07 mai 2008

L’erreur majeure de Nicolas Sarkozy

Dans neuf jours Nicolas Sarkosy aura passé sa première année à l’Élysée. Élu pourtant avec une confortable majorité personne ne sait plus ,un an après, au vu des sondages catastrophiques qui nous sont claironnés ces derniers temps ,si les électeurs ont en définitive , le 6 mai 2007, approuvé son programme de réformes et lui ont fait confiance pour le mettre en application ou ,puisque celles ci sont contestées,paraît il et tout au moins, par les élus de gauche,par la rue et avec grand tapage médiatique, s’il l’a été seulement parce qu’une bonne partie des électeurs considéraient Ségolène Royal , sa concurrente, nulle ou incapable d’assumer la fonction présidentielle,rien n’indiquant qu’elle se soit améliorée depuis.

En fait ,avant de proposer son programme d’action aux Français pour approbation, la grosse erreur de Nicolas Sarkozy n’aura-t-elle pas été d’oublier de demander et obtenir l’aval du parti socialiste,des syndicats de magistrats,de la faune des syndicats gravitant autour de l’Éducation Nationale ,des syndicats de la fonction publique dont les liens de cousinage avec les précédents ne sont pas faciles à démêler, des associations trop bien intentionnées en matière de libertés,d’anti- racisme,de droits de l’homme,de laïcité ,mais peut-être,au vu du peu de résultats obtenus ou de progrès réels dans leurs domaines respectifs,pas suffisamment pour prétendre à l’appellation franche d’associations de bienfaiteurs, bref toutes ces associations qui réussissent l’exploit ,à condition d’être au moins 102 d'entre elles à appeler à une manifestation ,de faire défiler,en y perturbant la circulation c‘est à dire en emmerdant des millions de parisiens, tout au plus trois cents personnes dans les rues de Paris selon elles quand la Police n‘en dénombre que 95,à comparer aux cinquante ou soixante-dix mille clients qui rentrent ,sans faire de bruit,dans un grand magasin un jour de promotion ou de soldes?

Bref,Nicolas Sarkozy aurait dû recevoir l’aval non seulement de tous ces gens qui prétendent être la démocratie,la majorité avec selon les meilleures estimations 8 à 10% de salariés syndiqués,mais pire encore ,de ces Hautes Autorités,de ces Commissions Nationales ou de ces Hauts Conseils qui pullulent dans notre pays et ne sont bons qu’à publier leur rapport annuel ,toujours alarmant bien évidemment,pour justifier leur existence,leur pérennisation et les salaires de leurs membres arrivés là dedans à la faveur d’une compensation quelconque ou d’une veste prise à l’occasion d’une élection politique qui n’était pas à la proportionnelle autrement dit à la suite d’un désaveu des électeurs .

Tout cela ne justifie-t-il pas une réforme des institutions qui tende à restaurer une véritable et authentique démocratie où la minorité accepte ce qu’ impose la majorité au pays tout entier aussi longtemps qu’elle ne devient pas à son tour majorité par la voie des urnes ?

Et qui laisse faire grand usage,quand nécessité s’en fait ressentir,du référendum,notamment quand il s’agit de réformer la fonction publique ou la justice,théoriquement ,pour la première, "au service du peuple" ,et pour la seconde, rendue « au nom du peuple » de manière à rendre cette formule un peu plus consistante qu’elle ne le paraît aujourd’hui!