22 septembre 2009

Le sommet de Pittsburgh et l‘affaire des bonus

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Les chefs d’États des 20 pays les plus industrialisés et émergents (G20) qui,à Pittsburgh (États-unis) ce jeudi 25 septembre, vont essayer,ou,pourquoi ne pas le dire, faire semblant d’essayer, devant leurs opinions publiques pas très contentes, de tempérer la voracité des traders , savent-ils combien il y a de ces gens là ,dans leur propre pays et dans le monde?
Ont-ils compris et pourraient-ils expliquer ce en quoi consiste le métier de trader ,ce qu‘il sous-entend comme genre d’activité économique ,ce que ces messieurs costumés dernier cri « tradent » et quelle valeur ajoutée ils apportent à l’économie mondiale?

Ces « grands »  chefs d‘État vont-ils essayer de comprendre pourquoi ne le serait pas dans la sphère financière ce qui est possible par exemple au niveau du secteur du bâtiment et des travaux publics par le biais de l’immigration ou de la libre circulation des travailleurs en tous domaines,et donc pas seulement dans la plomberie, puisque tout le monde a entendu parler des fameux plombiers polonais ?
Nicolas Sarkozy tiendra-t-il compte du fait que dans son propre pays,comme je l’ai rappelé dans ma dernière note ,citant un chiffre avancé par l’AFIJ, 62 % des diplômés de 2008 n’avaient pas encore trouvé de travail au 1er avril 2009,et que dans les 38% qui avaient décroché un « boulot » ,une bonne partie devaient se contenter de salaires modestes en regard de l‘investissement en études et temps engagé pour y parvenir ?
Ces chefs de seulement 10% des États que notre planète compte ont-ils réalisé qu’il y a quelque chose de surprenant à constater que les banques versent à certains de leurs personnels ,en guise de primes, des montants sans commune mesure avec les salaires d’usage dans les entreprises non seulement de production de biens de poids modeste peu encombrants donc facilement et rapidement transportables,mais aussi dans celles qui fournissent des services dont les plus connues du grand public sont les « assistances en ligne », qui délocalisent dès qu’elles en ont l’opportunité dans les pays où la main d’oeuvre est moins chère,mais surtout où la paperasse administrative est moins pesante,les normes moins contraignantes ?
Se sont-ils posé des questions pour savoir d’où proviennent les « gains » fabuleux que ces traders réalisent pour le compte des établissements qui les emploient,et savent-ils que ce que perdent les uns n’est jamais que partie de ce que gagnent les autres?
Ont-ils cherché à savoir ce que les heureux bénéficiaires font de ces bonus faramineux,dont certains et rien que pour une seule banque française , pour donner un exemple, représenteraient un montant à peu près équivalent à ce que va coûter aux contribuables la taxe RSA de Martin Hirsch,censée remettre au travail 3,8 millions d’ exclus « dé-s -insérés » ou de travailleurs pauvres ?

Dans l’affaire Madoff,les juges américains n’ont pas été très curieux pour essayer de savoir où était parti le plus gros des sommes escroquées ,beaucoup d‘observateurs en ont convenu . Normal ??? Serait-ce idiot,dès lors , d’envisager qu’une partie des bonus des traders,qui ,dans une telle configuration ne seraient que des prête noms , ne puisse pas ne pas prendre , par hasard,toutefois sous une forme plus civilisée ,plus sournoise,plus policée , les mêmes destinations ,désormais privées d’une bonne et généreuse source après la mise hors d’état de nuire du funeste escroc ?

Certaines banques françaises et non des moindres étaient,paraît-il en grande difficulté avant les aides d’urgence de l’État de l’an dernier,aides qui viennent d‘être prorogées pour une année tout récemment,malgré un assainissement avoué,mais et de ce fait ,en définitive, plus que douteux . Comment ces difficultés peuvent-t-elles s’admettre quand nous comparons,en lisant dans le mini fascicule « Conditions Tarifs » distribué par les banques à leur clientèle , le taux d'intérêt donné à un petit retraité qui confie ses disponibiltés à sa banque sous forme de dépôt en compte courant et celui pris à un chercheur d’emploi qui est forcé de recourir à un découvert temporaire ? De tels écarts de pourcentage n’ont jamais été observés dans l’histoire de la banque,tout au moins en France,encore est-il heureux qu‘il y ait une loi sur l‘usure. Sans compter toutes les commissions prises à propos de tout et de rien à la moindre occasion.

