02 octobre 2009
Le parti socialiste et le non cumul des mandats ,la bonne blague!
Il est bien évident qu’une telle décision était facile à prendre et à faire accepter par des militants ,en majorité provinciaux, fatigués et usés à se dépenser pour les camarades pistonnés de Paris venant récupérer chez eux et à leur barbe les mandats locaux ou nationaux faciles à décrocher (seulement 25 à 30% des membres de la première fédération de France qu’est Paris ont voté contre 47 à 50% au niveau national ) et peut-être nombre d’entre eux auraient aimé que soit décidée également la fin des parachutages. Pour l’immédiat,ces militants ne doivent pas trop espérer voir les cumulards ne conserver qu’un seul mandat et provoquer du coup quelques centaines d’élections partielles dans toute la France .La théorie est une chose,la mise en pratique en est une autre. Cette consultation d’hier ne restera jamais qu’ un joli coup pour faire rentrer de l’argent frais dans les caisses du parti,s’il faut en croire certaines déclarations selon lesquelles 26.000 militants se seraient mis à jour de leur cotisation,condition sine qua non pour participer aux votes. Mais,le cumul des mandats étant mal vu d’après les sondages, cela constituera sans doute un élément de propagande très pratique pour les socialistes dans les mois à venir ,dans le but d’entraîner les autres partis à en faire autant. Suivront-ils pour ne pas être en reste ,ou n'en éprouveront-ils pas la nécessité ? Pour avoir réponse à cette question et prédire, sans risque de se tromper,ce qui risque de se produire ,il suffira de se référer aux convictions des Verts en la matière ,ardents partisans de longue date du non cumul , et se souvenir de ce qu’avait déclaré Dominique Voynet le 6 avril 2008 au « Grand-Jury » RTL-LCI-Le Figaro ,alors que,sénatrice de Seine-Saint-Denis ,elle venait de se faire élire toute nouvelle maire de Montreuil-Sous-Bois avec le soutien ,entre autres, du parti socialiste : « Le cumul ce n’est pas bien » , puis : « Dans cette période,ce serait déraisonnable de ne pas cumuler ces deux responsabilités » surenchérissant même en ajoutant qu’elle proposerait ,faisant référence au Congrès de Versailles de l’an dernier, « que la réforme institutionnelle qui va être votée dans quelques semaines inclue des dispositions fermes contre le cumul » ! Hélas,comme il fallait s’y attendre ,il n’en fut rien . Tout le monde se retrouve d'accord pour dire que le cumul des mandats est une mauvaise chose,y compris les élus eux-mêmes.Ne serait-ce pas beaucoup mieux,comme gage de sincérité, pour ceux-ci ,plutôt que de le répéter ,de commencer par s'abstenir de se présenter à une élection aussi longtemps que leur mandat ne serait pas arrivé à son terme,ou de démissionner purement et simplement avant de faire acte de candidature à une nouvelle fonction élective? Quant aux arguments avancés par les partisans du cumul,consistant à faire croire qu'un bon maire,qu'un bon élu local ne peut l'être que s'il est parlementaire,ils ne peuvent résister à la conclusion logique en découlant que sur les 36.000 maires de France, 35.000 seraient des tocards faute de détenir un siège de sénateur ou de député! Ou que toutes les communes de France seraient bien soignées (de subventions ou de faveurs au détriment des autres)avec un parlement composé de 36.000 députés ou sénateurs! C'est n'importe quoi. Car cela ne reviendrait-il pas à laisser entendre que Bertrand Delanoë qui a choisi délibérément de n'être que maire de Paris ,ou que Martine Aubry qui a pris une veste aux législatives de 2002 dans une circonscription pourtant acquise à la gauche et qui ne s'est pas représentée à la députation en 2007, seraient ,abstraction faite de la qualité de leur gestion,de mauvais maires? Tout comme le fait d'excuser l'absentéisme des parlementaires parce que ceux-ci seraient "pris" par leur travail local bien que disposant de permanences locales pour ce faire. Parce qu'en réalité,et cela se découvre chaque jour dans la presse régionale, leur "travail local" consiste,pour l'essentiel,à s'assurer leur propre réélection,c'est à dire à être vus du plus grand nombre d'électeurs,à la télévision régionale,dans la presse locale,à jouer les assistantes sociales au risque pour ce faire de trangresser des lois qu'ils ont votées,à inaugurer une fontaine dans un village,un mur d'escalade dans un collège,à décerner des médailles à des élus locaux,de simples conseillers municipaux qui ont été plusieurs fois réélus avec pour seul mérite de ne jamais s'être mouillés lors du vote de décisions importantes ,nécéssaires mais devant faire mal (souffrir du coté du porte-monnaie) dans leur commune. Un maire est un maire. Un député est un député. A chacun son rôle.Et rien n'a jamais empêché un futur parlemntaire de passer d'abord par la case "maire" pour connaître,un tant soit peu, et résoudre les problèmes d'une commune si la résolution de ces problèmes devait impliquer la nation.Un parlementaire ne saurait être représentant que de sa seule commune .Une fois élu ,ne doit-il pas l'être de sa circonscription toute entière? |
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30 septembre 2009
Parti socialiste,demain la "petite révolution"?
