20 novembre 2009

L'avenir est à nous!

« Investir pour l’avenir » ,le fameux rapport sur « les priorités stratégiques d’investissement et sur l’emprunt national » tant attendu a été remis hier au Président de la République. Je ne l’ai pas encore lu ,par conséquent je m’abstiendrai d’en parler dans cette note.

Consultable sur le site internet de la Présidence de la République où il a été publié hier à 13h30,je me suis simplement borné à parcourir en vitesse ce document de 128 pages avec,toutefois, un arrêt sur image , page 50,où l’on retrouve les 25 membres de la Commission (vingt-deux nommés au dessus de leur signature , page 51, et trois anonymes) ,apparemment tout joyeux.

Vu les postures de certains membres de cette Commission dont j’espère qu’ils n’auront pas été nommés comme l’aurait été Jean Sarkozy si n’y avait pas fait obstacle une grande émotion provoquée tant par ses origines familiales que son très jeune âge et, découlant de cet âge,son normal déficit d’expérience ou de vécu, je suppose qu’on aura bien dû s’amuser à la Commission le jour où cette photo a été prise.

Je reviendrai donc ultérieurement sur ce rapport.

16 novembre 2009

Pour l’OCDE ,le Liechtenstein n’est plus un paradis fiscal

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Le Liechtenstein, petite principauté de 160 km3 et quatrième plus petit pays du monde, une vingtaine de km de longueur sur 8 km de largeur en moyenne,coincée à l’Est de la Suisse,entre le Rhin et la frontière autrichienne, et peuplée de trente cinq mille habitants,soit le deux millième de la population de la France pour arrondir, peu ou prou ,n’est plus considéré depuis mardi dernier 10 novembre 2009 comme un paradis fiscal par l’OCDE, l’Organisation de coopération et de développement économiques .Ce petit état alpin a été rayé de la liste grise des paradis fiscaux après la signature , ce 10 novembre ,d’un accord lui permettant d’être désormais en conformité avec les règles édictées par cette organisation en matière d’échange d’informations fiscales et de secret bancaire.

Un paradis fiscal, le grand public sait plus ou moins vaguement ce que c’est: un petit pays, en général, qui fait payer moins d’impôts à ses citoyens,bien sûr,mais aussi aux étrangers qui viennent y faire leurs opérations financières ou y gérer une partie de leur fortune liquide,voire immobilière à en juger ,lorsque nous sommes sur place ,par exemple à Vaduz ,la capitale du Liechtenstein , de la destination se devinant à partir des enseignes y figurant ostensiblement et de la qualité architecturale des beaux immeubles qui semblent dépasser en valeur les capacités financières supposées des habitants d’une ville ordinaire de 7.000 habitants dans cette région de l’ Europe .

Sur le plan global de la fraude et de l’évasion fiscale, la présentation un peu plus honorable de cette principauté induite par cet accord ne risque pas d’apporter de grands changements et nous pouvons faire confiance sur ce point aux délinquants en col blanc pour trouver une parade à cette petite déconvenue à laquelle ils devaient s‘attendre depuis quelques années. En outre ces délinquants auront déjà été assez aidés avec , dans leurs propres pays, les récentes fusions de banques ou les faillites d’autres consécutives à la crise bancaire de l‘an dernier, un nouveau contexte qui, en cas d’enquête, ne rendra pas très aisées les recherches de documents écrits et signés compromettants ayant servi de support aux traces informatiques, elles par contre facilement décelables.
Dans les banques rescapées après récupération des miettes des banques disparues à jamais mais qu‘auront déserté à temps les fraudeurs, que va-t-il se passer avec tout le remue-ménage provoqué par  les déplacements et regroupements d’archives, les nouvelles destinations de ces dernières et les méthodes de leur gestion bousculées occasionnellement ,sans négliger l’impact des mutations ,mises à la retraite anticipée ou licenciements de personnels compétents ayant opéré dans ces secteurs des banques qui auraient pu s’avérer coopératifs pour des enquêteurs de la justice ou d’organismes de contrôle de l’institution financière? Ces enquêteurs indésirables ne vont-ils pas ainsi se retrouver dans de véritables labyrinthes ,et ,tandis que les jours, les semaines,les mois et les ans passeront,les voyous n’auront pas perdu de temps et auront filé sous d‘autres cieux plus cléments ,étant là tout à fait dans leur élément?

