14 juillet 2008

Union pour la Méditerranée :après les présentations ,les cartes de voeux !

Alors qu’il existe déjà de nombreuses organisations internationales comme l’ONU et toutes ses structures dérivées regorgeant de fonctionnaires internationaux,placés en ces endroits confortables quand ,dirigeant d’un pays,on ne sait pas quoi faire d’eux autour de soi ou pour les écarter momentanément après déconvenues électorales ou bourdes dans l’exercice de fonctions pour lesquelles ils n'étaient pas vraiment « faits »,
Alors qu’une organisation politico-économique à vocation et à participants variables, l’Union Européenne forte actuellement de 27 pays membres , peine à se trouver,depuis plus d’un demi-siècle, et ne sait toujours pas si,la crise énergétique et alimentaire aidant,elle passera saine et sauve la première décennie du troisième millénaire,

Alors que tous les « G »,rassemblements de pays riches ou des plus développés,dans la gamme allant de 7 ou 8 à vingt ou plus, ne servent pratiquement à rien d’autre qu’à la prise de contact entre les uns et les autres ,sinon à projeter ou à deviser pour dans un demi-siècle ,dans 42 ans,en 2050,plus précisément, comme ce fut dernièrement le cas à Toyako au Japon, sachant que nul ne peut prédire exactement ce que sera l’évolution de la technique,de la démographie,des relations internationales,des moeurs politiques ,d’ici là,quand il y a urgence ,maintenant,demain et après demain,dont on ne sait pas de quoi ils seront faits,

Alors que toutes les autres associations d’États de ce genre nées depuis la fin de la seconde guerre mondiale,même dans le cadre d’une langue officielle unique comme ce fut le cas pour le Commonwealth ou la Communauté Franco-africaine, ont été vouées à l’inefficacité et à l’impuissance,et par conséquent n’ont pu se pérenniser sur la base de leurs objectifs initiaux,

Alors que ,faisant le trajet inverse, la Russie n’a rien perdu de son influence depuis que s'est désintégrée l’Union Soviétique dont elle avait été ,au début du siècle dernier,l’élément central et fédérateur par la force plutôt que par l’adhésion,

Alors,alors...était-ce opportun de lancer l’idée d’une organisation supplémentaire consistant dans un premier temps,le plus facile,à faire s’asseoir à une même table des dirigeants fort différents de caractère ,dont certains peu rompus aux coutumes démocratiques et n’ayant pas une conception bien affermie des droits de l’homme ou de la liberté de la presse ,profitant de cette occasion pour se relustrer à la tête de leur pays, et pour laquelle,dans un second temps, chaque pays voudra,histoire d’amour propre, sa part de « bureaux » ou de « sièges » pour héberger quelque dépendance de la nouvelle organisation?

Comme s’il n’y avait dans chaque pays « convive » de ce rassemblement,en principe fondateur, que des problèmes à régler qui ne pourraient l’être que par les autres : l’environnement,l’énergie,le climat,c’est à dire que des beaux sujets,et ,en plus, des sujets durables,puisque la mode est actuellement au tout durable!

Avec l’Union Européenne,ses directives,sa commission,sa Banque Centrale,son Parlement véritable Tour de Babel, sa Cour de justice,plus rien ou presque ne pouvait se faire ou se décider ,comme pour ne citer qu’un exemple: le taux de la TVA sur la restauration ,problème qui commence à dater et qui n‘est toujours pas solutionné définitivement ,bien que ce soit en cours,mais... .

Avec l’Union pour la Méditerranée,satellite,vassale ou associée, ce ne pourra qu’être pire,avec inévitablement de nouveaux impôts,cette fois méditerranéens.

Le rassemblement d’hier,à Paris de représentants de 43 pays sous l'égide de la France, ne fait-il pas immanquablement penser à ces réunions de familles nombreuses ayant souche à la campagne qui consistent à faire se retrouver à une date longtemps prévue à l’avance,un samedi ou un dimanche, tous les descendants d‘un aïeul ayant eu une vie rien de plus qu‘ordinaire, jusqu’à la cinquième ou sixième génération ,au nombre de cent à deux cent cinquante,et dont une bonne partie ne se connaissaient pas ?
Là,tout le monde s’embrasse,les organisateurs de la fête remettent ensemble des cousins ennemis depuis un héritage bénéfique pour les uns et contesté par les autres, le temps d’un repas copieux et bien arrosé. On promet de se revoir .Puis,en fin de journée ,chacun et chacune retourne à ses problèmes et tout continue comme avant. On s’enverra des cartes de voeux,mais personne ne se reverra. Et personne ne s’en trouvera plus mal.

Pour ce qui est de notre monde,des gens continueront à mourir dans la plus grande solitude par noyade en fuyant leurs pays,en proie aux disettes ou ravagés par des guerres civiles , sur des embarcations de fortune pouvant chavirer au moindre coup de vent.
Et,dans nos banlieues des voitures appartenant à des gens n’ayant pas les moyens de se payer un garage, continueront à brûler toutes les nuits.