| Mémorable, ce fracassant avertissement à la droite lancé par Martine Aubry juste après la confirmation officielle de son élection au poste de première secrétaire du Parti socialiste par le Conseil national de ce même parti réuni à la Mutualité à Paris le 25 novembre 2008 : « Je le dis à la droite, riez encore quelques jours car dès la semaine prochaine le parti socialiste est de retour dans la proposition ». Amusante ,cette phrase d’Arnaud Montebourg prononcée au même moment: « De la vieille chenille, va sortir un nouveau papillon » . Audacieuse, cette déclaration de la pas très bien élue première secrétaire à France Inter ,ce jour même: « La rénovation du Parti socialiste, tout le monde l'a dit, c'est une petite révolution et c'est aux militants de la décider demain »? Non,parce qu'il y avait déjà eu cet époustouflant discours au Conseil national du Parti socialiste prononcé le samedi 12 septembre 2009, sur la « rénovation » qu'elle envisage d'entreprendre.(Voir ce discours) . Un discours qui commençait par ce bel exercice d‘autosatisfaction: « Je voudrais d’abord, mes chers camarades, nous dire un bravo collectif pour ce coup d’envoi, ce coup d’envoi de la rénovation à peine quinze jours après La Rochelle, après un travail extrêmement pointilleux, écoutant chacun avec respect, comme cela a été dit par Arnaud, autour d’Arnaud et de François Lamy, je suis très heureuse ce matin que nous lancions effectivement cette rénovation. » Et puis il y a ce passage à propos des « primaires » que tous les observateurs attendaient: « Je le dis, les primaires, ce n’est pas seulement pour nous une occasion formidable de nous ouvrir vers des hommes et des femmes de gauche qui vont venir vers nous pour préparer un projet pour la société, c’est aussi une véritable conquête démocratique pour les Français. Ils n’auront pas seulement à choisir entre des candidats le jour de l’élection, ils pourront avant, avec nous, donner leur avis pour eux, hommes et femmes de gauche, pour le candidat en tout cas des socialistes. Et, je le redis, pour bien évidemment le candidat des partis de gauche qui voudraient s’intégrer dans notre processus. » Formidable ,n'est-ce pas ? Non pas tout à fait ,parce que de ces primaires ouvertes aux « sympathisants socialistes » , s’il faut entendre par là des « hommes et des femmes de gauche qui vont venir » vers les socialistes 100 pour cent, encartés ,à jour ou non de leurs cotisations, il en était déjà question le 20 avril 1989 ,voici un peu plus de vingt ans, quand fut publié dans l’Est Républicain l’article intitulé « Fébrilités rénovatrices au parti socialiste » dont je reproduis ci -dessous un extrait : « Parallèlement à ce débat idéologique, des propositions commencent à « fleurir » sur la nouvelle organisation interne du PS.C’est ainsi que M. Henri Emmanuelli présente quelques pistes particulièrement audacieuses. Comme par exemple l’organisation de « primaires » avec les sympathisants socialistes pour la désignation des candidats PS aux élections présidentielles. Une proposition qui avait été présentée, il y a quelque temps, par le RPR,M. Charles Pasqua. » Cela,malgré tout,n'a pas empêché l'Est Républicain du 28 aôut 2009,sous la plume de Philippe Jarrassé, de redire la même chose,en la présentant,comme "nouvelle".... Pour une piste audacieuse,en 1989, on ne peut pas dire que ce n'en était pas une,avec vingt ans d'avance...peut-être plus,l'avenir nous le dira. Ci-dessous 2 extraits de l'Est Républicain du 20 avril 1989 ![]() Ci-dessous titre de l'article de l'Est Républicain du 28 août 2009 ![]() |
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17 avril 2009
Séquestrations,prises d'otages,retenues,pressions...Qu'est devenue l'attractivité de la France?
