09 février 2009

Antennes relais ,trouble anormal du voisinage et principe de précaution

Mercredi 21 janvier,voici même pas trois semaines,une employée de banque de 32 ans était poignardée en pleine rue,alors qu’elle venait de sortir pour fumer une cigarette à proximité du guichet de la banque où elle travaillait.
D’après une dépêche de l’Agence France Presse datée du lendemain,le meurtrier ,âgé de 22 ans,en litige avec sa victime,était considéré par sa famille comme « troublé », selon des sources proches de l’ enquête .

Mercredi 4 février ,par arrêt de la Cour d’Appel de Versailles, Bouygues Télécom était « condamné à retirer » une antenne relais à Tassin-la-Demi-Lune,près de Lyon ,et « à verser 7.000 euros à chacun des trois couples de plaignants  en raison de l’exposition à un risque sanitaire » selon une dépêche Associated Press datée du même jour à 21h46 ,citant l’avocat des plaignants.
En fait, un risque sanitaire non prouvé ,pas plus que ne pouvant être prouvé scientifiquement ,néanmoins « trouble anormal du voisinage » ,formule assez vague et à non moins large interprétation pour permettre un jugement aussi bien dans un sens que dans l‘autre !

A la suite de cette décision de justice , qu’il n’est pas question de remettre en cause en tant que telle, personne ,à ma connaissance, n’a posé la question de savoir s’il est normal ,dorénavant, de laisser des gens ,qui se plaignent ou qui se sont plaints de troubles qui ne peuvent pas exactement être définis ,continuer à conduire des véhicules alors qu’ils sont ,sans aucun doute, potentiellement dangereux,pour ne pas être,psychologiquement ou physiquement, dans un état normal en raison de leur exposition ,présente ou passée,à « un risque sanitaire »  , mettant à la merci d’un accident des piétons,enfants ou adultes, des cyclistes ou d’autres conducteurs irréprochables se trouvant en même temps qu’eux sur le réseau routier tout en ignorant leur état ?

La Cour d’Appel de Versailles n’aurait-elle pas été bien avisée

1°. d’ obliger les plaignants à un suivi médical de précaution approprié suffisamment long dans le temps , et ,
2°. de leur interdire durant ce laps de temps toute conduite de véhicule jusqu’à obtention de la preuve de l’inexistence définitive de séquelles du mal subi et contre lequel ils ont demandé et obtenu réparation financière pour eux seulement ,le coté risque pour les catégories de gens cités plus haut, usagers de la voie publique ,ayant été totalement négligé dans l’affaire en question ?


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05 février 2009

Gandrange , Nicolas Sarkozy et les larmes d’Aurélie Filippetti

Nicolas Sarkozy a un devoir de protéger,pour le présent et pour l’avenir la fonction présidentielle qu’il incarne actuellement , parce qu’il ne sera pas toujours président, même s’il en avait l’ambition que certains de ses opposants lui prêteraient encore vite . Les Français peuvent l’estimer ou ne pas le supporter. Il a été élu avec une confortable majorité pour une durée de cinq ans.
D’autres,à cette fonction suprême, qui exige le respect, lui succéderont .Devront-ils supporter tout ce qu’il subit aujourd’hui comme outrages ou injures ,en direct, si tout cela ,de par un certain laxisme de la justice quand plainte à juste titre est déposée,devient affaire de mode où personne ne peut dire jusqu‘où cela irait ,s‘il tolérait ?

Quand ces actions stupides dont il est l’objet émanent d’imbéciles ou de déséquilibrés reconnus ,cela ne peut pas prêter grandement à conséquence. Mais n’est-il pas affligeant d’entendre à l’Assemblée nationale Aurélie Filippetti, une élue du peuple ,députée de Moselle,annoncer à l’adresse du Président que les salariés de l’aciérie de Gandrange l’attendent avec des boulons ?
Est-ce comme cela qu’elle souhaite attirer les investisseurs étrangers ,en discréditant ainsi l’autorité même de la France à l’échelle internationale?
N’est-ce pas,à défaut d’être qualifié d’incitation à la violence ,jeter de l’huile sur le feu?

N’est-ce pas encourager les excités qui ont déjà bien participé au déclin de cette aciérie qui n’intéressait l’an passé plus aucun repreneur potentiel?

