21 juillet 2008

Réforme des institutions: les pressions à droite et les socialistes donneurs de leçons de morale

Ces pressions ou sollicitations dont ont fait,ou auraient fait l’objet certains parlementaires de droite récalcitrants afin de les inciter à voter aujourd’hui en faveur de la réforme des institutions, pressions dénoncées par François Bayrou l’éternel persécuté, par Ségolène Royal dans un entretien au journal « Le Parisien » d’hier , et ses camarades socialistes, leur porte parole en titre Julien Dray notamment , ne rappelleraient-elles pas celles ,à peine voilées émanant de François Hollande dans une lettre aux maires socialistes,il y a tout juste deux ans,et qui avaient fait souffrir,lors de leur quête aux 500 signatures, les petites candidatures de gauche et d’extrême gauche à la présidentielle de 2007, pour éviter qu’un nouveau « 21 avril  » ne se reproduisit,afin que Ségolène Royal ne soit pas éliminée dès le premier tour comme l’avait été Lionel Jospin en 2002 ?

Les Français ont déjà oublié. Mais peut-être pas tous.

Qu’en pensent Christiane Taubira, Arlette Laguiller,Dominique Voynet ou autres Roland Castro et Olivier Besançenot,pour les plus connus de ces petits candidats?
Un peu de retenue de la part des socialistes ,excellents à donner des leçons de morale, n’aurait certainement pas nui à l’estime qu’ont les Français vis à vis de leurs hommes politiques ,estime déjà passablement écornée comme le confirment tous les sondages.
De ce coté là,aucune amélioration n’est encore à attendre dans l'immédiat.

Qui pourra ,après cela, s’étonner des taux élevés d’abstention constatés dans notre pays aux élections qui s’y sont déroulées durant ces quinze dernières années ?

14 juillet 2008

Union pour la Méditerranée :après les présentations ,les cartes de voeux !

Alors qu’il existe déjà de nombreuses organisations internationales comme l’ONU et toutes ses structures dérivées regorgeant de fonctionnaires internationaux,placés en ces endroits confortables quand ,dirigeant d’un pays,on ne sait pas quoi faire d’eux autour de soi ou pour les écarter momentanément après déconvenues électorales ou bourdes dans l’exercice de fonctions pour lesquelles ils n'étaient pas vraiment « faits »,
Alors qu’une organisation politico-économique à vocation et à participants variables, l’Union Européenne forte actuellement de 27 pays membres , peine à se trouver,depuis plus d’un demi-siècle, et ne sait toujours pas si,la crise énergétique et alimentaire aidant,elle passera saine et sauve la première décennie du troisième millénaire,

Alors que tous les « G »,rassemblements de pays riches ou des plus développés,dans la gamme allant de 7 ou 8 à vingt ou plus, ne servent pratiquement à rien d’autre qu’à la prise de contact entre les uns et les autres ,sinon à projeter ou à deviser pour dans un demi-siècle ,dans 42 ans,en 2050,plus précisément, comme ce fut dernièrement le cas à Toyako au Japon, sachant que nul ne peut prédire exactement ce que sera l’évolution de la technique,de la démographie,des relations internationales,des moeurs politiques ,d’ici là,quand il y a urgence ,maintenant,demain et après demain,dont on ne sait pas de quoi ils seront faits,

Alors que toutes les autres associations d’États de ce genre nées depuis la fin de la seconde guerre mondiale,même dans le cadre d’une langue officielle unique comme ce fut le cas pour le Commonwealth ou la Communauté Franco-africaine, ont été vouées à l’inefficacité et à l’impuissance,et par conséquent n’ont pu se pérenniser sur la base de leurs objectifs initiaux,

Alors que ,faisant le trajet inverse, la Russie n’a rien perdu de son influence depuis que s'est désintégrée l’Union Soviétique dont elle avait été ,au début du siècle dernier,l’élément central et fédérateur par la force plutôt que par l’adhésion,

Alors,alors...était-ce opportun de lancer l’idée d’une organisation supplémentaire consistant dans un premier temps,le plus facile,à faire s’asseoir à une même table des dirigeants fort différents de caractère ,dont certains peu rompus aux coutumes démocratiques et n’ayant pas une conception bien affermie des droits de l’homme ou de la liberté de la presse ,profitant de cette occasion pour se relustrer à la tête de leur pays, et pour laquelle,dans un second temps, chaque pays voudra,histoire d’amour propre, sa part de « bureaux » ou de « sièges » pour héberger quelque dépendance de la nouvelle organisation?