| « Qu’est-ce que c’est que cette histoire d’aller séquestrer les gens?On est dans un État de droit,il y a une loi qui s’applique,je la ferai respecter ». C’est en ces termes et à propos des séquestrations de patrons ou de leurs subalternes que s’est exprimé Nicolas Sarkozy,à Venelles,dans les Bouches-du-Rhône ,le mardi 7 avril 2009,lors d’un de ses déplacements en province dont il est si coutumier. Désormais,et si l’on ne peut même pas espérer quelques pauses le temps des vacances scolaires qui habituellement relèguent l’intérêt pour l’actualité économique ou sociale au second plan des préoccupations des esprits les plus facilement manipulables, il ne se passe plus une semaine dans notre pays sans que l’on apprenne qu’ici un patron a été privé de sa liberté de mouvement dans sa propre entreprise,que là aura été contraint de passer une ou plusieurs nuits dans son bureau un directeur des ressources humaines,autrement dit un chef du personnel,lui même salarié chargé d’une pénible besogne néanmoins prévue dans ses attributions ,crise ou pas crise, celle d’annoncer aux responsables syndicaux les réductions d’effectifs conséquentes à une baisse d’activité de leur entreprise et les plans sociaux qui les formalisent ,ou qu’ailleurs, encore, ce sont des cadres mêlés en rien à un conflit interne soumis sur leur lieu de travail à des violences pour avoir eu le malheur de se trouver par hasard en face d’excités bien conscients de la gravité de leurs actes,néanmoins sans crainte de sanction parce qu’ayant compris qu’il régnait en France,aujourd’hui plus que jamais depuis plus de trente ans, une atmosphère de laxisme,de démission des autorités politiques,administratives ,policières et judiciaires dont ils ne pouvaient pas ne pas profiter ,à l’instar des délinquants primaires adeptes du « pas vu pas pris » ou du « pris sans grand risque » et pour cause ,les prisons étant déjà que trop remplies bien au delà de leur capacités d’accueil. Il aura suffi que le président de la République aborde le problème de ces séquestrations ou « retenues » , une spécificité toute française selon certains sociologues ou analystes ,mais tout de même un peu tardivement,vraisemblablement parce que personne parmi nos grands penseurs n’en a pris auparavant l’initiative, pour que soient rendues publiques dans la foulée et en réaction , puis immédiatement confortées par des sondages, diverses opinions exprimées par les ténors de la vie politique française. Si celles hautement approbatives émanant de l’extrême gauche n’ont rien de surprenant pour autant qu’une telle situation de chaos puisse préfigurer un mouvement révolutionnaire espéré par cette mouvance politique comme imminent depuis au moins un siècle ,on ne pourra que trouver fort navrants les encouragements tacites, dans la mesure où ,comme l’ont fait Martine Aubry et Ségolène Royal en essayant de satisfaire à la fois les uns et les autres, condamner les exactions et dans le même temps avouer les « comprendre » ou les « expliquer » , pourrait aisément être perçu comme une attitude hypocrite doublée d’une manifestation de mansuétude appelant la bienveillance de la justice . Or cette bienveillance semble déjà par avance acquise du fait que ces comportements constatés, inadmissibles et surtout répréhensibles parce que délictueux,se répètent pour n’avoir pas été réprimés à temps pour raisons de lenteur habituelle inhérente à cette institution ,et deviennent progressivement une coutume ,situation nouvelle qui les rend impossibles à condamner ,dans le même esprit que le commode alibi de la crise ,des licenciements et du chômage . Et dire ,comme Bernard Thibault le patron de la CGT, qu ‘on n’est « quand même pas au Brésil où les chefs d’entreprise sont obligés d’utiliser des hélicoptères pour voyager de leur bureau à leur domicile » ou qu’ on n’est pas « en Colombie » ,laisse encore de la marge