Née à Villerupt, ancienne cité sidérurgique de Lorraine où était installée une aciérie qui comptait plus de 3.000 salariés en 1968 ,de laquelle il ne reste aujourd‘hui plus qu‘une pièce de musée non loin de la mairie de cette ville,cette jeune femme est assez mal placée,à mon sens, pour défendre sérieusement les salariés et les cadres de l’aciérie de Gandrange. Elle est très mal placée comme membre du parti socialiste pour le faire et le fait mal.

Bien que le parti socialiste ait été au pouvoir de 1981 à 1986 ,de 1988 à 1993,de 1997 à 2002,c’est-à-dire plusieurs années après la fermeture de l’usine de Micheville à Villerupt , rien n’a été fait pour faire revivre cette petite ville.

Là encore personne ne le lui a rappelé.

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Tout ce qu'il reste d'une aciérie ayant employé plus de 3.000 salariés avant sa fermeture à Villerupt (Meurthe et Moselle).La ville comptait 16.000 habitants en 1970.Il n'en reste qu'un peu plus de 9.000 aujourd'hui.

04 février 2009

Cinq milliards d’Euros pour aider Airbus à vendre ses avions

Dans un entretien au Journal du Dimanche du 16 janvier 2000,il y a un peu plus de neuf ans, Noël Forgeard patron d’Airbus Industrie à l’époque , estimait le potentiel de vente de l’A380 ,avion géant de 800 places assises, à 1200 appareils à l’horizon 2020 et « si tout va bien » la mise en service des premiers exemplaires fabriqués pour le troisième trimestre 2005,sans connaître même la localisation future des deux sites où serait construit cet avion.

Mais voilà,nous étions en France,pays de râleurs trouvant toujours au pouvoir des politiciens prêts à n’importe quelle concession pour s’y maintenir. Et que d’embûches pour la société constructrice avant que la production ne se mette en route pour de bon !

-8 mai 2001: premiers soucis que n’auraient jamais eus les concepteurs et réalisateurs d’un tel projet quarante ans plus tôt,des collectifs de riverains organisaient un pique-nique et faisaient signer des pétitions du genre : « L’abus de pouvoirs publics est dangereux pour la forêt » , craignant que la route départementale 17 traversant la vallée de la Save ,près de Toulouse, ne soit transformée en route pour « gros gabarits » .Les problèmes commençaient pour le transport des pièces et équipements prévu pour démarrer fin 2003...

-25 juillet 2001: dans « le Monde » ,les Verts ,au pouvoir à ce moment là dans le gouvernement Jospin ,voyaient dans cette affaire de route à grand gabarit « un crime pour la démocratie » !

-23 octobre 2003: le projet se concrétisait progressivement ,fabrication des premières pièces de l’avion ,à Nantes,avion qui avait déjà été commandé à une centaines d’exemplaires. Son vol inaugural était programmé pour fin 2004.

-20 mai 2004: alors que les commandes se chiffraient à 129 unités,la compagnie anglaise Virgin,demandait un délai de livraison supplémentaire de 18 mois ,au moins ,pour ses six exemplaires commandés,et pour raison de retard dans l’aménagement de pistes à l’aéroport de Los Angeles.

-18 janvier 2005: l’A 380 qui n’avait pas encore volé était présenté lors d’une grandiose cérémonie où se retrouvaient quatre chefs d’État. La route à très grand gabarit Langon-Toulouse -240 km- avait pu être réalisée.

-27 avril 2005: vol inaugural ,pratiquement sans retard,à quatre mois près quand même, sur le planning initial.

-8 août 2005: la compagnie Singapour Airlines se plaignait d’un retard dans la programmation des livraisons,bien que des compensations fussent prévues.

-6 avril 2006: blocage non loin de l’arrivée à l’usine d’assemblage, par des étudiants anti-CPE , d’un convoi de pièces pendant près de trois heures ,comme si le constructeur avait besoin de cela en plus de problèmes techniques qui devaient par la suite retarder les livraisons. Les étrangers ,acquéreurs potentiels de ce bel avion, observaient,ce qui peut se comprendre, mais ne disaient rien.

-7 novembre 2006: une compagnie américaine annulait une commande de 10 exemplaires au motif qu’il ne lui était pas possible d’attendre deux ans supplémentaires pour être livrée. Elle se tournait vers Boeing.

