02 février 2009
Les grèves,Nicolas Sarkozy,Jacques Attali , Dominique Strauss-Kahn et les autres
Nicolas Sarkozy ,dont les syndicalistes de notre pays lors de manifestations ou de déclarations colportées par les médias ne manquent jamais de rappeler les sorties,quelquefois surprenantes,il est vrai,avait déclaré le samedi 5 juillet 2008,lors du Conseil National de l’UMP :« Désormais ,lorsqu’il y une grève en France,personne ne s’en aperçoit ». Cette phrase tous les Français s’en sont rappelés. Mais personne ,dans les médias ou les sphères autorisées ,parmi ceux qui se disent « économistes », n’aura noté que le mot « grève » ne figurait pas une seule fois dans le rapport de la Commission pour la Libération de la Croissance Française (CLCF) ,communément appelé « Rapport Attali » ,rapport plus qu’un peu perdu de vue depuis quelques mois,non sans avoir provoqué grogne ,manifestations ou grèves ,dans les milieux professionnels que son auteur souhaitait voir évoluer dans un sens pas toujours heureux ou bénéfique autant pour eux que pour les Français. Ainsi aucune,parmi la quarantaine de personnalités venues de divers horizons et composant cette commission , n’aurait songé à donner le moindre avis sur les grèves en France ou recommander la modération sur ce point coté syndicats de salariés et la pédagogie coté employeurs. Pas mal,n’est-ce pas? Monsieur Attali serait-il donc aussi sourd que notre président ?Ne s’informe-t-il pas,ou alors considèrerait-t-il que l’absence d’ activité productrice de ces gens qui ,jeudi 29 janvier ,ont fait grève, compterait pour zéro dans le chiffre de la croissance française calculée par nos bons statisticiens de l‘INSEE? Pourtant ce sont eux,grévistes ,manifestants, ou leurs ascendants, qui ont élu en 1981 et réélu en 1988 François Mitterrand qui aura fait de Jacques Attali son conseiller particulier,ce qui oblige quand même les gens de gauche soit à le reconnaître comme un des leurs et non des moindres,un des rares « vétérans » qui aient réussi à surpasser l’usure du temps,soit à se résigner à constater qu’il aurait évolué sous la pression des faits et de l’évolution du monde. Parce que les grèves en France ,par leur répétitions kaléidoscopiques , peuvent difficilement être envisagées comme faits négligeables quant à leur incidence sur le volume de la production de biens et de richesses,sauf à envisager qu’elles ne constitueraient qu’un amusement ou un passe temps pour les syndicalistes qui s’échinent à faire croire qu’une « journée d’action » est toujours meilleure que la précédente ou moins bonne que la suivante, et une mauvaise farce pour les productifs qui font vivre le reste de la population. Ce à quoi il faudrait ajouter un phénomène moins perceptible par une grande majorité de nos concitoyens à savoir l’incidence sur le jugement d’investisseurs étrangers , qui , déjà implantés dans notre pays, attendraient la première opportunité pour le fuir,ou qui,pour ceux n’ayant pas encore pris pied dans notre pays mais désireux de consolider leurs positions dans le monde ,hésiteraient ,puis renonceraient à venir créer des emplois chez nous. Ne faudrait-il pas aussi ajouter que Dominique Strauss-Kahn,homme de gauche s’il en est,patron du Fonds Monétaire International ,assez bien aidé par Nicolas Sarkozy quand il lui a fallu obtenir son poste dans cette prestigieuse institution,fait lui aussi l’impasse sur ce mot « grève » chaque fois qu’il lance ses sempiternelles recommandations à l’adresse des responsables gouvernementaux des pays de la planète « mauvais élèves » ,comme on dit, s’agissant de gestion économique ou lorsqu’il annonce plus ou moins régulièrement ,pour la France, des prévisions de croissance toujours inférieures aux précédentes ? Au demeurant,cela fait quinze mois qu’il est devenu patron du FMI,avec l’intention de le réformer pour répondre à un besoin réel d’adaptation à des données économiques qui ne correspondent plus à celles qui prévalaient lors de sa création à Bretton Woods en juillet 1944, on ne voit toujours rien venir,et si cette crise devait se terminer sans les réformes promises,on ne verra plus l’utilité de les engager. Pour revenir à cette journée du 29 janvier, il y avait des employés de banque dans les rues pour manifester contre Nicolas Sarkozy , contre sa manière de gérer cette crise ,c’ était leur droit,mais