pour les optimistes,mais n’a rien de rassurant pour les pessimistes.. C’est donc sans grande surprise qu’un premier sondage effectué les 1er et 2 avril,voici deux semaines à peine, par l’institut CSA pour « Le Parisien » et « Aujourd’hui en France » nous aura appris que 45% des Français ,voire 55% selon un autre sondage BVA-BPI-Les Echos-France Info réitéré les 10 et 11 avril, approuvent ce qu’il convient d’appeler une chienlit fort préjudiciable à notre économie,et par voie de conséquence à notre niveau de vie, sans qu’ils s’en rendent bien compte,pour avoir sans aucun doute été , depuis longtemps et dès l’école,acquis à l’idée que dans notre pays rien ne peut-être obtenu sans « lutte » ,au point qu’on peut se demander si une entente tacite à propos de cet état d’esprit entre une bonne partie des patrons et les syndicats ne s’est pas ,au fil des décennies , conclue sur le dos des salariés et des consommateurs puisque dans beaucoup d’autres pays voisins de la France et à niveau de développement comparable, salariés et consommateurs s’en sont mieux tirés s’agissant de la progression de leurs conditions d’existence,en fait de leur niveau de vie, sans recourir à ce genre de « revendications sociales » à la française. On ne manquera pas de relever, au passage, cette évolution du pourcentage des approbateurs (de 45 à 55%) en à peine huit jours ,soit une augmentation de 10% qui pourra paraître suspecte à plus d’un observateur intransigeant,et c’est bien cela qui m’a fait utiliser le mot « manipulable » au début de cette note,sauf à envisager que les Français fassent une distinction entre le mot « acceptable » (pour la méthode d’action) dans la question du premier sondage et le mot « justifiées » (pour les séquestrations de cadres et de patrons ) dans le second,là où il n’y a aucune raison d’en faire puisque dans les deux cas il s’agit d’approbation des séquestrations. Dans ces conditions ,il y a tout lieu de penser que la promesse de Nicolas Sarkozy faite à Venelles restera sans suite,comme beaucoup d’autres faites depuis qu’il a été élu ,parce que la justice ne remplira pas correctement son rôle comme on a pu s’en rendre compte dans un passé récent chaque fois qu’il s’est agi d’affaires graves de sabotages ou de violences sur personnes impliquant des syndiqués ou des salariés n’appartenant à aucun syndicat ayant dépassé les bornes des méthodes traditionnelles et légales de revendication mais toutefois désavoués ,et pour cause ,par les syndicats pourtant tout heureux de pouvoir tirer bénéfice de leurs méfaits. Dans ces cas la justice aura su faire montre de clémence tout simplement pour,selon la formule habituelle, « préserver la paix sociale » ,une bonne excuse,soit dit en passant, maintes fois invoquée quand mille ou mille cinq cents « salariés » occupaient les abords immédiats de l’entrée principale ,voire les rues adjacentes , d’un tribunal où devait se juger une affaire de ce type ,pour ne pas faire oublier leur force de dissuasion .Mais en ces occasions jamais cependant des magistrats,par la voix de leurs syndicats, ne se sont plaints de voir leur institution subir des « pressions inadmissibles » comme ils le font systématiquement à l’encontre du président de la République ou de la ministre de la Justice dès que l’un ou l’autre ouvrent la bouche à propos de justice ou d’affaires scabreuses. Nul ne sera étonné alors que les victimes de ces agissements ,les patrons eux-mêmes ou leurs cadres ne portent jamais plainte ou ne le font que très rarement,parce qu’ils ont compris depuis fort longtemps que cela ne servirait à rien,que ce serait de l’argent et du temps perdus ,et que même si des syndicalistes ou leurs suppôts « incontrôlables » devaient être condamnés,ce ne serait que symboliquement puisque ,de toute façon, l’élection d’un nouveau président de gauche,dans trois,huit ou treize ans fournirait à