19 septembre 2009

Quelles habitudes changer pour vivre heureux en 2050?

 avenirenfants.jpg
Jeudi 10 septembre 2009 ,dans un discours prononcé à Artemare dans le département de l’Ain,à quelques dizaines de kilomètres de la localité où a été prise la photo en médaillon ci-contre,Nicolas Sarkozy a dévoilé « La stratégie de la France dans la lutte contre le réchauffement climatique » ,la sienne en fait,inspirée principalement des idées d’un individu que j’ai comparé au célèbre joueur de flûte de Hamelin dans ma note du 8 septembre « La taxe carbone,le Joueur de flûte et les politiciens français » . Cette stratégie serait censée consister, grâce à un dispositif fiscal ,la taxe carbone,à inciter les Français et les entreprises installées en France à changer leurs habitudes en matière de consommation d’énergie,pour éviter à leurs enfants de payer « la facture ».
C’est très bien de penser à l’avenir de « nos enfants » . Mais au regard du présent que nous vivons,à vrai dire pas très enthousiasmant comparé à des périodes plus ou moins récentes de notre vécu contemporain, ne pourrions nous pas en conclure qu’il s’est trouvé dans le passé et dans notre propre pays des politiciens qui en leur temps,le moins qu’on puisse dire, n’ ont pas eu un très bon flair pour préparer l’avenir , lorsque nous sommes amenés à réaliser que 62% de ceux ,parmi les grands aînés des enfants d’aujourd'hui, qui ont obtenu leur diplôme de fin d’études ou de formation professionnelle au cours de l’année 2008,n’avaient pas encore trouvé de travail à la date du 1er avril 2009,selon un rapport de l’AFIJ,Association pour faciliter l’insertion professionnelle des jeunes ?
Voilà donc pour ce qui est du présent concernant les enfants. Mais qui peut prédire comment les habitants de ce qu’on appelle encore aujourd’hui la « France » vivront en 2050?
Qui peut prédire que leurs activités et leurs habitudes ne se modifieront pas d’elles-mêmes d’ici là sous l’effet d’un progrès technique inimaginable aujourd‘hui ,ou si ,tout simplement, ils ne seront pas en majorité chômeurs clochards sans indemnités du fait d‘un système social en faillite ,véritable tonneau des Danaïdes, ou de l’incurie de gouvernants et politiciens médiocres, ce qui finira par arriver ,au point où évoluent les choses en ce moment avec un débat politique qui vole très bas et si ces derniers ne s‘amendent pas ?
Ne pourrions nous pas envisager que les gens en responsabilité aujourd’hui ne soient pas plus perspicaces que leurs prédécesseurs?
Quarante et une années doivent s’écouler avant 2050.Beaucoup d’eau devra encore couler sous les ponts,avant que fleuves et rivières ne s’assèchent du fait d’un réchauffement climatique que certains scientifiques nous prédisent.

Revenons alors en arrière, au départ d’une période quasi identique ,par exemple en 1966,il y a quarante trois ans. Le président de la République s’appelait Charles de Gaulle et passait aux yeux d’une majorité de citoyens pour un visionnaire .Il avait, quelques années plus tôt, lors d’une présentation de voeux à ses compatriotes, déclaré que la France devait « épouser son siècle ». C’était une bonne idée qui sous-entendait que les Français traînaient les pieds pour suivre le progrès. Mais ceux-ci étaient-ils psychologiquement préparés pour s’adapter aux changements qui allaient survenir,par exemple ,dans le secteur tertiaire du fait de progrès techniques jugés inconcevables voire inimaginables sur le moment ?
Apparemment,non, à considérer cette phrase,reproduite ci-dessous et laissant à penser que le secteur tertiaire serait épargné par les mutations caractéristiques des deux autres secteurs -agricole et industriel- qui voyaient des nouveaux métiers supplanter des métiers devenus dépassés ou sans utilité obligeant ceux qui les exerçaient à se reconvertir ou à subir le chômage .
Voici la dite phrase,également reproduite dans son contexte au bas de cette note :

« Dans les autres activités -le commerce,la banque,les professions libérales,la fonction publique...- activités qui constituent le secteur tertiaire (2) le progrès technique ne peut connaître qu’un faible développement. »

Je précise que le (2) renvoyait à cette explication :  « Secteur tertiaire. Il est difficile de dresser la liste de toutes les activités de type tertiaire. En vérité,le secteur tertiaire rassemble toutes les activités qui sont ni agricoles ni industrielles. »

Ces deux citations ne sont pas tirées du livre d’un charlatan comme notre pays sait en faire mais,ce qui est plus désolant ,d’un contenu d’enseignement menant à la délivrance d’un diplôme officiel,par conséquent devant refléter une pensée généralement admise .Il s’agissait en l’occurrence du « Cours du 2ème degré d’Économie Générale » ,cours N° 6 plus précisément intitulé « PROGRES TECHNIQUE ET PRODUCTIVITE » , qui était dispensé en 1966 à de futurs cadres ou directeurs de banques et qui avait été rédigé avant l’arrivée de la carte bancaire,initialement appelée « carte bleue ».

Alors ,qu’en est-il aujourd’hui de ce secteur tertiaire jugé hermétique au progrès technique dans les années cinquante ou soixante,où il valait mieux ne pas faire de fautes de frappe pour être une dactylographe convenable,ne pas faire d’erreurs d’addition ,de soustraction,de division ou de multiplication pour être bon comptable ou seulement caissier dans un commerce de détail ,où il fallait attendre un délai de six mois, voire davantage selon l’endroit d’habitation, pour se faire installer une ligne téléphonique à son domicile,où l’agent d’EDF,se déplaçant par tous temps en bicyclette ou en moto, passait régulièrement dans chaque maison,dans chaque appartement,avec sa sacoche en cuir pour relever le compteur et encaisser en espèces le montant de la facture d’électricité consommée,et ,last but non least, où le facteur rentrait dans chaque foyer pour y distribuer lettres ou journaux...
Depuis cette époque et tout au long de ce laps de temps,caractérisé fort heureusement par une absence de guerre à l’intérieur de nos frontières, notre environnement a beaucoup évolué et ,pour la plupart d’entre nous,de gré ou de force ,nous nous y sommes adaptés .Il n’a pas été nécessaire d’inventer des taxes pour nous faire changer notre mode de vie tant au plan privé qu’au plan professionnel.

-Traitements de texte avec correcteur d‘orthographe, donc plus besoin de dactylographes qui ne savaient que taper adroitement sur un clavier de machine à écrire devenue aujourd'hui pièce de musée...
-Dictaphones,enregistreurs, donc plus besoin de sténographes...
-Télex,fax,courrier électronique , donc plus besoin de télégraphistes...
-Internet envahissant tous les domaines de la vie : des achats de biens ou de services sans sortir de chez soi ,à la déclaration de revenus faite directement depuis l’ordinateur personnel sans envoi par la poste de déclaration sur papier,au calcul automatique du montant de l’impôt pouvant être réglé sans avoir à envoyer de chèque ou encore à aller payer en espèces à la perception,le paiement se faisant par prélèvement automatique...
-Courrier électronique,donc plus de relevés de comptes à expédier pour les banques,consultation des comptes par leurs titulaires sur leur écran d‘ordinateur ,virements automatiques...
-Caisses dans les magasins dispensant les « hôtesses de caisse » de lire les prix étiquetés et de les « taper » sur une machine à additionner...
-Distributeurs automatiques de billets ...dispensant les banques et la poste d’ouvrir 24 heures sur 24,sept jours sur sept...
-Péages automatiques d’autoroutes et de parkings... dispensant, pour une bonne part, d’effectuer les transports de fonds avec véhicules blindés des stations de péage aux banques des sociétés concessionnaires...
-Stations d’essence self-service ouvertes 24 heures sur 24...
-Téléphone automatisé : plus de standardistes,remplacées par des enregistrements déclinant « Pour... tapez 1 ,pour... tapez 2... » etc... ce que tout le monde connaît désormais. 
-Téléphone portable...
-Réservations de billets de train,de nuits d’hôtel par internet...
Et la liste pourrait encore continuer .