-28 février 2007 : Après plusieurs changements de têtes à la direction d’Airbus,un plan de restructuration ,manie de tout nouveau dirigeant d’une entreprise venu de l’extérieur, prévoyait 10.000 suppressions d’emplois sur 57.000,mais sans licenciements secs. S’en suivaient des grèves… qui rappelaient gentiment aux acheteurs potentiels que l’A 380 Airbus était fabriqué en France.

-15 octobre 2007: Singapore Airlines obtenait enfin livraison de son premier A 380 , avec 18 mois de retard sur le calendrier initial. Le bel avion ferait son premier vol commercial dix jours plus tard.

Fin août 2008 : 198 commandes fermes enregistrées.
Sur fond de sommets atteints par le prix du baril de pétrole,et de baisse du dollar, par conséquent concurrence plus sérieuse de Boeing , plus pénalités pour retards de livraisons ,entre autres, débouchaient sur de graves problèmes de trésorerie pour l’avionneur de Toulouse.
Les compagnies acheteuses d’avions ont aussi commencé à souffrir de ces problèmes,par suite de la crise financière. Des banques vont les aider et ,pour cela,doivent recevoir prochainement de l’État, 5 milliards d’Euros , en dépannage .
Si tout va bien, une quarantaine d’A 380 auront été livrés à la fin de cette année.

Mais combien d’avions de ce type , en plus, auraient été commandés ,livrés et payés avant la crise financière ,sans les problèmes exposés plus haut, sans le garrot des 35 heures ,ce qui aurait à coup sûr, évité une telle aide?
Ça n’aurait pas créé du pouvoir d’achat cela,en salaires supplémentaires versés ?

Personne n’a posé cette question à Martine Aubry,quand elle a présenté le 21 janvier dernier son plan de relance .Évidemment,comme toujours.
Avec la « crise » ,les 1.200 A 380 espérés par Noël Forgeard le 16 janvier 2000 pour l’horizon 2020 risquent fort de devenir un mauvais rêve. Faut-il prendre rendez-vous,en espérant que l’aéronautique française n’aura pas,d’ici là , fini comme la sidérurgie ?

Associations contre…, coordinations pour…, écologistes, grévistes,problèmes techniques à ne jamais écarter ,rivalités de carriéristes pour les places les plus lucratives …c’est la France telle que les étrangers qui font des affaires commerciales avec elle apprennent à la connaître à leurs dépens. Une France qui doit payer aujourd’hui les erreurs faites il y a dix ans par nos bons socialistes.

02 février 2009

Les grèves,Nicolas Sarkozy,Jacques Attali , Dominique Strauss-Kahn et les autres

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Nicolas Sarkozy ,dont les syndicalistes de notre pays lors de manifestations ou de déclarations colportées par les médias ne manquent jamais de rappeler les sorties,quelquefois surprenantes,il est vrai,avait déclaré le samedi 5 juillet 2008,lors du Conseil National de l’UMP :« Désormais ,lorsqu’il y une grève en France,personne ne s’en aperçoit ».

Cette phrase tous les Français s’en sont rappelés.
Mais personne ,dans les médias ou les sphères autorisées ,parmi ceux qui se disent « économistes », n’aura noté que le mot « grève » ne figurait pas une seule fois dans le rapport de la Commission pour la Libération de la Croissance Française (CLCF) ,communément appelé « Rapport Attali » ,rapport plus qu’un peu perdu de vue depuis quelques mois,non sans avoir provoqué grogne ,manifestations ou grèves ,dans les milieux professionnels que son auteur souhaitait voir évoluer dans un sens pas toujours heureux ou bénéfique autant pour eux que pour les Français. Ainsi aucune,parmi la quarantaine de personnalités venues de divers horizons et composant cette commission , n’aurait songé à donner le moindre avis sur les grèves en France ou recommander la modération sur ce point coté syndicats de salariés et la pédagogie coté employeurs. Pas mal,n’est-ce pas?

Monsieur Attali serait-il donc aussi sourd que notre président ?Ne s’informe-t-il pas,ou alors considèrerait-t-il que l’absence d’ activité productrice de ces gens qui ,jeudi 29 janvier ,ont fait grève, compterait pour zéro dans le chiffre de la croissance française calculée par nos bons statisticiens de l‘INSEE? Pourtant ce sont eux,grévistes ,manifestants, ou leurs ascendants, qui ont élu en 1981 et réélu en 1988 François Mitterrand qui aura fait de Jacques Attali son conseiller particulier,ce qui oblige quand même les gens de gauche soit à le reconnaître comme un des leurs et non des moindres,un des rares « vétérans » qui aient réussi à surpasser l’usure du temps,soit à se résigner à constater qu’il aurait évolué sous la pression des faits et de l’évolution du monde.