celui-ci la ressource d’amnistier de tels condamnés,comme cela s’était produit avec l’élection de François Mitterrand le 10 mai 1981. L’envers du décor ,que ne semblent pas percevoir les Français parce que personne n’ose s’aventurer à ramer contre les sondages et l’esprit ambiant en essayant de leur faire comprendre la gravité de ces actes délictueux qu’ils tolèrent,comprennent,expliquent ou encouragent ,est qu’une vaste entreprise de désindustrialisation de leur pays avec les pertes d’emplois conséquentes est en train de se dérouler sous leurs yeux et qu’elle est surtout le fait de sociétés étrangères,surtout américaines,japonaises ou allemandes , qui ont désormais mis sans doute définitivement dans leurs organigrammes une croix sur la France quitte à passer leurs investissements non déménageables et récupérables à pertes et profits ,comme on dit coutumièrement. Et celles , hésitantes, qui ne l’ont pas encore fait ont certainement l‘intention secrète de le faire dans l’attente d’avoir trouvé la solution la plus judicieuse et le moment le plus opportun pour y parvenir ,si un holà n’est pas mis rapidement et fermement à cette situation cauchemardesque qui mènera insensiblement la France à la ruine,parce que les conséquences pour l’emploi n’en sont pas que ponctuelles ou locales lors de la fermeture d’un site spécifique,les effets secondaires ne se manifestent en réalité qu’ultérieurement et avec décalage quand les partenaires ou sous-traitants installés sur notre territoire commencent à subir par à-coups répétés les baisses d’activités dues à ces départs ou disparitions. Au vu de l’état de délabrement actuel de la France et quand on pense que voici presque dix ans,du 16 au 18 décembre 1999 ,Lionel Jospin,alors Premier ministre , était allé palabrer au Japon devant des journalistes ,des universitaires ou des politiciens lors d’un symposium initié par le journal « Nikkei » ,puis devant le Keidanren ,le Médef japonais ,puisqu’il y a aussi des patrons au Japon, pour leur vanter l’attrait de la France et son modèle ,et que dans son gouvernement on retrouvait ,entre autres, Martine Aubry et Ségolène Royal qui aujourd’hui condamnent mais « comprennent » c’est à dire approuvent les exploits des séquestreurs , espérant sans doute mettre en difficulté le président de la République,le gouvernement et la majorité actuelle, il faut déjà avoir une bonne dose d’inconscience et d’irresponsabilité de la part de ces éminentes dames, qui aspirent l’une ouvertement,l’autre secrètement à la fonction présidentielle. Quant à Martine Lignières-Cassou,la députée maire de Pau,de la même trempe socialiste ,avait-t-elle vraiment conscience de la stupidité de sa démarche qui consistait,lundi dernier, à faire la grève de la faim pour une journée seulement ce qui n‘est pas une performance en la matière,précisément pour protester contre la fermeture de l’usine Acetex,encore des Américains, qui emploie 350 personnes à Pardies ,dans les Pyrénées- Atlantiques. Et s’il n’y avait que les séquestrations de patrons!Faut-il donner d’autres exemples de spécificités françaises,comme les blocages de facultés,les sabotages de voies ferrées ou plus simplement leur occupation dans les gares empêchant les trains de partir,les coupures de gaz ,les rackets aux péages autoroutiers,les fauchages ou arrachages de cultures expérimentales qui se pratiquent à visage découvert au vue de tous... « La France est un territoire attractif » aviez-vous dit ,Monsieur Jospin,aux patrons japonais! Alors :Attractif, attrape-nigauds ou épouvantail? |
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02 mars 2009
Investitures pour les Européennes:parachutages, pleurs et grincements de dents au parti socialiste