Le problème des paradis fiscaux, en réalité ,remonte à leur origine, lorsqu’ils sont peu à peu apparus comme tels et c’est sur ce point que les dirigeants et responsables politiques des pays fiscalement lésés ne se sont vraiment jamais penché sérieusement ,ne s’y penchent toujours pas, ou, peut-être ,et sans leur faire de procès d’intention,ne veulent pas se pencher suffisamment. Ils ne savent pas regarder et observer autour d’eux, ils ne savent pas remarquer,le réflexe leur manquant, comment c’est dans les autres pays, préoccupés qu’ils sont par leur réélection prochaine, par ce qui se dit sur leur opposant ,ne pensant qu’à se faire valoriser par des médias complaisants à propos de broutilles. Car s’il existe des paradis fiscaux sur cette terre,c’est qu’il y a nécessairement des enfers fiscaux,en toute logique. Comme il n’y aurait pas de riches s’il n’y avait pas de pauvres, comme il n’y aurait pas de grands s’il n’y avait pas de petits…

Or, pour lutter contre ce phénomène des paradis fiscaux pénalisant pour leur pays , la première démarche de la part de ces responsables politiques ne devrait-elle pas être de chercher à comprendre comment un pays devient un paradis fiscal pendant que ,simultanément en raison de la logique édictée plus haut, leur propre pays se mue en enfer fiscal?
Prenons deux exemples.
Pour le premier type de pays,Le Liechtenstein, et pour le second, la France. Les quelques photos reproduites ci-dessous,donneront tout de suite une piste de réflexion . Celles prises à Vaduz l’ont été un dimanche matin d’automne,ce qui explique l’absence de monde sur les trottoirs et l’absence de voitures dans la rue ou sur les parkings ,un moment idéal pour prendre des photos sans gêner personne ni être gêné par quiconque, comme cela arrive fâcheusement en période de forte fréquentation touristique.

 
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« willkommen »  ,« welcome » ,alors les Français ignorés,pas assez nombreux ou malvenus?


 
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Seulement le nom de la petite ville alsacienne, sans doute parce que « Déconvenue » eut été plus approprié que « Bienvenue »?


 
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Un panneau d’information à l’attention des touristes à Vaduz.Impeccable,rien à redire.


 
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Un panneau à objet identique en France à proximité d’un barrage hydroélectrique .


 
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Un autobus qui ne ferait pas long feu dans le « 93 » ,  « neuf trois », « neuf cube » ou à Strasbourg un soir de réveillon !


 
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Deux containers à déchets sous abris à Vaduz. .


 
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Deux autres en France!


 
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Le vieux pont de bois qui enjambe le Rhin et permet de passer de la Suisse (à gauche) au Liechtenstein. Interdiction de fumer,Interdit aux automobiles et aux cyclomoteurs. Qui pourrait nous assurer qu’en France un tel pont ne servirait pas de refuge à des SDF,de lieu de toutes sortes de trafics ,tout en étant inaccessible pour la police risquant le caillassage de ses véhicules ,ou qu’il n’aurait pas été déjà incendié ,volontairement et criminellement ,depuis longtemps? Un autre pont moderne existe,à quelques centaines de mètres,bien entendu.
 

 
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Un pont en France. Il faut déjà avoir de bons moyens techniques pour décrasser le béton et pouvoir inscrire à cette hauteur le nom d’un candidat à la présidence de la République soutenu par des défenseurs de l’environnement et aussi être aidé par de bons soutiens financiers .Cela n’a pas dû se faire de manière inaperçue, et on aura laissé faire,comme de bien entendu.


 
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Un autre pont. Commentaire inutile, sinon que les gribouillis ne sont pas la signature du concepteur de ce bel ouvrage.


 
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Vaduz,un type d'immeuble de grand standing pour nous Français.


 
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Vaduz.Un autre immeuble agrémenté de verdure. .


