20 mai 2008

A propos des commentaires adressés sur ce blog

Pour le respect dû à mes visiteurs,je crois utile de préciser que seuls les commentaires ayant un rapport direct avec le sujet traité dans la note via laquelle ils auront été adressés resteront publiés .
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Les internautes ,et ceux parmi eux qui adressent habituellement des commentaires sur les blogs qu’ils visitent n’étant pas sans savoir qu’un simple clic sur leur nom permet d’atteindre leur propre blog ou site,il n’y a donc pas lieu qu’ils écrivent expressément l’adresse de leur blog ou site dans le corps de texte du commentaire.
Pour ce blog ,l’auteur d’un commentaire satisfaisant à la ligne de conduite ainsi définie et qui souhaite offrir à mes visiteurs la possibilité de se rendre sur le sien,n’a seulement qu’à mentionner son adresse dans la case prévue à cet effet de la fenêtre de composition et d’expédition du commentaire.

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12 avril 2008

Un voyage au Japon inutile pour François Fillon?

Du 16 au 19 décembre 1999,il y a donc un peu plus de huit ans,Lionel Jospin, Premier ministre, s’était rendu au Japon avec son épouse Sylviane et trois membres de son gouvernement,Claude Allègre ministre de l’Education nationale,Charles Josselin ministre de la Coopération et François Huwart en charge du Commerce extérieur.
C’était six mois avant que la France prenne la présidence de l’Union Européenne le 1 juillet 2000 et pour une durée de six mois.L’accompagnaient également lors de ce voyage une brochette de grands patrons,Louis Schweitzer (Renault), Anne Lauvergeon (Cogéma ) ,Thierry Breton ( Thomson-Multimédia) ,entre autres.

Sur place,Lionel Jospin prononça un beau discours sur la mondialisation devant des journalistes,des universitaires et des politiciens, en tant qu’invité à un symposium organisé par le journal Nikkei.Il fut également reçu par l’empereur Akihito.Il eut un entretien avec son homologue japonais de l’époque, Keizo Obuchi.Jusque là rien à dire.Mais, surtout,ce voyage lui donna l'occasion de vanter l’attrait de la France et son modèle aux investisseurs potentiels japonais.
Il fallait de sa part et à l’époque beaucoup de courage voire d'audace pour dire aux japonais de venir investir en France quand nos entreprises se précipitaient pour délocaliser certaines de leurs activités de production ou fuyaient tout bonnement l’hexagone,alors que l’euro ne cessait de dégringoler ,et que les 35 heures allaient être mises en application dans les grandes entreprises même pas un mois plus tard. Combien d’entreprises japonaises importantes ont investi en France depuis cette date?Aucune!
Sur le moment, en France,personne n'avait bronché dans nos médias plus serviles que jamais.

Hier et aujourd’hui,François Fillon,notre actuel Premier ministre est aussi en voyage au Japon.Il y est allé accompagné de son épouse Pénélope, de ministres ,et de patrons français également,dont Anne Lauvergeon.Devant des patrons japonais il a aussi vanté la France,désireuse de “devenir un pays où il fera bon investir et développer ses affaires”,cette France ,qui dans trois mois assurera la présidence de l’Union Européenne pour six mois,comme en 2000.Cette France dont il déclarait pas plus tard que le 21 septembre dernier à Calvi , en Corse, qu'elle était un "Etat en situation de faillite sur le plan financier..." On constate donc une similitude entre les deux voyages effectués à 8 ans d’intervalle pratiquement dans les mêmes intentions:promouvoir la France.
Valérie Pécresse ,de sa suite, qui a fait des études au Japon dans son jeune âge et qu’on ne présente plus, a rappelé de son coté que pour les Japonais “la France est encore trop souvent associée à la cuisine,à la mode,et pas aux sciences...” Cela est peut-être vrai pour les japonais “lambda” ,sur place.C'est aussi ce que tout le monde répète dans notre pays.
Mais,moi,j’ai une autre idée de ce que pensent de la “Flance” les Japonais d’âge mûr,les décideurs.