Parce que les grèves en France ,par leur répétitions kaléidoscopiques , peuvent difficilement être envisagées comme faits négligeables quant à leur incidence sur le volume de la production de biens et de richesses,sauf à envisager qu’elles ne constitueraient qu’un amusement ou un passe temps pour les syndicalistes qui s’échinent à faire croire qu’une « journée d’action » est toujours meilleure que la précédente ou moins bonne que la suivante, et une mauvaise farce pour les productifs qui font vivre le reste de la population. Ce à quoi il faudrait ajouter un phénomène moins perceptible par une grande majorité de nos concitoyens à savoir l’incidence sur le jugement d’investisseurs étrangers , qui , déjà implantés dans notre pays, attendraient la première opportunité pour le fuir,ou qui,pour ceux n’ayant pas encore pris pied dans notre pays mais désireux de consolider leurs positions dans le monde ,hésiteraient ,puis renonceraient à venir créer des emplois chez nous.

Ne faudrait-il pas aussi ajouter que Dominique Strauss-Kahn,homme de gauche s’il en est,patron du Fonds Monétaire International ,assez bien aidé par Nicolas Sarkozy quand il lui a fallu obtenir son poste dans cette prestigieuse institution,fait lui aussi l’impasse sur ce mot « grève » chaque fois qu’il lance ses sempiternelles recommandations à l’adresse des responsables gouvernementaux des pays de la planète « mauvais élèves » ,comme on dit, s’agissant de gestion économique ou lorsqu’il annonce plus ou moins régulièrement ,pour la France, des prévisions de croissance toujours inférieures aux précédentes ?
Au demeurant,cela fait quinze mois qu’il est devenu patron du FMI,avec l’intention de le réformer pour répondre à un besoin réel d’adaptation à des données économiques qui ne correspondent plus à celles qui prévalaient lors de sa création à Bretton Woods en juillet 1944, on ne voit toujours rien venir,et si cette crise devait se terminer sans les réformes promises,on ne verra plus l’utilité de les engager.

Pour revenir à cette journée du 29 janvier, il y avait des employés de banque dans les rues pour manifester contre Nicolas Sarkozy , contre sa manière de gérer cette crise ,c’ était leur droit,mais que pensent ces gens là de l’attitude ou du comportement de leurs collègues ,représentants élus ,siégeant au même titre que leurs PDG dans les conseils d’administration des grandes banques qui viennent ,ou sont en train, de recevoir coup sur coup des milliards et des milliards de l’État,c’est à dire de nous,contribuables?
Ces administrateurs ont-ils manifesté ,à un seul moment, leur intention de démissionner de leurs responsabilités? Étaient-ils au courant de ce qui se passait dans « leur » banque ,comme « actionnaires » très modestes toutefois puisque tout petits porteurs ne possédant,par obligation pour être administrateurs de leur entreprise ,que quelques dizaines d’ actions , et étaient-ils d’accord avec leurs présidents respectifs et les autres administrateurs ? Eux, que pensaient-ils de leurs camarades syndiqués qui défilaient jeudi ? Qu’ils avaient raison ou qu’ils avaient tort? Alors que sans l’aide de l’État ,en cas de faillite de leur établissement ,ils se seraient retrouvés à la rue pour de bon.
Avons nous vu ou entendu des journalistes leur poser de telles questions? Les ont-ils seulement contactés?

Cela fait beaucoup de questions qui restent sans réponses et donc,comme on peut le voir ,la solution de la crise est finalement éminemment plus complexe et implique beaucoup plus de responsables que le commun des mortels ne l’imaginerait .

Pour l’instant on ne peut que déplorer un déficit de pédagogie des médias et de tous ceux qui ont pour fonction d’informer dans notre pays mais qui excellent à caresser dans le sens du poil les ignorants,en évitant de les mettre devant leurs responsabilités face aux malheurs qui pourraient leur arriver.

30 janvier 2009

Un service minimum d’accueil,cahin-caha !