 
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Vaduz.Cet immeuble n'est pas un projet architectural et existe bel et bien.


 
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Vaduz.Adossé à la montagne toute proche,le palais princier surplombe la ville et la vallée du Rhin,très souvent embrumée le matin.


Après cela ,en hauts lieux ,tant ministériels,que patronaux ou syndicaux ,on viendra pleurnicher parce que les touristes étrangers boudent notre pays,ou encore que financiers ou industriels étrangers rechignent à venir y investir et créer des emplois alors que s’agissant du cadre de vie et de l’environnement tous les efforts entrepris ,avec les milliards d’euros cumulés et qui sont ou qui ont été engloutis par l’État,les villes,les collectivités territoriales depuis des décennies,sont voués à l’échec du fait qu ’ en tous domaines, des gens employés et payés par l’État ,et donc par nous contribuables, démissionnent de leurs responsabilités ou sont purement et simplement incompétents.

Voilà seulement,entre autres causes visibles sans se forcer à chercher, ce qui amène un pays à devenir un enfer fiscal, et c’est assez facile à comprendre.
Entre autres,parce qu'il faudrait bien sûr parler de tous les autres gaspillages,de toutes les gabegies qui font chaque année,et très partiellement,les délices des rapporteurs de la Cour des Comptes,laquelle n'empêche pas que cela continue.Pourraient être mentionnés les projets de grands travaux d'équipement en phase terminale ou déjà en cours de commencement tels qu'aéroports,autoroutes,centrales nucléaires,voies ferrées,canaux... abandonnés sur décision de la justice administrative ou sur décision politique à la suite d'une alternance.

Le problème reste que nos responsables ne se sont jamais tellement préoccupés des incidences financières et fiscales de ces méfaits aussi longtemps que la France,grande puissance industrielle depuis deux siècles mais de moins en moins aujourd'hui,progressait,d'une progression où des "petits moins" ne faisaient qu'affaiblir en douceur des "grands plus" si bien que personne ne s'apercevait de rien au moment de la déclaration et du paiement de ses impôts.
Mais aujourd'hui,le résultat est là,il n'y a plus de "grand plus",seuls les "petits moins" continuent allègrement leur sape.

26 octobre 2009

Le changement d’horaire est-il vraiment bon pour la planète?

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Depuis hier matin,plus précisément à deux heures,nous sommes revenus à l’heure d’hiver qui était aussi l’heure de toute l’année avant que cette habitude d’avancer d’une heure sa montre au printemps ou de la retarder d'autant en automne ne soit rentrée dans les moeurs à partir de 1976,soit disant pour « économiser de l’énergie » en faisant coïncider l’horaire d’activité avec la lumière du soleil de manière à réduire la consommation d’électricité à fin d’ éclairage.

Si personne n’est en mesure de chiffrer exactement ce qui est économisé par cette mesure plus que douteuse quant à son efficacité ou , à l’opposé, ce qui est gaspillé du fait des incidences collatérales ,il ne sera jamais davantage dit qu’hier beaucoup de montres,beaucoup de réveils,beaucoup d’horloges auront été détraqués ou seront devenus objets bons pour la déchetterie ,par suite de manipulations maladroites ou non conformes à des instructions d’usage oubliées avec le temps,de la part de gens qui voulaient se « mettre » à l’heure, et qui auront appris à leurs dépens qu’ à notre époque où l’on ne trouve plus que des objets manufacturés fragiles et non réparables fabriqués hors de France il vaut mieux éviter ,lorsqu’on le peut,de toucher à quelque chose qui marche bien ,à plus forte raison s’il s’agit d’une montre, d’un réveil classique,d'une horloge dans une voiture . Il est fort probable également que des bénévoles dans certains petits villages ou même des professionnels venus la veille ou l'avant-veille, se seront cassé la figure en voulant « ajuster » les aiguilles de vieilles horloges de clochers ou d’édifices publics non munies d’automatisme de réglage d’heure . Pour rien.

