,ces militants ne doivent pas trop espérer voir les cumulards ne conserver qu’un seul mandat et provoquer du coup quelques centaines d’élections partielles dans toute la France .La théorie est une chose,la mise en pratique en est une autre. Cette consultation d’hier ne restera jamais qu’ un joli coup pour faire rentrer de l’argent frais dans les caisses du parti,s’il faut en croire certaines déclarations selon lesquelles 26.000 militants se seraient mis à jour de leur cotisation,condition sine qua non pour participer aux votes. Mais,le cumul des mandats étant mal vu d’après les sondages, cela constituera sans doute un élément de propagande très pratique pour les socialistes dans les mois à venir ,dans le but d’entraîner les autres partis à en faire autant. Suivront-ils pour ne pas être en reste ,ou n'en éprouveront-ils pas la nécessité ? Pour avoir réponse à cette question et prédire, sans risque de se tromper,ce qui risque de se produire ,il suffira de se référer aux convictions des Verts en la matière ,ardents partisans de longue date du non cumul , et se souvenir de ce qu’avait déclaré Dominique Voynet le 6 avril 2008 au « Grand-Jury » RTL-LCI-Le Figaro ,alors que,sénatrice de Seine-Saint-Denis ,elle venait de se faire élire toute nouvelle maire de Montreuil-Sous-Bois avec le soutien ,entre autres, du parti socialiste : « Le cumul ce n’est pas bien » , puis : « Dans cette période,ce serait déraisonnable de ne pas cumuler ces deux responsabilités » surenchérissant même en ajoutant qu’elle proposerait ,faisant référence au Congrès de Versailles de l’an dernier, « que la réforme institutionnelle qui va être votée dans quelques semaines inclue des dispositions fermes contre le cumul » ! Hélas,comme il fallait s’y attendre ,il n’en fut rien . Tout le monde se retrouve d'accord pour dire que le cumul des mandats est une mauvaise chose,y compris les élus eux-mêmes.Ne serait-ce pas beaucoup mieux,comme gage de sincérité, pour ceux-ci ,plutôt que de le répéter ,de commencer par s'abstenir de se présenter à une élection aussi longtemps que leur mandat ne serait pas arrivé à son terme,ou de démissionner purement et simplement avant de faire acte de candidature à une nouvelle fonction élective? Quant aux arguments avancés par les partisans du cumul,consistant à faire croire qu'un bon maire,qu'un bon élu local ne peut l'être que s'il est parlementaire,ils ne peuvent résister à la conclusion logique en découlant que sur les 36.000 maires de France, 35.000 seraient des tocards faute de détenir un siège de sénateur ou de député! Ou que toutes les communes de France seraient bien soignées (de subventions ou de faveurs au détriment des autres)avec un parlement composé de 36.000 députés ou sénateurs! C'est n'importe quoi. Car cela ne reviendrait-il pas à laisser entendre que Bertrand Delanoë qui a choisi délibérément de n'être que maire de Paris ,ou que Martine Aubry qui a pris une veste aux législatives de 2002 dans une circonscription pourtant acquise à la gauche et qui ne s'est pas représentée à la députation en 2007, seraient ,abstraction faite de la qualité de leur gestion,de mauvais maires? Tout comme le fait d'excuser l'absentéisme des parlementaires parce que ceux-ci seraient "pris" par leur travail local bien que disposant de permanences locales pour ce faire. Parce qu'en réalité,et cela se découvre chaque jour dans la presse régionale, leur "travail local" consiste,pour l'essentiel,à s'assurer leur propre réélection,c'est à dire à être vus du plus grand nombre d'électeurs,à la télévision régionale,dans la presse locale,à jouer les assistantes sociales au risque pour ce faire de trangresser des lois qu'ils ont votées,à inaugurer une fontaine dans un village,un mur d'escalade dans un collège,à décerner des médailles à des élus locaux,de simples conseillers municipaux qui ont été plusieurs fois réélus avec pour seul mérite de ne jamais s'être mouillés lors du vote de décisions importantes ,nécéssaires mais devant faire mal (souffrir du coté du porte-monnaie) dans leur commune. Un maire est un maire. Un député est un député. A chacun son rôle.Et rien n'a jamais empêché un futur parlemntaire de passer d'abord par la case "maire" pour connaître,un tant soit peu, et résoudre les problèmes d'une commune si la résolution de ces problèmes devait impliquer la nation.Un parlementaire ne saurait être représentant que de sa seule commune .Une fois élu ,ne doit-il pas l'être de sa circonscription toute entière? |
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30 septembre 2009
Parti socialiste,demain la "petite révolution"?