| Des pleurs et des grincements de dents...Lamentable spectacle que celui auquel nous venons d’avoir droit avec le parti socialiste pour se faire une idée de la démocratie en France. Martine Aubry qui attribue à ses "amis" socialistes les investitures aux Européennes! Mais c'est comme un paysan en âge de se retirer dans les années cinquante qui "partageait" ses champs morcelés dans un village ,avant que le remembrement n‘y fut réalisé , à tous ses enfants. Heureux héritiers,ceux-ci acceptaient,mais râlaient toujours. -Ce champ là c'est pas de la bonne terre. -Celui -là, c'est loin du village. -Celui-là,il y a un droit de passage,il est toujours broyé (endommagé par des allées et venues de véhicules ou de troupeaux des autres paysans ). -Celui-là, il est trop humide,on peut pas le labourer (les chevaux de trait ou les tracteurs s’y embourbaient). -Celui là, il est trop près du champ d' untel…(à cause d’histoires d’élections municipales). -Celui-là ,c'est tout du « ranchot » ( c’est-à-dire de la pente) ... -Ce clos là ,on peut pas y bâtir une maison…(pas assez large) S’il y avait une réforme urgente,ne coûtant pas un centime au contribuable et qui serait de nature à réconcilier les citoyens avec leurs élus ,ne serait-ce pas celle qui consisterait à empêcher les parachutages en exigeant ,comme condition première d’éligibilité , d’avoir habité pendant toute la durée du mandat précédant l’élection dans une commune faisant partie de la circonscription électorale pour l’élu appelé à REPRESENTER ses concitoyens dans une quelconque assemblée et non pas à usurper leurs suffrages pour décrocher une gentille rente de situation? Belles paroles donc, que celles de Marie-Madeleine Mialot ,vice-présidente socialiste du Conseil Régional du Centre , déclarant au nom de ses camarades locaux, à l’agence Reuters , à propos des ultimes arbitrages de Martine Aubry flanquant dans son territoire un petit nouveau,Henri Weber, venu du Nord Ouest d’où il était député européen « sortant » : « Nous sommes opposés aux parachutages qui mettent en avant des gens qui ne jouissent pas d'un ancrage territorial… » Dans le système électoral actuel ne se fout-on pas un peu de l'électeur,de la démocratie,de l'Europe? Un pari: taux de participation à ce scrutin de juin 2009 : 35% ! |
14:46 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : actualités, france, politique, ps, européennes, aubry
04 février 2009
Cinq milliards d’Euros pour aider Airbus à vendre ses avions
| Dans un entretien au Journal du Dimanche du 16 janvier 2000,il y a un peu plus de neuf ans, Noël Forgeard patron d’Airbus Industrie à l’époque , estimait le potentiel de vente de l’A380 ,avion géant de 800 places assises, à 1200 appareils à l’horizon 2020 et « si tout va bien » la mise en service des premiers exemplaires fabriqués pour le troisième trimestre 2005,sans connaître même la localisation future des deux sites où serait construit cet avion. Mais voilà,nous étions en France,pays de râleurs trouvant toujours au pouvoir des politiciens prêts à n’importe quelle concession pour s’y maintenir. Et que d’embûches pour la société constructrice avant que la production ne se mette en route pour de bon ! -8 mai 2001: premiers soucis que n’auraient jamais eus les concepteurs et réalisateurs d’un tel projet quarante ans plus tôt,des collectifs de riverains organisaient un pique-nique et faisaient signer des pétitions du genre : « L’abus de pouvoirs publics est dangereux pour la forêt » , craignant que la route départementale 17 traversant la vallée de la Save ,près de Toulouse, ne soit transformée en route pour « gros gabarits » .Les problèmes commençaient pour le transport des pièces et équipements prévu pour démarrer fin 2003... -25 juillet 2001: dans « le Monde » ,les Verts ,au pouvoir à ce moment là dans le gouvernement Jospin ,voyaient dans cette affaire de route à grand gabarit « un crime pour la démocratie » ! -23 octobre 2003: le projet se concrétisait progressivement ,fabrication des premières pièces de l’avion ,à Nantes,avion