Comme s’il n’y avait dans chaque pays « convive » de ce rassemblement,en principe fondateur, que des problèmes à régler qui ne pourraient l’être que par les autres : l’environnement,l’énergie,le climat,c’est à dire que des beaux sujets,et ,en plus, des sujets durables,puisque la mode est actuellement au tout durable!

Avec l’Union Européenne,ses directives,sa commission,sa Banque Centrale,son Parlement véritable Tour de Babel, sa Cour de justice,plus rien ou presque ne pouvait se faire ou se décider ,comme pour ne citer qu’un exemple: le taux de la TVA sur la restauration ,problème qui commence à dater et qui n‘est toujours pas solutionné définitivement ,bien que ce soit en cours,mais... .

Avec l’Union pour la Méditerranée,satellite,vassale ou associée, ce ne pourra qu’être pire,avec inévitablement de nouveaux impôts,cette fois méditerranéens.

Le rassemblement d’hier,à Paris de représentants de 43 pays sous l'égide de la France, ne fait-il pas immanquablement penser à ces réunions de familles nombreuses ayant souche à la campagne qui consistent à faire se retrouver à une date longtemps prévue à l’avance,un samedi ou un dimanche, tous les descendants d‘un aïeul ayant eu une vie rien de plus qu‘ordinaire, jusqu’à la cinquième ou sixième génération ,au nombre de cent à deux cent cinquante,et dont une bonne partie ne se connaissaient pas ?
Là,tout le monde s’embrasse,les organisateurs de la fête remettent ensemble des cousins ennemis depuis un héritage bénéfique pour les uns et contesté par les autres, le temps d’un repas copieux et bien arrosé. On promet de se revoir .Puis,en fin de journée ,chacun et chacune retourne à ses problèmes et tout continue comme avant. On s’enverra des cartes de voeux,mais personne ne se reverra. Et personne ne s’en trouvera plus mal.

Pour ce qui est de notre monde,des gens continueront à mourir dans la plus grande solitude par noyade en fuyant leurs pays,en proie aux disettes ou ravagés par des guerres civiles , sur des embarcations de fortune pouvant chavirer au moindre coup de vent.
Et,dans nos banlieues des voitures appartenant à des gens n’ayant pas les moyens de se payer un garage, continueront à brûler toutes les nuits.

07 juillet 2008

Nicolas Sarkozy ,la prometteuse France et les douces grèves

La France serait-elle en train de changer « beaucoup plus profondément qu’on ne le croit. » comme l’a affirmé Nicolas Sarkozy ,samedi dernier,lors du Conseil national de l’UMP, au point que « désormais,quand il y a une grève,personne ne s’en aperçoit»?
Notre Président tiendrait-il cela d’un sondage resté secret ou ne serait-ce qu’une intuition qu’il aurait été fort avisé de garder pour lui,en attendant que ce rêve soit confirmé comme réalité au moins d’ici la fin de l’année,lorsque les Français auront une idée un peu plus affinée de l’évolution de leur pouvoir d’achat,du taux d’inflation pour 2008 et du prix du litre de «  95 » pour leur voiture ?

A considérer tous les mouvements de mécontentement qui se sont succédés depuis son élection en mai 2007,et auxquels il devait s’attendre, ne vaudrait-il pas mieux mettre la compréhensible passivité ou la relative indifférence des Français face notamment aux grèves récentes sur le compte de l’accoutumance ?
Ou pire,expliquer la relégation de la gêne à un moindre degré d’importance au constat que d’autres problèmes, causant quotidiennement des désagréments encore plus sérieux que les aléas des grèves elles-mêmes, resteraient imparables,comme les pannes fréquentes dans les transports publics dues à des défaillances techniques de matériels trop vétustes ,les retards de trains non signalés ,et dans un autre domaine ,les coupures impromptues d’électricité,y compris dans les hôpitaux ,sans parler des menaces d’actes terroristes ou de comportements d’individus en situation d’absence de discernement?

Pour en revenir à notre Président,et après ces paroles qui ne seront pas tombées dans des oreilles de sourds,comment cela va -t-il se passer lorsqu’il visitera une usine ou entreprise importante?
Quel genre d’accueil vont lui réserver ces fameux salariés protégés au point de se permettre tous les excès au nom des libertés syndicales?
Ce qui lui est arrivé au dernier Salon de l’agriculture à Paris en ce début d’année n’est-il pas un signe ,entre autres,que la France a changé,mais certainement pas dans le sens espéré qui permette d'être optimiste ?

30 juin 2008

Union Européenne:une présidence française de quoi?