| Mémorable, ce fracassant avertissement à la droite lancé par Martine Aubry juste après la confirmation officielle de son élection au poste de première secrétaire du Parti socialiste par le Conseil national de ce même parti réuni à la Mutualité à Paris le 25 novembre 2008 : « Je le dis à la droite, riez encore quelques jours car dès la semaine prochaine le parti socialiste est de retour dans la proposition ». Amusante ,cette phrase d’Arnaud Montebourg prononcée au même moment: « De la vieille chenille, va sortir un nouveau papillon » . Audacieuse, cette déclaration de la pas très bien élue première secrétaire à France Inter ,ce jour même: « La rénovation du Parti socialiste, tout le monde l'a dit, c'est une petite révolution et c'est aux militants de la décider demain »? Non,parce qu'il y avait déjà eu cet époustouflant discours au Conseil national du Parti socialiste prononcé le samedi 12 septembre 2009, sur la « rénovation » qu'elle envisage d'entreprendre.(Voir ce discours) . Un discours qui commençait par ce bel exercice d‘autosatisfaction: « Je voudrais d’abord, mes chers camarades, nous dire un bravo collectif pour ce coup d’envoi, ce coup d’envoi de la rénovation à peine quinze jours après La Rochelle, après un travail extrêmement pointilleux, écoutant chacun avec respect, comme cela a été dit par Arnaud, autour d’Arnaud et de François Lamy, je suis très heureuse ce matin que nous lancions effectivement cette rénovation. » Et puis il y a ce passage à propos des « primaires » que tous les observateurs attendaient: « Je le dis, les primaires, ce n’est pas seulement pour nous une occasion formidable de nous ouvrir vers des hommes et des femmes de gauche qui vont venir vers nous pour préparer un projet pour la société, c’est aussi une véritable conquête démocratique pour les Français. Ils n’auront pas seulement à choisir entre des candidats le jour de l’élection, ils pourront avant, avec nous, donner leur avis pour eux, hommes et femmes de gauche, pour le candidat en tout cas des socialistes. Et, je le redis, pour bien évidemment le candidat des partis de gauche qui voudraient s’intégrer dans notre processus. » Formidable ,n'est-ce pas ? Non pas tout à fait ,parce que de ces primaires ouvertes aux « sympathisants socialistes » , s’il faut entendre par là des « hommes et des femmes de gauche qui vont venir » vers les socialistes 100 pour cent, encartés ,à jour ou non de leurs cotisations, il en était déjà question le 20 avril 1989 ,voici un peu plus de vingt ans, quand fut publié dans l’Est Républicain l’article intitulé « Fébrilités rénovatrices au parti socialiste » dont je reproduis ci -dessous un extrait : « Parallèlement à ce débat idéologique, des propositions commencent à « fleurir » sur la nouvelle organisation interne du PS.C’est ainsi que M. Henri Emmanuelli présente quelques pistes particulièrement audacieuses. Comme par exemple l’organisation de « primaires » avec les sympathisants socialistes pour la désignation des candidats PS aux élections présidentielles. Une proposition qui avait été présentée, il y a quelque temps, par le RPR,M. Charles Pasqua. » Cela,malgré tout,n'a pas empêché l'Est Républicain du 28 aôut 2009,sous la plume de Philippe Jarrassé, de redire la même chose,en la présentant,comme "nouvelle".... Pour une piste audacieuse,en 1989, on ne peut pas dire que ce n'en était pas une,avec vingt ans d'avance...peut-être plus,l'avenir nous le dira. Ci-dessous 2 extraits de l'Est Républicain du 20 avril 1989 ![]() Ci-dessous titre de l'article de l'Est Républicain du 28 août 2009 ![]() |
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26 septembre 2009
Déficit de la Sécurité sociale: raconter n’importe quoi pour augmenter les cotisations ou réduire les remboursements
