18 décembre 2009

Copenhague Circus:accord ou pas accord,et après?

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Eh bien,entendu comme ça,hein?Au revoir.Bon retour,bien le bonjour chez vous et à la prochaine à Mexico dans un an!
Rien! Le double de rien! La moitié de quelque chose! Et après?
Le résultat du sommet de Copenhague est tout à fait conforme à ce que je laissais entrevoir dans ma note du 9 décembre « Copenhague-climat:perspectives de bonnes affaires ou d‘affaires douteuses? » . J’en rappelle ici seulement les trois premiers paragraphes:

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Le sommet de Copenhague qui se déroule actuellement est la quinzième conférence sur le réchauffement climatique depuis que le GIEC a été crée en 1988. Ce qui signifie ,ni plus ni moins, que les quatorze premières n’auront pratiquement servi à rien sinon ,et les unes après les autres depuis la première,à préparer chaque fois la suivante, puisque la planète n’aurait pas cessé de se « réchauffer » et qu’il nous est seriné sans arrêt que demain il sera trop tard pour agir , tant et si bien que nous risquerions tous de mourir avant.

A défaut,et pour le moins, les experts ou « délégués » (seulement 15.000 personnes accréditées dont 3000 journalistes cette année à Copenhague !) auront,depuis 1988, beaucoup voyagé de par le monde et n’auront ,peut-être, pas beaucoup appris sauf , pour que la belle vie puisse pour eux continuer car ils ne doivent sans doute pas être logés dans des gîtes ruraux durant ces conférences,qu’ils ne doivent pas trop se presser pour arriver à quelque accord convenable et définitif ,si ce réchauffement devait être une réalité. Sinon la porte de sortie ne leur serait-elle pas ouverte et ne se retrouveraient-ils pas ,à défaut d’être obligés de changer de boulot ,demandeurs d’emploi ,comme tout bon licencié pour « motif économique »?

Il s’agit d’être lucides et nous ne devons pas nous faire trop d’illusions,accord ou pas,sur ce qui débouchera ultérieurement de positif de ce sommet. Autant donc envisager qu’un accord même conclu et accepté à l’unanimité, sera impossible à faire respecter dès son entrée en vigueur ,faute de contrôles efficaces suffisants ,parce que trop complexes et trop coûteux ,par l’ONU ,et en l‘absence pour cette dernière organisation de moyens réels de coercition pour les pays récalcitrants ou à la traîne,si tant est qu’ il semble difficile d’imaginer un petit pays comme Singapour faire le reproche à la Chine que ses buffles se nourrissant dans les rizières rejettent trop de CO2 en rotant et obliger cette grande puissance mondiale à corriger cette anomalie,pardon ,ce non-respect d’accords signés, en brandissant la menace de sanctions économiques.

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Et maintenant que va-t-il se passer?
Nos bons écolos vont continuer à nous raconter que nous allons devoir vivre moins confortablement grâce à une régression de notre pouvoir d’achat,que nous allons devoir payer davantage d’impôts pour financer des emplois de ramasse déchets le long des routes,ou d’éducateurs chargés de sensibiliser le bon peuple à la protection de l’environnement ,et, par dessus tout, clamer inlassablement que nous n’en aurons jamais assez fait pour sauver la planète,que demain,qui finira par devenir avant-hier ,il sera trop tard.

Greenpeace continuera ses pitreries qui ne font plus rire depuis longtemps,avec de l’argent trouvé on ne saura jamais bien où ,tandis que les moyens financiers ou matériels feront cruellement défaut pour éviter que des SDF ne meurent de froid dans nos grandes villes.

16 décembre 2009

La mort subite inexpliquée d’un enfant, la grippe A,la vaccination et les médias

Samedi dernier nous avons appris avec tristesse,survenu quatre jours plus tôt le mardi 8 décembre ,le décès d’un enfant de neuf ans dans le département de la Haute-Loire ,deux heures après avoir été pris en charge par le SAMU à la suite d‘un « malaise sévère ».
La nouvelle s’est propagée par le biais des agences de presse sur le fondement d’un communiqué publié le 12 décembre sur le site internet de l’ Agence Française de sécurité sanitaire des produits de santé, l' Afssaps ,titré « Décès d’un enfant de neuf ans quatre jours après une vaccination contre la grippe A (H1N1)v » et dans lequel il était ,et est toujours, précisé,entre autres, ce qui suit:
"Une autopsie médico-légale a été effectuée le 10 décembre à la demande du parquet de Puy en Velay, compte tenu du caractère subit du décès. Les résultats de l’autopsie ne sont pas encore disponibles. D’autres investigations sont en cours sur ce cas, notamment des analyses virologiques et bactériennes.
A ce stade, les éléments disponibles ne permettent pas d’établir l’origine de ce décès, ni de se prononcer sur le rôle éventuel de la vaccination."


Le même jour,samedi 12 décembre,à 12h52, la nouvelle de ce décès était rapportée dans une dépêche de Reuters,publiée sur le site de Yahoo France ,et ainsi titrée « Mort d’un enfant après une vaccination contre la grippe A »

A peu près simultanément ,toujours sur Yahoo,la même information venait cette fois de « ELLE » sous le titre « Grippe A:un enfant décède après avoir été vacciné ». Avec une petit détail supplémentaire tenant en cette seule et courte phrase :  « Il semble y avoir eu de petites complications suite au vaccin,mais aucune conclusion ne peut être tirée pour l’instant » ,prononcée sur « France 3 » par le procureur du Puy en Velay.

De son coté, dans le court article reproduit partiellement ci-dessous,l’Est Républicain,dans son édition du 13 décembre,soit le lendemain, donnait également la même information ,ajoutant toutefois ce détail concernant l'enfant : « de santé fragile », sans doute trop insignifiant pour avoir été tu dans les deux informations de  Reuters  et d’ Elle  bien évidemment.

 
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Coïncidence ou pas,lien ou pas avec le vaccin reçu,était-ce vraiment utile pour cette agence d’annoncer ce décès ,avant que les résultats d’une autopsie demandée par le parquet du Puy en Velay ne soient connus?

Etait-ce sérieux de la part du procureur d’évoquer des « petites complications suite au vaccin » alors qu’il n’en avait pas la preuve ,puisqu’il poursuivait ainsi qu’aucune conclusion ne pouvait « être tirée pour l’instant »?

Et que penser des deux titres de Reuters (  « Mort d’un enfant après une vaccination contre la grippe A »)  et Elle ( Décès d’un enfant de neuf ans quatre jours après une vaccination contre la grippe A (H1N1)v »  )   repris par Yahoo?

Sinon qu'en conséquence il est plus que probable qu’une bonne partie de la population aussi aléatoirement informée n’attendra pas la confirmation des causes exactes du décès ou ne s’y intéressera plus lorsque cela sera fait , si toutefois cela se fait,et ce décès aura été mis à coup sûr ,dans l’esprit de cette population, sur le compte du vaccin alors que rien en ce sens n’est encore sûr.

Dès lors faut-il s’étonner qu’un sondage réalisé en ligne les 10 et 11 décembre 2009 par Médiaprismgroup nous apprenne que 59% des Français s’estiment mal informés,soit par le gouvernement à raison 59% ,soit par le corps médical à raison cette fois de 56%. Tandis que 69% d’entre eux considèrent que les médias ne relaient pas correctement l’information.

Résultat ,il ressort,toujours du même sondage, que les Français ont finalement plus peur du vaccin que de la grippe elle-même,si bien que 79% n’ont pas l’intention de se faire vacciner.

Voilà ce qui arrive quand il se raconte n’importe quoi ou que des gens dits responsables ou sérieux et ,par là ,envisagés comme devant être crédibles, sont en fait des incompétents.

L’incompétence peut d’ailleurs tout aussi bien être relevée chez les sondeurs à l'origine de ces pourcentages cités ,dès l’instant que:

1°.Le gouvernement n’est pas un organe d’information normal,comme semblerait le sous-entendre la question posée aux sondés (« Vous sentez-vous bien informés par le gouvernement sur la grippe A? » ) , et il ne peut que l’être encore moins dans le contexte actuel où il est contesté sur tout ce qu’il fait parce que sa communication est déplorable et que ses membres,dont certains et certaines pourraient encore vite passer pour des adolescents attardés, jouent en permanence le jeu de celui dont on parlera le plus dans les médias,faisant les délices d’une opposition ,plutôt genre cour des miracles en ce moment , qui n’a pas de scrupules et est prête à tout pour lui créer des ennuis .
Il y a à ce niveau dans notre pays ,pour informer la population et lui faire des recommandations,des préfets et sous-préfets ,appelés de par leurs fonctions à agir promptement en direction des mairies qui disposent de placards d’affichage publics à la disposition de tous les citoyens, lesquels peuvent ainsi s‘informer librement et gratuitement. Point.