Je relève sur le site internet de l’hebdomadaire « Le point » dans un article intitulé « Le service minimum à l’école peine à être appliqué » ,publié hier,le 29 janvier 2009, ce passage : « La ville de Paris a refusé d'appliquer la loi d'août 2008. Selon le maire Bertrand Delanoë, qui "place au-dessus de tout la sécurité des enfants", il aurait fallu mobiliser "6.500 encadrants qualifiés" et ce service est donc impossible à organiser. »

Voici ce que j’ai à répondre à ce sujet,et que j’ai également adressé au Point ,sous forme allégée,comme commentaire publié sous l’article en question ce matin à 08:45 :

Bel argument! Avancé comme excuse facile pour gogos par la plupart des maires socialistes y compris dans les campagnes .Les articles de la presse régionale aux pages intérieures consacrées à l‘actualité dans les villages fusent en ce sens,et concernent essentiellement les maires de gauche qui se déclarent ainsi incapables d’organiser ce SMA ,soit par délibération de leur conseil municipal,soit devant les tribunaux administratifs quand ils contestent une décision du préfet à leur encontre,leur imposant de respecter la loi.

Les amis socialistes de Bertrand Delanoë ,députés européens ,ont-ils,avant que le plafond du Parlement européen ne s’effondre le 7 août 2008, refusé d’y siéger parce que la sécurité pouvait ne pas y être assurée?

Alors quand ses autres amis boycottent une séance à l’Assemblée Nationale c’est parce qu’ils ont peur que le plafond s’effondre ou que leurs sièges ne sont pas assez confortables?

Le maire,socialiste, de Baume-les-Dames,dans le Doubs (Est de la France) ,a-t-il interdit aux enfants ou collégiens de venir avec leurs professeurs dans le gymnase de cette ville ,avant que son plafond ne s’effondre le 23 avril 2008,épargnant ceux qui y étaient juste à ce moment là?
J’ai déjà parlé de ce fameux gymnase à deux reprises sur ce blog.

Alors,vraiment sincères ces socialistes?
Ou hypocrites se moquant du peuple ,se moquant des familles qui n’ont pas les moyens de se payer la garde de leurs enfants ?
Et ça se dit proche du peuple!
Nous n’avons que ça comme opposition?

29 janvier 2009

Sécurité et libertés publiques:et si le ridicule tuait!

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Selon Télérama ,qui l’annonce très sérieusement sur son site internet , « gardes à vue en augmentation vertigineuse,créations de peines planchers,judiciarisation à gogo des mineurs,multiplication des expulsions et des atteintes à la présomption d’innocence … » sont des « coups répétés contre leurs libertés » et inquiètent nombre de Français.

Le dernier numéro de Télérama,qui pourrait tout aussi bien se faire appeler « Télé-Marat » , est tout naturellement consacré à cette question avec la jolie couverture reproduite en médaillon ci-contre qui en dit long sur la manière qu’a cette revue de prendre les gens pour des imbéciles.

D’accord,je concéderai que ses journalistes pouvaient ignorer ,quand le numéro cité fut imprimé ,qu’un jeune lycéen de 19 ans moins un mois avait été retrouvé mort d’un coup de couteau au cœur dimanche dans l’immeuble qu’il habitait à Villepinte,en Seine-Saint-Denis,près de Paris,ou encore deviner que ,dans la nuit de lundi à mardi,27 janvier,à Marseille, trois jeunes gens allaient être criblés de balles à l’intérieur de leur véhicule en arrêt à un feu tricolore par des tireurs en possession d’armes de guerre.

Alors qui peuvent bien être ces Français « inquiets » de ce supposé excès de sécurité que Nicolas Sarkozy,dont la photo orne la couverture du numéro de Télérama,voudrait imposer à d’autres fins moins avouables que la tranquillité de tous ses compatriotes?
-Le magistrat poignardé en pleine audience au tribunal de Metz le 5 juin 2007 par une femme de 35 ans?
-Le président de la Conférence nationale des procureurs de la République,Joël Guitton,déplorant,lorsque survint ce drame, « l’absence totale de contrôle à l’entrée de l’immense majorité des palais de justice de province » ?
-Le président ,à l’époque,de l’USM (Union syndicale de la magistrature) ,Bruno Thouzellier qui s’interrogeait ainsi sur LCI : « Est-ce qu’il faudra des morts pour qu’enfin le gouvernement prenne les décisions qui s’imposent?C’est bien de se rendre sur place de la part d’un ministre,mais ce qu’il faut maintenant c’est agir » !
-La surveillante de la maison d'arrêt de Caen qui avait reçu des menaces de mort le 12 juin,une semaine plus tard, d'une jeune femme de 27 ans ,pourtant sortie de prison,mais auparavant déjà condamnée 18 fois pour actes de violence,recondamnée pour ces derniers "exploits"?
-La greffière en chef du tribunal de grande instance de Nanterre qui,treize jours plus tard, avait pris deux coups de poing administrés par un homme,tandis que sa femme la menaçait de mort?