| Les charges de la Sécurité sociale vont sans cesse augmentant ,cela tout le monde le sait. Chaque année le déficit réapparaît alors qu’il avait été claironné l’année précédente que le retour à l’équilibre serait garanti pour l’année suivante. C’est là un sujet facile pour un rapport de la Cour des Comptes à laquelle il suffit,pour donner dans la sensation et nous rappeler qu'elle existe, de faire un copier-coller depuis un précédent rapport et de modifier certains chiffres. Une nouvelle augmentation des cotisations,ou une nouvelle diminution des remboursements , est toujours facile à faire avaler au bon peuple,parce qu’on lui répète inlassablement que son système de protection le satisfait pleinement et surtout,production de sondages à l’appui,qu’il y tient absolument. D’accord,les gens sont libres de penser ce qu’ils veulent et de croire n’importe quels boniments. Encore faudrait-il qu’il y ait cohérence dans cet amas de « vérités » bon marché qu’on leur livre. Dernier exemple en date,dans une dépêche de l’agence Reuters ,datée d’hier,25 septembre 2009,18h10 ,intitulée « Face au déficit de la Sécurité sociale,les mentalités évoluent » ,où il est dit que le déficit de cet organisme pourrait atteindre 20 milliards d’euros cette année et ,pire, 30 milliards en 2010,c’est à dire l’an prochain,je lis et relève cette phrase qui devrait interpeller nos compatriotes les moins amnésiques: « Le vieillissement de la population,la montée des maladies chroniques et la raréfaction des médecins sont les trois éléments qui participent à la hausse des coûts de la santé »,souligne ce polytechnicien ». Le polytechnicien dont il s’agit est Thierry Zylberberg, présenté dans la dépêche en question comme « directeur de la division santé chez Orange ». Nous aurons bien lu dans cette phrase « la raréfaction des médecins » ! Et que lisaient ,le jeudi 10 octobre 1996,il y a treize ans à deux semaines près, à la une du journal « Le Parisien »? Ceci: ON VEUT LES METTRE EN PRERETRAITE Il y a 14 000 médecins en trop La Caisse nationale d’assurance maladie propose de réduire le nombre,jugé trop élevé,de praticiens en France. Des sureffectifs coûteux pour le budget de la Sécurité sociale au moment où le gouvernement négocie un retour aussi rapide que possible à l’équilibre. Je n’invente pas. Alors ne rêvons pas ,le « retour aussi rapide que possible » n’est sans doute pas encore pour demain. Voir ci-dessous la reproduction partielle de la "une" du Parisien du 10 octobre 1996. ![]() |
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22 septembre 2009
Le sommet de Pittsburgh et l‘affaire des bonus
Ont-ils compris et pourraient-ils expliquer ce en quoi consiste le métier de trader ,ce qu‘il sous-entend comme genre d’activité économique ,ce que ces messieurs costumés dernier cri « tradent » et quelle valeur ajoutée ils apportent à l’économie mondiale? Ces « grands » chefs d‘État vont-ils essayer de comprendre pourquoi ne le serait pas dans la sphère financière ce qui est possible par exemple au niveau du secteur du bâtiment et des travaux publics par le biais de l’immigration ou de la libre circulation des travailleurs en tous domaines,et donc pas seulement dans la plomberie, puisque tout le monde a entendu parler des fameux plombiers polonais ? Nicolas Sarkozy tiendra-t-il compte du fait que dans son propre pays,comme je l’ai rappelé dans ma dernière note ,citant un chiffre avancé par l’AFIJ, 62 % des diplômés de 2008 n’avaient pas encore trouvé de travail au 1er avril 2009,et que dans les 38% qui avaient décroché un « boulot » ,une bonne partie devaient se contenter de salaires modestes en regard de l‘investissement en études et temps engagé pour y parvenir ? Ces chefs de seulement 10% des États que notre planète compte ont-ils réalisé qu’il y a quelque chose de surprenant à constater que les banques versent à certains de leurs personnels ,en guise de primes, des montants sans commune mesure avec les salaires d’usage dans les entreprises non seulement de production de biens de poids modeste peu encombrants donc facilement et rapidement transportables,mais aussi dans celles qui fournissent des services dont les plus connues du grand public sont les « assistances en ligne », qui délocalisent dès qu’elles en ont l’opportunité dans les pays où la main d’oeuvre est