2°.Le corps médical n’est ,pas davantage que le gouvernement ,un organe d’information ( « Vous sentez-vous bien informé par le corps médical (médecins,infirmières,hôpitaux..) ? » ,mais rien ne l’oblige à laisser filer des nouvelles qui sont fausses ou qui, avant qu’elles soient rigoureusement contrôlées et fondées, ne sont pas à lâcher publiquement,sans rattrapage possible si elles ont besoin d’être complétées ou rectifiées. De plus une consultation médicale payante doit être envisagée en vue de soins immédiats à recevoir ou à prolonger,mais en aucun cas comme source d’information,aux lieux et place de médias traditionnels.

3°.Les médias,dont le rôle est d’informer plutôt que de jouer les faire valoir des idées à la mode ou politiquement correctes s'assimilant à des lanceurs de peaux de bananes à l'adresse des ministres,à la manière des voyous de banlieue qui se font fort de caillasser les véhicules de la police,ont en matière de déontologie des règles à respecter.
En cas de non respect,les fautifs doivent être sanctionnés,sans avoir, pour leur défense et justifier leurs égarements, à recourir abusivement au sacro-saint principe de la liberté de la presse.
Or les dégâts provoqués par leur incurie voire quelquefois leur irresponsabilité à lancer des informations non confirmées de manière officielle peuvent déboucher sur de fâcheuses méprises pour ceux qui les croiraient un peu trop naïvement.Et là, j’évoquerai seulement l’un des plus récents cas,celui du décès du transporteur d’algues vertes de Bretagne ,supposé, sur le moment,avoir été occasionné par la respiration de l’odeur dégagée par ces algues,alors qu’il aura été confirmé par un procureur de la République , ultérieurement, que le décès était la conséquence d’un infarctus du myocarde .Or entre-temps,avant cette confirmation on ne peut plus officielle, près de mille plaintes pour mise en danger de la vie d’autrui avaient été enregistrées à l’instigation d’associations.
On peut imaginer ce qui va se passer lors du procès qui sera suivi d’un recours en appel,et ce sera finalement l’affaire de six ou huit années de procédure pour rien.

Pour revenir au décès subit de cet enfant de neuf ans et pour relativiser sa cause au lieu d’affoler volontairement ou involontairement la population au sujet du vaccin contre la grippe A ,les médias n’auraient-ils pas dû auparavant,question d’honnêteté,plutôt que de rappeler le nombre de morts causées effectivement par cette grippe ,s’enquérir du nombre annuel de morts subites d’enfants de cet âge,ayant ou n’ayant pas « une santé fragile » et l’évoquer dans leur article?Cela demandait-il trop de travail?

Dans l’Est Républicain du 6 janvier 2008,édition de Besançon,était loti le tout petit article reproduit ci-dessous:

 
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Cet article est anodin,et il relate un décès subit,original, comme il y en a déjà beaucoup eu de constatés, depuis des siècles et rarement dans le même cadre ni les mêmes circonstances.

J’ai souvenir qu’un ancien collègue ,âgé alors de 54 ans,regardait un match à la télévision,en compagnie d’un ami,assis à son coté. A la fin du match ce dernier n’obtenant pas de réponse à la question qu’il lui avait posée aussitôt sur ce qu’il pensait de ce match réalisa qu’il était mort sans qu’il s’en soit aperçu!
Dans ma région,une dame septuagénaire qui suivait un traitement médical était décédée subitement alors qu’elle regardait l’émission « Question pour un champion » ,un brave campagnard en âge avancé que je connaissais m’a quand même dit en me l’apprenant qu’il « ne regarderait plus cette émission » !
Et qui n'a jamais entendu à la radio ou lu dans les journaux qu'au cours d'une cérémonie commémorant l'anniversaire de l'Armistice du 11 novembre 1918,un ancien "poilu" était décédé subitement dans telle ou telle localité? Etait-ce une raison pour dissuader les anciens combattants d'assister à celles des années à venir?

Dans cette affaire,objet de l'article reproduit ci-dessus,ni le journal,ni ses lecteurs ne sont allés jusqu’à envisager que le fait d’aller à la pharmacie un 4 janvier ,en empruntant à pied le même itinéraire , après une visite médicale chez son médecin habituel,pouvait être mortel !
Alors,pourquoi cela n’aurait pas dû être pareil pour le décès de l'enfant de neuf ans ?
Peut-on imaginer le battage médiatique qui s'en serait suivi si,pour le cas où il aurait été vacciné contre la grippe A,le décès du patient dans la pharmacie était arrivé vingt-trois mois plus tard,le 4 décembre 2009,au plus fort de la campagne de vaccination anti grippe A?
N' y a-t-il pas quand même un problème dans notre pays au niveau des médias ?

Nicolas Sarkozy a annoncé le 23 janvier 2009,aux état généraux de la presse ,un plan comportant une aide de 600 millions d’Euros destinés à soutenir ce secteur en crise qui emploie 100.000 personnes. Cette crise n’est certainement pas une fatalité et a bel et bien ses raisons ,à savoir le désintéressement des lecteurs et d’une manière plus générale des « consommateurs de l'information" abusés par une grande partie des médias.
Ne pourrions nous pas dire,qu’il s’agissait là d’argent public jeté par les fenêtres,et nous indigner que les contribuables n’aient pas eu leur avis à donner?

04 décembre 2009

Minarets interdits en Suisse:les grincheux et le clocher de la chapelle Notre-Dame-du-Haut à Ronchamp

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Dimanche dernier,lors d’une votation comme il s‘y en déroule assez souvent chez eux , nos voisins helvétiques se sont prononcés en faveur de l’interdiction de la construction de minarets dans leur pays. Ce qui ,parce que cette volonté populaire n’était pas de leur goût, a provoqué un tollé de la part des bien-pensants de notre pays où chaque village possède son église, reconnaissable au clocher qui la surmonte,avec horloge,croix et coq servant de girouette indiquant la direction du vent,et par là, laissant prévoir le temps qu’il fera dans les prochaines heures.

Inutile de revenir sur toutes les inepties proférées de toutes parts,en long et en large, dans les médias ou sur les forums de sites internet, ni de pronostiquer ce qu’aurait donné un référendum en France, si les électeurs avaient été invités à trancher sur le même sujet.

Simplement une question.
Quel pourcentage de Français ont déjà entendu parler du clocher de la chapelle Notre-Dame-du-Haut,à Ronchamp,dans la partie sud des Vosges,en Haute-Saône ,non loin des ballons d’Alsace?

Ci-dessous la chapelle,conçue par l’architecte d’origine suisse Le Corbusier (1887-1965) et, la jouxtant , le clocher sous les arbres ,réalisé par Jean Prouvé (1901-1984) architecte autodidacte touche à tout.

 
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La façade de cette chapelle originale ,contruite entre 1950 et 1955, telle que la découvre le pélerin lorsqu'il arrive sur les lieux.


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La façade opposée.Pas facile de savoir qu'il s'agit là d'un lieu de culte catholique.


 
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Le clocher,sous les arbres, séparé de l'édifice de quelques dizaines de mètres.

25 novembre 2009

TVA restauration: des sénateurs trop maladroits et trop naïfs

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Décidément, dans notre bon pays ,il serait temps que l’actuel système électoral soit réformé en profondeur de manière à permettre à nos parlementaires ,cumulards de mandats et systématiques « rempileurs » empêchant tout renouvellement de la classe politique, de retourner un peu parmi le peuple, pour autant qu’ils en soient issus ,un certain temps et à intervalles réguliers, histoire pour eux de replonger dans le métier qui était le leur avant qu'ils ne soient élus s’il n’a pas disparu entre temps ,ou le cas échéant ,d’acquérir une expérience de chercheur d’emploi , pour voir dans la vie réelle, celle de Monsieur « Tout le Monde » , comment cela fait.
Sans aucun doute, cela leur serait très utile pour découvrir ce qu’est reprendre un travail suffisamment rémunérateur qui puisse dispenser d’aides sociales pour vivre décemment durant la phase de redémarrage d'une activité professionnelle momentanément suspendue, ce qu’est aussi se recycler dans une nouvelle activité, ou, dans la pire des hypothèses, en tant que chercheur d’emploi, ce qu’est courir à gauche et à droite, parfois très loin de son domicile, pour honorer des rendez-vous obtenus d'éventuels employeurs qui ne donneront pas suite .Ainsi comprendraient -ils plus facilement ce qui peut arriver dans un pays comme le notre lorsque sa destinée est entre les mains de beaucoup trop d' incompétents ou d'incapables, comme il semble que ce soit le cas actuellement et plus que jamais.