Alors ,c’était donc cela qu’il fallait envisager comme un « faible développement »?

Dans notre monde,en France peut-être encore plus qu’ailleurs,il s’est trouvé beaucoup de gourous qui n’avaient que des solutions miracles à proposer pour résoudre les problèmes inhérents à l'évolution de toute société ,et qui ,s’ils devaient revenir parmi nous ,ne brilleraient certainement pas en se rendant compte à quel point ils s‘étaient trompés et avaient trompé leur monde.
Le meilleur ne serait-il pas d’observer la plus grande prudence et de prendre un minimum de recul face aux conseils et recommandations de personnages médiatiques reconnus comme "influents",sous prétexte qu'ils sortent d'écoles prestigieuses les dispensant d'expérience ou de mettre la main dans le cambouis,de par on ne sait quel droit ,mais qui ,pour l'heure, n'ont aucune solution à proposer pour nous sortir du puits au fond duquel nous nous trouvons?


 
sectertiaire0.jpg

02 septembre 2009

La voiture électrique déjà pièce de musée

 aventpeugeot.jpg
Depuis qu’il nous a été promis une « taxe carbone » ,juste avant les vacances d’été, il ne se passe plus une journée sans que l’on nous rabatte les oreilles ou que l’on nous gave d’articles de presse à propos de la voiture électrique,vantée comme voiture de l’avenir ,comme voiture « bonne pour la planète » ,et encore davantage depuis que Ségolène Royal s’est engagée dans l’aventure de la mise au point ,de la fabrication et de la commercialisation de cette fameuse voiture dans sa chère région de Poitou-Charentes.
Il est à souhaiter ,pour sa carrière politique et pour les contribuables de sa région ,que cet audacieux projet débouche sur du sérieux et non sur un fiasco,ce qui n’est pas gagné d’avance.
En effet, pour ceux qui ne le sauraient pas,et il semblerait qu‘ils soient fort nombreux,je signale qu’il existe à Sochaux dans le Doubs (25) près de Montbéliard ,et sous l’enseigne « L’AVENTURE PEUGEOT » ,un Musée où les visiteurs peuvent découvrir ou retrouver exposés ,pratiquement tous les modèles fabriqués par ce constructeur d’automobiles depuis 1892.
C’est une très belle réalisation. L’accès y est facile depuis l’autoroute A36 et trouver une place pour sa voiture sur le parking attenant privé et réservé ne pose pas problème de même que se restaurer sur place . Ceux qui le voudront auront même la possibilité de monter à bord d’un des modèles anciens disponibles devant l’entrée du musée et se faire conduire pour un petit tour en ville leur donnant l’occasion de revivre les sensations de leurs parents ou grands parents à l’époque où ces modèles étaient commercialisés.

Cette magnifique exposition permet de suivre, pas à pas, l’évolution de ce que René Dumont ,candidat (malheureux,fort heureusement) à la présidence de la République en 1974 ,avait appelé « la plus grande absurdité des temps modernes » ( l’automobile,bien évidemment) lors d’ une interview parue dans le numéro de mars 1974 de la revue « 50 Millions de Consommateurs » .
Les véhicules y sont disposés non pas selon leur prix,leur puissance ou leur vitesse,mais dans l’ordre chronologique respectant leur date de « sortie » ou de fabrication.
Ce n’est que vers la fin du périple à l’intérieur du vaste espace qu’on se retrouve en face de la voiture de l’avenir ,dont on se demande ce qu’elle peut bien faire en ces lieux ,c‘est à dire dans un musée. Elle est rouge ,avec jantes « alu » ,comme on dit, et freins à disques,minuscule et amplement vitrée.
Et qu’est-il écrit à propos de cette voiturette pour deux personnes maximum, sur le panneau la présentant aux visiteurs ?
L’année de fabrication,bien sûr ,1996,il y a donc treize ans déjà.
Son nom,pas exactement,donc pas de « nom » à trois chiffres comme pour la « 106 » ou la « 306 » datant de la même époque ,mais un sigle : « TULIP » les initiales de « Transport Urbain Libre Individuel et Public » ,en fait une « entreprise » qui devait mettre à la disposition de clients abonnés cette « micro-voiture » dans des relais répartis en divers points d’une ville, un peu sur le modèle « Vélocités ».
Enfin,juste avant le bref énoncé de ses performances ( 75km/h de vitesse maximum avec une autonomie de 60 km,et un temps de recharge de batteries de quatre heures),il y a ce motif d’abandon de l’expérience rédigé en une seule phrase : « Trop innovateur,ce concept ne correspondait pas à l’attente des pouvoirs publics à l’époque. »
Pour mémoire,à l’époque c’est à dire en 1996,le Premier ministre s’appelait Alain Juppé. Or,assez singulièrement, celui-ci,dans un entretien au Figaro de ce mercredi 2 septembre , déclare :  « Je regrette qu’un effort massif n’ait pas été fait pour développer la voiture électrique » . Comprenne qui pourra !
Lionel Jospin devait lui succéder l’année suivante et pour cinq années d’affilée ,après la fameuse dissolution « ratée » , avec ,dans son gouvernement, des écologistes. Une belle occasion de reprendre le projet s’offrait donc à tous les partis associés dans l’expérience de la « gauche plurielle » qui leur eût permis de se différencier de la droite. Mais hélas,rien n’en fut.

Sur ces considérations ne pourrait-on pas envisager très sérieusement que la voiture électrique si chère à Ségolène Royal pourrait à son tour subir le même destin que l’expérience « TULIP »?

Qui, en effet ,parmi les plus âgés d’entre nous, ne se souvient de l’Aérotrain de l’ingénieur Bertin,qui fut abandonné en 1974,sous Giscard d’Estaing , après une période d’expérimentation de neuf ans?


 
aventpeugeot2.jpg
Le "Musée Peugeot" à Sochaux ,photographié depuis le parking pour visiteurs


 
tulip.jpg
La micro-voiture électrique "TULIP" qui n'a pas plu aux "pouvoirs publics" en 1996

24 juillet 2009

Taxe carbone,taxe feu follet,taxe bluff...

 montblanc0.jpg
La taxe carbone risque fort d’être aussi difficile à appliquer et à percevoir qu’une taxe sur l’intelligence qui permettrait aux inspecteurs du fisc de réaliser que la France ne compterait plus que des imbéciles hormis les pauvres qui en seraient exemptés ,social obligeant, ce qui reviendrait finalement à taxer les feux follets.

Quand va-t-on arrêter de taxer tout et n’importe quoi en France?

Après plusieurs idées lancées de taxes nouvelles vite passées à la trappe,peut-être en attente de jours plus favorables,comme la TVA sociale ,la taxe sur les nuits d’hôtel ,la taxe sur les billets d’avion,la taxe Tobin, etc... et après l'entrée en vigueur l'an dernier de la taxe RSA et de la quasi taxe d’un demi euro sur les boîtes de médicaments prescrits par les médecins,nos actuels gouvernants ont enfin trouvé cette taxe carbone magique pour continuer à financer les gabegies résultant de leur incompétence,comme la Cour des comptes sait si bien les débusquer et les dénoncer dans ses rapports annuels, mais inutilement en définitive ,puisqu’elles ne donnent jamais lieu ,sinon que très rarement, à sanctions ou à poursuites judiciaires ,la preuve en étant que les gabegies continuent de plus belle ,comme si leurs auteurs n’avaient rien à craindre de cette noble institution peu méchante.

Une taxe carbone pour « sauver la planète » parce que celle-ci serait gravement mise en péril sur foi de déclarations de scientifiques ou de gens de télévision qui auraient découvert que le climat pourrait ,si ce n’est déjà commencé, se réchauffer jusqu‘à l‘intenable, en 2050 ou en 2099 , et qu’il ne pleuvrait plus que sur les surfaces du globe recouvertes d’eau, comme les mers et les océans où se forment essentiellement les nuages, puisqu’une grande partie des terres émergées ne seraient plus appelées qu’à devenir des déserts arides ,ce qui supposerait que les vents devraient cesser de souffler empêchant les nuages chargés d‘eau d’aller se déverser en pluies sur ces terres ,que voilà une drôle d‘idée !
Le pire étant qu’apparemment,avant que le montant de ladite taxe pour cette si noble cause ne fut rendu public,sans même être connu avec précision,les Français étaient plutôt pour,à force de bourrage de crâne, pensant à coup sûr ne pas en être redevables,cette taxe devant être payée par les autres,les pollueurs,bien évidemment. Ils pourraient bien ne pas tarder à déchanter.