Selon une coutume bien rodée pour l’unique raison qu’il n’y avait rien à roder ,demain,mardi 1er juillet 2008,succédant à la Slovénie ,minuscule pays de deux millions d’habitants pas plus étendu que quatre départements français et né en 1991 de la dislocation de l'ex- Yougoslavie ,la France assurera la présidence de l’Union Européenne pour les six mois à venir. On va voir ce qu’on va voir! La belle affaire!
L’Union Européenne ,c’est quoi au juste ? Un rapiéçage de 27 pays d’importances fort inégales et vingt-trois langues différentes pour 495 millions d’habitants!
Combien de nos compatriotes sont capables de citer le nom de ce petit pays qui va refiler le flambeau à la France?
Combien peuvent donner le nom de son président ,Danilo Türk ?
Combien peuvent prononcer le nom de la capitale de cet État,Ljubljana, et encore mieux l‘écrire correctement?
Combien peuvent se représenter son poids exprimé en habitants par rapport à l’ensemble de la population de l’Union Européenne?

S’il faut ajouter à cela qu’il existe un déficit croissant d'enthousiasme pour l'Europe confirmé par le « non » irlandais du 12 juin dernier, encore plus manifeste chez les électeurs des dix nouveaux pays qui ont rejoint l'Union en 2004,et parmi lesquels huit qui avaient subi le communisme ,puisque, seulement et en moyenne, trois sur dix de ces «nouveaux» électeurs européens se sont rendus aux urnes lors des «européennes» de 2004,les premières du genre qui s'y tenaient,les eurocrates ne devraient pas être très fiers de leur oeuvre ,ceux-ci étant,apparemment,les derniers à ne pas vouloir admettre que «leur» Europe,celle des réglementations aussi surprenantes que tatillonnes,celle des obligations de mise aux normes, celle des interdictions et des quotas pas nécessairement justifiés,celle des directives insensées,celle des condamnations et des amendes,celle des institutions innombrables et clairsemées dans divers pays membres, n'apporte pas de réponse satisfaisante aux problèmes existentiels des ressortissants des pays qui la composent.
Après ce « non » irlandais ,on se demande bien si celle-ci ,avec une légitimité aussi mal assise, pourra surpasser la prochaine crise sérieuse provoquée par un ou plusieurs petits pays membres qui ne pourront plus suivre le mouvement ou qui seront lassés de voir les plus grands pays dispensés d'obligations ( cf/ déficit budgétaire français ) auxquelles eux-mêmes ne pourront nullement échapper du seul fait de leur poids négligeable par rapport à l'ensemble des pays de l'Union.

D'ores et déjà,une rapide rétrospective de la «construction» européenne ,qui n'en finit plus de s'éterniser,depuis un peu plus de cinquante ans qu'elle a été mise sur rails, autorise à percevoir la taille actuelle de l'Europe comme critique,pas loin d'être comparable à celle - en son état terminal avant éclatement- de la grenouille qui se voulait faire plus grosse que le boeuf,dans la célèbre fable de Jean de La Fontaine. Et la majeure partie des politiciens qui croient à cette Europe,ou qui font semblant d'y croire,ne s'acharnent en réalité qu’à demander aux électeurs de les confirmer à leurs «places», plutôt bonnes, mais ne se rendent même pas compte qu'une bonne partie de ces électeurs ,les abstentionnistes, ont depuis longtemps pris conscience qu'on les prenait pour des imbéciles, s'agissant d‘une entité européenne puissante pouvant rivaliser avec les plus grands pays homogènes de la planète,entre autres.