que pensent ces gens là de l’attitude ou du comportement de leurs collègues ,représentants élus ,siégeant au même titre que leurs PDG dans les conseils d’administration des grandes banques qui viennent ,ou sont en train, de recevoir coup sur coup des milliards et des milliards de l’État,c’est à dire de nous,contribuables? Ces administrateurs ont-ils manifesté ,à un seul moment, leur intention de démissionner de leurs responsabilités? Étaient-ils au courant de ce qui se passait dans « leur » banque ,comme « actionnaires » très modestes toutefois puisque tout petits porteurs ne possédant,par obligation pour être administrateurs de leur entreprise ,que quelques dizaines d’ actions , et étaient-ils d’accord avec leurs présidents respectifs et les autres administrateurs ? Eux, que pensaient-ils de leurs camarades syndiqués qui défilaient jeudi ? Qu’ils avaient raison ou qu’ils avaient tort? Alors que sans l’aide de l’État ,en cas de faillite de leur établissement ,ils se seraient retrouvés à la rue pour de bon. Avons nous vu ou entendu des journalistes leur poser de telles questions? Les ont-ils seulement contactés? Cela fait beaucoup de questions qui restent sans réponses et donc,comme on peut le voir ,la solution de la crise est finalement éminemment plus complexe et implique beaucoup plus de responsables que le commun des mortels ne l’imaginerait . Pour l’instant on ne peut que déplorer un déficit de pédagogie des médias et de tous ceux qui ont pour fonction d’informer dans notre pays mais qui excellent à caresser dans le sens du poil les ignorants,en évitant de les mettre devant leurs responsabilités face aux malheurs qui pourraient leur arriver. |
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28 janvier 2009
Rencontres hasardeuses à Davos:prudence recommandée pour nos ministres
Dans les milieux politico-économico-financiers du monde entier,et durant cinq jours,sur fond de grande crise économique généralisée, il sera question de Davos , belle petite ville de Suisse orientale de 12.000 habitants proche ,à vol d’oiseau,mais beaucoup moins par la route, de l‘Autriche et du Nord de l‘Italie , pas très facile d’accès,parce que située à plus de 1500 mètres d’altitude et blottie dans une vallée entourée de hautes montagnes. Il n’y circule pas de grosses limousines dans les rues et il vaut mieux ne pas se trouver un samedi après midi sur la seule route qui s’étire de part et d’autre,en amont dans la montagne ,en aval dans une vallée encaissée et entourée de rochers taillés, lorsqu’un grave accident d’automobile s’y produit: c’est la garantie de se trouver bloqué aussitôt dans un bouchon de deux ou trois kilomètres, sans avoir la possibilité de faire demi-tour ,à n’être seulement réduit qu’ à attendre plusieurs heures ,dans l’impossibilité d’obtenir une quelconque information sur place et sur ce qui est arrivé, autrement que par la radio suisse. Dans la longue file de voitures immobilisées personne ne bronche,le mal est pris calmement en patience. Davos est d’abord une station de ski réputée en Suisse,mais c’est aussi,parce que son infrastructure hôtelière le permet,et depuis le début des années soixante-dix, un point de rencontre annuel pour nombre de ceux qui sont aux commandes d’États ou de grandes entreprises ,pour ceux qui pensent et réfléchissent au devenir du monde comme les prix Nobel d’économie et qui , seulement sur invitation des organisateurs , y viennent de tous les continents . Avec environ 2.500 participants ,ce qu’on appelle le Forum économique mondial (WEF) se tient dans un immeuble aux allures de bunker qui viendrait d’être décoffré brut de maçonnerie, qui surprend par sa conception mais n’émeut pas quiconque passe à pied devant parce qu’il pourrait l‘imaginer plus grandiose compte tenu de ce qu‘il peut évoquer. Cette année le forum ouvre ses portes aujourd‘hui 28 janvier pour les refermer le 1er février. L’an dernier ,au même moment à quelques jours près, notre Premier ministre ,François Fillon, y était avec un groupe de grands patrons français et quelques uns de ses ministres. D’autres Français étaient également invités :Jacques Attali,qu'on ne présente plus depuis longtemps,Dominique Strauss -Kahn, président du FMI,Jean Claude Trichet, président de la BCE ,pour les plus connus .Coté étranger ,Gordon Brown,Premier ministre britannique y