Cette affaire de TVA sur la restauration ,qui a beaucoup fait parler d'elle ces trois derniers jours, n’est-elle pas la plus parfaite illustration de ce sur quoi peut déboucher l’incompétence triomphante et régnante , sapant tout ce qu’il reste comme ressort pouvant sortir notre pays du trou dans lequel il s’est fourvoyé, c’est à dire la confiance indispensable pour convaincre nos concitoyens lassés de bla-bla-bla à se ressaisir et à retrousser leurs manches, avec la garantie qu’ils ne seront plus pris pour des imbéciles ou des poires taillables à merci ?

Alors que le taux de TVA sur la restauration avait pu être enfin réduit de 19,6% à 5,5% le premier juillet de cette année, voici à peine cinq mois, après maintes et maintes démarches auprès des instances européennes adéquates, en contrepartie de l'engagement de la profession de baisser les prix de ses services et d’embaucher du personnel ,ne nous annonçait-t-on pas le 3 août 2009 ,soit à peine trente trois jours plus tard, que la Commission de Bruxelles, suite à une enquête ouverte par ses services en 2005, avait demandé fin janvier 2009 à la France de reprendre aux agriculteurs français producteurs de fruits et légumes 330 Millions d'euros d’aides versées entre 1992 et 2002,devenant avec les intérêts moratoires 500 millions, au motif que ces aides avaient faussé la concurrence dans l'Union Européenne? Comme si cette Commission n’avait pas pu s’en apercevoir plus tôt!
Mieux encore, notre ministre de l'agriculture ,Bruno Le Maire,ne déclarait-il pas sur le moment dans un entretien au quotidien "Le Parisien" pour justifier son empressement à solder ce litige :«Je ne veux pas exposer la France à une condamnation qui l'obligerait à rembourser une somme plus conséquente dans cinq ou dix ans »,comme s'il était possible de prévoir et garantir que tous les agriculteurs ayant reçu ces aides depuis 1992 seraient encore en activité , voire encore en vie, en 2014 ou 2019, pour rembourser intégralement les montants reçus à tort !
Ne vaudrait-il pas mieux, lorsqu'on est ministre ,éviter de faire de telles annonces laissant planer l'incertitude pour les bénéficiaires d'avoir à rembourser à une date incertaine des montants qu'ils croyaient, en toute bonne foi, considérer comme acquis définitivement lorsqu'ils les recevaient?

Ne pouvons-nous pas alors ,à partir de cette affaire d’aides versées à tort selon Bruxelles, estimer qu'il aurait vraiment fallu, de la part des membres de la commission des finances du Sénat ayant par un amendement supprimé cette réduction du taux de TVA dans la restauration, être tombés sur la tête ,ou avoir quelques cases manquantes dans leur tête pour croire naïvement que les restaurateurs n’auraient pas eu vent de cette aberrante -néanmoins typiquement bruxelloise - affaire de reprise d'aides ou subventions et qu'ils respectent ,sans délais, sans attentisme, de leur coté, leur engagement d'embaucher et de baisser leurs prix, sans avoir à l'esprit l'idée qu'un aussi mauvais tour pourrait également leur arriver, d'autant plus que, à ma connaissance et sauf erreur de ma part, l'affaire de ces aides ne serait toujours pas arrangée à ce jour ?
Et cela leur aurait donc paru normal qu’après cette annonce, ces restaurateurs ne fussent pas méfiants sur la nature réelle du "cadeau" qu’on venait de leur faire au terme d‘années et d‘années durant lesquelles les promesses tardaient à se concrétiser, puisque c’était ainsi présenté par les partis d‘opposition relayés par les médias?

Il ne s’agissait, en fait , que d’un "cadeau" représentant un coût annuel pour l’Etat égal, peu ou prou , au milliard d'euros annoncé en juillet comme provisionné par BNPParibas au titre d'un acompte sur bonus pour 2009 à ses chéris d’employés, c’est à dire avant même que les résultats de l'année 2009 soient connus, milliard auquel aurait été ajouté le supplément d'impôt sur les bénéfices dû par la Société Générale à l’Etat s’il n’y avait pas eu cette gigantesque perte de 4,9 milliards d'euros découverte en janvier 2008 dans cette banque et subie par la faute d’ un jeune trader de 32 ans, dont on aura beaucoup parlé durant des mois et dont on reparlera lors de son procès qui ne nous apprendra pas grand-chose sur ce qui s’est réellement passé dès l‘instant que très peu de gens en France sont à même de comprendre le fonctionnement fort complexe des marchés financiers.

Et maintenant, devrions-nous nous attendre à ce que tous les membres de cette fameuse commission des Finances du Sénat démissionnent en bloc pour avoir été désavoués aussitôt par un vote du Sénat qui aura rétabli ,par 203 voix contre 126,la réduction de la TVA telle qu’elle était entrée en vigueur le 1 juillet? Certainement pas, cela n’étant pas leur genre, même si cela leur aurait évité de commettre une nouvelle gaffe par le simple fait d’annoncer ,pour rectifier le tir ,qu’il ne se sera agi là que d’un « coup de semonce » ou d’un sérieux avertissement que, venant d’où il venait, les intéressés visés auront immanquablement pris comme un début de mise à exécution.
Aussi la réaction de la profession à cette nouvelle gaffe ,par la voix de Didier Chenet, président de l'organisation professionnelle Synhorcat (Syndicat national des hôteliers, restaurateurs, cafetiers et traiteurs ) , qui ne s’y est pas trompé, ne surprendra personne:  « Pour l'instant, ce ne sont que des escarmouches mais il n'y a rien de pire que de commencer à faire entrer dans la tête des gens l'idée qu'on pourrait le faire. » (selon déclaration à Reuters en marge du congrès à Paris de cette organisation).

Voilà quelque chose qu’on ne pourra certainement pas appeler du bon travail de la part des membres de la commission du Sénat. Parce qu’il est ,désormais et pour longtemps, à exclure que l’actuel gouvernement puisse espérer jouer avec la fiscalité pour relancer ou soutenir activement l’investissement créateur d’emploi ,ou même espérer que les Français mordront à l’hameçon de ces aides fiscales promises pour entreprendre des travaux dans leur habitation en vue d’ économiser l’énergie ou ,comme cela leur a été suggéré lors de la décision d‘instaurer la taxe carbone, pour leur faire changer leurs habitudes et modes de vie.

Le mal aura été fait et ce n’est certainement pas l’engagement réitéré de Nicolas Sarkozy de maintenir le taux de TVA en question à 5,5% qui le réparera, lui-même ayant pris trop de distances avec ses promesses depuis deux ans et demi dans beaucoup de domaines, parce que ses promesses ont été faites sans qu’il les subordonne à trois éléments majeurs qui conditionnent à notre époque tout dénouement heureux pour l’exécution d’un projet en matière économique: un bon niveau pour le prix du pétrole et des matières premières sur le marché mondial dont notre pays est fortement tributaire, un climat social serein qui suppose une adhésion massive des agents impliqués dans les dits projets, et une absence de calamité naturelle de grande ampleur comme la tempête de décembre 1999 ou la sécheresse de 1976.

Sans avoir de parti pris en faveur des agriculteurs et pas davantage vis-à-vis des restaurateurs que d’aucuns ont accusé un peu vite de ne pas avoir tenu en cinq mois leurs engagements prévus pour l’être sur trois ans alors que les torts seraient partagés , n’assistons-nous pas à une compétition à armes inégales où des politiciens, irresponsables financièrement puisqu'ils n'auront jamais un cent d'euro à sortir de leur poche quoiqu'il arrive, voudraient ramener à la raison des gens responsables de leurs biens engagés dans leur entreprise mais qui risquent d'être anéantis par suite de faillite due à l' impéritie des premiers?