Sur un autre plan,ne pourrions nous pas nous attendre à ce que les banques ,qui ont toutes leur propre centre de formation « maison » ,puissent former davantage de traders que le marché n’en demande,seulement pour faire baisser le niveau de leurs prétentions ?
L’argument invoqué si souvent pour justifier ces extravagances et selon lequel la crainte de voir partir chez un concurrent un « bon élément » parce que les bonus y sont plus élevés peut-il encore tenir la route pour quiconque un peu sensé soit-il pense à tous les rachats de banques en difficultés par les plus valides (ou les moins bancales) d'entre elles depuis un an,fusions ou rapprochements qui ont libéré sur le marché ou peut-être mis sur la paille nombreux de ces espèces rares?
Il ne viendrait donc à l’idée d’aucun banquier de répondre,tout en lui présentant une feuille blanche 21-29,7 , à un trader manifestant une gourmandise par trop exagérée , qu’il peut partir même sans préavis et sans indemnité, et de lui faire remarquer qu’il sera heureux d’embaucher pour un salaire moins élevé celui qui ,par le fait de remplacements en chaine dans plusieurs établissements, se sera retrouvé disponible avec des prétentions plus raisonables ?

Toutes ces considérations n’ amènent-elles pas, finalement ,à poser la question de savoir si le niveau des bonus des traders doit être l’affaire des chefs d’États et pourquoi dans le cas contraire,tant qu’à faire ,ne pas y ajouter aussi les salaires des informaticiens de Redmond , de Silicon Valley ,des footballeurs, des vedettes de la télévision ou autres nomenklaturistes d‘un "simili" système socialiste faussement appelé libéral ?

21 janvier 2009

Quand les banquiers jouissaient de la plus grande considération

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Nicolas Sarkozy a reçu hier en fin d’après midi les patrons des banques qui vont bénéficier à nouveau de l’aide de l’État.

Né en 1955,Nicolas Sarkozy avait trois ans quand fut imprimée et distribuée par l‘une des plus grandes banques de l‘époque, à l’adresse des jeunes gens et jeunes filles qui terminaient leurs études et qui s’interrogeaient sur le choix d’une carrière,une petite brochure de 8 pages intitulée « Le choix d’un Métier:LA BANQUE » .

Intéressant le passage d’introduction reproduit ci-dessous et qui y figure page 1,expliquant pourquoi le « métier de la banque,parce qu’il nécessite des contacts constants avec toutes les activités économiques du pays,est susceptible à de nombreux titres de retenir l’attention des jeunes dont la personnalité ne demande qu’à s’affirmer… »

 
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A cette époque,une époque de travail et de progression continue de notre niveau de vie,la pratique égalait la théorie.

Question : Que reste-t-il,aujourd’hui ,un demi siècle plus tard ,de cette « considération » et à qui la faute s’il y a lieu d’ admettre que le « sérieux » n’est plus tellement de mise ou ,tout au moins, que de plus en plus de nos compatriotes ont des doutes à son sujet ?

En 1958 lorsque cette brochure fut éditée,un employé de banque, quelque fut son rang , pris à jouer au tiercé,à jouer au casino ou même seulement à y être vu, pouvait,dans certains établissements bancaires, être licencié sans ménagement,parce que l’expérience avait maintes fois prouvé que de tels individus ,à la merci de dettes de jeu inavouées, seraient amenés à détourner des sommes d’argent au détriment de leur employeur pour « s’en sortir ».Copinage ou familiarité entre directeurs de banque et clients étaient très fortement déconseillés.Parce que ça finissait toujours mal.

Les temps ont bien changé !