moins chère,mais surtout où la paperasse administrative est moins pesante,les normes moins contraignantes ? Se sont-ils posé des questions pour savoir d’où proviennent les « gains » fabuleux que ces traders réalisent pour le compte des établissements qui les emploient,et savent-ils que ce que perdent les uns n’est jamais que partie de ce que gagnent les autres? Ont-ils cherché à savoir ce que les heureux bénéficiaires font de ces bonus faramineux,dont certains et rien que pour une seule banque française , pour donner un exemple, représenteraient un montant à peu près équivalent à ce que va coûter aux contribuables la taxe RSA de Martin Hirsch,censée remettre au travail 3,8 millions d’ exclus « dé-s -insérés » ou de travailleurs pauvres ? Dans l’affaire Madoff,les juges américains n’ont pas été très curieux pour essayer de savoir où était parti le plus gros des sommes escroquées ,beaucoup d‘observateurs en ont convenu . Normal ??? Serait-ce idiot,dès lors , d’envisager qu’une partie des bonus des traders,qui ,dans une telle configuration ne seraient que des prête noms , ne puisse pas ne pas prendre , par hasard,toutefois sous une forme plus civilisée ,plus sournoise,plus policée , les mêmes destinations ,désormais privées d’une bonne et généreuse source après la mise hors d’état de nuire du funeste escroc ? Certaines banques françaises et non des moindres étaient,paraît-il en grande difficulté avant les aides d’urgence de l’État de l’an dernier,aides qui viennent d‘être prorogées pour une année tout récemment,malgré un assainissement avoué,mais et de ce fait ,en définitive, plus que douteux . Comment ces difficultés peuvent-t-elles s’admettre quand nous comparons,en lisant dans le mini fascicule « Conditions Tarifs » distribué par les banques à leur clientèle , le taux d'intérêt donné à un petit retraité qui confie ses disponibiltés à sa banque sous forme de dépôt en compte courant et celui pris à un chercheur d’emploi qui est forcé de recourir à un découvert temporaire ? De tels écarts de pourcentage n’ont jamais été observés dans l’histoire de la banque,tout au moins en France,encore est-il heureux qu‘il y ait une loi sur l‘usure. Sans compter toutes les commissions prises à propos de tout et de rien à la moindre occasion. Sur un autre plan,ne pourrions nous pas nous attendre à ce que les banques ,qui ont toutes leur propre centre de formation « maison » ,puissent former davantage de traders que le marché n’en demande,seulement pour faire baisser le niveau de leurs prétentions ? L’argument invoqué si souvent pour justifier ces extravagances et selon lequel la crainte de voir partir chez un concurrent un « bon élément » parce que les bonus y sont plus élevés peut-il encore tenir la route pour quiconque un peu sensé soit-il pense à tous les rachats de banques en difficultés par les plus valides (ou les moins bancales) d'entre elles depuis un an,fusions ou rapprochements qui ont libéré sur le marché ou peut-être mis sur la paille nombreux de ces espèces rares? Il ne viendrait donc à l’idée d’aucun banquier de répondre,tout en lui présentant une feuille blanche 21-29,7 , à un trader manifestant une gourmandise par trop exagérée , qu’il peut partir même sans préavis et sans indemnité, et de lui faire remarquer qu’il sera heureux d’embaucher pour un salaire moins élevé celui qui ,par le fait de remplacements en chaine dans plusieurs établissements, se sera retrouvé disponible avec des prétentions plus raisonables ? Toutes ces considérations n’ amènent-elles pas, finalement ,à poser la question de savoir si le niveau des bonus des traders doit être l’affaire des chefs d’États et pourquoi dans le cas contraire,tant qu’à faire ,ne pas y ajouter aussi les salaires des informaticiens de Redmond , de Silicon Valley ,des footballeurs, des vedettes de la télévision ou autres nomenklaturistes d‘un "simili" système socialiste faussement appelé libéral ? |
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19 septembre 2009
Quelles habitudes changer pour vivre heureux en 2050?