 
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Profitez,allez-y!Investissez!


 
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Faites vite,ça pourrait être supprimé ou repris!


 
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9 ans:jusqu'en 2018!Formidable.


 
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Une loi garantie 100% "inabrogeable"!


23 novembre 2009

Herman van Rompuy,un « Président de l’Europe » qui va faire quoi?

Depuis jeudi dernier, 19 novembre 2009, l’Union Européenne a ,pour la première fois de son existence, un « président » dont le rôle, selon l’article 21 de la Constitution européenne, sera , outre celui de présider et animer les travaux du Conseil européen en œuvrant de manière à faciliter sa cohésion et son consensus , «  d’ assurer la représentation extérieure de l'Union pour les matières relevant de la politique étrangère et de sécurité commune, sans préjudice des attributions du ministre des affaires étrangères de l'Union » .

Indépendamment des qualités qui lui sont reconnues et qui devraient être un atout certain pour l’exécution de sa mission ,Herman van Rompuy,c'est ainsi qu'il se nomme, se trouvera malgré tout dans une situation faite d’aléas et d’imprévisible dans la mesure où son action risquera fort d’être éclipsée par les tentatives de la part des quatre poids lourds de l’Union, la Chancelière d’Allemagne, le Président français, le Premier ministre britannique et le Président du Conseil italien, notamment, d’empiéter sur ses prérogatives ,ne serait-ce pour se valoriser eux-mêmes devant leur concitoyens, à fortiori en période préélectorale.Aussi son expérience d'ancien chef du gouvernement belge,un poste pas très facile, ne devrait pas l'handicaper,bien au contraire, pour assumer ses nouvelles responsabilités ,que va compliquer à coup sûr une carence de la Constitution européenne, celle-ci voulant qu’il soit élu à son poste par le Conseil européen composé essentiellement des chefs d’Etat ou de gouvernement des 27 pays de l’Union ,ce qui veut dire que ,sans même attendre la fin de son mandat de deux ans et demi , ce Conseil sera composé pour une bonne partie de chefs d’Etat ou de gouvernement qui n’auront pas participé à son « élection » du fait et de la non-synchronisation de leur élection ou nomination dans tous les pays de l’Union et de la durée inégale de leur mandat selon ces pays, deux préalables indispensables qui n’ont pas été prévus .La fonction de Président du Conseil européen sera rendue bancale aussi longtemps que ces deux carences n’auront pas été palliées.
Ce président nouvellement choisi ,puisqu’on peut difficilement parler d’une élection comme on l’entend habituellement ,impliquant un vaste corps électoral, ne devrait être, pour une durée de cinq ans puisqu’il sera vraisemblablement reconduit pour un second mandat dans deux ans et demi , rien d'autre que celui d’une espèce de super-association à but humanitaire, pour la défense des droits de l'homme et de la démocratie ,sans garantie de succès, son action se limitant à des incantations, des condamnations de principe, des recommandations sans suites ou des sanctions sans effets, parce que l’Europe, telle qu’elle s’est construite ne sera jamais une grande puissance pouvant rivaliser avec les USA ,l’Inde ou la Chine.
Si,en effet, localiser ces trois grands pays sur une planisphère paraît assez aisé, il en va tout autrement pour l'Union Européenne ,dont les territoires appartenant à ses vingt-sept pays membres se répartissent principalement en une nébuleuse concentrée sur sa propre aire géographique allant de l'Atlantique à la Mer Baltique, au Nord, à la Mer Noire, à l’Est,et à la Méditerranée au Sud ,bien que certains pays, dits " européens " , n'en fassent pas encore partie, soit qu'ils ne le peuvent pas, soit qui ne le veulent pas.
Au-delà de cette nébuleuse, à des distances plus ou moins longues et jusqu'aux antipodes ,la présence de l'Union se concrétise par toute une myriade de territoires " confettis " éparpillés un peu partout sur la planète, au milieu ou aux extrémités des océans ,et dont les habitants ne se sentent nullement l'âme européenne, avec leur histoire propre et leurs particularités locales , comme, pour n'en citer que quelques uns, Saint Pierre et Miquelon, la Guyane, Tahiti, les Iles Falkland…ou le Groenland. Ce qui donne une superficie et une population totales assez conséquentes plutôt compliquées à calculer, sans risquer quelque oubli.

Ce n'est néanmoins pas suffisant pour que l'Union Européenne, sans savoir vraiment pourquoi et comment, puisse jouer un rôle effectif de très grande puissance mondiale, si elle demeure en permanence dans l'attente d'un élargissement hypothétique dont les habitants de certains pays déjà membres n' aperçoivent ni le but ni la nature et consistant à " prendre " avec elle, au gré des années qui passent, tout pays extérieur qui en fait la demande pourvu qu'il adhère à ses objectifs et valeurs, rappelés dans sa Constitution, et, accessoirement, qu' il " agrandisse " le marché toujours potentiel qu'elle ne serait rien d'autre .

Il y a tout lieu d'envisager que cette élection du "président de l'Europe" restera comme un mini-évènement sans portée pratique, excepté pour son mandat une longévité cinq fois plus importante qu’auparavant lorsque le régime de la « présidence tournante » faisait que le titulaire de ce poste ne l’était que pour une durée de six mois,ce qui était trop peu pour que les citoyens européens puissent sans risque d'erreur citer son nom,mais ce ne sera pas assez pour améliorer l'image actuelle de l'Union , perçue plutôt négativement comme un centre d'indécision et d'inaction permanentes, où chaque pays membre accepte difficilement les concessions qui lui sont demandées tout en étant toujours prêt à se joindre aux autres quand il s'agit de les exiger d'un seul pays membre, dès que survient un problème, dans quelque domaine que ce soit et non prévu dans les textes ou dans l'imaginaire des eurocrates.

Il ne faut donc pas trop rêver et surtout ne pas s’attendre à ce que les Iraniens lui remettent libre Clotilde Reiss,jeune Française de 23 ans, « retenue » en Iran contre son gré depuis le 1er juillet de cette année 2009 alors qu‘elle s‘apprêtait à prendre l’avion pour rentrer en France,s’il venait au président Herman van Rompuy l'idée d’aller se faire voir à Téhéran et d’y parler « droits de l’homme » ou « nucléaire ».

20 novembre 2009

L'avenir est à nous!

« Investir pour l’avenir » ,le fameux rapport sur « les priorités stratégiques d’investissement et sur l’emprunt national » tant attendu a été remis hier au Président de la République. Je ne l’ai pas encore lu ,par conséquent je m’abstiendrai d’en parler dans cette note.

Consultable sur le site internet de la Présidence de la République où il a été publié hier à 13h30,je me suis simplement borné à parcourir en vitesse ce document de 128 pages avec,toutefois, un arrêt sur image , page 50,où l’on retrouve les 25 membres de la Commission (vingt-deux nommés au dessus de leur signature , page 51, et trois anonymes) ,apparemment tout joyeux.

Vu les postures de certains membres de cette Commission dont j’espère qu’ils n’auront pas été nommés comme l’aurait été Jean Sarkozy si n’y avait pas fait obstacle une grande émotion provoquée tant par ses origines familiales que son très jeune âge et, découlant de cet âge,son normal déficit d’expérience ou de vécu, je suppose qu’on aura bien dû s’amuser à la Commission le jour où cette photo a été prise.

Je reviendrai donc ultérieurement sur ce rapport.

10 novembre 2009

Le Mur de Berlin,Nicolas Sarkozy et le journaliste de « Libération »

Nicolas Sarkozy était-il le 9 novembre 1989,à Colombey-les-Deux Eglises, plutôt qu’à Berlin au pied du Mur lorsque celui-ci a perdu sa raison d‘être qui était d' empêcher les Allemands de l‘Est de fuir "le paradis communiste" et d’y abandonner le peu de biens qu’ils possédaient, pour "l‘enfer capitaliste" ? Pourquoi n'aurait-il pas pu avoir été aux deux endroits le même jour? Berlin n'est pas Papeete, à l'autre bout du monde, et Colombey-les- Deux-Eglises s'atteignait facilement en 1989 en trois heures de voiture depuis Paris,alors même que l'autoroute A 5 n'était pas achevée et ne permettait même pas de s'y rendre.