Or de ce fameux réchauffement climatique, que ,comme on l’aura remarqué dans mes notes précédentes, je ne cite jamais sans lui adjoindre le qualificatif « hypothétique » ou « supposé », personne n’en a les preuves, les scientifiques n’étant d’accord ni sur son ampleur supposée, ni sur ses conséquences ,notamment,sur l’écart du niveau de la mer envisageable .
Montrer des images de glaciers qui fondent ou des oiseaux chagrinés en des endroits difficilement localisables sur la planète à des incrédules qui n’auront jamais les moyens financiers et techniques pour aller constater d’eux-mêmes sur place en y restant et vivant assez longtemps ,endroits mêmes qui n’étaient pas accessibles,faute d’équipements adéquats, il y a soixante-dix ans ,est-ce que cela peut-être honnête ,est-ce que nous devons les croire, quand autour de nous ,même les gens à qui nous devrions faire confiance,comme certains banquiers ou financiers, sont en réalité de véritables escrocs ou prédateurs?
Les blocs de glaciers se sont toujours détachés à partir des régions polaires pour ensuite flotter sur les mers mus par les courants marins avant de fondre complètement. Ce phénomène de fonte de glaciers n’est donc pas nouveau et on ne va quand même pas venir nous faire croire que le « Titanic » a coulé en avril 1912 au fond de l’Atlantique pour avoir heurté un iceberg rencontré sur son passage ,parce que c’était là déjà l’effet d’un réchauffement climatique certain. Ou qu’à un moment encore plus lointain ,un siècle plus tôt ,fin novembre 1812 ,une partie des restes de l’armée napoléonienne de retour de Russie s’est trouvée prise au piège de la Bérézina dégelée pour raison de réchauffement climatique alors que ces soldats avaient dû subir les rigueurs d’un hiver très froid deux ou trois semaines avant à Moscou et dans ses environs .
Il faudrait qu’on arrête de nous raconter des histoires de fous.

A un endroit donné précis, et à un moment donné de l’année vérifiable par le commun des mortels, il y a toujours eu des périodes de froid succédant à des périodes de chaud. C’est ainsi depuis la nuit des temps.
Certes ,1998 et 2003 ont été des années plus chaudes que d’autres. Mais une année chaude ne permet pas de dire que le climat se réchauffe, pas plus qu’une anglaise blonde débarquant à Calais ne permet au premier qui l’a remarquée de dire que toutes les anglaises sont blondes. Il n’empêche qu’entre ces deux dates ,durant la première quinzaine de janvier 2001,des températures de -50° Celsius ont été enregistrées dans la région d’Irkoutsk ,en Sibérie,constituant un record depuis plus d’un demi-siècle. Et durant l’hiver dernier qui n’en finissait pas dans ma région,parce qu’ayant commencé très tôt,des excavatrices,des grues,des engins de terrassement et autres équipements sont restés immobilisés du fait de la neige et du gel du sol pendant quatre mois d’affilée sur des chantiers. Dans mon village,à 650 mètres d’altitude seulement, le 8 mars 2009,comme je l’ai déjà écrit dans ma note précédente,la couche de neige dépassait les 40 centimètres (42 exactement) ,je n’avais jamais connu cela de ma vie.
Maintenant si mon témoignage n’est pas suffisant et qu’on ne voudra pas me croire,j’ose espérer qu’on pourra peut-être faire davantage confiance à des géomètres experts, tels ceux du département de Haute Savoie qui depuis 2001 mesurent tous les deux ans l’altitude du sommet du mont Blanc. Les dernières mesures réalisées par ces professionnels les 15 et 16 septembre 2007 ont établi que ce sommet culminait à 4.810,90 m alors que les manuels de géographie indiquent habituellement 4.807m. On sait désormais que le sommet rocheux,sous l’épaisse couche de glace qui le recouvre ,culmine à 4.792m selon mesure faite ,en 2004, par le laboratoire de glaciologie et géophysique de l’environnement du CNRS de Grenoble et également par l’Institut technique fédéral de l’université de Zurich ,en Suisse. Toujours selon ces experts géomètres de Haute-Savoie qui ont procédé en 2003 cette fois et en plus,à la première mesure du volume de glace au dessus de 4800m , ce volume avait pratiquement doublé entre 2003 et 2007,passant de 14.600 m3 à 24.100 m3.

Pour en terminer,je vais aussi rappeler les altitudes du mont Blanc, données par différents dictionnaires Larousse en ma possession, mon vieux et bruni « Dictionnaire Classique Universel » de 1879 édité par Eugène Belin ne donnant ,page 603,que ce qui suit :
« MONT BLANC, la plus haute montagne des Alpes et de toute l’Europe, dans le dép.de la Haute -Savoie. »
Donc, pas d’altitude donnée sur ce dictionnaire, vieux de 130 ans.
Et que découvre-t-on dans les dictionnaires Larousse à propos de l’altitude du sommet de mont Blanc?
(Les millésimes et altitudes sont mis en gras par moi.)

-- NOUVEAU PETIT LAROUSSE ILLUSTRE 1935,
à « ALPES » ,page 1167,
« La chaîne des Alpes, qui est la plus élevée d’Europe et dont le plus haut pic, le mont Blanc, atteint 4.810 mètres, mesure une altitude moyenne… »

-- Nouveau LAROUSSE ELEMENTAIRE  1958,
à « Alpes »,page 874,
« Les Alpes, dont le plus haut pic, le mont Blanc, atteint 4.807 m, ont une longueur de… »

-- LAROUSSE 3 VOLUMES EN COULEURS 1969,
À « Alpes »,page 97,
« …Les principaux sommets sont :le mont Blanc, point culminant du continent (4.807m),… »
On notera que ce dictionnaire se définit ainsi ,sur sa couverture de protection papier glacé: « Le « Larousse » est une création continue, comme la vie elle-même dont il est le reflet fidèle. Le LAROUSSE 3 VOLUMES EN COULEURS témoigne de cet effort constant de renouvellement. »
Et effectivement les trois dictionnaires qui suivent prouvent cet « effort constant de renouvellement. »

-- LE PETIT LAROUSSE GRAND FORMAT 1993
à « ALPES » ,page 1124,
« 4.807m au mont Blanc… »

-- LE PETIT LAROUSSE GRAND FORMAT 2000
à « ALPES »,page 1124,
« 4.808m au mont Blanc… »

-- LE PETIT LAROUSSE GRAND FORMAT 2004
à « ALPES »,page 1125 ,
« 4.810m au mont Blanc… »
Et, nouveauté sur ce dictionnaire par rapport aux deux précédents, une rubrique « MONT-BLANC » ,je précise bien avec trait d’union ,et qui donne ceci:
« MONT-BLANC (massif du) ,massif des Alpes françaises et italiennes, culminant à 4.810 m au mont Blanc. »
Pas mal!
Récapitulons:
Larousse,
1935: 4.810m
1958: 4.807m
1969: 4.807m
1993: 4.807m
2000: 4.808m
2004: 4.810m
2007: (les géomètres de Haute Savoie:4.810,90)…
La suite dans deux mois et quelques après nouvelle mesure biannuelle des géomètres. Je ne ferai pas de commentaire sur l'évolution,je signalerai simplement que le parc automobile français est passé de près de 10 millions de voitures au 1 janvier 1967 à plus de 30 millions début 2006.

Il me semble que Michel Rocard qui, jusqu’à maintenant m’avait paru raisonnable et assez souvent plein de bon sens aurait pu attendre quelques semaines de plus pour terminer son rapport!