était en même temps que son opposant conservateur David Cameron.Et puis des personnages puissants devenus « ex » : Pervez Musharraf ,désormais ex- président du Pakistan ou Condolezza Rice,la Sécrétaire d’Etat américaine,depuis huit jours redevenue simple citoyenne américaine. Alvaro Uribe,président de la Colombie s’y essayait à resituer dans son contexte le drame que vit son pays et le combat qu’il mène contre les FARC. Dans le sillage de ces hôtes de marque ,beaucoup d’autres personnages moins connus viennent aussi ici pour s’entendre parler, sans être nécessairement écoutés et sans pour autant écouter les autres quand leur tour vient,avant de rentrer auréolés dans leur pays,ce qui,pour autant,ne les empêchera pas de critiquer cette foire et d'y retourner l'année suivante. Cette année,ce forum,qui en sera à sa trente-neuvième édition, devrait faire encore plus fort,puisque pas moins de quarante chefs d’État feront le déplacement. Pratiquement ,si des idées s’ échappent ou émergent ,dans l’immédiat rien ne se concrétisera. Mais ce forum aura créé des liens entre certains personnages qui n’auraient jamais eu l’occasion de se rencontrer nulle part ailleurs. Les participants auront fait leur tour de piste, sans plus. Et nos ministres n’en reviendront certainement pas avec,dans leurs bagages, une recette miracle qui jugulerait le chômage ou donnerait un coup de pouce au pouvoir d’achat de nos compatriotes. Si rien n’est à attendre de ce coté là ,nos représentants ne seront pas pour autant dispensés d’observer la plus grande prudence quand il s’agira de parler et d’éviter les rencontres aléatoires ou risquées comme devait en faire une,l’an dernier, notre Premier ministre venu là avec l’intention ferme de vendre l’attractivité de notre pays, « France on the move » (une France en mouvement) , à d’éminents participants au nombre desquels le fumeux et non moins sulfureux Richard Fuld ,président de Lehman Brothers ,la banque d’investissement américaine de haute renommée ,mais qui allait déposer son bilan huit mois et demi plus tard ,le 15 septembre de la même année,provoquant dans la foulée l’aggravation de la crise financière qui sévissait déjà et dont actuellement le monde n’est pas encore sorti. Ce Richard Fuld devait certainement être plus à l’aise à Davos , question baratin ou entregent , que le 6 octobre dernier à Washington, lorsqu’il eut à se défendre devant le Congrès américain d’avoir ,durant son mandat à la tête de Lehman Brothers,empoché quelques 500 millions de dollars en salaires et primes et même continué à gratifier de 20 millions de dollars trois dirigeants de sa banque avant leur départ tout en réclamant dans le même temps de l’aide à Henry Paulson secrétaire au Trésor américain ! Quant à François Fillon,« vendre » l’attractivité de la France à Davos à un auditoire de gens , en principe bien informés de la marche du monde , relevait de la prouesse ,pour peu qu’ils fussent au courant de sa sortie à Calvi en Corse,juste trois mois plus tôt, le 21 septembre 2007, qui avait fait beaucoup jaser dans notre pays , à savoir qu’il était « à la tête d’un État qui est en situation de faillite » (sic.) , quand bien même il ne pourrait lui être reproché de ne pas avoir été clairvoyant pour avoir prononcé cette phrase: « Nous devons renforcer la transparence des marchés et assurer la plus grande responsabilité de tous les acteurs intervenant sur les marchés financiers »… C’était quand même pas mal,comme souhait,mais ce n’était jamais qu’un souhait. C’est Davos ! Ci-dessus:Vue partielle de Davos,le jet d'eau,la rue principale et le Kongress Zentrum |
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26 janvier 2009
Crise: aide toi et le ciel t’aidera ( 2 )