Depuis 48 heures une polémique ridicule ,infantile, imbécile,voire idiote ,s’est déclenchée à propos du récit publié sur Facebook ,comme de bien entendu « bricolé » par le conseiller élyséen chargé du blog présidentiel « dans un excès de zèle » ,selon le journaliste de Libération Alain Auffray , et « censé démontrer que le chef de l’État, à l’époque secrétaire général adjoint du RPR, était à Berlin le jour J. ».
Alain Auffray ,apparemment chagriné que Nicolas Sarkozy ait pu être à Berlin lorsque se produisit un évènement qui le chagrinerait peut-être encore davantage ,voit un problème dans ce récit :

« Le problème c'est que l'histoire qu'on nous raconte ne tient pas debout:

"Le 9 novembre au matin, nous nous intéressons aux informations qui arrivent de Berlin, et semblent annoncer du changement dans la capitale divisée de l’Allemagne. Nous décidons de quitter Paris avec Alain Juppé ...pour participer à l’événement qui se profile"

Le matin du 9 novembre, personne à Paris - ni même à Berlin - ne pouvait soupçonner que le mur allait tomber. les radios et télévisions ouest-allemandes n'ont commencé à évoquer la "libre circulation" qu'à partir de 20h. Et ce n'est qu'après 23 heures que les Berlinois de l'Est, prenant ces informations prématurées pour argent comptant, furent si nombreux à se masser devant le poste frontière de la Bornholmer Strasse que les garde-frontière est-allemands finirent par lever la barrière. Parole de témoin: jamais "l'événement" ne s'est "profilé". »

Ce journaliste ajoute encore sur son blog, dans sa note du 8 novembre 2009, que ce conseiller élyséen , «pour rendre la chose possible , invente des informations semblant « annoncer du changement ».

Semblant jouer à merveille sur les mots,il prétend donc que Nicolas Sarkozy ne pouvait pas être à Berlin le soir du 9 novembre parce qu’il a ,lui Alain Auffray, « sa petite idée:ce 9 novembre,comme tous les 9 novembre,Nicolas Sarkozy commémorait à Colombey-les-Deux-Eglises le 19 ème anniversaire de la mort du général de Gaulle. Ce n’est qu’une hypothèse. »

Et il termine enfin ainsi « Les blogueurs pressés de l’Elysée auront sans doute à cœur de vérifier ».

Voilà.Comme si Nicolas Sarkozy,ce jour là ,avait été seulement témoin ou avait participé activement à un crime mal élucidé et que son témoignage ou ses explications soient contestables! Ce qui ne peut être qu'une anecdote de sa vie racontée sur Facebook est devenu par la stupidité de journalistes en mal de vente de papier,presque une affaire d'Etat,voire un évènement capital,passible pourquoi pas pendant que nous y sommes d'une destitution!
Alors, pendant qu'ils nous cassent les oreilles avec cela ces journalistes oublient de reparler du communisme et des raisons qui ont poussé tous les peuples d'Europe de l'Est asservis à s'en défaire,pacifiquement,excepté en Roumanie à fin décembre 1989, ce qui est tout de même une performance qui n'aura pas été tellement louée.

C'est quand même pratique comme méthode alors que toute cette démonstration bidon d'Alain Auffray est construite à partir de deux hypothèses,une envisagée par lui mais non avouée ,puisque rien n'est écrit qui indiquerait la présence de Nicolas Sarkozy le soir du 9 novembre à Berlin près du Mur,ni sur Facebook,ni dans les phrases reprises de Facebook à la lettre par le journaliste sur son blog,le fait de décider le 9 novembre au matin de quitter Paris n'impliquant nullement une présence le soir même à Berlin, et la seconde ,avouée cette fois,faisant ressortir comme "vérité" la présence du secrétaire général adjoint du RPR qu'était alors Nicolas Sarkozy à Colombey-les-Deux-Eglises,sur la base d'une coutume.Et tout le monde est tombé dans le panneau,y compris certains ministres ou anciens ministres de droite, se mélangeant au besoin avec les dates de leurs rencontres à Berlin en ces moments là.

Je ne suis pas « blogueur pressé de l’Elysée » et on ne peut pas me reprocher à la lecture de mes notes antérieures sur ce blog de n’avoir jamais critiqué Nicolas Sarkozy, ni contesté certaines de ses décisions ou certains de ses projets .Mais pour cette fois j’aurai eu « à cœur de vérifier » ce qu’a écrit ce journaliste.

Que la libre circulation entre les deux fractions de l’Allemagne ,Ouest et Est,séparées après 1945, ait été rendue effective par les autorités de Berlin-Est ne sachant plus où donner de la tête, le 9 novembre 1989, tard dans la soirée,ou un jour plus tôt ou un jour plus tard, importe peu. Mais,lorsque nous lisons ce qu’écrit le journaliste sur son blog :  « Le matin du 9 novembre ,personne à Paris- ni même à Berlin - ne pouvait soupçonner que le Mur allait tomber. Les radios et télévisions ouest-allemandes n’ont commencé à évoquer la libre circulation qu’à partir de 20 heures. » ,ne pouvons-nous pas lui rétorquer que depuis les mois de septembre et octobre 1989 il ne pouvait ignorer le spectacle du déferlement en direction de l'Ouest des petites voitures « Trabant » à moteur deux temps enfumant tout le monde sur leur passage et chargées de tout ce que ces Allemands de l'Est désespérés pouvaient emporter avec eux?

Etait-il incapable de réaliser qu' il se passait quelque chose qui ressemblait à une accélération incontrôlable des évènements en Allemagne de l’Est avec un point d’orgue menaçant de survenir à tout moment,l’ouverture du Mur qui était bel et bien envisagée? Tout craquait.En Pologne,en Tchécoslowaqie,en Hongrie où les réfugiés est-allemands se comptaient par dizaines de milliers,en Yougoslavie,dans les Pays Baltes...

Dommage que cet honorable journaliste n’ait pas eu entre ses mains un exemplaire du « Quotidien de Paris » daté du mercredi 8 novembre 1989 avant d’écrire cette absurdité !
Il n’aurait pas manqué de découvrir à sa « une » l’ encart sous rubrique « Enquête » et titré « L’Europe des frontières » et ,page 14 du même quotidien,l’ éditorial signé Jean-Louis ARNAUD, titré  « Vrais et faux murs » ,dont les débuts sont reproduits ci- dessous,pour preuve de ce que je viens d'écrire.

Et à Colombey-les-deux-Eglises, le 9 novembre 1989,que devait-il se passer? Le même quotidien ,dans son édition du 9 novembre 1989 n’y aura consacré qu’un seul article, page 7 intitulé « Une gerbe de Mitterrand sur la tombe de de Gaulle » , également reproduit ci-dessous en son début.

Et toujours concernant Colombey-les-Deux-Eglises ,comme s'il ne s'agissait que d'une banalité pour des gaullistes de se rendre chaque année le 9 novembre,jour anniversaire de sa mort, devant la tombe du Général de Gaulle,comme chaque année aussi ,le matin du dimanche de la Pentecôte, Mitterrand et sa cohorte de courtisans faisaient l'ascension de la Roche de Solutré, il n'y avait aucun article dans son édition du 10 novembre 1989,ni même dans celle des samedi 11 et dimanche 12 novembre qui ,seulement ,en page 8, faisait le point des réactions des hommes politiques français face aux évènements de Berlin,dans un article intitulé « France :la classe politique dans tous ses états » où il y était question de Michel Rocard,Premier ministre,de Pierre Mauroy,premier secrétaire du PS,de Pierre Bérégovoy,ministre de l’Economie,de Laurent Fabius et de personnages de droite avec cette phrase « A droite l’enthousiasme est également de mise,tempéré d’une certaine prudence »,ce qui semblerait signifier que les évènements de l'Est ne les emballaient pas tant que cela .Étaient cités,Jacques Chirac,Valéry Giscard d’Estaing, Pierre Méhaignerie,François Léotard. Mais rien n'était écrit à propos de Nicolas Sarkozy , Alain Juppé et Alain Madelin,lesquels affirment aujourd'hui avoir été à Berlin,mais sans être bien sûrs de l'exactitude des dates,avant,pendant ou après le 9 novembre...

Mais peut-être qu’à la rédaction de Libération ou à celle d'un autre journal pour lequel travaillait Alain Auffray,les journalistes étaient plus préoccupés le 9 novembre 1989 par le débat en France sur le port du voile (tchador) à l’école que par ce qui se passait de l’autre coté du rideau de fer!