Un esprit curieux pourrait me demander : « Pourquoi tous ces dictionnaires? »
Réponse :Pour me permettre, en complément de tous mes voyages aux quatre coins du monde au début des années soixante dix, une meilleure connaissance de l’évolution de ce monde et ,de là ,situer mon pays,la France,à sa plus juste place dans cet ensemble .Y abondent ,dans ces dictionnaires, cartes géographiques avec tous les pays existants, à l’époque de la colonisation, après la décolonisation, avant et après la chute du Mur de Berlin évolution ,chiffres de la population. En plus on peut ainsi percevoir une évolution de la signification de certains mots avec les époques.

Les témoins meurent, les dictionnaires restent.
A bon entendeur!


 
obsdavos1.jpgL'Observatoire Physico-Météorologique de Davos ,en Suisse orientale.Altitude :1.592 m

22 juillet 2009

Crise au Parti socialiste: il y a déjà eu pire

 ps1978.1.JPG
Le Parti socialiste se déchire. Rien ne va plus rue de Solferino à Paris.Un ancien "premier parti de France" en voie de disparition! Au secours Greenpeace!

Certains de ses éléments et non des moindres ont déjà pris leurs distances avec les actuelles instances dirigeantes ,d’autres se sont mis en réserve sabbatique,ont crée leur propre parti satellite,quand ils n’ont pas franchi le Rubicon en intégrant l’équipe gouvernementale du tandem Sarkozy-Fillon , toutefois , détail à ne pas négliger,sans apparemment se renier ni avoir pris l’engagement ni juré de ne jamais resservir leur parti d’origine à quelque titre que ce soit ou de se faire réélire sous ses couleurs ou avec son soutien sous l’étiquette hypocrite « Divers gauche » ,pour le jour ,peut-être pas si lointain que cela,où une majorité d’électeurs le reconduirait au pouvoir associé avec d’autres partis de gauche, voire du centre ,à condition qu’il modère ou réajuste ses prétentions ministérielles et ses ambitions à la faveur de ses partenaires au niveau de la direction de certaines municipalités ou collectivités locales.

D’autres encore,plus frileux ,en faisant les difficiles ,tout en restant socialistes ou en disant ne pas pouvoir faire autrement quand il s’agit de servir notre pays, acceptent de participer à des missions d’exploration ou de préparation de rapports sur tout et rien ,rapports en haut lieu salués,applaudis,approuvés,une fois rendus publics, mais promis à moisir dans les placards. Le moins frileux de ceux-là aura encore été Michel Rocard,qui à son âge ,79 ans dans un mois (cela s‘arrose) ,n’a plus grand chose à perdre à avoir accepté le 13 mars dernier une mission d’une importance capitale (pour sauver la planète!) avec un titre ronflant et pétaradant ,« ambassadeur » ,ou je ne sais quoi,aux -ou pour les- Pôles Nord et Sud, trouvant là,pourquoi pas, l’occasion de régler quelques vieux comptes remontant au mémorable congrès de Metz en novembre 1979, ce que personne ne pourrait lui reprocher bien qu’il n’ait jamais été très rancunier au cours de sa longue carrière politique,commencée à son plus jeune âge mais seulement révélée au grand jour lors de sa candidature à la présidentielle de 1969 et surtout quelques mois plus tard avec sa victoire surprise à une élection législative partielle dans une circonscription réputée de droite,s’offrant le luxe de battre un ancien Premier ministre du général de Gaulle,Maurice Couve de Murville .
Je puis témoigner que dans ma région,la Franche-Comté,le 13 mars nous commencions à sortir d’un long et froid hiver,que le 8 mars il y avait un peu plus de 40 cm de neige dans mon village ,à 650 m d’altitude,que le 19 mars,jour de grandes manifestations s’il en fut , le temps était très beau et il faisait très chaud ,que dès le lendemain, vendredi 20 mars,une semaine après la belle promotion de notre ami, la température chutait brutalement! Retournement climatique à 180°. Super efficacité de cet homme qui ,à peine ayant pris ses fonctions soufflait déjà le froid depuis son igloo polaire ou coïncidence? N’empêche qu’il aura,en acceptant cette mission ,beaucoup moins fait hurler dans son parti,que lorsqu’il s’est pris à déclarer ,en connaisseur pour avoir été son Premier ministre,que François Mitterrand avait été « un homme malhonnête »,seulement ,quand même... après que ce dernier ne fût plus de ce monde.
D’aucuns ,réputés hommes de gauche, clament que le Parti socialiste est mort, qu’il doit disparaître parce qu’il n’a plus d’avenir ou qu‘il est « devenu un arbre sec » comme l’a dit pas plus tard qu' hier ,21 juillet 2009 , Jack Lang dans un entretien avec « Le Parisien-Aujourd’hui » ajoutant : « Le paradoxe actuel,c’est que jamais le PS n’a connu une telle irrigation dans le pays:nous contrôlons pratiquement toutes les régions,une grande partie des villes et des départements. » .Jack Lang,là, ne faisait que répéter ce qu’avait dit Claude Guéant à Europe 1 ,deux jours plus tôt, le dimanche 19 juillet 2009 ,évoquant Bernard Henri-Lévy :« Il dit que le PS est mort,moi ce n’est pas ce que j’observe. Je constate que le PS est à la tête de beaucoup d’assemblées locales... » , et c’est aussi ce que j’avais écrit dès le 11 juin dernier sur ce blog dans ma note « Européennes:à chacun son tour son heure de gloire » en son avant,avant dernier paragraphe et en ces termes : « Le Parti socialiste. Ses élus locaux,maires,conseillers généraux ou régionaux sont toujours là,fortement ancrés et majoritaires dans le pays. De plus ils sont fort bien célébrés dans la presse régionale à propos de tout ce qu’ils font et inaugurent ...».
J’aurais pu ajouter que ce même Parti socialiste est en passe ,lors du prochain renouvellement partiel ,d’avoir la majorité au Sénat,avec les autres groupes de gauche, un événement historique , désormais à sa portée au vu des résultats du dernier renouvellement partiel du 11 septembre 2008 et qui lui permettra de modifier ,en Congrès,la Constitution ,après des législatives gagnées sous réserve que la gauche gagne celles-ci, comme bon lui semblera. Cela me semble bien parti attendu que les grands électeurs ,maires de toutes les communes et conseillers de grandes villes,conseillers généraux et régionaux n’auront pratiquement pas changé d’ici le prochain renouvellement partiel ,en septembre 2011, de cette Haute Assemblée,qui,je le répète est totalement inutile dans l‘organigramme de notre République,puisque même son attention à examiner les textes déjà passés à l’Assemblée nationale n’empêche pas le Conseil constitutionnel de les censurer. En outre l’élection des sénateurs,à raison d’un sur deux tous les trois ans ( renouvellement triennal) est désormais une absurdité dans la mesure où le mandat de sénateur a été ramené de neuf à six ans (loi du 15 décembre 2005) s’alignant sur celui des maires qui ne sont élus ou réélus qu’en une seule fois tous les six ans.