qui avait déjà été commandé à une centaines d’exemplaires. Son vol inaugural était programmé pour fin 2004. -20 mai 2004: alors que les commandes se chiffraient à 129 unités,la compagnie anglaise Virgin,demandait un délai de livraison supplémentaire de 18 mois ,au moins ,pour ses six exemplaires commandés,et pour raison de retard dans l’aménagement de pistes à l’aéroport de Los Angeles. -18 janvier 2005: l’A 380 qui n’avait pas encore volé était présenté lors d’une grandiose cérémonie où se retrouvaient quatre chefs d’État. La route à très grand gabarit Langon-Toulouse -240 km- avait pu être réalisée. -27 avril 2005: vol inaugural ,pratiquement sans retard,à quatre mois près quand même, sur le planning initial. -8 août 2005: la compagnie Singapour Airlines se plaignait d’un retard dans la programmation des livraisons,bien que des compensations fussent prévues. -6 avril 2006: blocage non loin de l’arrivée à l’usine d’assemblage, par des étudiants anti-CPE , d’un convoi de pièces pendant près de trois heures ,comme si le constructeur avait besoin de cela en plus de problèmes techniques qui devaient par la suite retarder les livraisons. Les étrangers ,acquéreurs potentiels de ce bel avion, observaient,ce qui peut se comprendre, mais ne disaient rien. -7 novembre 2006: une compagnie américaine annulait une commande de 10 exemplaires au motif qu’il ne lui était pas possible d’attendre deux ans supplémentaires pour être livrée. Elle se tournait vers Boeing. -28 février 2007 : Après plusieurs changements de têtes à la direction d’Airbus,un plan de restructuration ,manie de tout nouveau dirigeant d’une entreprise venu de l’extérieur, prévoyait 10.000 suppressions d’emplois sur 57.000,mais sans licenciements secs. S’en suivaient des grèves… qui rappelaient gentiment aux acheteurs potentiels que l’A 380 Airbus était fabriqué en France. -15 octobre 2007: Singapore Airlines obtenait enfin livraison de son premier A 380 , avec 18 mois de retard sur le calendrier initial. Le bel avion ferait son premier vol commercial dix jours plus tard. Fin août 2008 : 198 commandes fermes enregistrées. Sur fond de sommets atteints par le prix du baril de pétrole,et de baisse du dollar, par conséquent concurrence plus sérieuse de Boeing , plus pénalités pour retards de livraisons ,entre autres, débouchaient sur de graves problèmes de trésorerie pour l’avionneur de Toulouse. Les compagnies acheteuses d’avions ont aussi commencé à souffrir de ces problèmes,par suite de la crise financière. Des banques vont les aider et ,pour cela,doivent recevoir prochainement de l’État, 5 milliards d’Euros , en dépannage . Si tout va bien, une quarantaine d’A 380 auront été livrés à la fin de cette année. Mais combien d’avions de ce type , en plus, auraient été commandés ,livrés et payés avant la crise financière ,sans les problèmes exposés plus haut, sans le garrot des 35 heures ,ce qui aurait à coup sûr, évité une telle aide? Ça n’aurait pas créé du pouvoir d’achat cela,en salaires supplémentaires versés ? Personne n’a posé cette question à Martine Aubry,quand elle a présenté le 21 janvier dernier son plan de relance .Évidemment,comme toujours. Avec la « crise » ,les 1.200 A 380 espérés par Noël Forgeard le 16 janvier 2000 pour l’horizon 2020 risquent fort de devenir un mauvais rêve. Faut-il prendre rendez-vous,en espérant que l’aéronautique française n’aura pas,d’ici là , fini comme la sidérurgie ? Associations contre…, coordinations pour…, écologistes, grévistes,problèmes techniques à ne jamais écarter ,rivalités de carriéristes pour les places les plus lucratives …c’est la France telle que les étrangers qui font des affaires commerciales avec elle apprennent à la connaître à leurs dépens. Une France qui doit payer aujourd’hui les erreurs faites il y a dix ans par nos bons socialistes. |
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