Au final ce qui aura été une bonne affaire pour les horlogers ou les bijoutiers et un supplément de travail pour les collecteurs de déchets,aura trouvé sa contrepartie dans une perte de pouvoir d’achat des consommateurs malchanceux,certes fort modeste,mais regrettable quand même parce qu’elle pourrait être évitable et que le pouvoir d’achat risque fort de revenir à l’ordre du jour dans un tout proche avenir.

Sans doute une telle mesure,pratiquée dans le passé,avant ou pendant la seconde guerre mondiale, pouvait-elle avoir une incidence heureuse sur la facture d’électricité quand seul l’éclairage en nécessitait la consommation. Ce n’est plus le cas depuis longtemps avec l’arrivée des appareils électroménagers -téléviseurs,aspirateurs,réfrigérateurs,congélateurs,machines à laver,ascenseurs, barrières ou portes automatiques,vidéosurveillance et autres appareils portables divers dont les batteries,jamais identiques, doivent être rechargées,des appareils-photo aux téléphones en passant par les rasoirs électriques ou les perceuses - qui consomment à la demande indépendamment du fait qu‘il fasse jour ou nuit,et pour lesquels des dispositifs d’économie d’énergie ont été mis au point depuis des lustres sans qu’il ait été nécessaire de fixer arbitrairement des horaires d’utilisation .

D’autre part,puisque les ampoules à incandescence sont appelées à disparaître et que nous allons avoir des lampes très économes en énergie,d’ une longévité supérieure mais ,dans l’immédiat, d’un prix nettement plus élevé ,puisqu’il ne se trouve plus que cela dans les magasins ,et qu'en conséquence les économies nettes en énergie, hier pratiquement nulles, le seront donc encore plus demain ,ne serait-ce pas actuellement le moment le plus approprié pour mettre un terme à ce cirque inutile,source de complications de l'existence dont on pourrait bien se passer ,mais qui se reproduit deux fois par an et qui est l’objet de beaucoup de conversations en privé ou au travail pendant deux ou trois jours, même si cela peut faire oublier les autres soucis du moment,comme le chômage ou l‘insécurité ? Et ce d'autant plus que depuis six ou sept ans avec la généralisation des 35 heures et des journées de travail raccourcies d'une heure en moyenne,il est devenu plus qu' aisé de faire coïncider l'activité avec la lumière du soleil si tel était bien l'objet initial de la mesure entrée dans les faits depuis 1976.

D’aucuns avanceront que cela pourrait faire problème avec les pays voisins au niveau des transports ferroviaires ou aériens ce qui nécessiterait une concertation internationale. Oui. Et alors ,et après ?

Pourquoi la France ne pourrait-elle pas faire cavalier seul,comme elle vient de le faire en instaurant la taxe carbone qui ,à coup sûr, ne sera pas plus bénéfique pour la planète que ne l’est cette fichue heure d’été ?

 
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19 octobre 2009

Le dialogue des cigognes

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Du haut de leur nid quelque part en Alsace deux cigognes discutent à voix basse.
« Alors bientôt le départ pour les pays chauds? »
« Crois-tu que lorsque nous reviendrons au printemps prochain nous allons pouvoir faire une liste pour les régionales? »
« Tu vois,je me suis posé aussi la même question,quand j'ai appris qu'un chien -même pas savant- ,oui ,un simple chien ou une chèvre ordinaire de Saône-et-Loire pourraient se faire facilement élire à Neuilly-sur-Seine . »
« Oui,et que penses-tu de la situation dans ce pays? »
« Tu as vu l’état du toit sur lequel nous avions bâti notre vie? »
« Oui, quelques petites réparations seraient bienvenues... »
« T’en fais pas,il va y avoir le grand emprunt ... »
« Oui ,seulement il y a pire dans d’autres régions .Gandrange,pas loin d‘ici,tu as entendu parler ? »
« Pourtant ,les contrats pleuvent,et les statistiques de notre économie vont dans le bon sens . »
« Oui ,c’est vrai,mais les statistiques habilement présentées c’est comme le maquillage qui ne fait que rendre une apparence de beauté. Une ruine cachée ou embellie reste toujours une ruine...  »
« Tout fout le camp »...