En 1974,en voyage au Japon avec un groupe d’une douzaine d’autres Français,le hasard aura voulu que, sur place, notre jeune accompagnatrice fort sympathique connaissait très bien la France pour y avoir vécu deux années à Paris.Autant dire qu’entre elle et nous le courant est très vite passé.Tout juste arrivé à Tokyo Haneda,et à peine installé à ma place dans l’avion de lignes intérieures qui devait nous emener de Tokyo à Osaka elle se retrouva à coté de moi où il y avait une place disponible.Puis aussitôt,bien que je fus fatigué du voyage et du décalage horaire ,elle se mit à me questionner.Elle désirait savoir ce que je faisais dans la vie, où j’habitais , en France, à Paris,non seulement l’arrondissement,mais le quartier et même la rue! Non,elle ne faisait pas partie des services secrets japonais. Elle et son mari avaient habité,pendant deux ans entre 1966 et 1968 , à trois cents mètres de mon domicile parisien de l’époque.Lui était jeune banquier bardé de diplômes,venu en stage -chose assez rare à l’époque- successivement dans trois établissements financiers français.Elle ,par contre,ne travaillait pas.Ayant acquis une “Dauphine” ,ils avaient passé beaucoup de leurs week-ends à sillonner la France en long et en large.Elle était donc une guide idéale pour nous expliquer tout ce qui pouvait nous émouvoir ou choquer,avec une grande sincérité et nous faire ressentir les points de différence avec notre pays qu’elle avait appris à bien connaître.
Quelle vision avait-elle de la France ? Réponse toute simple et franche : le pays des “glèves” et des vacances!
Si aujourd’hui,elle est encore en vie,ce que je souhaite, et qu’elle regarde la télévision dans son pays,que peut-elle y voir ?
Les manifestations de lycéens à Paris !
Et quelle peut bien être sa réaction ?
"Ces “flançais” ne "changelont" jamais!"
De leur coté,que vont penser les patrons japonais de nos Premiers ministres,de gauche ou de droite, puisqu’ils auront connu les deux variétés ?
"En huit ans,aucune amélioration!Toujours aussi naïfs!"

09 avril 2008

Mission Betancourt:l’échec prévisible

Comme il fallait s’y attendre, Ingrid Betancourt n’aura été libérée ni pour Noël 2007,ni pour Pâques 2008,et elle ne le sera vraisemblablement pas pour la Trinité prochaine. Désormais, la « mission » comme on l’a appelée, dernière en date du genre, pour récupérer Ingrid Betancourt sera à cataloguer dans des « économies » qui auraient été faciles à réaliser en ces temps de vaches maigres pour les Français.

Le 20 novembre 2007 ,Hugo Chavez,président du Venezuela été reçu à Paris,où son hôte ,Nicolas Sarkozy , aurait aimé le voir arriver sur le sol français avec du concret,plutôt finalement que se contenter de paroles vagues sur une incertaine libération d’un tout petit groupe d'otages sans avoir la confirmation qu‘Ingrid Betancourt en serait. Notoirement connu pour être le correspondant attitré des FARC,mais aussi précieuse aide logistique et financière qui permet aux dirigeants et guérilleros de cette rébellion marxiste,c'est à dire sans scrupules, de se déplacer librement,grâce à des frontières perméables entre leur zone d’implantation en Colombie et le Venezuela et,par la même, le reste du monde en toute impunité,Hugo Chavez,comédien hors pair, devait profiter de ce voyage à Paris pour se faire une bonne publicité à l’adresse de son peuple qui était appelé douze jours plus tard,le 2 décembre 2007, à se prononcer sur une réforme de la constitution de son pays devant lui permettre,rien que cela, d’être président à vie. Malheureusement cela n’aura pas été suffisant et il aura perdu son référendum .

