14 avril 2008
Laurence Parisot et les lycéens formidables
| On ne pourra pas dire que les patrons français ont privilégié l’intelligence et la finesse en se choisissant Laurence Parisot comme représentante en tant que présidente de leur organisation ,le MEDEF. Ne vient-elle pas d‘avouer,pas plus tard qu’hier, lors du « Grand Rendez-vous- Europe1/TV5Monde/Le Parisien/Aujourd’hui en France, qu’elle trouvait « absolument formidables » les lycéens qui en seront demain après-midi à leur sixième manifestation depuis trois semaines ,alors qu’ils ne sont en réalité qu’une infime minorité turbulente,nullement représentative de leurs autres camarades. Et fort heureusement pour ces derniers. Ne pourrait-on pas raisonnablement envisager que ces manifestants, poussés et encouragés par une catégorie de professeurs bien connus pour s’attarder sur un modèle de société,le communisme, qui a fait faillite partout où il a été mis en application et éprouvé dans le monde, seraient encore davantage minoritaires si certains lycées n’étaient pas bloqués d’accès ,illégalement,par des éléments d’extrême gauche et des syndicats qui n’ont pas en estime,le moins qu’on puisse dire,l’organisation que Laurence Parisot préside depuis le 5 juillet 2005 ? Cette dernière se rappelle - t-elle seulement que d’un sondage effectué par l’institut CSA les 28 et 29 juin 2005,pour le journal « L’Humanité », il ressortait que 56% des Français étaient mécontents de l’action du MEDEF ,par conséquent la quasi totalité des proches de ces manifestants,contre seulement 29% de satisfaits? Avec les révélations faites sur les « parachutes dorés » pour certains PDG peu soucieux et encore moins conscients des pénibles conditions d’existence de bon nombre de leurs compatriotes, en ces temps de crise,quasi scandales qui ont émaillé l’actualité,et,pas plus tard que ce week-end dernier,avec l’annonce de perquisitions a son siège pour une histoire pas très claire de caisse noire,l’image du MEDEF s’est-elle améliorée depuis? Ce n’est pas certain! Ce n’est pas tout . Lors de la même émission Laurence Parisot s’est dite convaincue que la meilleure façon d’améliorer le pouvoir d’achat était « peut-être de baisser les prélèvements obligatoires », c‘est à dire les impôts. Sur ce point elle a sans aucun doute raison,mais avant de pouvoir les baisser,encore faudrait-il déjà commencer par en stopper l’augmentation sur une certaine période d’observation au moins jusqu’à ce qu’une majorité de Français en aient constaté la réalité ,ce qui serait déjà un énorme progrès. Or cet objectif minimum est forcément incompatible avec tout dépassement du moindre poste du budget de l'Etat comme en serait la cause un alourdissement de la charge de l’éducation nationale qui résulterait du seul maintien d’ emplois d’enseignants devenus bel et bien superflus,d’un superflu confirmé à la seule démonstration que les six après-midi de manifestation -si toutefois le mouvement devait s’arrêter là - se seront globalement traduits pour les lycéens engagés dans le mouvement par une absence aux cours pour un nombre d’heures global nettement supérieur à celui qui correspondrait au seul temps d’enseignement prodigué par les enseignants dont le remplacement ne serait pas prévu,c’est dire en gros 1% de l’effectif total et dont il n’est pas prouvé qu’il serait le pendant d’une meilleure qualité d’enseignement. D’autant plus qu’ on sait désormais que les manifestations répétitives et quasi annuelles n’ont aucune incidence sur les résultats du bac puisqu’une fois de plus,comme les années précédentes qui ont connu des mouvements de mécontentement similaires,on nous claironnera,fin juin début juillet un taux record de réussite au baccalauréat,à moins qu’on nous persuade que les heureux diplômés n’aient pas été grévistes ,ce qui ,encore, dans une telle hypothèse , prouverait aisément que le mouvement de grogne lycéen de ce printemps n’avait aucun fondement,ni n’était le fait de jeunes gens « formidables » , n’en déplaise à Laurence Parisot. En fait ces jeunes lycéens « formidables » tels qu’elle nous les a présentés ,en sont tout le contraire,pour continuer encore à « réagir » à une suppression programmée de 10.000 postes de « profs » qui a été annoncée par le même ministre que celui qui est en charge de l’éducation nationale aujourd’hui ,Xavier Darcos,dès le 28 juin 2007 ,sur BFM TV juste après le bac 2007,il y a donc tout juste neuf mois et demi! Les médias,en relayant ces manifestations feraient bien de cesser de faire croire n’importe quoi aux gens. |
16:14 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : france, actualité, éducation, lycéens, manifestations, Parisot