Peut-être qu'en 1957,lors de la signature du traité de Rome,établissant les bases de ce qui fut appelé initialement «Marché Commun»,une association de six pays à vocation essentiellement économique, beaucoup pouvaient raisonnablement y croire.
A cette époque,l'Europe «occidentale»,sous protection militaire essentiellement américaine par le biais de l'OTAN,et achevant sa reconstruction après la seconde guerre mondiale au cours de laquelle ses pays membres s'étaient battus entre eux ,celle qui, sur les cartes géographiques et dans les milieux politiques ou militaires ,était opposée à l'Europe «de l'Est» ,sous domination de l'ex-URSS,qui y faisait stationner des troupes fort nombreuses et bien équipées dans le cadre d'une alliance militaire appelée "Pacte de Varsovie",cette Europe "occidentale" ,elle travaillait et elle produisait des richesses qui,hormis le pétrole et quelques autres matières premières de seconde importance, satisfaisaient pratiquement l'ensemble des besoins de sa population. Les voitures,les motos,les vélos,les appareils photo, l'outillage électroportatif ,l'électroménager,les machines agricoles,les machines à écrire,les montres,les vêtements,les chaussures,les lunettes,tout cela était fabriqué sur place par des entreprises qui avaient la nationalité des pays européens où leurs usines étaient déployées. Le niveau vie s'améliorait rapidement à l'Ouest,tandis qu’il se dégradait tout aussi rapidement à l'Est en raison de régimes économiques et politiques structurellement opposés bien qu’une propagande efficace relayée dans les pays de l’Ouest faisait croire le contraire. Il paraissait donc normal que l'Ouest ambitionne de faire encore mieux.
Avec l'Europe des six -les six pays fondateurs : Allemagne,Belgique,France,Italie,Luxembourg et Pays-Bas que la proximité géographique et culturelle rendait « associables » - la solution paraissait avoir été trouvée.
Puis,après quelques années de "fonctionnement", il devait s'avérer que l'amélioration escomptée des conditions d'existence des ressortissants des six pays «unis» et devant résulter de cette «union» tardait à se réaliser ,surtout que celle constatée n'était pas perçue comme découlant de cette union ou de ce «marché» initial de 175 millions de consommateurs. Les dirigeants des entreprises de chaque pays pensaient trouver des débouchés multipliables par le rapport de la population du nouvel et vaste ensemble sur celle de leur propre pays ,en oubliant ,toutefois, que leurs homologues des pays partenaires caressaient le même espoir,ce qui ne pouvait qu'apporter désillusion et fausser leurs projets de développement. Alors les «partisans» de l'Europe,pères spirituels et aussi, dans une moindre mesure,pères physiques des actuels eurocrates, se résolvaient à faire rentrer dans les esprits qu'une Europe à huit,serait meilleure qu'à six,puis à dix qu'à huit,puis à douze qu'à dix,puis à quinze qu'à douze,puis à 25 qu'à quinze puis dernièrement au premier janvier 2007 à 27 qu‘à 25,en attendant mieux!Comme dans la fable de La Fontaine où la grenouille s'espérait toujours mieux plus grosse...Et aujourd'hui,le marché de 495 millions de consommateurs ne peut plus être présenté comme le grand espoir parce que cet espoir s’est progressivement et irrémédiablement évanoui au gré des sommets "européens" qui se sont succédés depuis une trentaine d'année au fur et à mesure que cette union s’est grossie de nouveaux pays aux particularités économiques ou sociales parfois assez accusées. Parce que les consommateurs de ces pays n'avaient pas attendu l'Union pour commencer à consommer. Ils consommaient déjà auparavant,à hauteur de ce qu'ils pouvaient,en fonction du revenu de leur travail et seulement de cela. Les entreprises également avaient déjà leurs fournisseurs et leurs clients.

La réalisation de l'Union sur le papier,par la force d’une Constitution adoptée dans le dos des peuples ne changera rien de ce coté là. Les ressortissants des nouveaux pays intégrés ne seront pas dispensés de travailler,autant et mieux qu'avant.

La présidence de l’Union Européenne pour six mois et pour pérenniser le petit train -train,ajoutée aux cinq mois suivants hypothéqués par ces élections européennes et en arrondissant avec les vacances de l’été 2009,ce seront quatorze mois de perdus pour notre pays,pendant que le prix du pétrole continuera à grimper et que le chômage reviendra en force.

Quel sera le pourcentage des votants aux prochaines européennes en 2009? Entre 30 et 35% ? Pourquoi pas ?
Mais cela n’empêchera pas nos politiciens de penser,dans la foulée, aux élections régionales de 2010 et à la présidentielle française de 2012.

28 mai 2008

Dans trois jours « Mai 2008 » partira comme un voleur

Force est de se rendre à l’évidence. La journée de manifestation ( ou de mobilisation ?) de samedi dernier 24 mai 2008 aura été celle de trop. Ratée,c’est celle qui aura fait renoncer les responsables syndicaux à envisager toute nouvelle « action » avant la rentrée de septembre. Indécrottables comme ils sont ,nous pouvons être sûrs de les retrouver à occuper les devants de la scène dès la fin de la période estivale,et là nous pouvons leur faire confiance.
De trop,comme cette phrase prononcée lors du congrès de la FCPE (Féderation des conseils de parents des élèves des écoles publiques) le 10 mai à Épinal (Vosges) par Faride Hamana ,son président: « Disons à ceux qui n’ont pas aimé mai 68 qu’ils n’aimeront pas mai 2008 » .
Et puis il y a encore celle-ci,rapportée le 26 mai par l’AFP, de Jean-Claude Mailly secrétaire général du syndicat Force Ouvrière,qui ne semble pourtant rien avoir ni d’un intellectuel ni d’un grand bourgeois ,mais opposé au projet actuel du gouvernement tendant à favoriser le cumul retraite et emploi ayant pour conséquence ,selon lui, d’amener des retraités moins gâtés par la vie à accepter des travaux qu’ils auraient refusés en temps normal : « C’est le danger du cumul emploi-retraite vous prenez votre retraite,vous n’avez pas de quoi vivre,alors vous allez pousser des caddies sur les parkings de supermarchés ».
N’est-ce pas insulter, rabaisser ou mépriser ces travailleurs -les pousseurs de caddies,comme les porteurs de valises dans les grandes gares parisiennes - qui sont sans aucun doute plus utiles à la société que la grande majorité des 500.000 élus à divers degrés de l’organisation politique de la France?