Alors quel avenir faut-il envisager pour un Parti socialiste que certains disent moribond mais qui ,avec la coalition échafaudée à l’impromptu entre les deux tours a fait une très bonne performance dimanche 20 juillet 2009 à l’élection municipale partielle d’ Aix- en- Provence,frôlant la victoire,compte tenu ,ce que personne à ma connaissance n’a souligné, qu’il y a toujours dans une élection municipale une prime au «  sortant », et que ,pour moi, 187 voix d’écart entre deux listes qui avaient à récolter pour gagner plus de la moitié de 45.000 suffrages exprimés ne peuvent constituer à elles seules (0,40% des suffrages exprimés) une prime au sortant ,même si ce dernier (cette dernière dans ce cas précisément d’Aix-en-Provence) a été invalidé par le Conseil d‘État au motif que le scrutin initial du printemps 2008 avait été entaché d‘irrégularités pouvant fausser son résultat ?
Parce que des irrégularités,volontaires ou non, il s’en produit dans tous les scrutins,ce n’est un secret pour personne ,et que seules celles qui sont décelées par des électeurs fins connaisseurs du code électoral, plus que dense quand y est annexée la jurisprudence en la matière ,à condition de pouvoir en prouver l’existence, peuvent faire l’objet d’un recours en justice si,armés de patience,les contestataires en ont le courage,le temps dans des délais stricts et la capacité de le faire .
Comme réponse à cette question sur l'avenir du Parti socialiste je me bornerai pour aujourd'hui à reproduire ci-dessous ,en deux temps recto et verso,un tract distribué par des militants socialistes aux entrées et sorties de métro à Paris juste après les législatives qui s’étaient tenues dans notre pays les 12 et 19 mars 1978 ,lesquelles s’étaient soldées par la défaite de l’union de la gauche que beaucoup voyaient gagnante,laissant ,en apparence seulement ,cette coalition en triste état de délabrement.
La situation n’est pas tellement différente aujourd’hui. Et elle peut très vite évoluer.
L’entête de ce tract est en médaillon. Il n’y aurait pas énormément de passages ou de mots à modifier pour l’actualiser. Je n’ai pas jugé utile de montrer la partie invitant ceux qui auront pris soin de le lire à rejoindre ses rangs. Bonne lecture.


 
ps1978.2.JPG
"Qui peut croire que les mêmes hommes..."voilà un très bel argument qui sera ressorti à l'adresse de Nicolas Sarkozy au printemps 2012!

 
ps1978.3.JPG
En 1978,le Parti socialiste était dans une situation pire qu'aujourd'hui,parce qu'il avait avec le puissant Parti communiste un allié fort encombrant et électoralement pénalisant.Il était dans l'opposition depuis vingt ans avec quelques municipalités importantes comme Lille,Marseille ...et pourtant trois ans plus tard avec l'élection de François Mitterrand il pouvait prendre sa revanche.

17 juillet 2009

Le quinquennat est-il déjà usé?

A peine dix huit mois: c’est la durée d’action potentiellement utile pour un quinquennat sous notre Cinquième république. Voilà le principal enseignement qu’il faut tirer de ce 14 juillet 2009 à l’occasion duquel Claude Guéant ,le secrétaire général de l’Élysée , a clairement laissé entendre pour les téléspectateurs de TF1 qu’il souhaitait « très vivement » que Nicolas Sarkozy se représente en 2012.
Désormais toute la classe politique française a ce millésime en ligne de mire et elle ne pense qu‘à cela ,à cette élection maîtresse que constitue l’élection présidentielle,clé de voûte de tout notre système institutionnel et électoral.
Or une telle élection est en réalité précédée d‘une campagne rampante ou feutrée pouvant s‘étirer sur une période de six à vingt-quatre mois selon les candidats ,avec un pic d’ intensité dans les quatre dernières semaines avant le premier tour , et au cours de laquelle un président en activité candidat à un second mandat passe beaucoup de temps,sans le faire trop remarquer , à observer les faits et gestes du futur concurrent le plus sérieux,à guetter ses faux-pas et ce au détriment de sa fonction. Au besoin il n’hésite pas à débaucher sous prétexte d’ouverture les éventuels collaborateurs ou soutiens de celui-ci quand il ne court-circuite pas ses idées , profitant de sa situation de monopole dans l’action,alors qu’il devrait se cantonner à présider en prenant de la hauteur et en veillant à l’application du programme sur lequel il a été élu avec des femmes et des hommes s'étant recommandés de lui et s'étant dépensés sans compter pour lui durant sa campagne.
Ensuite,dès l’entrée en fonction de l’heureux président élu , avec la nomination d’un nouveau Premier ministre nous assistons à un changement de gouvernement ,histoire de faire émerger par ce biais de nouvelles têtes sympathiques et prometteuses qui pour nombre d’entre elles n’ont pas encore fait leurs preuves aux postes qui leur sont ainsi confiés .Tout nouveau,tout beau ,tout le monde est satisfait,mais ce n’est que transitoire, le temps que se déroulent les élections législatives qui vont désormais de pair avec cette présidentielle.
Remodelage géométrique et quantitatif de ce gouvernement de préchauffe s’en suit pour réajuster le tir au vu des résultats de celles-ci ,de la tournure prise par la campagne et aussi en vue des municipales imminentes ,ou autres élections à valeur de symbole.
Quelques semaines passent et nous avons cette fois des élections sénatoriales partielles pour raison de sièges devenus vacants à la suite de nominations de sénateurs en cours de mandat à des postes ministériels ou ,à l’inverse, de démissions de sénateurs pour permettre à des ministres de l’ancien gouvernement , par conséquent éjectés, de retrouver leur siège ,cela n’étant pas particulièrement apprécié des électeurs de base tentés par l’abstention.
Enfin,nouvelle pause dans l’action gouvernementale et parlementaire pour raison de campagne électorale en vue de ces municipales qui donneront un premier indice sur la popularité de ce pouvoir tandis que le Sénat,institution superflue , ne tourne plus qu’au ralenti et que le Conseil Constitutionnel se retrouve sans occupation en l’absence de recours déposé par l’opposition sur un texte de loi fraîchement voté ,pour une phrase de trop ,pour un mot inconvenable ou une virgule mal placée ...

Résultat:durant la première année du quinquennat,beaucoup de temps morts , de pertes de temps pour l’action gouvernementale et parlementaire! Une France ,par conséquent, toujours en campagne électorale ,et ,au final ,l’immobilisme assuré,avec à la clé la régression économique dans une atmosphère d’attentisme nécessitant la navigation à vue pour les investisseurs .

A ce niveau ,aucune rupture n‘aura été perceptible depuis l‘élection de Nicolas Sarkozy,qui aura inauguré en mai 2007 le quinquennat en tant que premier mandat pour un nouveau président de la République depuis son instauration à la suite du référendum du 24 septembre 2000,sans compter que ce quinquennat aura été lesté dès son démarrage, de 6 mois de présidence européenne,au cours desquels le président se sera démené intensément à gauche et à droite,pour rien,puisque l’Europe est l’inefficacité absolue depuis qu’elle s’est élargie au delà des six pays fondateurs rassemblés dès 1957,comme je l’ai déjà souligné dans une note précédente,la preuve en étant que le projet de Constitution européenne rejeté par les Français le 29 mai 2005 prévoyait un président du Conseil européen élu pour deux ans et demi renouvelable une seule fois (Article 1-22) ,et qu’elle « fait sans » depuis quatre ans. De même,alors que le Parlement Européen vient d’être renouvelé le 7 juin dernier ,le président de la Commission européenne n’est toujours pas confirmé à son poste et cela pourrait durer jusqu’en octobre après un nouveau référendum en Irlande dont rien ne nous permet aujourd’hui d‘envisager qu‘il sera positif . Apparemment rien ne presse et cela n’inquiète personne.