Ces faits s’étaient produits même pas six semaines après l’élection de Nicolas Sarkozy à la présidence de la République.
Déjà,quelques mois plus tôt,le 28 février 2007,une charge explosive avait été découverte devant le domicile du président de la cour d'assises de Haute-Corse,Michel Huyette,ce qui avait fait écrire le Syndicat de la Magistrature (SM) dans un communiqué :"Les conditions d'exercice difficiles dans l'île du personnel judiciaire,des magistrats,greffiers et fonctionnaires nécéssitent de la part de l'Etat un soutien constant et un intérêt accru"...soutien constant,intérêt accru ,des formulations qui pourraient prêter à sourire!
Et ces 1.147 véhicules incendiés dans la nuit de la Saint-Sylvestre,la dernière en date -même pas quatre semaines- ,c'était quoi pour leurs propriétaires et les compagnies d'assurances,un cadeau de fin d'année? Et un spectacle gratuit pour les riverains?

Ne faudrait-il pas peut-être que les Français sachent ce qu’ils veulent ,ou que Télérama ne les prenne pas pour des amnésiques ou des idiots comme ceux qui ,sous son article publié sur internet, approuvent son coup médiatique ?

Enfin,pour ceux que cela intéresserait,Télérama,toujours sur son site internet ,propose à ses visiteurs de « bien démarrer l’année » en profitant d’un an d’abonnement « avec + 40% d’économies! (52 numéros ,valeur 60 € au lieu de 104€) et 2 cadeaux » dont la nature n’est pas précisée.
Peut-être un pistolet « Taser » et une cagoule ,qui sait?

28 janvier 2009

Rencontres hasardeuses à Davos:prudence recommandée pour nos ministres

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Dans les milieux politico-économico-financiers du monde entier,et durant cinq jours,sur fond de grande crise économique généralisée, il sera question de Davos , belle petite ville de Suisse orientale de 12.000 habitants proche ,à vol d’oiseau,mais beaucoup moins par la route, de l‘Autriche et du Nord de l‘Italie , pas très facile d’accès,parce que située à plus de 1500 mètres d’altitude et blottie dans une vallée entourée de hautes montagnes.
Il n’y circule pas de grosses limousines dans les rues et il vaut mieux ne pas se trouver un samedi après midi sur la seule route qui s’étire de part et d’autre,en amont dans la montagne ,en aval dans une vallée encaissée et entourée de rochers taillés, lorsqu’un grave accident d’automobile s’y produit: c’est la garantie de se trouver bloqué aussitôt dans un bouchon de deux ou trois kilomètres, sans avoir la possibilité de faire demi-tour ,à n’être seulement réduit qu’ à attendre plusieurs heures ,dans l’impossibilité d’obtenir une quelconque information sur place et sur ce qui est arrivé, autrement que par la radio suisse. Dans la longue file de voitures immobilisées personne ne bronche,le mal est pris calmement en patience.

Davos est d’abord une station de ski réputée en Suisse,mais c’est aussi,parce que son infrastructure hôtelière le permet,et depuis le début des années soixante-dix, un point de rencontre annuel pour nombre de ceux qui sont aux commandes d’États ou de grandes entreprises ,pour ceux qui pensent et réfléchissent au devenir du monde comme les prix Nobel d’économie et qui , seulement sur invitation des organisateurs , y viennent de tous les continents .

Avec environ 2.500 participants ,ce qu’on appelle le Forum économique mondial (WEF) se tient dans un immeuble aux allures de bunker qui viendrait d’être décoffré brut de maçonnerie, qui surprend par sa conception mais n’émeut pas quiconque passe à pied devant parce qu’il pourrait l‘imaginer plus grandiose compte tenu de ce qu‘il peut évoquer. Cette année le forum ouvre ses portes aujourd‘hui 28 janvier pour les refermer le 1er février.