Ce mois-ci,des élections ont eu lieu pour renouveler les mandats d’administrateurs de la mutuelle du groupe dont je suis un des 70.000 et quelques adhérents :seulement 25% ont pris la peine de voter. Autant le dire franchement:Les adhérents s’en foutent ou rechignent à voter pour des gens qu’ils ne connaissent pas ,voire, qui sont des incapables. De toute manière ces adhérents savent qu’ils devront payer leurs cotisations quel qu’en soit le montant. Bons qu’à battre le pavé , ces syndicalistes!

Assez curieusement on ne fait jamais de sondages à propos des manifestants eux mêmes ou des grévistes. Qui sont-ils,quels métier exercent-ils,quelle est leur appartenance politique ou syndicale,pensent-ils qu’une manifestation peut aller contre le suffrage populaire? Sont-ils venus là spontanément ou s’ils sont venus en tant qu’obligés vis-à-vis de collègues fortement engagés?
Rien, nous ne savons rien, c’est le brouillard total. Pourtant ce ne serait pas plus difficile à réaliser qu’un sondage en vue de savoir quel pourcentage de gens seraient d’accord pour que le nombre des années de cotisations pour la retraite soit porté de 40 à 41 années. Comme si on demandait à un enfant ce qu’il préférerait du pain sec ou du même pain avec une couche de confiture!

Mai 2008 s’achèvera samedi soir au calendrier.
Mai 2008 qu’on nous prédisait cru exceptionnel sur le plan des manifestations sera parti comme un voleur.
Cela donnera quel taux de participation aux prochaines élections prud’homales qui se tiendront en décembre? Entre 22 et 27% ?

Et ça continuera comme avant , personne ne songera à se remettre en cause.
Le plus pitoyable étant que non seulement des ministres,mais le président de la République,Nicolas Sarkozy lui-même, perdent leur temps à les rencontrer et même à les valoriser alors qu’ils ne représentent qu’eux-mêmes.

21 mai 2008

La position du parti socialiste sur l’allongement à 41 ans de la durée de cotisation pour les salariés

Les gens de droite,ceux de l’UMP en fait, ne pourraient-ils pas demander franchement aux socialistes,ou à leur véritable chef s’ils en ont un , s’ils comptent remettre en cause l’allongement de la durée de cotisation des salariés à 41 ans actuellement envisagé (comme prévu dans la loi Fillon de 2003) et s’ils vont inscrire cela noir sur blanc dans leur projet de gouvernement pour autant qu’ils arrivent à en élaborer un qui serait proposé par leur candidat à la présidentielle de 2012 ?

Je viens de relire les deux professions de foi de Ségolène Royal tant pour le premier que pour le second tour de la présidentielle de l‘an dernier « La France Présidente » et j’ai constaté qu’il n’y était nulle part question de revenir sur les dispositions concernant les retraites votées par la droite sous le quinquennat précédent,avec Jacques Chirac, Jean Pierre Raffarin et François Fillon.

Bien sûr ,cette "bravitudienne" dame doit certainement avoir son idée sur le sujet,alors que ne l’interpelle-t-on pas ,elle qui n‘est plus députée ou ceux qui le sont qui l‘ont soutenue ou qui vont la soutenir dans sa tentative de conquérir la direction du Parti socialiste au congrès de Reims en novembre de cette année?

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19 mai 2008

Le service minimum d’accueil assuré par des fonctionnaires territoriaux n’est pas souhaitable