Pour en revenir à la France ,la durée de pleine possession de ses moyens d’action d’un président étant finalement comprise entre 18 et 24 mois quand celui-ci envisage de se représenter comme c’est le cas pour Nicolas Sarkozy,alors que ses chances de réélection se réduisent du fait que l’application de son programme tarde à donner des résultats acceptables en beaucoup de domaines (cf/ infra, les 500 voitures incendiées dans la nuit du 13 au 14 juillet) ,n’y aurait-il pas lieu d’envisager une modification de la Constitution devenue inefficace,voire obstruante via toutes sortes d’institutions faisant fi du suffrage universel ,c’est à dire du vote des citoyens qui,à un moment donné, élisent leurs représentants pour faire des lois appropriées à des situations nouvelles ,voire temporaires ,mais qui peuvent ne pas correspondre aux principes retenus dans les manuels de droit poussiéreux, institutions dont les membres ne sont pas élus du peuple,mais seulement nommés ou cooptés ,tels ,par exemple,ceux du Conseil Constitutionnel,du Conseil d’État, ou de toutes autres « hautes » Autorités crées après 1958 pour satisfaire des exigences de mode ou pour apaiser certaines humeurs et n‘ayant pas d‘autres ressources que de contester ou empêcher pour justifier leur existence et leur pérennité ?
Ne serait-ce pas mieux pour une bonne gouvernance de notre pays que les mandats de tous nos élus soient de même durée et renouvelés à intervalles non modifiables de sorte que la France puisse avoir cycliquement au moins une année tranquille et sereine entre deux élections ?
La France ne pourrait-elle pas être tout aussi bien gouvernée,sinon mieux,dans un système électoral où ne subsisteraient que les conseils municipaux,les conseils régionaux,et un conseil national équivalent de l’Assemblée Nationale avec au sommet le président de la République, tous les élus l’étant pour six ans dans le cadre de scrutins tenus à raison d’un tous les deux ans,municipales,régionales,législatives et présidentielle (simultanées) ,et soumis au régime du mandat unique , non renouvelable immédiatement pour éviter aux électeurs le spectacle d’élus n’assistant pas aux séances ou n’y assistant que très rarement, avec l’obsession de rester « sur le terrain » , à faire les marchés et les inaugurations ,à jouer les assistantes sociales ,à distribuer des médailles pour « passer » en photo dans les journaux locaux ?
De telle manière que le mandat de six ans corresponde à six années à 100% d’activité dans la fonction pour ces élus et que leur campagne électorale en vue d’une nouvelle élection,se fasse seulement et exclusivement dans la période de deux ans précédant le mandat convoité ,système les mettant sur un pied d’égalité avec les autres candidats au même mandat électoral,leur permettant ainsi de baigner dans le quotidien vécu de leurs électeurs et de mieux connaître leurs préoccupations.
Un tel système ne conviendrait-il pas mieux pour susciter naturellement le renouvellement de la classe politique et ne pas permettre que des représentants à peine élus,n’aient d’autre préoccupation que leur future réélection quitte à négliger l‘essentiel de leur mandat ,empêchant des talents de se manifester et d’accéder aux fonctions électives?
Et les ministres ou autres membres du gouvernement ne pourraient-ils pas être nommés également pour six ans, choisis avant tout en fonction de leur compétence plutôt que pour leurs dons à briller médiatiquement , à bien passer à la télévision ,ou en conformité avec le choix des électeurs, comme le sont les maires et les adjoints pour les communes ,dont les conseils municipaux ne souffrent apparemment pas de ne pas être doublés d‘un second conseil élu selon un autre mode électoral et à une autre date comme c‘est le cas de l‘assemblée nationale avec le Sénat ?

Le système actuel ne comporte-t-il pas beaucoup trop d’inconvénients?
Quelle impression peut donner au citoyen électeur français le fait de voir nommée Ministre de la Justice une personne ayant eu la responsabilité du Ministère de l’Intérieur durant le même mandat présidentiel et dans le même gouvernement,sinon qu’elle avait été initialement mal choisie deux ans plus tôt ,qu’elle n’était pas compétente pour cela et que rien n’indique qu’elle le sera dans ses nouvelles fonctions? Même si ce n’est pas avéré et ne l'a jamais été ? Les gens de la base (je ne dirai pas d'en bas) ont une façon de penser qui n'est pas forcément la même que celle de nos dirigeants qui ne doivent pas oublier qu'ils font le nombre dont dépend l'issue d'une élection.
Ne serait-ce pas mieux pour notre pays d’avoir un gouvernement fonctionnant comme un conseil municipal,qui ne donnerait pas l’impression qu’il ne fait rien ou que ce qu’il fait s’assimile à zéro sinon que ce qu’ on doit entendre par gouverner ne se résume pas pour chacun des ministres à donner son avis sur un fait divers pour être contredit aussitôt par un ou plusieurs de ses collègues, à recevoir pour la consoler la « victime » d’un crime raciste imaginaire quand la situation dans le pays est « plutôt » calme ,entre deux événements majeurs amplement médiatisés ,à passer à la télévision, à causer de toutes parts pour ne rien dire ,au mieux ,pour sortir des inepties qui font jaser politiques et médias,comme si la bonne gouvernance d’un pays ne devait jamais être qu’une partie de récréation?
Ainsi puisque c‘est d‘actualité et pour conclure ,que devons nous penser de ce communiqué du nouveau ministre de l’Intérieur,Brice Hortefeux, daté du 14 juillet 2009 à 09h50 , publié sur le site internet du ministère de l’Intérieur et dont sont tirées les deux phrases suivantes: « La nuit a été relativement calme,grâce aux 34.000 policiers et gendarmes mobilisés sur l’ensemble du territoire...Je tiens à les en remercier et à saluer les 12 policiers et le gendarme qui ont été légèrement blessés. » ?
N’avons nous pas envie de dire :
«Heureux sommes nous Français qui revenons de loin,puisque le pire aura été évité !»
Pour la nuit « relativement » calme en question ,celle du 13 au 14 juillet 2009,que ce n’aura jamais été qu’ « au total quelques 500 véhicules incendiés » (sic .) et que bien malheureux auraient été « les 12 policiers et le gendarme qui ont été légèrement blessés » qui, sans ce qui leur est arrivé ,n’auraient jamais eu cette grande chance d’être salués par leur ministre!

De quoi laisser songeur! N’est-ce pas?

08 juillet 2009

L’iceberg sur la Seine, les illuminés ,et les populations affamées.

Voilà un bel exemple d'énergie dépensée inutilement par Greenpeace qui se targue d’œuvrer pour le bien de l’humanité. N’y aurait-il pas pour ces illuminés mieux et plus urgent à faire ,avec tous les capitaux et bateaux dont ils disposent, à aller secourir des populations qui ne mangent pas à leur faim par suite de disette ou de mauvaise politique économique comme dans le cas du Zimbabwe ,un pays d’Afrique australe tenu de main de fer par le marxiste Robert Mugabe âgé de 85 ans et qui, avant son indépendance, était le grenier de l’Afrique?
Ce serait quand même plus courageux que de palabrer devant les caméras de télévision sur les quais de la Seine à Paris.

Les famines ne viennent pas d’un hypothétique réchauffement climatique annoncé pour 2050 ou 2099.Elles ont toujours existé avec plus ou moins d’acuité et font partie de l’histoire de l’humanité. Elles découlent plus sûrement de mauvaise gestion économique et de guerres civiles, causes contre lesquelles les organismes internationaux (ONU,FAO, Banque Mondiale ,etc.) sont le plus souvent restés impuissants et cela ne risque pas de changer de sitôt.

Question peut-être irritante ,comment ont été transportés les matériaux et équipements pour réaliser cet iceberg artificiel? Sur des vélos ,des pédalos ou avec des méga-camions de 60 tonnes?

Ces Greenpeace n’auraient-ils pas davantage à gagner en sympathie, et surtout en crédibilité, à envoyer un bateau du type "Rainbow Warrior" dans le Golfe Persique pour empêcher l'Iran de se doter de l'arme nucléaire ou en Mer du Japon pour empêcher la Corée du Nord de procéder à des tirs de fusées intercontinentales pouvant porter des charges nucléaires, quand une bonne partie de ses habitants n’ont pas de quoi se nourrir correctement?

Le Rainbow Warrior, qui s’en souvient ? C’était le 10 juillet 1985 dans le port d’Auckland ,en Nouvelle-Zélande. Ce bateau, propriété de Greenpeace, avant d’être coulé par les services secrets français, s’apprêtait à partir en direction de l’atoll de Mururoa où la France pratiquait ses essais nucléaires.

Râler en France ou contre la France c’est quand même plus agréable ,plus confortable qu’en Iran ou en Corée du Nord ou que seulement contre ces pays.

04 juillet 2009

Vacances estivales

Juillet,août et septembre: le temps des longues vacances . Temps du repos,temps de la découverte de paysages, de contrées, de la vie des autres dans la France profonde ou à l’étranger.
Peut-être un peu aussi temps de la réflexion.

La publication de notes sur ce blog étant en conséquence fortement ralentie,les visiteurs pourront relire les 44 notes disponibles parues depuis ce début d’année 2009.Ceux ,parmi eux,qui passeront leurs vacances en France et qui sillonneront les routes touristiques sont invités à relire plus particulièrement celle du 26 janvier 2009 « Crise:aide-toi et le ciel t’aidera(2)»,où il est question de tourisme.
Ils ne pourront pas ne pas se souvenir de ce qui y est montré en photos. Ils devraient hélas et à coup sûr constater que ce qui était dit avait un goût de triste vérité.