Oui, tout fout le camp,et si cela semble irréversible depuis plusieurs décennies comme il est possible de le constater sur les photos ci-dessous reproduites,ne va-t-il pas y avoir amplification du phénomène ,à constater que l'amélioration du sort des Français au vu du débat politique actuel semble être le dernier des soucis de nos politiciens?

 
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26 septembre 2009

Déficit de la Sécurité sociale: raconter n’importe quoi pour augmenter les cotisations ou réduire les remboursements

Les charges de la Sécurité sociale vont sans cesse augmentant ,cela tout le monde le sait. Chaque année le déficit réapparaît alors qu’il avait été claironné l’année précédente que le retour à l’équilibre serait garanti pour l’année suivante.
C’est là un sujet facile pour un rapport de la Cour des Comptes à laquelle il suffit,pour donner dans la sensation et nous rappeler qu'elle existe, de faire un copier-coller depuis un précédent rapport et de modifier certains chiffres. Une nouvelle augmentation des cotisations,ou une nouvelle diminution des remboursements , est toujours facile à faire avaler au bon peuple,parce qu’on lui répète inlassablement que son système de protection le satisfait pleinement et surtout,production de sondages à l’appui,qu’il y tient absolument.

D’accord,les gens sont libres de penser ce qu’ils veulent et de croire n’importe quels boniments.

Encore faudrait-il qu’il y ait cohérence dans cet amas de « vérités » bon marché qu’on leur livre.

Dernier exemple en date,dans une dépêche de l’agence Reuters ,datée d’hier,25 septembre 2009,18h10 ,intitulée « Face au déficit de la Sécurité sociale,les mentalités évoluent » ,où il est dit que le déficit de cet organisme pourrait atteindre 20 milliards d’euros cette année et ,pire, 30 milliards en 2010,c’est à dire l’an prochain,je lis et relève cette phrase qui devrait interpeller nos compatriotes les moins amnésiques:

« Le vieillissement de la population,la montée des maladies chroniques et la raréfaction des médecins sont les trois éléments qui participent à la hausse des coûts de la santé »,souligne ce polytechnicien ».

Le polytechnicien dont il s’agit est Thierry Zylberberg, présenté dans la dépêche en question comme « directeur de la division santé chez Orange ».
Nous aurons bien lu dans cette phrase « la raréfaction des médecins » !

Et que lisaient ,le jeudi 10 octobre 1996,il y a treize ans à deux semaines près, à la une du journal « Le Parisien »?
Ceci:

ON VEUT LES METTRE EN PRERETRAITE

Il y a 14 000

médecins en trop


La Caisse nationale d’assurance maladie propose de réduire le nombre,jugé trop élevé,de praticiens en France. Des sureffectifs coûteux pour le budget de la Sécurité sociale au moment où le gouvernement négocie un retour aussi rapide que possible à l’équilibre.


Je n’invente pas. Alors ne rêvons pas ,le « retour aussi rapide que possible » n’est sans doute pas encore pour demain.
Voir ci-dessous la reproduction partielle de la "une" du Parisien du 10 octobre 1996.

 
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28 janvier 2009

Rencontres hasardeuses à Davos:prudence recommandée pour nos ministres

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Dans les milieux politico-économico-financiers du monde entier,et durant cinq jours,sur fond de grande crise économique généralisée, il sera question de Davos , belle petite ville de Suisse orientale de 12.000 habitants proche ,à vol d’oiseau,mais beaucoup moins par la route, de l‘Autriche et du Nord de l‘Italie , pas très facile d’accès,parce que située à plus de 1500 mètres d’altitude et blottie dans une vallée entourée de hautes montagnes.
Il n’y circule pas de grosses limousines dans les rues et il vaut mieux ne pas se trouver un samedi après midi sur la seule route qui s’étire de part et d’autre,en amont dans la montagne ,en aval dans une vallée encaissée et entourée de rochers taillés, lorsqu’un grave accident d’automobile s’y produit: c’est la garantie de se trouver bloqué aussitôt dans un bouchon de deux ou trois kilomètres, sans avoir la possibilité de faire demi-tour ,à n’être seulement réduit qu’ à attendre plusieurs heures ,dans l’impossibilité d’obtenir une quelconque information sur place et sur ce qui est arrivé, autrement que par la radio suisse. Dans la longue file de voitures immobilisées personne ne bronche,le mal est pris calmement en patience.