 
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Ces écrits n'étaient pas visibles le 9 novembre 1989,mais la veille le 8 novembre,dans "Le Quotidien de Paris",un journal disparu en 1994.Ils prouvent que non seulement la démolition du mur était bel et bien envisagée,mais aussi celle du "rideau de fer" avant le 9 novembre "au matin".


 
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Le geste de François Mitterrand à l'égard du Général de Gaulle qu'il n'avait cessé de combattre politiquement de son vivant n'était pas suffisamment banal et se devait naturellement d' être relaté par "Le Quotidien de Paris" daté du 9 novembre 1989.
Quant au tchador,les journaux français ne parlaient que de cela.


 
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L'article ,sur trois colonnes,relatant le 11 novembre 1989 l'état d'esprit de la classe politique française face aux évènements d'Allemagne de l'Est.Il n'est pas évoqué dans cet article une quelconque escapade de gens de droite à Berlin.Point.

05 novembre 2009

Une bien mauvaise nouvelle pour les écologistes et les inventeurs de la taxe carbone

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De René Dumont, le précurseur de l’écologie en France dont j’ai parlé dans ma note du 28 octobre dernier ,nous savons qu’il n’aimait pas outre mesure l’automobile particulière qu’il considérait même comme une « absurdité essentielle » lors d’ une interview accordée à « 50 Millions de consommateurs » et parue dans le numéro de mars 1974 de cette revue, reprochant à ce moyen de déplacement le gaspillage d’énergie que son utilisation générait, en s’appuyant sur une démonstration apparemment convaincante,mais seulement pour les benêts ,et tenant en ces quatre phrases: « Tenez,cela me rappelle que j’ai pris récemment le train de St-Etienne à Paris. De St-Etienne à Lyon,nous étions deux dans un wagon. Nous longions l’autoroute St Etienne-Lyon:les voitures étaient les unes derrière les autres. Et je me suis amusé à compter le nombre de passagers à l’intérieur de ces voitures:dans 7 cas sur 10,il n’y avait que le chauffeur... »

Ce qu‘il disait là était vrai, bien sûr ,à partir d’une constatation évidente que tout un chacun pouvait faire lui-même , mais de là à laisser conclure par les lecteurs de son interview que ces automobilistes étaient des inconséquents de par leur choix d’utiliser leur voiture sur une autoroute encombrée quand il n’y avait dans son wagon que deux tondus, il y avait un pas vite franchi ,celui qui sépare l’honnêteté de la malhonnêteté de la part du journaliste menant l’entretien en n’offrant pas à ces lecteurs la possibilité de réfléchir aux raisons de cette apparente absurdité ou d’essayer de comprendre le pourquoi de tels comportements .

Or, sans avoir été obligé de prendre bien souvent un train de grande ligne ,comme celui à bord duquel René Dumont se déplaçait , il eut été facile pour un journaliste sensé de lui opposer que l’usage du train ne pouvait peut-être pas convenir à ces «sept cas sur dix » qui pouvaient se retrouver dans la situation

-de celui qui se rendait à un endroit, pas nécessairement à Paris , pour affaire personnelle sans être obligé de se faire accompagner par un, deux, ou tous les membres sa famille,

-de celui qui n’allait pas comme lui, précisément de Saint Etienne à Paris en passant par Lyon, mais par exemple en grande banlieue lyonnaise,

-de celui à qui il aurait paru stupide ,pure perte de temps et d’argent , de se rendre à Melun au sud de Paris, depuis Saint Etienne ,en utilisant un train de grande ligne sans arrêt prévu entre Dijon et Paris ,ce qui l’aurait obligé à reprendre ,après un battement d’une heure ou plus ,un train de banlieue pour revenir sur Melun,

-de celui qui venait de plus loin en amont de Saint - Etienne ou encore de la ville raccordée à l’autoroute ,la dernière dépassée par son train qui ne s’y arrêtait pas en raison de l’organisation des trajets « grandes lignes » de la SNCF, imposée à cette dernière par l’optimisation de leur durée,

-de celui qui n’aurait peut-être pas de train commode, c’est-à-dire partant à un horaire convenable et n’imposant pas un ou deux changements en cours de trajet, pour son retour, ne pouvant savoir à quelle heure et quel jour il aurait terminé ce qu’il avait à faire et qui l’obligeait à se déplacer,

-de celui qui aurait dans le coffre de sa voiture, quelque chose de lourd ou pas aisément transportable avec soi dans le train,

-de celui qui allait chercher ,dans un aéroport ,à Bron, Satolas ou Orly ,des voyageurs avec valises encombrantes ,qui ne seraient dans sa voiture que pour le retour,

-de celui qui, plus simplement allait quitter cette autoroute à la prochaine sortie,

Et, même sans évoquer l’éventualité de grèves, de nombreux autres cas pourraient encore être cités où l’utilisation d’une voiture procure un avantage certain sur l’utilisation du train .

Autant dire que par ces quatre phrases , ce bien brave Monsieur René Dumont ,soit ne parlait que comme quelqu’un qui n’aurait jamais pris le train, et là c’eût été désolant, soit que ,hâbleur pour la circonstance ,il essayait de rouler dans la farine les benêts qui liraient ses bonnes paroles pour essayer de leur vendre sa camelote idéologique afin de les convaincre de voter pour lui .Non seulement ils n‘ont pas voté pour lui quelques semaines après la publication de l’interview, mais encore ils ne l‘ont pas écouté ou s’ils l’ont écouté ,ses bons conseils sont restés vains, comme sembleraient le démontrer les statistiques donnant les chiffres des automobiles particulières possédées dans notre pays, qui d’environ quatorze millions en 1974 sont passés à plus de 32 millions en 2007 .

Comme René Dumont, lorsqu’il était candidat à la présidentielle en 1974 , nos écologistes d’aujourd'hui, qui sont experts en la matière, voudraient toujours essayer de nous prouver que ce qui ne leur plaît pas comme élément du progrès est nocif ,donne le cancer et donc, au pire, peut entrainer la mort ou ,au mieux, provoquer des démangeaisons aux orteils ou aux fesses, alors que nous pourrions toujours leur rétorquer que d’ un beau morceau de glace effilé il serait possible de faire une arme efficace pour tuer une personne en la frappant très fort à la nuque avec ,une arme idéale qui aurait pour le meurtrier l’indéniable avantage de disparaître en fondant, même sans le "réchauffement climatique".
Nous pourrions encore leur suggérer que la banane, par sa peau lorsque celle-ci est jetée négligemment -geste répréhensible- sur un passage piétonnier , est un fruit dangereux parce qu’une personne âgée pourrait se fracturer le col du fémur en glissant sur une d’elles, qui, pis est, aurait déjà pu servir avant. Comme gens casse pieds sur le registre de la dangerosité ou du principe de précaution poussé jusqu’à la paranoïa nous pouvons difficilement trouver mieux dans la sphère politique actuelle.
Il nous reste à savoir si leur aversion pour la voiture particulière, pourrait expliquer leur silence à propos des incendies de voitures qui réchauffent les nuits dans les quartiers « difficiles » de certaines grandes villes ,une spécificité française qui, désormais, n‘épargne plus les centre-villes , et si cette aversion serait plus forte que la peur du dégagement occasionné de gaz toxiques et de CO2 .

En tout cas, une bien mauvaise nouvelle pour eux vient de nous arriver au tout début de cette semaine, en provenance du CCFA (Comité des constructeurs français d’automobiles) nous apprenant qu’ après une hausse de 15% des ventes d’automobiles particulieres en septembre, par rapport au même mois de l’année passée ,c’est une nouvelle hausse de 20% qui aura été constatée ce mois d’octobre 2009! Un véritable cauchemar donc pour les héritiers spirituels de René Dumont puisque l’une des causes invoquées pour expliquer cette hausse ,à savoir le bonus écologique, peut difficilement être acceptée ,du fait de son entrée en vigueur depuis le 5 décembre 2007 ,voici bientôt deux ans, et qu’en réalité elle ne crée pas une demande ,elle ne fait que seulement la déplacer en pénalisant les voitures les plus polluantes et puissantes au profit des moins puissantes et faibles productrices de CO2.