24 juin 2009

Discours de Versailles,du rêve au cauchemar de la dure réalité

Très beau discours que celui de notre président à l‘adresse du Parlement français (sénateurs et députés) réuni en Congrès avant-hier,22 juin 2009, à Versailles ! Bien pensé,bien envoyé ,parce que rien n’a été oublié de tout ce qui ne va pas dans notre pays et qui ne demande qu‘à être amélioré.
Il y a été question de tout,sans excès ,parfois dans les moindres détails, du port de la burka ,des parachutes dorés, des « gains mirobolants des spéculateurs » ou ,par exemple,mais sans le dire expressément cela étant sans aucun doute sous-entendu , du lycéen qui administre un coup de couteau à sa professeure parce qu’apparemment pas encore « heureux,responsable,considéré » , comme enfin ,et sous entendu également, du paquet de cigarettes vide jeté d’une voiture sur le bas coté de la route ,pour signifier qu’il n’oubliait pas les obsédés de l’environnement ,ceux qui ne mettent jamais les pieds dans nos campagnes et qui voudraient apprendre aux petits oiseaux à siffler ou aux escargots à pondre leurs oeufs à l’endroit idéal pour préserver la biodiversité.

Les conseillers de Nicolas Sarkozy ont magnifiquement travaillé ,sauf,sauf... à ce qu’aurait dû leur enseigner le passé plus ou moins récent vécu dans notre beau pays diversifié, qu'ils ne semblent pas avoir envisagé ce que tout cela y provoquerait à coup sûr ... s’il fallait réaliser brutalement l’ensemble de ce qui ressort de ce discours comme souhaitable d’ici la fin du quinquennat présent ou de celui qui suivra s’il est réélu en 2012.Et cette chose oubliée,la plus importante à mon sens ,celle qui aurait pu fournir la réponse à ses « pourquoi » égrainés du genre « Pourquoi  le fossé est-il si grand entre nos idéaux et la réalité sociale? Il n’a cessé de se creuser pendant 30 ans. » ,c’est l’évaluation des conséquences prévisibles d’annonces de réformes en milliards d’heures de grèves,en centaines de kilomètres de défilés de manifestants,en dizaines de milliers de nouvelles associations «  pour » ou « contre » appelées à se créer,en centaines de cadres séquestrés ou « retenus » dans les administrations ou les entreprises et,last but non least ,en nombre de vestes à prendre lors des prochaines élections par ceux qui l’ont écouté religieusement et l’ont applaudi au bénéfice de ceux ou des amis de ceux qui ,dans le même temps, ont fait la moue sur leur siège ou ont pratiqué la chaise vide.

Combien de reculades,en effet, ont du être opérées en catastrophe ,sous la pression de la rue, au cours du second mandat de Jacques Chirac et durant les deux premières années du sien,la plus mémorable restant à ce jour celle sur le CPE (Contrat Première Embauche) abandonné en 2006 ? Rien ne semble avoir été pensé de ce coté là. Nous devrions donc continuer à nous voir proposer des réformes nécessaires pour notre bien ,pour le bien commun,mais mal ficelées,mal annoncées,mal programmées au calendrier sans tenir compte de l’humeur du moment , incomplètes, toutefois annoncées avec la certitude affichée en haut lieu qu’elles se feront envers et contre tout. Et cela tournera toujours mal.

Pour ne citer qu’un exemple de ces engagements hasardeux ,dans ce discours de Versailles ,il y en a un dans cette phrase: « Nous ne reculerons pas sur la règle du non remplacement d’un départ sur deux à la retraite dans la fonction publique ».
Très bien! Nous avons tous,nous qui faisons nos courses et nous rendons quelquefois dans une perception ,constaté de visu que le rythme et les horaires de travail d’une caissière ,pardon « hôtesse de caisse », de grande surface qui manipule les packs d’eau minérale ou les paquets de lessive, n’a rien de comparable avec ceux d’une caissière ,pardon « fonctionnaire », du Trésor qui manipule chèques et talons de feuilles d‘imposition avec beaucoup ‘d’attention et de vigilance,sans même parler de leurs paies ou avantages sociaux respectifs. La première pourrait facilement en remplacer deux de l’étoffe de la seconde ,d'autant plus qu'il n'est pas certain qu'on puisse dire sans se tromper laquelle des deux est la plus diplômée.

Moins de fonctionnaires ! Alors nous devrions payer moins d’impôts,puisque ,selon des estimations,environ 60% de ceux-ci servent à payer les fonctionnaires. Qui souhaiterait mieux?
Ainsi dans cette perspective d’un départ sur deux seulement remplacé il paraît selon le journal Les Echos , que près de 34.000 postes de fonctionnaires seront supprimés en 2010,ce qui suppose que 68.000 auront pris leur retraite au cours de la même année,sans dire lesquels ne seront pas remplacés et pourquoi ils ne le seront pas,sans rappeler simultanément le total des effectifs de la fonction publique (plus de 5.500.000) et sans dire le pourcentage des non remplacés ( 0,60 %) éléments nécessaires pour donner un sens plus honnête à l‘information elle même.Par exemple,quand le gouvernement Jospin,en août 2000,a décidé la suppression de la vignette auto,il eût paru logique qu'on annonce simultanément que tous les postes de fonctionnaires occupés dans le secteur de la distribution des dites vignettes et de la perception de leur produit étaient en conséquence supprimés et personne n'aurait bronché pour de telles suppressions.C'est cela des suppressions de postes clairement motivées,c'est cela aussi,merci Monsieur Fabius, une augmentation du pouvoir d'achat,qu'on le veuille ou non. A défaut d'une telle annonce non motivée l'une des conséquences sera que dans l’esprit des gens une certaine confusion s’installera et suscitera une méfiance grandissante dont tireront bénéfice les agitateurs de toutes sortes et les organisateurs de manifestations .Et le cirque va recommencer en octobre,comme les années précédentes,donc sur ce chapitre encore,toujours pas de fracture en vue.

J‘ajouterai qu‘à une telle annonce ,et en corollaire puisque cela devrait aller de soi ,sauf à envisager qu‘un jour le facteur qui nous distribuera notre courrier sera énarque ou polytechnicien,il est déjà au moins un qui est licencié d'Histoire, ce gouvernement devrait ajouter simultanément la décision de réduire de moitié le nombre des admis en première année , d’une manière générale ,de toutes les écoles qui forment de futurs fonctionnaires ,puisque ces écoles forment des jeunes gens destinés,en principe et à défaut d’extension des services publics dans des secteurs particuliers, à remplacer ceux des fonctionnaires qui partent en retraite et qui ont reçu la même formation,il y a trente ou quarante ans . Quant à ceux ,un sur deux,qui sont annuellement remplacés par des élèves sortant de ces écoles et qui n’étaient pas eux-mêmes anciens de ces écoles,leur cas est là pour démontrer que la surabondance des promotions n’était pas une absolue nécessité et que cette idée de les réduire de moitié n’est pas écartable à priori.

Mais imagine-t-on le tollé que provoquerait l’annonce d’une telle mesure ou la suppression d’une promotion sur deux à l’ENA, à Polytechnique, ou à l‘ENM (École nationale de la magistrature) ?
Or de cela,il ne semble pas qu’il en ait été question.

Voir le discours tenant sur douze pages.

22 juin 2009

Après Genève,Versailles pour quoi dire?