L’an dernier ,au même moment à quelques jours près, notre Premier ministre ,François Fillon, y était avec un groupe de grands patrons français et quelques uns de ses ministres. D’autres Français étaient également invités :Jacques Attali,qu'on ne présente plus depuis longtemps,Dominique Strauss -Kahn, président du FMI,Jean Claude Trichet, président de la BCE ,pour les plus connus .Coté étranger ,Gordon Brown,Premier ministre britannique y était en même temps que son opposant conservateur David Cameron.Et puis des personnages puissants devenus « ex » : Pervez Musharraf ,désormais ex- président du Pakistan ou Condolezza Rice,la Sécrétaire d’Etat américaine,depuis huit jours redevenue simple citoyenne américaine. Alvaro Uribe,président de la Colombie s’y essayait à resituer dans son contexte le drame que vit son pays et le combat qu’il mène contre les FARC.
Dans le sillage de ces hôtes de marque ,beaucoup d’autres personnages moins connus viennent aussi ici pour s’entendre parler, sans être nécessairement écoutés et sans pour autant écouter les autres quand leur tour vient,avant de rentrer auréolés dans leur pays,ce qui,pour autant,ne les empêchera pas de critiquer cette foire et d'y retourner l'année suivante.

Cette année,ce forum,qui en sera à sa trente-neuvième édition, devrait faire encore plus fort,puisque pas moins de quarante chefs d’État feront le déplacement.
Pratiquement ,si des idées s’ échappent ou émergent ,dans l’immédiat rien ne se concrétisera. Mais ce forum aura créé des liens entre certains personnages qui n’auraient jamais eu l’occasion de se rencontrer nulle part ailleurs. Les participants auront fait leur tour de piste, sans plus. Et nos ministres n’en reviendront certainement pas avec,dans leurs bagages, une recette miracle qui jugulerait le chômage ou donnerait un coup de pouce au pouvoir d’achat de nos compatriotes.
Si rien n’est à attendre de ce coté là ,nos représentants ne seront pas pour autant dispensés d’observer la plus grande prudence quand il s’agira de parler et d’éviter les rencontres aléatoires ou risquées comme devait en faire une,l’an dernier, notre Premier ministre venu là avec l’intention ferme de vendre l’attractivité de notre pays, « France on the move » (une France en mouvement) , à d’éminents participants au nombre desquels le fumeux et non moins sulfureux Richard Fuld ,président de Lehman Brothers ,la banque d’investissement américaine de haute renommée ,mais qui allait déposer son bilan huit mois et demi plus tard ,le 15 septembre de la même année,provoquant dans la foulée l’aggravation de la crise financière qui sévissait déjà et dont actuellement le monde n’est pas encore sorti. Ce Richard Fuld devait certainement être plus à l’aise à Davos , question baratin ou entregent , que le 6 octobre dernier à Washington, lorsqu’il eut à se défendre devant le Congrès américain d’avoir ,durant son mandat à la tête de Lehman Brothers,empoché quelques 500 millions de dollars en salaires et primes et même continué à gratifier de 20 millions de dollars trois dirigeants de sa banque avant leur départ tout en réclamant dans le même temps de l’aide à Henry Paulson secrétaire au Trésor américain !

Quant à François Fillon,« vendre » l’attractivité de la France à Davos à un auditoire de gens , en principe bien informés de la marche du monde , relevait de la prouesse ,pour peu qu’ils fussent au courant de sa sortie à Calvi en Corse,juste trois mois plus tôt, le 21 septembre 2007, qui avait fait beaucoup jaser dans notre pays , à savoir qu’il était « à la tête d’un État qui est en situation de faillite » (sic.) , quand bien même il ne pourrait lui être reproché de ne pas avoir été clairvoyant pour avoir prononcé cette phrase:  « Nous devons renforcer la transparence des marchés et assurer la plus grande responsabilité de tous les acteurs intervenant sur les marchés financiers »…
C’était quand même pas mal,comme souhait,mais ce n’était jamais qu’un souhait.

C’est Davos !

 
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Ci-dessus:Vue partielle de Davos,le jet d'eau,la rue principale et le Kongress Zentrum