Vendredi dernier,16 mai 2008,sur France-Inter ,Jacques Pélissard,député-maire UMP de Lons-le-Saunier (Franche-Comté) et également président de l’Association des Maires de France a déclaré que l’organisation par les communes du service minimum d’accueil n’était pas « acceptable » ... Et que les maires ne joueraient pas « un jeu faussé » !
Pourquoi donc ?
Selon lui,parce que les petites « communes ne sont pas dotées des personnels qui permettraient l’accueil des enfants » et que « ce n’est pas avec un cantonnier ou un garde-champêtre qu’on va faire l’accueil des enfants ».
Nous ne pouvons qu’ être d’accord avec lui car ces deux arguments paraissent tout à fait fondés.Toutefois si le SMA est une bonne idée, son institution et les conditions de sa mise en oeuvre mériteraient d’être peaufinées et elles le pourraient certainement.
Parce qu’en l’état actuel du projet comme cela nous a été présenté ,c’est à dire un service qui serait organisé par les communes ayant sur leur territoire au moins une école primaire et qui, en plus, serait assuré par des agents municipaux,c'est à dire des fonctionnaires territoriaux,nous disposons d’ une piste qui n’est certainement pas la meilleure. Pour, au moins,les trois raisons suivantes:
Premièrement, il y a ce problème de compétence et de savoir faire des gens éventuellement « mobilisés » non embauchés initialement pour cela.
Deuxièmement, cela reviendra à déshabiller Pierre pour habiller Paul,comme on dit,s’agissant de la répartition et de l’exécution du travail à faire pour lequel ils auront été embauché et qui ,fatalement ,restera en plan,durant le temps de grève des enseignants.
Troisièmement, ces fonctionnaires territoriaux qui accepteront d’assurer le SMA seront accusés de briser les grèves ou pire de porter atteinte au droit de grève par leurs camarades syndiqués. Ils seront mal vus de leurs collègues qui les prendront en grippe. Sauf à risquer de se faire virer à la prochaine alternance municipale,ils ne le feront qu’une fois parce qu’ils auront subi toutes sortes de pressions ou de mesquineries et on ne pourra plus compter sur eux pour le SMA.
On se retrouvera alors au point de départ,et toute l'organisation du SMA devra être reconsidérée.

Il est probable que cette idée de mettre dans le coup des agents municipaux ait été lancée par des gens qui n’avaient pas l’expérience de l’encadrement de salariés pour ne pas avoir envisagé de telles éventualités.
S’agissant maintenant de savoir si ce serait vraiment le rôle des communes à s’occuper de jeunes enfants réduits à l’errance par suite de l’impossibilité matérielle ou financière de leurs parents à assurer leur garde,plutôt que celui de l’Éducation nationale ,est-ce vraiment là une question pertinente?
Comment cela se passe-t-il quand une catastrophe se produit dans une commune ou à un plus grand échelon dans une région?
Ne sont-ce pas les maires qui se chargent d’héberger dans des locaux communaux et de nourrir provisoirement les personnes incapables de se déplacer et dans l‘impossibilité de se ravitailler,par suite de fortes chutes de neige par exemple,ou de destructions de leurs habitations?

Alors pourquoi ne pourraient-ils pas accueillir les enfants des écoles en cas de grève des enseignants si possible en dehors même de ces écoles ? Y aurait-il problème de locaux pour la plupart des communes,sinon toutes, disposant de salles des fêtes ou de « convivialité » ,voire pour les mieux équipées,d’espaces jeunes?

Quant à trouver du personnel adéquat ,les maires ne pourraient-ils pas « mobiliser » ponctuellement des chômeurs , des jeunes retraités affranchis de toutes pressions syndicales ou autres, des diplômés à la recherche d’un emploi ,volontaires ,surtout disponibles pour assurer de telles vacations, après avoir suivi une rapide formation, et habitant sur place ? Et qui seraient payés au tarif des heures supplémentaires ? Par exemple.
De telles personnes ne devraient pas manquer dans les communes suffisamment importantes pour avoir leur école.

Qui ne se souvient pas de ces emplois jeunes offerts par des municipalités à des « bac+5 » qui consistaient par exemple à « accompagner » et « divertir » les écoliers pendant qu’ils déjeunaient?

16 mai 2008

Pourquoi pas un référendum plutôt qu’une loi pour le service minimum d’accueil?

« J’ai demandé au gouvernement de déposer avant l’été un projet de loi qui instituera un droit à l’accueil des enfants qui sont inscrits dans nos écoles ».
C’est Nicolas Sarkozy qui a déclaré cela hier soir en précisant très clairement : « C’est l’État,en charge du service public de l’Éducation nationale ,qui assurera le remboursement des frais engagés par les communes,qui devront organiser un service d’accueil les jours de grève ».

Mais pourquoi donc une loi?

Pour donner aux socialo-communistes l’occasion de déposer plus de 137.000 amendements comme ce fut le cas lors du projet de loi GDF-Suez en septembre 2006?
Pour leur permettre de s'amuser à déposer une motion de censure dilatoire puisque vouée à l’échec.
Pour leur procurer le plaisir de saisir le Conseil Constitutionnel qui leur donnera raison sur un point de détail de la loi,tout en reconnaissant le bien-fondé de l’esprit de la même loi?
Pour laisser s’éterniser ce problème jusqu’à la rentrée de septembre,les enseignants ne pouvant faire grève et manifester pendant les vacances d’été qui,si bizarre que cela puisse paraître vu leur manière quelquefois ridicule de raisonner, n’ont pas encore été par eux considérées comme une atteinte au droit de grève ?