Encore des gens ,diront ces écologistes, qui n’ont pas un comportement éco-citoyen,ou durable ou bon pour la planète et qui,en bons égoïstes qu’ils sont, resteront insensibles aux effets de la taxe carbone présentée comme devant modifier les comportements et persisteront à vivre leur vie en satisfaisant leurs besoins immédiats avec les moyens leur paraissant les plus commodes, se fichant éperdument de la température qu’il fera en 2050 ! Comme ces visiteurs du Mondial de l’Automobile à Paris de 2004,qui boudaient les affiches publicitaires luxueusement placardées juste devant l’entrée ,comme par provocation, et vantant les bienfaits futurs d’un tramway qui circulera sur un « espace dédié » pris sur l’aire du boulevard jouxtant le Parc des Expositions de la Porte de Versailles en ne laissant aux automobilistes que des « voies réduites » ,comme écrit sur les affiches dont les photos sont reproduites ci-dessous.

Rassurons nous , les initiateurs de cet affichage coûteux et inutile ne risquent pas d’ être poursuivis un jour pour détournements de fonds publics à des fins électoralistes.

 
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Pas un seul piéton en train de lire sur ces panneaux les explications relatives à la construction programmée d'une ligne de tramway sur le boulevard donnant sur l'entrée du "Mondial de l'automobile 2004".L'esprit est ailleurs à cette heure calme.


 
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Sur cette pancarte il est expliqué que tout l’espace urbain public a été repensé avec l’arrivée du tramway sur les boulevards des Maréchaux:il y en aura pour tous,bien entendu .Ce sera, pour les piétons :des espaces de promenade,pour les cyclistes:un itinéraire spécifique,pour le tramway:un espace dédié,et pour les automobilistes,le reste c’est-à-dire DES VOIES REDUITES!Cela ressemblera un peu à ce que nous montraient dans les années cinquante les cartes postales de Moscou ou de Varsovie sous l’ère stalinienne.


 
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Voici un véhicule, régulièrement immatriculé ,qui aurait tout pour plaire à René Dumont .Ca ressemble à un train, il n’y a dedans qu’un seul passager -le conducteur- ,et possibilité d’ajouter une ou plusieurs remorques, en fonction du nombre de personnes devant être transportées, de plus cette « voiture » peut aller sur toutes les routes carrossables. Un seul défaut, elle n’est pas de couleur verte!


 
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Celle-ci ,par contre ,montre trop ses roues avec jantes « alu »  et ses larges pneus pour ressembler à un TGV, bien qu’elle puisse rouler aussi vite.

02 novembre 2009

Eva Joly ,une très particulière donneuse de leçons en matière d’immunité présidentielle et de démocratie

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Eva Joly est une dame très bien,personne n‘en doute,sauf qu‘il lui arrive parfois de dire n‘importe quoi ,comme par exemple,cette phrase rapportée d’elle par « Libération » qui n’a pas manqué de l‘ interroger ou de lui demander son avis d’experte dans le cadre de l‘affaire Chirac , juste après l'annonce que ce dernier était renvoyé en correctionnelle pour l'affaire des emplois fictifs de la mairie de Paris: « L’immunité présidentielle est d’un autre temps,moyenâgeuse même et absurde ».

Tout d’abord, le Moyen Age étant la période située entre la disparition de l’Empire romain d’Occident en 476 et la découverte de l’Amérique par Christoph Colomb en 1492,j’aimerais assez bien ,pour parfaire ma connaissance de l’histoire,qu’elle cite le nom d’au moins un pays gouverné par un chef d’État ,président d’une république ayant existé au cours de cette période fort lointaine dans le temps.

Et pour ce qui est de «  l’absurdité » de l’immunité présidentielle,il semblerait que cette dame bien née n’ait jamais entendu parler de l’affaire d’Outreau où des personnes, aussi bien qu’elle sous tous rapports et surtout sans reproches, ont été mises en prison voire ruinées et détruites dans leur vie ,à tort ,sur la base de balivernes racontées par des enfants auxquels un juge d’instruction avait cru bon de faire confiance.

Ce serait donc pas mal,sans doute,pour elle ,qu’un président de la République en exercice soit sans cesse à la merci de faux témoignages ou de dénonciations calomnieuses,qui n'apparaissent comme tels qu'à l'issue des procès où toute la vérité doit être faite, de la part d’enfants ou d’adultes peu scrupuleux agissant seuls ou à la solde de partis politiques d ’opposition ,y compris pour des faits imaginaires antérieurs à son élection ,rapportés à la justice mais enclenchant l’action de celle-ci, seulement une fois qu’il serait en fonction, puisque cette dame voudrait limiter ,dans la mesure du possible ,l’immunité aux seuls écarts commis par un président durant sa mandature et dans le cadre de ses fonctions. Pour parvenir à un blocage complet de la gouvernance d’un pays comme le notre qui est déjà fort handicapé par un singulier immobilisme, il serait difficile de trouver mieux comme moyen. Les complaintes du peuple français contre l’excessive lenteur de leur justice,qu’il ne faut pas confondre avec le retardement de son action pour cause d’immunité,ne seraient donc jamais parvenues jusqu’à ses oreilles? Ignorerait-elle à ce point la longueur des délais avec laquelle la justice française se met en branle à partir du moment où une plainte est déposée par une victime ou une partie civile? Dans le cas, alors, où il faudrait la suivre dans son point de vue, la période d’insécurité judiciaire pour un candidat président entre la date d’une plainte portée contre lui à son insu pour des faits imaginaires pourrait durer de six mois minimum à deux ans maximum, peut-être davantage, ce qui empêcherait pratiquement toute personne ayant eu des responsabilités de se porter candidat ou candidate à la présidence de la République, et il ne resterait comme candidats potentiels ne courant aucun risque sur ce plan que des gens comme elle, propres pour n’avoir jamais assumé des responsabilités électives .Joli progrès pour notre démocratie! Bravo Madame.

Eva Joly s’est donc lancée dans la politique! Elle a été élue députée européenne le 7 juin dernier , portée par une vague dont j’ai analysé la nature dans ma note du 11 juin 2009 « Européennes:à chacun son tour son heure de gloire ».

Or, à ce titre et depuis la validation de son élection, elle jouit d’une immunité comparable dans sa portée à celle de tout président de la République français, non pas parce qu’elle s’appelle Eva Joly ,qu‘elle est médiatique, qu’elle est ancienne juge d’instruction, ancienne conseillère ou je ne sais quoi pour la prévention de la corruption dans son pays d’origine, la Norvège , dont ,soit dit en passant, le gouvernement n’aura pas fait d’efforts surhumains pour la retenir à son poste avant qu‘elle ne décide de venir se faire élire en France, mais parce que cette immunité, dont jouissent comme elle tous ses collègues du Parlement Européen, qu’ils soient belges, italiens ou polonais ou d’un autre pays membre de l’Union Européenne est faite pour la protéger dans sa fonction d’euro députée. Le régime de l’immunité parlementaire n’est par conséquent pas une spécificité française. Déjà que nos parlementaires ne sont pas très assidus aux séances, nous pouvons imaginer combien il en resterait pour les débats s’ils devaient perdre leur temps dans des affaires de justice infondées, comme cela ne manquerait pas de leur arriver. Ou Madame Joly est sincère et là fait preuve d’une grande naïveté, ou elle se joue furtivement de la naïveté de ses laudateurs. C’est finalement heureux que Libération l’ait fait parler. Nous la connaissons un peu mieux.

Pourrons-nous, dès lors, croire au sérieux de sa démarche ou à son honnêteté vis-à-vis de ses électeurs aussi longtemps qu’ elle n’aura pas demandé ,par écrit et solennellement à qui de droit, à ne pas bénéficier de l’immunité dont elle jouit de plein droit ,quand, de surcroît ,ses anciens collègues présidents de tribunaux correctionnels n‘hésitent pas, en pleine audience, à évoquer l‘existence d‘un délit d‘outrage à magistrat, pour modérer l‘impétuosité de certains prévenus n‘ayant pas froid aux yeux et capables de leur envoyer quelques vérités dont-ils se passeraient bien lors d‘audiences publiques? Et pourrons-nous croire que ses co-élus de juin dernier, Daniel Cohn-Bendit et José Bové ,seraient prêts à la suivre dans une telle démarche si elle les invitait à l‘imiter ?
Ne prendrait-elle pas les Français pour des imbéciles?
Alors, aussi longtemps qu’elle n’aura pas mis en accord ses dires et ses actes ,ne devrons-nous pas légitimement ne la considérer que comme une petite rigolote?