Davos est d’abord une station de ski réputée en Suisse,mais c’est aussi,parce que son infrastructure hôtelière le permet,et depuis le début des années soixante-dix, un point de rencontre annuel pour nombre de ceux qui sont aux commandes d’États ou de grandes entreprises ,pour ceux qui pensent et réfléchissent au devenir du monde comme les prix Nobel d’économie et qui , seulement sur invitation des organisateurs , y viennent de tous les continents .

Avec environ 2.500 participants ,ce qu’on appelle le Forum économique mondial (WEF) se tient dans un immeuble aux allures de bunker qui viendrait d’être décoffré brut de maçonnerie, qui surprend par sa conception mais n’émeut pas quiconque passe à pied devant parce qu’il pourrait l‘imaginer plus grandiose compte tenu de ce qu‘il peut évoquer. Cette année le forum ouvre ses portes aujourd‘hui 28 janvier pour les refermer le 1er février.

L’an dernier ,au même moment à quelques jours près, notre Premier ministre ,François Fillon, y était avec un groupe de grands patrons français et quelques uns de ses ministres. D’autres Français étaient également invités :Jacques Attali,qu'on ne présente plus depuis longtemps,Dominique Strauss -Kahn, président du FMI,Jean Claude Trichet, président de la BCE ,pour les plus connus .Coté étranger ,Gordon Brown,Premier ministre britannique y était en même temps que son opposant conservateur David Cameron.Et puis des personnages puissants devenus « ex » : Pervez Musharraf ,désormais ex- président du Pakistan ou Condolezza Rice,la Sécrétaire d’Etat américaine,depuis huit jours redevenue simple citoyenne américaine. Alvaro Uribe,président de la Colombie s’y essayait à resituer dans son contexte le drame que vit son pays et le combat qu’il mène contre les FARC.
Dans le sillage de ces hôtes de marque ,beaucoup d’autres personnages moins connus viennent aussi ici pour s’entendre parler, sans être nécessairement écoutés et sans pour autant écouter les autres quand leur tour vient,avant de rentrer auréolés dans leur pays,ce qui,pour autant,ne les empêchera pas de critiquer cette foire et d'y retourner l'année suivante.

Cette année,ce forum,qui en sera à sa trente-neuvième édition, devrait faire encore plus fort,puisque pas moins de quarante chefs d’État feront le déplacement.
Pratiquement ,si des idées s’ échappent ou émergent ,dans l’immédiat rien ne se concrétisera. Mais ce forum aura créé des liens entre certains personnages qui n’auraient jamais eu l’occasion de se rencontrer nulle part ailleurs. Les participants auront fait leur tour de piste, sans plus. Et nos ministres n’en reviendront certainement pas avec,dans leurs bagages, une recette miracle qui jugulerait le chômage ou donnerait un coup de pouce au pouvoir d’achat de nos compatriotes.
Si rien n’est à attendre de ce coté là ,nos représentants ne seront pas pour autant dispensés d’observer la plus grande prudence quand il s’agira de parler et d’éviter les rencontres aléatoires ou risquées comme devait en faire une,l’an dernier, notre Premier ministre venu là avec l’intention ferme de vendre l’attractivité de notre pays, « France on the move » (une France en mouvement) , à d’éminents participants au nombre desquels le fumeux et non moins sulfureux Richard Fuld ,président de Lehman Brothers ,la banque d’investissement américaine de haute renommée ,mais qui allait déposer son bilan huit mois et demi plus tard ,le 15 septembre de la même année,provoquant dans la foulée l’aggravation de la crise financière qui sévissait déjà et dont actuellement le monde n’est pas encore sorti. Ce Richard Fuld devait certainement être plus à l’aise à Davos , question baratin ou entregent , que le 6 octobre dernier à Washington, lorsqu’il eut à se défendre devant le Congrès américain d’avoir ,durant son mandat à la tête de Lehman Brothers,empoché quelques 500 millions de dollars en salaires et primes et même continué à gratifier de 20 millions de dollars trois dirigeants de sa banque avant leur départ tout en réclamant dans le même temps de l’aide à Henry Paulson secrétaire au Trésor américain !