C’est très bien de penser à l’avenir de « nos enfants » . Mais au regard du présent que nous vivons,à vrai dire pas très enthousiasmant comparé à des périodes plus ou moins récentes de notre vécu contemporain, ne pourrions nous pas en conclure qu’il s’est trouvé dans le passé et dans notre propre pays des politiciens qui en leur temps,le moins qu’on puisse dire, n’ ont pas eu un très bon flair pour préparer l’avenir , lorsque nous sommes amenés à réaliser que 62% de ceux ,parmi les grands aînés des enfants d’aujourd'hui, qui ont obtenu leur diplôme de fin d’études ou de formation professionnelle au cours de l’année 2008,n’avaient pas encore trouvé de travail à la date du 1er avril 2009,selon un rapport de l’AFIJ,Association pour faciliter l’insertion professionnelle des jeunes ? Voilà donc pour ce qui est du présent concernant les enfants. Mais qui peut prédire comment les habitants de ce qu’on appelle encore aujourd’hui la « France » vivront en 2050? Qui peut prédire que leurs activités et leurs habitudes ne se modifieront pas d’elles-mêmes d’ici là sous l’effet d’un progrès technique inimaginable aujourd‘hui ,ou si ,tout simplement, ils ne seront pas en majorité chômeurs clochards sans indemnités du fait d‘un système social en faillite ,véritable tonneau des Danaïdes, ou de l’incurie de gouvernants et politiciens médiocres, ce qui finira par arriver ,au point où évoluent les choses en ce moment avec un débat politique qui vole très bas et si ces derniers ne s‘amendent pas ? Ne pourrions nous pas envisager que les gens en responsabilité aujourd’hui ne soient pas plus perspicaces que leurs prédécesseurs? Quarante et une années doivent s’écouler avant 2050.Beaucoup d’eau devra encore couler sous les ponts,avant que fleuves et rivières ne s’assèchent du fait d’un réchauffement climatique que certains scientifiques nous prédisent. Revenons alors en arrière, au départ d’une période quasi identique ,par exemple en 1966,il y a quarante trois ans. Le président de la République s’appelait Charles de Gaulle et passait aux yeux d’une majorité de citoyens pour un visionnaire .Il avait, quelques années plus tôt, lors d’une présentation de voeux à ses compatriotes, déclaré que la France devait « épouser son siècle ». C’était une bonne idée qui sous-entendait que les Français traînaient les pieds pour suivre le progrès. Mais ceux-ci étaient-ils psychologiquement préparés pour s’adapter aux changements qui allaient survenir,par exemple ,dans le secteur tertiaire du fait de progrès techniques jugés inconcevables voire inimaginables sur le moment ? Apparemment,non, à considérer cette phrase,reproduite ci-dessous et laissant à penser que le secteur tertiaire serait épargné par les mutations caractéristiques des deux autres secteurs -agricole et industriel- qui voyaient des nouveaux métiers supplanter des métiers devenus dépassés ou sans utilité obligeant ceux qui les exerçaient à se reconvertir ou à subir le chômage . Voici la dite phrase,également reproduite dans son contexte au bas de cette note : « Dans les autres activités -le commerce,la banque,les professions libérales,la fonction publique...- activités qui constituent le secteur tertiaire (2) le progrès technique ne peut connaître qu’un faible développement. » Je précise que le (2) renvoyait à cette explication : « Secteur tertiaire. Il est difficile de dresser la liste de toutes les activités de type tertiaire. En vérité,le secteur tertiaire rassemble toutes les activités qui sont ni agricoles ni industrielles. » Ces deux citations ne sont pas tirées du livre d’un charlatan comme notre pays sait en faire mais,ce qui est plus désolant ,d’un contenu d’enseignement menant à la délivrance d’un diplôme officiel,par conséquent devant refléter une pensée généralement admise .Il s’agissait en l’occurrence du « Cours du 2ème degré d’Économie Générale » ,cours N° 6 plus précisément intitulé « PROGRES TECHNIQUE ET PRODUCTIVITE » , qui était dispensé en 1966 à de futurs cadres ou directeurs de banques et qui avait été rédigé avant l’arrivée de la carte bancaire,initialement appelée « carte bleue ». Alors ,qu’en est-il aujourd’hui de ce secteur tertiaire jugé hermétique