Qu’avons-nous constaté avec une autre élue de sa mouvance politique, Dominique Voynet ,qui fut contre le cumul des mandats jusqu’à ce qu’elle ait pu ,plus avec la bienveillance d’autres partis de son bord qu‘avec son talent, en conquérir un autre dans une ville où toute « chèvre » de gauche aurait pu se faire élire?
Que les écologistes, aussi longtemps qu’ils ne sont pas aux responsabilités et donc pas aux prises avec la réalité, proposent toujours plus et mieux et reprochent toujours à ceux qui font, de ne pas en faire assez et de ne pas le faire assez bien. ..
Eva Joly ne pouvait pas choisir meilleur « parti » en se lançant dans la politique sur la liste Europe Ecologie lors des Européennes de juin dernier.

30 octobre 2009

Jacques Chirac en correctionnelle :tout le monde il est beau,tout le monde il est égal !

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Jacques Chirac,ancien président de la République de 1995 à 2007,ancien Premier ministre de Valéry Giscard d’Estaing de 1974 à 1976 ,puis de François Mitterrand de 1986 à 1988 ,ancien maire de Paris de 1977 à 1995,ancien député de la Corrèze de 1967 à 1995 quand il n’était pas au gouvernement durant cette période , actuellement membre à vie du conseil constitutionnel et j’en passe peut-être, va devoir comparaître devant un tribunal correctionnel,comme tout citoyen français attrapé ou rattrapé pour avoir commis un ou plusieurs délits,comme le dernier des 36.000 maires de France poursuivi pour ne pas avoir eu de la chance qu’aucune plainte n’ait été déposée contre lui à la suite de prévarications ...D’aucuns se réjouiront à la vue de Jacques Chirac devant des juges,tandis que d’autres seront consternés.

Voilà qui promet dans les mois qui viennent d’alimenter de longues discussions entre approbateurs et réprobateurs de cet état de chose assez exceptionnel. Mais,mais il se pourrait bien que le débat dérive tout simplement sur une accusation péremptoire ou une condamnation de notre justice,appelant pour celle-ci à une réforme de grande envergure après toutes les affaires de fiascos judiciaires portées à la connaissance du public ces dernières années,une réforme de la justice qui en soit une vraie pour le peuple de France au nom duquel théoriquement elle est rendue, parce qu’ assez,c’est bien quand ça n’outrepasse point,mais que trop c’est trop, et là c’est le cas. Je m’en explique.

Que Jacques Chirac ait été poursuivi juste après les faits qui lui sont reprochés et qui ne pouvaient alors être ignorés des gens qui ont porté plainte longtemps après ou des membres des organismes ayant mission de contrôle sur la légalité des actes des maires et des dépenses AU NOM DE LEUR COMMUNE dont le caractère douteux ne pouvait échapper aux trésoriers ou percepteurs et qu’il ait été condamné d’une condamnation assortie d’une peine de non éligibilité qui lui eut barré la route de l‘Élysée,eut été dans l’ordre des choses et aussi un bien pour notre démocratie qui s’en serait sortie confortée.

Mais voilà , les faits qui sont reprochés à Jacques Chirac, comme maire, et dont les plus anciens remontent à 26 ans , n’ont pas été son exclusive durant la même période ,et sont même devenus depuis quasi coutume , pratiqués sous des formes plus ou moins anodines parce que rares ,trop rares ont été les maires ayant fait l’objet de plaintes de citoyens pour enclencher la machine judiciaire à leur encontre,les causes en étant,entre autres,l’absence ou l’insuffisance de connaissance du droit de trop d’élus ou de citoyens, une justice trop lente,trop coûteuse, trop imprévisible malgré une abondance de codes pour toutes les sauces,des avocats retenant le bras des plaignants par crainte de perdre leurs procès, une interprétation des faits plus ou moins élastique en vertu du respect de la marge d‘appréciation des juges et la pression des autres citoyens sur une période interminable.

Et tout cela aura débouché sur la situation qui prévaut actuellement en France où tout ancien maire peut désormais s’attendre à être poursuivi,bien qu’ayant été conseillé en matière de budget et de dépenses communales par le trésorier,plus communément appelé percepteur, dont dépendait sa commune. Or ,ces trésoriers eux-mêmes percevant des municipalités des « indemnités de conseil » votées chaque année par les conseils municipaux,le plus souvent au taux maximum comme ils le demandent aimablement,il est dès lors aisé de comprendre qu’un percepteur n’avait pas - et n’a toujours pas- intérêt à dénoncer à la justice ,bien que ce fut une obligation pour lui, un maire qui aurait franchi le Rubicon. Voilà d’où vient le mal. Voilà ce qui doit être condamnable.

Élu président en 1995,contre Lionel Jospin ,avec une marge supérieure à ce que lui prédisaient les sondages ,Jacques Chirac avait rempilé en 2002 ,avec un pourcentage de plus de 80% de suffrages contre Jean Marie Le Pen,même les socialistes avaient voté pour lui bien que ses démêlés à venir avec la justice étaient connus de tous,surtout depuis l’affaire, en septembre 2000, de la cassette sur laquelle avaient été enregistrés des aveux d’un certain Jean-Claude Méry sur les financements occultes du RPR quand Jacques Chirac en était le président.

Sur le plan international,malgré ses casseroles franco-françaises pour lesquelles ses homologues étrangers n’auront jamais fait de cas, il aura participé à d’innombrables sommets de chefs d’Etat ,aura voyagé partout dans le monde et aura été applaudi,écouté,imité,aura signé moult contrats commerciaux et accords. Cela fait désormais partie du passé.
Les étrangers ne vont rien comprendre à la France et aux Français,une fois de plus.

Mais, Jacques Chirac va rester membre du Conseil Constitutionnel même s’il est condamné à l’inéligibilité puisqu il tient son siège dans cette institution ,en tant que membre de droit, à vie ,comme ancien président de la République ,de par la constitution qui ne peut-être changée que par le Congrès réuni à Versailles ou par référendum ,et sans effet rétroactif. Il fait donc partie et continuera à faire partie,à ce titre, d’une institution de la République qui décide de la validité des lois ou de leur non validité en dernier ressort. De plus,siègent dans ce conseil des membres qui ont été nommés par lui dont le président Jean-Louis Debré,alors que, ne pouvant pas ignorer qu’il devrait répondre un jour de son passé de maire de Paris devant la justice ,ils avaient la possibilité de refuser leur nomination venant de cet homme . Et,en février prochain ,trois nouveaux membres seront nommés, avec cette caractéristique qu’ils auront sans aucun doute,à un moment ou à un autre de leur carrière, été photographiés en sa compagnie en vue d’une élection politique ou lors d’une remise de distinction,et remplaceront trois anciens arrivés au terme de leur mandat de neuf ans ,dont deux nommés par François Mitterrand en février 2001.Il est donc peut probable qu’il choisisse de lui-même de démissionner ,pas davantage ,qu’une majorité des autres membres ne le déclare démissionnaire d’office en cas d’incompatibilité constatée par le Conseil aussi longtemps que le jugement définitif n’aura pas été rendu s’il fait appel ou se pourvoit en cassation,c’est à dire au mieux dans dix ans! Il aura alors 87 ans.

Comme si cela ne suffisait pas ,une autre affaire récente encore due à la lenteur de notre justice ne risque pas de rehausser la cote de cette dernière auprès de nos compatriotes. Elle concerne cette fois le maire de Hénin-Beaumont dans le Pas-de-Calais , Daniel Duquenne élu le 5 juillet dernier , alors que le décret présidentiel de révocation de son prédécesseur ,Gérard Dalongeville, incarcéré pour détournements de fonds ( 900.000 euros en fausses factures ) , fait l’objet d’un recours devant le Conseil d’État,déposé par son avocat à la suite d’un jugement du tribunal administratif de Lille,en date du mardi 20 octobre, annulant l’arrêté du ministère de l’Intérieur l’ayant suspendu (pour un mois) auparavant. Les habitants de cette ville restent dans l’attente de savoir qui,des deux maires, sera juridiquement le meilleur,si le Conseil d’État annule le décret présidentiel.

Encore un bel imbroglio en perspective: deux maires régulièrement élus pour une même commune!

De pire en pire.

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