Avant-hier,samedi 24 janvier, je suis revenu sur le rapport Attali,rendu public il y a tout juste un an, qui comporte 316 propositions , en ciblant la « Décision 110 » préconisant le développement de l’écotourisme et en signalant deux spécificités françaises ,les incendies de véhicules et les grèves fréquentes dans les transports publics - SNCF ,métro, bus, - ,qui l’étaient déjà au moment de la rédaction de ce rapport ,bien que totalement passées sous silence par ses rédacteurs. Je cite à nouveau cette décision,qui n’est pas la seule concernant le tourisme,puisqu’il y en a en tout sept ,portant numéro 107 à 113 , dans le dit rapport ,pour « capter une plus grande part de la croissance mondiale dans ce secteur » ,qui portent notamment sur la qualité des hôtels de province,la promotion publicitaire à l’étranger,les horaires d’ouverture des musées,le tourisme d’affaires et la politique de délivrance des visas. Décision 110 « Développer l’écotourisme. -Insérer dans le label Qualité Tourisme des recommandations concernant la maîtrise des dépenses énergétiques et le respect de l’environnement. -Créer une réelle offre de tourisme de terroir en vantant les spécialités et spécificités régionales,afin de valoriser en même temps les espaces ruraux et les produits agricoles et agroalimentaires. » En fait c’est la décision la plus importante des sept par tout ce qu’elle peut induire. Sans à priori ni préjugés, « l‘offre de tourisme de terroir » , la « valorisation »,et « le respect de l’environnement » ,dans la pratique et dans notre pays cela donne quoi exactement ? Voici une fontaine restaurée pour plaire seulement aux yeux ,comme il y en a dans tout village qui se respecte,dans le cadre de la conservation du « patrimoine » de la France,dite profonde. Pas d’eau potable,ce qu'apprécieraient marcheurs ou cyclistes de passage à la belle saison , pas de toilettes publiques à proximité,pas davantage de places de stationnement pour les automobilistes qui souhaiteraient faire un arrêt. En fait de l’argent public tout bonnement gaspillé puisque dépensé dans un ouvrage sans autre utilité que celle d’avoir fourni l’occasion d'un rince gueule à la population et aux élus locaux des environs le jour de son inauguration ! Il faut avoir une assez bonne vue pour lire cette pancarte,notamment le nom de celui qui a signé les belles paroles… Entrée du village de Lods ,village membre de l’association des 139 « plus beaux villages de France » .Environ 300 habitants,avec,fait assez surprenant à priori, une dizaine de maisons de particuliers flanquées de pancartes d'agences immobilières "A vendre",quand la photo a été prise. Bien noter l’origine du nom de ce village sur un beau panneau explicatif! Bien noter ,une nouvelle fois, l’origine du nom du village sur un panneau explicatif non loin du précédent. Félicitations aux responsables de l'aménagement et de l'entretien de ce site touristique qui n’ont sans doute pas lu ce qui était écrit sur les panneaux qu’ils ont fait installer! Les deux photos ont été prises à une minute d’intervalle,l’une de l’autre. Ici,à deux km du village de Pont-les-Moulins,dans le Doubs,émergeant de buissons verdoyants, un panneau comme on en voit souvent dans une région touristique de montagne en bordure de route,signalant une aire de stationnement,un équipement rudimentaire pour se restaurer chichement ou seulement faire une pose,et ,théoriquement en surplomb, un point de vue dégagé. Les deux tables en plein air les bancs attenants et une poubelle fixe. Equipement minimum,pas de point d'eau potable,ni coin toilettes. Le sentier qui conduit à la table d’observation. Il est conseillé d’éviter de l’emprunter avant midi s’il y a eu une forte rosée à l’aube ou par temps de pluie sans cuissardes ni vêtements de pluie,ou alors il faut attendre que d’autres aient « essuyé » les buissons encombrants mouillés. La table d’orientation .En face, la vue magnifique donnant sur les environs et la vallée doit être imaginée seulement à partir des données de cette table. Avec un escabeau de cinq mètres de hauteur ,qu’il aurait fallu apporter avec soi, la vallée et les villages en contrebas seraient apparus en direct et en temps réel. Nouvelle tentative de découverte du même panorama en début d’automne. Le sentier pour monter à la table d’orientation est envahi par les buissons qui ont poussé durant l’été. La poubelle pas « cramée »,mais,pour cause de taille trop petite, fait seulement acte de présence passive. A quelques mètres des tables ,plus en avant dans cet ancien virage coupé,un endroit bien pratique pour délester un camion de son chargement,puis repartir en oubliant de le recharger. Puisqu’il est impossible d’accéder à la table d’observation à cause des buissons,il faut se contenter de deviner la vallée derrière les branchages qui ont perdu quelques feuilles,depuis la bretelle de détour . Ce ne sont là que quelques exemples. Les touristes étrangers qui passent par cette route ,belges,néerlandais,danois,allemands doivent être ravis de pouvoir faire de si belles photos. S'ils s'arrêtent seulement.Je dis seulement parce qu'ils font le détour,depuis la route,qui ne coûte rien en temps et en km, en vue de faire une halte,ralentissent comme pour stopper , puis accélèrent et reprennent leur route.A deux cents mètres un peu plus loin ,le même point de vue a été aménagé de l'autre coté de la route pour les voyageurs arrivant en sens inverse.La même chose ! Alors ces touristes étrangers peuvent-ils,en constatant cela, espérer trouver dans cette France profonde,des hotels et des restaurants "corrects" ? Il ne faut pas rêver. Supposons que ces touristes rentrés dans leurs pays se trouvent face à une belle affiche publicitaire vantant les merveilles touristiques de la France ,que vont-ils en penser ? Vous avez bien dit,Monsieur Attali ,Jacques de votre prénom, « respect de l’environnement » ! Et,j’ai bien lu aussi ,dans votre rapport, cette phrase : « Mais le nombre de touristes étrangers n’a progressé que de 2,6% entre 2000 et 2006,passant de 77 à 79 millions alors que les prévisions en 2000 envisageaient 100 millions de touristes en 2010. » Qui ,à part les rédacteurs de ce rapport, s'en étonnerait? |
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24 janvier 2009
Crise : aide toi et le ciel t’aidera
23 janvier 2008, Palais de l’Elysée,Paris . Monsieur Jacques Attali à Monsieur Nicolas Sarkozy : « Je ne demande point à Votre Majesté d'adopter mes principes sans les avoir examinés mais, quand elle en aura reconnu la justice et la nécessité, je la supplie d'en maintenir l'exécution avec fermeté, sans se laisser effrayer par des clameurs qu'il est impossible d'éviter ». Réponse de Monsieur Nicolas Sarkozy à Monsieur Jacques Attali : « Je veux dire que j'adhère à l'essentiel de vos conclusions, si certains ont été effrayés par le contenu de vos propositions, moi je les trouve plutôt raisonnables dans l'essentiel ». Un exemple ,parmi les 316 « propositions » contenues dans le « Rapport de la Commission pour la libération de la croissance française ». Décision 110 « Développer l’écotourisme. -Insérer dans le label Qualité Tourisme des recommandations concernant la maîtrise des dépenses énergétiques et le respect de l’environnement. -Créer une réelle offre de tourisme de terroir en vantant les spécialités et spécificités régionales,afin de valoriser en même temps les espaces ruraux et les produits agricoles et agroalimentaires. » De quelles spécificités régionales et aussi françaises s’agit-il ? Pour moi,qui ai ,dans ma vie, accueilli des touristes étrangers à Paris et en Province comme je l’ai été et comme je le suis encore lorsque je voyage à l’étranger ,en voici au moins deux qui ne devaient certainement pas être celles auxquelles pensaient les membres rédacteurs du rapport . 1°) Dans la nuit de la dernière Saint-Sylvestre 1.147 véhicules ont été incendiés en France. Un an plus tôt le chiffre s’était élevé à 878.Une particularité française,ou une « spécificité » ,si on veut pinailler sur les mots ? 2°) Autre particularité française: les grèves répétitives du métro,des bus et accessoirement les sabotages sur les lignes SNCF,bloquant des TGV et leurs milliers d’ « emprunteurs » ,le jour,la nuit, en rase campagne. D’accord,les Français sont habitués au point de ne plus s’en apercevoir. Mais les étrangers qui souhaiteraient visiter notre pays,peuvent-ils adorer? Tout dernièrement le Comité Régional du Tourisme Paris-Ile- de- France vient de signaler dans un communiqué,concernant le tourisme que « la baisse de l’activité s’est généralisée à l’ensemble des départements de la région » ou encore que le mois de décembre a été « le plus mauvais des cinq dernières années ». Depuis une dizaine d’années,dans notre pays, on ne compte plus les milliards d’euros d’aides données à qui en réclame le plus bruyamment. Pourquoi se gêner?Puisque l’État c’est si pratique! Madame Henriette Zoughébi ,présidente du CRT Paris Ile-de-France,estime donc ,en vertu de cette manie ou « jurisprudence » (bien entre guillemets) que « l’intervention publique est plus que jamais nécessaire et urgente » ,car il s’agit d’un secteur d’activité essentiel au pays. Cherchez la crise! La suite ,avec photos, dans ma prochaine note. |
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