26 octobre 2009
Le changement d’horaire est-il vraiment bon pour la planète?
Si personne n’est en mesure de chiffrer exactement ce qui est économisé par cette mesure plus que douteuse quant à son efficacité ou , à l’opposé, ce qui est gaspillé du fait des incidences collatérales ,il ne sera jamais davantage dit qu’hier beaucoup de montres,beaucoup de réveils,beaucoup d’horloges auront été détraqués ou seront devenus objets bons pour la déchetterie ,par suite de manipulations maladroites ou non conformes à des instructions d’usage oubliées avec le temps,de la part de gens qui voulaient se « mettre » à l’heure, et qui auront appris à leurs dépens qu’ à notre époque où l’on ne trouve plus que des objets manufacturés fragiles et non réparables fabriqués hors de France il vaut mieux éviter ,lorsqu’on le peut,de toucher à quelque chose qui marche bien ,à plus forte raison s’il s’agit d’une montre, d’un réveil classique,d'une horloge dans une voiture . Il est fort probable également que des bénévoles dans certains petits villages ou même des professionnels venus la veille ou l'avant-veille, se seront cassé la figure en voulant « ajuster » les aiguilles de vieilles horloges de clochers ou d’édifices publics non munies d’automatisme de réglage d’heure . Pour rien. Au final ce qui aura été une bonne affaire pour les horlogers ou les bijoutiers et un supplément de travail pour les collecteurs de déchets,aura trouvé sa contrepartie dans une perte de pouvoir d’achat des consommateurs malchanceux,certes fort modeste,mais regrettable quand même parce qu’elle pourrait être évitable et que le pouvoir d’achat risque fort de revenir à l’ordre du jour dans un tout proche avenir. Sans doute une telle mesure,pratiquée dans le passé,avant ou pendant la seconde guerre mondiale, pouvait-elle avoir une incidence heureuse sur la facture d’électricité quand seul l’éclairage en nécessitait la consommation. Ce n’est plus le cas depuis longtemps avec l’arrivée des appareils électroménagers -téléviseurs,aspirateurs,réfrigérateurs,congélateurs,machines à laver,ascenseurs, barrières ou portes automatiques,vidéosurveillance et autres appareils portables divers dont les batteries,jamais identiques, doivent être rechargées,des appareils-photo aux téléphones en passant par les rasoirs électriques ou les perceuses - qui consomment à la demande indépendamment du fait qu‘il fasse jour ou nuit,et pour lesquels des dispositifs d’économie d’énergie ont été mis au point depuis des lustres sans qu’il ait été nécessaire de fixer arbitrairement des horaires d’utilisation . D’autre part,puisque les ampoules à incandescence sont appelées à disparaître et que nous allons avoir des lampes très économes en énergie,d’ une longévité supérieure mais ,dans l’immédiat, d’un prix nettement plus élevé ,puisqu’il ne se trouve plus que cela dans les magasins ,et qu'en conséquence les économies nettes en énergie, hier pratiquement nulles, le seront donc encore plus demain ,ne serait-ce pas actuellement le moment le plus approprié pour mettre un terme à ce cirque inutile,source de complications de l'existence dont on pourrait bien se passer ,mais qui se reproduit deux fois par an et qui est l’objet de beaucoup de conversations en privé ou au travail pendant deux ou trois jours, même si cela peut faire oublier les autres soucis du moment,comme le chômage ou l‘insécurité ? Et ce d'autant plus que depuis six ou sept ans avec la généralisation des 35 heures et des journées de travail raccourcies d'une heure en moyenne,il est devenu plus qu' aisé de faire coïncider l'activité avec la lumière du soleil si tel était bien l'objet initial de la mesure entrée dans les faits depuis 1976. D’aucuns avanceront que cela pourrait faire problème avec les pays voisins au niveau des transports ferroviaires ou aériens ce qui nécessiterait une concertation internationale. Oui. Et alors ,et après ? Pourquoi la France ne pourrait-elle pas faire cavalier seul,comme elle vient de le faire en instaurant la taxe carbone qui ,à coup sûr, ne sera pas plus bénéfique pour la planète que ne l’est cette fichue heure d’été ? ![]() ![]() |
08:50 Publié dans Economie, Société | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : actualité, écologtie, énergie, france, économie, planète
12 janvier 2009