Une loi SMA sera-t-elle suffisante pour astreindre les maires récalcitrants à s’exécuter?

De quels moyens efficaces disposeront les parents victimes de leur rétivité pour obtenir gain de cause et indemnisation pour les frais occasionnés et absences au travail ?
Si c’est des Tribunaux administratifs,des Cours Administratives d’Appel, du Conseil d’Etat ,dix ans ne suffiront jamais pour résoudre un tel problème.

Pourquoi alors ne pas organiser un référendum qui trancherait sans appel une fois pour toutes ,mettant un terme à un débat qui s'annonce interminable et qui permettrait accessoirement de vérifier,au niveau national, la justesse d’un sondage CSA pour Le Parisien/Aujourd’hui en France  qui vient de nous apprendre que 60% des Français voyaient dans le SMA « une bonne chose car cela permet de ne pas pénaliser les parents qui travaillent » contre 35% y voyant « une mauvaise chose car cela constitue une tentative de remise en cause de l’exercice du droit de grève »?

Un tel référendum ne serait-il pas également un excellent éclairage ,au niveau de chaque commune, pour les maires , sur l’état d’esprit de leurs électeurs vis à vis du SMA,ce service minimum d’accueil préconisé par Xavier Darcos et qui a fonctionné hier dans 2.837 communes sur 22.500 concernées?

15 mai 2008

Les « casseurs » du droit de grève et du syndicalisme à l’oeuvre

Quand un patron s’organise avec ceux de ses salariés non grévistes pour continuer et maintenir l’activité de son entreprise au mieux pour satisfaire ses clients,malgré une grève déclenchée par certains autres de ses salariés,il est accusé bien évidemment de vouloir porter atteinte au droit de grève.
Quand un ministre cherche à instaurer un palliatif,comme le SMA ,« service minimum d’accueil » actuellement à l’essai dans les écoles primaires , pour que des parents ne soient pas pénalisés lors d‘une grève des cours,il est aussi soupçonné de faire la même chose.

Le droit de grève ,plus personne ne peut l‘ignorer,reste un droit sacré sur lequel il n’est ni moral ni tolérable de revenir,mais est-il interdit de l’encadrer dans certaines situations ,afin que les effets secondaires d’une grève ne soient pas supportés par une catégorie de gens qui n’ont rien à voir avec les litiges à l’origine du mouvement de grève en question?

En quoi le fait d’organiser la garde d’enfants les jours de grèves dans le primaire serait-il davantage une « tentative de remise en cause de l’exercice du droit de grève » que celui d’accorder des conditions fort avantageuses pour la fourniture d’électricité aux agents d’EDF qui posséderaient une installation de chauffage à l’électricité? A-t-on jamais dit que cette faveur constituait une atteinte au droit de grève à EDF?
Et pourquoi ,pendant qu’il y sont,ces bien pensants n ’iraient-ils pas jusqu’à accuser les salariés non impliqués dans un conflit social dans les transports publics de vouloir s’attaquer au droit de grève en utilisant leur propre voiture pour se rendre à leur travail?

Par contre, quand le secrétaire général d’un syndicat comme la CGT ,Bernard Thibault, en vient,comme il l’a fait lors du « Grand Rendez-vous » l’émission d’Europe1 dimanche dernier, à regretter « qu’il y a trop d’organisations syndicales  et pas assez de syndiqués » ,sans préciser celles de ces organisations qui lui semblent être de trop, en France,parle-t-on d’une atteinte à la liberté syndicale?
Ce brave camarade ne ferait-il pas mieux de se poser très sérieusement la question de savoir pourquoi,alors que les cotisations sont fiscalement déductibles ,une très,très large majorité de salariés (90%) ne veulent pas franchir le pas de l‘adhésion et en accepter les conséquences ,c‘est à dire faire inutilement grève ou faire grève pour des raisons politiques quand la voie des urnes s‘est avérée vaine ?

Bien sûr qu’il faut des syndicats ,c’est une des conditions du progrès.
Mais des syndicats qui soient intelligents et qui agissent utilement.
C’est loin d’être le cas aujourd’hui en France.