Le discours de Nicolas Sarkozy à Versailles aujourd’hui 22 juin 2009 ne sera-t-il qu’ un réchauffé de celui qu’il a prononcé lundi dernier ,15 juin 2009,à Genève, lors la 98ème session de la Conférence Internationale du Travail ?
Subira-t-il le même sort? Même pas une semaine après,plus personne ne se rappelle des belles paroles,des références à l’Histoire et autres envolées lyriques rappelant Wilson,Roosevelt,Kennedy ou Obama.
J’en citerai ici deux phrases :
«  Alors que l‘économie mondiale se trouve plongée dans une crise sans précédent depuis la Deuxième Guerre mondiale pouvons nous attendre? »

« Face à l‘épuisement des ressources non renouvelables jusqu‘à quand devons-nous attendre pour produire différemment, pour vivre autrement, pour développer d’autres énergies?  »
Voir et lire ce discours à l’OIT tenant sur huit pages.

De quoi Nicolas Sarkozy va-t-il parler?
De l’après crise? Selon certaines informations, à coup sûr..
Encore faudrait-il qu’il s’agisse bien d’une crise que nous subissons et non pas d’une situation appelée à durer ,comme l’est devenu le sempiternel « trou de la sécu » resurgi ces derniers jours avec un « devis » provisoire de vingt milliards d’Euros ,en juin ,même pas à la moitié de l’année,peut-être trente en décembre .Situation appelée à durer parce que résultante de plusieurs décennies de décadence,de laxisme destructeur,de mauvaises politiques d‘éducation,d’interventionnisme maladroit en matière économique,d’incompétences à tous niveaux qu‘on ne corrige pas en un jour,alors que nous n’avons jamais eu autant de diplômés en tous domaines, et surtout sans qu’il n’y ait eu ni guerre,ni pandémie, ni conditions météorologiques désastreuses,ni cataclysmes,ni tremblements de terre,ni invasions d’insectes qui auraient ravagé les cultures,ni fléaux du genre « les plaies d’Egypte »...

On devrait en savoir un peu plus ce soir.

11 juin 2009

Européennes:à chacun son tour son heure de gloire

Paysage politique bouleversé. Défaite ou débandade du PS .Déroute de François Bayrou. Big-bang politique...
Daniel qui rit,Martine qui pleure! Bien avant le coup d’éclat des Verts de dimanche dernier et dès le premier scrutin de ce genre pour l’élection des députés européens il y avait eu ,en 1979, celui de l’UDF ,alors au pouvoir, ( 27,61% des suffrages dans un scrutin où le taux de participation avait atteint 61% ) deux ans avant la défaite de Valéry Giscard d’Estaing à la présidentielle de 1981,lequel restant à ce jour ,et depuis cinquante ans qu‘existe la Cinquième république,le seul président à ne pas avoir été réélu après un premier mandat mené à son terme .Il fallait le faire.
Il y a eu celui du Front National ,en 1984 (10,95% pour 10 élus) ,parti crée quelques années plus tôt .
Puis,celui des Verts d’Antoine Waechter ,en 1989 ( 10,59% pour 9 élus).
Celui de Philippe de Villiers , en 1994 ( 12,33% pour 13 élus) ,qui n‘aura pas réédité son exploit à la présidentielle de 1995 ,loin de là,mais qui flanqué de Charles Pasqua aura rebondi en 1999 (13,05% pour 13 élus) devançant la liste menée par Nicolas Sarkozy ( 12,82% pour 12 élus).
Enfin celui des Socialistes ,en 2004 (28,89% pour 31 élus) , deux ans après le désastre du 21 avril 2002 avec l’élimination de Lionel Jospin au premier tour de la présidentielle,alors qu’il était donné vainqueur pour le second tour trois mois plus tôt ,dans les sondages.

Sur ces élections européennes du 7 juin 2009,tout aura été dit et abondamment commenté sauf que pas un seul institut de sondages n’aura essayé de chercher à connaître les raisons de l’abstention record que j’envisageais dans ma note du 2 mars de cette année,sans,toutefois, que le taux de participation ( 40,65% mais 38,88% d’exprimés ) ne soit descendu à 35% comme je m’étais risqué à le parier,mais peut-être l’avenir dira si je n’en étais qu’à une élection d’avance,puisque ce taux d’abstention a cru depuis 1979,constamment , excepté en 1994,plus ou moins régulièrement.

Si le taux de participation du scrutin de dimanche dernier est trop faible pour permettre une quelconque analyse et donner une photographie honnête de la donne électorale actuelle de la France il est toutefois possible par de simples calculs de constater que la gestion de la présidence Européenne de Nicolas Sarkozy,du Ier juillet au 31 décembre 2008, seulement vantée et revendiquée par l’UMP,unique parti politique français le soutenant indéfectiblement, n’aura eu la préférence que de seulement 28% de 39% d’électeurs s‘étant exprimés,soit 11% de Français en âge de voter. Ce qui n’est vraiment pas brillant et ne mérite certainement pas d’être appelé un succès ,à la considération que les sommets et tête à tête auxquels notre président a assisté et pour lesquels il n’aura pas ménagé sa peine ,qu‘ils aient été initiés ou non par lui,avaient été largement médiatisés. Inutile de dire que si cette élection s’était déroulée au scrutin majoritaire à deux tours dans une France découpée en 72 circonscriptions l’UMP ,avec le même pourcentage de voix obtenues (28%) se serait vraisemblablement retrouvée sans aucun élu le soir du 7 juin.

Daniel Cohn- Bendit est « eurodéputé » depuis 15 ans. Sa réélection ne changera rien et il n’apportera rien de nouveau ou d’ original.14 élus verts (huit de plus que précédemment ) ,cela ne représente jamais que 2% de l’ensemble du Parlement européen qui en compte 732. Ce n’est donc pas une révolution.
Eva Joly est une dame qui aurait gagné en respectabilité si elle avait pu convaincre les citoyens et élus de son pays d’origine,la Norvège ,de rentrer dans l’Union Européenne,avant de venir se présenter en France .La lutte contre la corruption c’est très bien,mais ce fléau ne sévit pas qu’en Europe,il est mondial et vieux comme le monde. Là encore rien d’enthousiasmant.
François Bayrou. Il y a l’homme au tracteur et ceux qu’il a mis sur ses listes.
Le Parti socialiste. Ses élus locaux,maires,conseillers généraux ou régionaux sont toujours là ,fortement ancrés et majoritaires dans le pays. De plus ils sont fort bien célébrés dans la presse régionale à propos de tout ce qu‘ils font et inaugurent. Alors 17 élus de moins au Parlement européen qu’est-ce que cela peut changer pour les Français ?

Toute la classe politique française et les médias ont réagi en fait comme s’il s’agissait d’une élection uniquement franco-française anticipant les prochains rendez-vous électoraux - régionales l’an prochain,puis présidentielle en 2012- alors que dans le Parlement européen ,les élus français ne représenteront même pas 10% des sièges!
La parenthèse de ces élections va immédiatement se refermer, et les problèmes nationaux en latence vont resurgir. Si ce n’est déjà fait puisque,pas plus tard qu’hier , la loi HADOPI censée combattre le piratage des oeuvres sur Internet a été censurée par le Conseil Constitutionnel qui avait été saisi par les socialistes. Donc dans une semaine tout sera revenu comme avant .Et tandis que le petit train-train de l’Europe va continuer imperturbablement son manège ,grèves, manifestations,séquestrations vont reprendre de plus belle dans l‘hexagone à la rentrée ,en septembre ou en octobre. Rien à attendre,par conséquent ,en provenance de Strasbourg où siège le Parlement européen.
Les utopiques emplois verts rémunérés avec des impôts ou taxes qui restent encore à inventer ne tomberont pas du ciel mais se concrétiseront plutôt sous la forme de concepteurs et d’installateurs de pancartes le long des routes départementales vantant inutilement les vertus de la biodiversité et mieux vaudra ne pas trop compter sur Yannick Jadot ,ancien de Greenpeace France, ou José Bové qu’on ne présente plus, pour empêcher la Corée du Nord de procéder à des tirs de missiles ou l’Iran d’accéder à l’arme nucléaire malgré les injonctions de la communauté internationale. Et l’on reverra l’Union Européenne ,comme par le passé malgré de beaux discours et de médiatisées résolutions , faire la démonstration de sa faiblesse habituelle en de pareilles circonstances.

 
fauchecolo.jpg
Ces beaux panneaux qui agrémentent les routes départementales du Doubs

Toutes les notes