au progrès technique dans les années cinquante ou soixante,où il valait mieux ne pas faire de fautes de frappe pour être une dactylographe convenable,ne pas faire d’erreurs d’addition ,de soustraction,de division ou de multiplication pour être bon comptable ou seulement caissier dans un commerce de détail ,où il fallait attendre un délai de six mois, voire davantage selon l’endroit d’habitation, pour se faire installer une ligne téléphonique à son domicile,où l’agent d’EDF,se déplaçant par tous temps en bicyclette ou en moto, passait régulièrement dans chaque maison,dans chaque appartement,avec sa sacoche en cuir pour relever le compteur et encaisser en espèces le montant de la facture d’électricité consommée,et ,last but non least, où le facteur rentrait dans chaque foyer pour y distribuer lettres ou journaux... Depuis cette époque et tout au long de ce laps de temps,caractérisé fort heureusement par une absence de guerre à l’intérieur de nos frontières, notre environnement a beaucoup évolué et ,pour la plupart d’entre nous,de gré ou de force ,nous nous y sommes adaptés .Il n’a pas été nécessaire d’inventer des taxes pour nous faire changer notre mode de vie tant au plan privé qu’au plan professionnel. -Traitements de texte avec correcteur d‘orthographe, donc plus besoin de dactylographes qui ne savaient que taper adroitement sur un clavier de machine à écrire devenue aujourd'hui pièce de musée... -Dictaphones,enregistreurs, donc plus besoin de sténographes... -Télex,fax,courrier électronique , donc plus besoin de télégraphistes... -Internet envahissant tous les domaines de la vie : des achats de biens ou de services sans sortir de chez soi ,à la déclaration de revenus faite directement depuis l’ordinateur personnel sans envoi par la poste de déclaration sur papier,au calcul automatique du montant de l’impôt pouvant être réglé sans avoir à envoyer de chèque ou encore à aller payer en espèces à la perception,le paiement se faisant par prélèvement automatique... -Courrier électronique,donc plus de relevés de comptes à expédier pour les banques,consultation des comptes par leurs titulaires sur leur écran d‘ordinateur ,virements automatiques... -Caisses dans les magasins dispensant les « hôtesses de caisse » de lire les prix étiquetés et de les « taper » sur une machine à additionner... -Distributeurs automatiques de billets ...dispensant les banques et la poste d’ouvrir 24 heures sur 24,sept jours sur sept... -Péages automatiques d’autoroutes et de parkings... dispensant, pour une bonne part, d’effectuer les transports de fonds avec véhicules blindés des stations de péage aux banques des sociétés concessionnaires... -Stations d’essence self-service ouvertes 24 heures sur 24... -Téléphone automatisé : plus de standardistes,remplacées par des enregistrements déclinant « Pour... tapez 1 ,pour... tapez 2... » etc... ce que tout le monde connaît désormais. -Téléphone portable... -Réservations de billets de train,de nuits d’hôtel par internet... Et la liste pourrait encore continuer . Alors ,c’était donc cela qu’il fallait envisager comme un « faible développement »? Dans notre monde,en France peut-être encore plus qu’ailleurs,il s’est trouvé beaucoup de gourous qui n’avaient que des solutions miracles à proposer pour résoudre les problèmes inhérents à l'évolution de toute société ,et qui ,s’ils devaient revenir parmi nous ,ne brilleraient certainement pas en se rendant compte à quel point ils s‘étaient trompés et avaient trompé leur monde. Le meilleur ne serait-il pas d’observer la plus grande prudence et de prendre un minimum de recul face aux conseils et recommandations de personnages médiatiques reconnus comme "influents",sous prétexte qu'ils sortent d'écoles prestigieuses les dispensant d'expérience ou de mettre la main dans le cambouis,de par on ne sait quel droit ,mais qui ,pour l'heure, n'ont aucune solution à proposer pour nous sortir du puits au fond duquel nous nous trouvons? ![]() |
15:30 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : actualités, france, sarkozy, politique, taxe carbone, environnement
11 septembre 2009
Taxe carbone, voiture électrique, de tout ce qu’il se dit qui croire?