Quant à François Fillon,« vendre » l’attractivité de la France à Davos à un auditoire de gens , en principe bien informés de la marche du monde , relevait de la prouesse ,pour peu qu’ils fussent au courant de sa sortie à Calvi en Corse,juste trois mois plus tôt, le 21 septembre 2007, qui avait fait beaucoup jaser dans notre pays , à savoir qu’il était « à la tête d’un État qui est en situation de faillite » (sic.) , quand bien même il ne pourrait lui être reproché de ne pas avoir été clairvoyant pour avoir prononcé cette phrase:  « Nous devons renforcer la transparence des marchés et assurer la plus grande responsabilité de tous les acteurs intervenant sur les marchés financiers »…
C’était quand même pas mal,comme souhait,mais ce n’était jamais qu’un souhait.

C’est Davos !

 
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Ci-dessus:Vue partielle de Davos,le jet d'eau,la rue principale et le Kongress Zentrum

27 janvier 2009

De l’argent public pour une presse en crise !

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Comment cela est-ce possible ? Nicolas Sarkozy a annoncé vendredi 23 janvier,aux états généraux de la presse , un plan comportant une aide de 600 millions d’Euros destinée à soutenir ce secteur qui emploie 100.000 personnes!
C’est la énième aide en faveur d’une corporation râleuse dans notre pays depuis que cette crise se découvre à mesure que l’on tire sur le fil de laine du tricot. Mais là c’est un peu spécial. A-t-on entendu dire de la part de gens de gauche ,de nos bons socialistes ,de bien-pensants ou de syndicats de journalistes , qu’il s’agissait d’une tentative supplémentaire de mainmise sur la presse écrite par Nicolas Sarkozy et l’UMP en la tenant par le porte-monnaie? Non ! Un silence assourdissant quand il s'agit de recevoir quelque argent,même de quelqu'un qu'on déteste.

600 millions d’Euros ! mais c’est la perte reconnue et annoncée par la Caisse Nationale des Caisses d‘Épargne (CNCE) à la suite d‘un « incident »  boursier ,début octobre 2008! Cette nouvelle aide tombe bien pour la presse française,juste au moment de cette bien fumeuse histoire mettant aux prises le journal sportif « L’Equipe » ,Laure Manaudou et « sa » sosie! Quelque chose qui ressemblerait vite à un bidonnage.

J’avais déjà évoqué le 13 mai 2008 le « problème de la presse » dans ma note intitulée «Les journalistes et le bilan accablant de Nicolas Sarkozy» ,que je conseille de relire. Le communiqué du 8 mai 2008 dont il y est question, est toujours consultable sur le site internet du SNJ,le Syndicat National des Journalistes.
Cette note est restée d’actualité,puisque je la terminais ainsi: «  Et après ,puisque la crise de la presse ne peut qu’empirer dans ce contexte de médiocrité journalistique,ces gens là viendront appeler au secours pour leur profession et réclamer l’argent des contribuables! »
On ne pourra pas,alors ,à ce propos,me reprocher de ne pas avoir anticipé juste.

Maintenant,il faudrait peut-être se demander si la queue des quémandeurs d'aide publique est encore longue devant les portes du Palais de l’Élysée qui va finir par faire penser à une boulangerie dans un pays de l’ex-Europe de l’Est au temps du communisme.
Et pourquoi en même temps , si les premiers rassasiés ne vont pas rappliquer à nouveau une fois que tout le monde aura été servi,puisque l’habitude est prise!

 

13 janvier 2009

Bientôt un trou pour le RSA?

Pour la Sécurité Sociale nous étions déjà vaccinés depuis longtemps. Chaque année n’est jamais qu’ un perpétuel recommencement , il faut reboucher un nouveau trou ,toujours plus béant, qui n’était pas prévu ou plus exactement qui n’aurait jamais dû exister à en croire les bonnes paroles ou les promesses annoncées au moment du vote du dernier projet de loi du moment censé parvenir à l’équilibre financier de cette institution à laquelle les Français semblent être très attachés.
N’est-il pas lamentable que nos gouvernants ,de quelque bord politique qu’ils soient, n’aient jamais pensé à instaurer un système de financement automatique indépendant des aléas de la conjoncture économique ou de l’évolution de la courbe démographique?