13 mai 2008

Les journalistes et le bilan accablant de Nicolas Sarkozy

Il parait que les journalistes français ne sont pas très contents de Nicolas Sarkozy,du moins c’est ce qu’il faut en conclure à la lecture d’un « communiqué » daté du 8 mai 2008 du Syndicat National des Journalistes (SNJ) autoproclamé « Premier syndicat français de journalistes ».Ce communiqué intitulé « Nicolas Sarkozy s’attaque à la presse:consternant! » est disponible sur le site du SNJ www.snj.fr

D’abord rien n’y est cité de ce qu’aurait exactement dit Nicolas Sarkozy , ce communiqué ne se fondant que sur des « déclarations de certains députés UMP ayant participé au déjeuner du 7 mai à l’Elysée », ce qui,pour moi, est à la fois trop vague et trop risqué pour en faire un communiqué sérieux et honnête, par conséquent digne de confiance ,surtout quand plus personne en France ne peut ignorer qu’il n’y a pas parmi les actuels députés UMP que des inconditionnels de Nicolas Sarkozy,les médias ne se privant pas de s’étendre sur les couacs ou dissonances dans la majorité,le moins qu’on puisse dire. Qu’ils s’en fassent un régal serait encore un euphémisme.

Ensuite,dans ce communiqué,et entre autres points négatifs constitutifs du  bilan tiré par le SNJ de sa première année de présidence «  particulièrement accablant pour la liberté de la presse » ,j en relèverai deux qui me paraissent difficilement imputables à ce maudit Sarkozy :

*Concentrations qui s’accélèrent,pluralisme menacé ,emplois qui disparaissent par centaines;
Alors là j’aimerais bien qu’un représentant du SNJ me dise en quoi le président Nicolas Sarkozy ou l’un quelconque de ses ministres aurait été responsable ou instigateur du rachat,annoncé début février 2006, par le groupe « L’Est Républicain » des quotidiens régionaux « Le Dauphiné Libéré » (tirage au moment du rachat + 240.000 exemplaires) « Le Progrès  » (+230.000 ex ) implanté en région lyonnaise ,« Le Journal de Saône et Loire » (+60.000 ex) , « Le Bien Public » implanté en région dijonnaise (+50.000 ex) !

* Crise sans précédent dans la presse quotidienne nationale,notamment dans le groupe Le Monde.
Là encore,j’aimerais bien qu’un même journaliste du SNJ me dise en quoi Nicolas Sarkozy serait responsable des restructurations annoncées au journal « Le Monde » qui vont se solder par la suppression de 130 postes de journalistes comme si les convulsions qui secouent épisodiquement ce journal dit « sérieux » dataient de son arrivée à l’Elysée sachant que les problèmes internes de ce journal remontent déjà à plusieurs années ...voire plusieurs décennies sil faut admettre qu’ ils se sont manifestés lors de la succession immédiate de Jacques Fauvet,patron de ce quotidien de 1969 à 1982.

Mais c’est n’importe quoi ce communiqué.
Bien entendu Nicolas Sarkozy a des défauts,comme tout le monde. Je n’approuve pas toujours ce qu’il fait,mais il y a des limites qu’il vaudrait mieux ne pas franchir.
Et là je pense encore que ce communiqué ne fera pas remonter la confiance et l’estime du public envers les médias,confiance toute relative du reste,dont la grande faiblesse ne date pas du 6 mai 2007,à en lire les conclusions d’un sondage « Télérama-La Croix-SOFRES »,réalisé du 21 au 26 décembre 2000 auprès d’un échantillon de 1000 personnes,de plus de 18 ans .
Ainsi de ce sondage effectué alors que le gouvernement de l’époque était socialiste avec Lionnel Jospin Premier ministre depuis trois ans et demi,donc plus qu’ à mi-mandat,il ressortait ,entre autres,que

59% des personnes interrogées pensaient que les journalistes n’étaient pas indépendants des pressions politiques et économiques.

50% faisaient confiance à la presse écrite contre 45% ayant une position contraire.

Or les confiants étaient 58% en 1999 ,c’est à dire l’année précédente,ce qui représentait une baisse de 8% en une seule année!

Je n’ai ouï dire à l’époque que le SNJ avait fait l’éloge de Lionnel Jospin à ce sujet.
Pas plus d’ailleurs qu’il ne s’était ému outre mesure de l’incident en plein vol dans un avion le 7 avril 2001 que j’ai évoqué dans ma dernière note et qui avait mis aux prises ce même Lionnel Jospin,alors Premier ministre et Sylvie Maligorne,journaliste à l’Agence France Presse.J’ai cherché en vain un communiqué d'indignation à ce sujet parmi tous ceux qui sont proposés depuis le 30 juin 1997 sur le site du SNJ. Je n’ai rien trouvé.
Deux poids deux mesures!
Ou journalisme à deux vitesses!
Comme les gens de gauche aiment à radoter si souvent.

Et après ,puisque la crise de la presse ne peut qu’empirer dans ce contexte de médiocrité journalistique,ces gens là viendront appeler au secours pour leur profession et réclamer l’argent des contribuables!

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