Ainsi dans un article paru hier, le 10 septembre 2009, émanant de « MaxiSciences » intitulé « PSA lancera ses Peugeot et Citroën électriques fin 2010 » (Voir cet article),je relève cette phrase: « Pendant dix ans, de 1995 à 2005, PSA avait produit 10.000 voitures électriques mais avait finalement dû renoncer en raison de l'absence de marché. » Concernant la cause du renoncement en question ,c’est-à-dire « l’absence de marché » ,ce n’est pas tout à fait ce que j’avais écrit sur mon blog le 2 septembre ,il a neuf jours, dans ma note « La voiture électrique déjà pièce de musée », qui reprenait ce qui était mentionné sur le panneau explicatif figurant devant la voiturette électrique rouge exposée au « Musée de l’Aventure » ,dit communément « Musée Peugeot », sis à Sochaux dans le Doubs, non loin des usines Peugeot où sont toujours fabriqués certains modèles de la marque, bien que la firme possède d’autres unités de production sur le territoire français. Ce musée reçoit plus de 100.000 visiteurs chaque année , parmi lesquels des salariés ,tant ouvriers que cadres de Peugeot, et aussi des amateurs de voitures anciennes. J’ajouterai que l’objet de ce musée est très clairement énoncé sur son site internet ,en cette phrase : « C’est en 1982, que Pierre Peugeot, alors président du Conseil de Surveillance du groupe PSA Peugeot-Citröen, crée l’association l’Aventure Peugeot dont l’objet est de collecter et d’animer tout ce qui constitue le patrimoine d’une famille et d’une société. » (Voir la page «Histoire du musée ») On conviendra donc qu’il serait assez malvenu que dans ce musée soient portées à la connaissance du public des explications erronées, à fortiori pour des faits ne remontant pas à plus de treize ans dans le temps.Les journalistes seraient bien avisés d'étudier un peu plus sérieusement les sujets qu'ils traitent,et, en cas de besoin, de citer leurs sources. Alors pour preuve, je reproduis ci-dessous une photo du panneau d’explication prise le 12 juillet 2009 à 17h05 . ![]() |
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08 septembre 2009
La taxe carbone, le Joueur de flûte et les politiciens français
Les Français,alors ,par l’entremise des candidats à l'élection présidentielle de cette année là , lui promirent un grand ministère,sinon un bel avenir en raison de ses idées, pour les débarrasser de la pollution qui infestait leur ciel et leur provoquait des sueurs par la chaleur torride qu’elle induisait,du moins à ce qu’ils croyaient. Ce « joueur de flûte » tel,selon la légende, celui de Hamelin ,attendu comme un sauveur, avec son baratin occupa plus que sa part les écrans de télévision ,les radios et les journaux . Les candidats à cette élection majeure ,même les moins mauvais ,pour gagner le plus de suffrages,parce que l’homme était populaire,avaient repris ses idées en bonne place dans leur programme de gouvernement. Deux années passèrent et là ,bien que certains firent un tabac inattendu à une élection qui sert habituellement de défoulement gratuit et sans risque majeur à ceux,minoritaires dans ce pays , qui considèrent encore que voter est un devoir , les autres politiciens qui voulurent suivre ,comme par effet de mode, chutèrent dans les sondages dès qu’il fut question de passer aux choses sérieuses c’est à dire de mettre en oeuvre les idées farfelues du sauveur . Ils prirent une raclée mémorable aux élections qui suivirent. Notre « joueur de flûte » et ses plus fervents thuriféraires quittèrent alors la scène politique,mais revinrent plus tard. Trop tard,hélas, la France avait changé de Constitution parce que les Français avaient fini par en avoir mare de tous ces politiciens tocards que le système électoral de leur pays ne savait que produire. ![]() Après un été tardif et frais et juste avant un hiver précoce,ces pommes pas encore cueillies se sont retrouvées dans un décor de neige. |
10:12 Publié dans Politique, Société | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : actualité, politique, france, verts, environnement, ump, taxe carbonne