Sans compter toute la paperasse occasionnée,combien de milliards ont été engloutis depuis la création de la Sécurité Sociale seulement en indemnités de parlementaires ,dont certains,même beaucoup, n’assistaient pas aux séances à leurs assemblées respectives ,Sénat ou Assemblée Nationale,et au prorata temporis des durées de ces séances censées régler le problème de son financement ?

Apparemment personne ne s’est jamais soucié de cela dans notre pays. Toujours et encore la loi du « ne rien changer »,sauf à considérer que nos gouvernants,nos élus n’auraient pas le droit d’être un tant soit peu sensés,ou plus modestement ,capables de réfléchir un minimum avant de décider quoique ce soit. Quant à nos syndicalistes, je n’en parlerai même pas,j’ai déjà écrit ce que je pensais à leur sujet.

Comme si cela ne suffisait pas ,le RSA a été voté tout récemment. Le projet est passé entre toutes les mains possibles et imaginables et non des moindres. Des mains de gens qui ne passent pas pour être payés au SMIC et loin s’en faut:grands « penseurs »,économistes,membres du Conseil d’État,de Assemblée Nationale ,du Sénat,etc... Le RSA n’a pas encore été généralisé -ce sera à partir de juin prochain- que son financement se trouve déjà compromis ,puisque assis sur les intérêts des placements d’argent taxés à hauteur de 1,1% devant procurer 1,5 milliard d’Euros selon une évaluation faite au moment des débats en septembre 2008.

Or question argent,soit qu’il faille l’emprunter quand on en manque pour réaliser un investissement,soit qu’il soit judicieux ,quand on en possède ,de le placer avant et en vue de l’utiliser ultérieurement,qui dans notre pays ,réputé - intra muros seulement- pour l’intelligence de ses ressortissants, peut ignorer encore que les taux d’intérêt varient en fonction de la conjoncture , sinon les imbéciles?
Prenons l’exemple d’un particulier qui aurait « placé » dans sa banque,sous la forme d’un dépôt à terme pour une durée de 32 jours ,un montant de 40.000 euros quand le projet de loi sur le RSA fut débattu au Parlement.
A l’époque,le 25 septembre 2008 par exemple ,pour ce genre de placement,le taux « offert » par sa banque,en fait un taux voisin et aligné sur celui de la BCE, était de 4,50% , produisant par conséquent un intérêt de EUR 157,80 , avant retenues « sociales » ( soit: CSG:8,20%,Prélèvement social: 2,00% ,RDS:0,50%,Contribution de Solidarité: 0,30%).A ce moment là , par conséquent,cet intérêt aurait été créateur d’un apport global et définitif dans le financement du RSA de EUR 157,80 x 1,1% = 1,73
En décembre 2008 le taux «  offert » s’est réduit à 2,30% donnant en intérêts bruts,pour le même montant de 40.000 Euros et la même durée ,32 jours, avant retenues « sociales » :Eur 80,65 ,le prélèvement - 1,10%- destiné au financement du RSA se retrouve à EUR 0,88,pratiquement la moitié moins!
Il n’est point nécessaire d’être grand mathématicien pour entrevoir qu’un trou va se créer.

En février 2009,tout prochainement donc, le taux de la BCE va sans doute encore baisser sans qu’on en sache le pourcentage qui n’est jamais communiqué avant le jour « j » de la décision à Francfort. Nous savons tous,du moins nous devrions le savoir,que les taux d'intérêts pour les placements et les emprunts suivent le mouvement.
Il va donc sans dire que le taux de prélèvement au titre du RSA sur les placements devra être revu sévèrement à la hausse.
Et tout sera à recommencer. Joli travail!

Adressons nos félicitations à Monsieur Martin Hirsch et souhaitons lui bonne chance dans ses toutes nouvelles responsabilités.