Production d’Électricité,approvisionnement en gaz et grand froid ,de nouveaux défis pour la France
Par une simple coïncidence,alors que dans ma note de jeudi dernier 8 janvier 2009 je suggérais que les municipalités réduisent exceptionnellement par ces temps de grand froid les éclairages d’édifices publics pour limiter les risques de pénurie de courant électrique, samedi matin, une dépêche AFP datée 10 01 2009 à 00:50, rapportait que la veille, vendredi 9 janvier, la mairie de Toulouse avait annoncé qu’elle allait réduire sa consommation d’électricité pendant une semaine .Mesure symbolique s'il en était qu'un communiqué de la mairie expliquait brièvement en ces termes: « Suite aux messages d’alerte d’EDF sur la consommation nationale d’électricité ,Pierre Cohen,député-maire de Toulouse,a décidé de suspendre provisoirement l’éclairage dit « esthétique » des monuments à l’exception des ponts ». C’est bien et cette iniative -qui apparemment n'a pas été imitée par d'autres grandes villes - est à saluer, même si c’est un peu tardif comme réaction puisque le cabinet Capgemini avait signalé dès le 24 novembre dernier que l‘approvisionnement de l‘Europe en électricité s‘était détérioré en 2007 et que « des risques de coupure durant l‘hiver » existaient,le problème n’étant pas seulement français. Des esprits mesquins pourront toujours dénoncer une mesure démagogique,parce que cela ne représente effectivement qu‘un pourcentage infime de la consommation soit l‘équivalent (estimé) des besoins de mille ménages pour une journée . A tort,parce qu' en période de forte consommation,notamment en hiver, quand il s’agit d’électricité, dès que la production est insuffisante ,même d'une insuffisance minime, c’est tout un réseau qui disjoncte brutalement ,sans prévenir. Alors tous les usagers de ce réseau sont privés sans possibilité de savoir ni combien de temps cela durera ni si cela ne recommencera pas aussitôt après. C’est encore là un autre aspect d’une crise dont j’avais écrit lorsque je la voyais venir qu’il était difficile d’en percevoir les contours. Finalement,cette atmosphère de menace de pénurie d’électricité tout à fait caractéristique des pays les moins avancés, sauf revirement jamais impossible,sauf changement des mentalités des Français pour en prendre conscience,apparemment plus préoccupés par les péripéties liées à la maternité d'une ministre, ce pourrait bien être une situation que nous allons vivre durablement .La France qui exportait jusqu’en 2005 de l’électricité,grâce à ses centrales nucléaires construites dans les années soixante dix, n’arrive plus aujourd’hui à satisfaire elle-même ses propres besoins. En plus de cela,qui n’est jamais que résultat d’impéritie, nous sommes dorénavant à la merci des caprices de la Russie qui joue avec les nerfs des pays européens en leur coupant les livraisons de gaz,saisissant le moindre prétexte pour manifester sa rancune envers les pays qui étaient sous sa coupe avant la chute du communisme et qui ont voulu prendre le large.Et l'Union Européenne,dont on a tant vanté la puissance économique (en termes de consommateurs) et la force de sa monnaie, n'y peut rien,situation tout à fait conforme à ce que j'écrivais dans ma note du 30 juin 2008 "Union Européenne:la France présidente de quoi?" Ne serait-ce pas alors le moment opportun,alors que le chômage empire, pour lancer un vaste programme d'équipement en microcentrales hydroélectriques et en parcs éoliens en complément de ce qui existe déjà,puisque les meilleurs conditions techniques existent désormais, sans qu'il soit nécessaire d'avoir à déplacer des montagnes ou à forcer des populations à quitter leurs maisons dans des vallées qui seraient englouties comme au temps de la construction des grands barrages hydroélectriques au siècle dernier ? Ci-dessus,en aval puis en amont,un barrage hydroélectrique dans la vallée de l’Our,près de Vianden,au Luxembourg. Le parc éolien du Lomont dans le Doubs (15 unités de 120 mètres de hauteur). Une telle photo aurait symbolisé le progrès dans un livre de géographie du début des années soixante. Une microcentrale à Lods (Doubs) qui compte parmi les cent trente plus beaux villages de France. |
11:49 Publié dans Economie | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : crise, actualités, france, froid, énergie