Le 7 avril 2008,ce lundi,c’était au tour de la belle et élégante Cristina Kirchner,présidente d’Argentine ,plus par complaisance dans l’attente de relaisser sa place à son mari en 2011 et pour deux nouveaux mandats que par exigence démocratique, d’être reçue à l’Elysée par notre président. Péroniste de gauche pure et dure,qui ne traverse pas actuellement une période joyeuse dans son pays alors que s'y profile une nouvelle crise économique et sociale,même pas quatre mois après son intronisation pour laquelle notre Premier ministre François FILLON représentait la France,Madame Kirchner fait partie de tous ces chefs d’Etat sud-américains qui n’entretiennent pas des relations très chaleureuses avec le président Alvaro Uribe de Colombie,lui-même bien à droite,ce qui se comprend. Or qui est contre le président colombien ou seulement le critique dans son action alors qu’il a le soutien total de ses compatriotes est forcément pour les FARC. Cristina Kirchner l’a encore prouvé dimanche 6 avril lors de la « marche blanche » organisée à Paris pour la libération des otages des FARC et à laquelle,ce qui pourrait étonner plus d’un diplomate, elle participait , déclarant à cette occasion que ceux qui « doivent faire le plus grand effort sont ceux qui dirigent les autorités démocratiques ».Le « plus grand effort » c’est à dire des concessions sans fins et cela étant sans doute ,dans son esprit, valable aussi bien pour la France que pour la Colombie. Le comble aura été qu’elle soit « très chaleureusement remerciée » le lendemain ,lors d’un déjeuner à l’Elysée, par Nicolas Sarkozy pour sa « participation active » dans le dossier des otages!

Cela pourrait bien devenir une habitude pour tout chef d’État sud-américain en butte à des difficultés intérieures dans son propre pays et plus ou moins proche des FARC de venir redorer son blason à Paris. Aussi,il se pourrait bien que la captivité d’Ingrid Betancourt s’éternise. Il ne nous reste plus qu’à accueillir à bras ouverts Raul Castro,président de Cuba ,qui fait paraît-il de gros efforts pour l’amélioration des conditions d’existence de ses sujets depuis qu‘il a pris la place de son infatigable frère Fidel .Il ferait sans doute un très bon interlocuteur lui aussi auprès des FARC. Pour l’heure l’idée d’un tel voyage est peut-être impensable . Mais ne sait-on jamais?

N’aurait-il pas été possible de faire remettre à plus tard les deux visites évoquées plus haut,en laissant comprendre aux deux chefs d'Etat susceptibles d'obtenir quelque geste des dirigeants des FARC , que c’est toujours mieux vu par un hôte de voir arriver un invité qui a de quoi rendre sa visite hautement justifiée?

Maintenant , en posant le problème d’une autre manière,que se serait-il passé ,dimanche dans la rue et mardi à l’Assemblée Nationale,pour le cas où,au lieu d’envoyer sept à huit cents hommes supplémentaires en Afghanistan,la France avait proposé à la Colombie d’envoyer ces mêmes troupes en soutien logistique à l’armée colombienne,sans participation aux combats et au moins jusqu‘à la libération,saine et sauve, d'Ingrid Betancourt, otage des FARC depuis le 23 février 2002 ?
Les mêmes manifestants que ceux de dimanche auraient-ils manifesté contre une telle décision?
Les députés socialistes et les quelques autres égarés avec eux dans leur démarche auraient-ils voté une motion de censure contre?
Allons savoir!

01 avril 2008

La rapport Attali:la théorie et la pratique

Avril 2008 pointe.Le rapport Attali ,comme prévu,refait surface. Une trentaine de mesures préconisées dans ce rapport ,qui en contient plus de 300,sont actuellement à l’étude dans différents ministères et doivent être reprises dans la prochaine « loi de modernisation de l‘économie ».
On peut alors se demander pourquoi Nicolas Sarkozy et l’UMP qui l’a soutenu lors de l’élection présidentielle de l’an dernier se sont tant échinés à défendre le programme qu’ils avaient concocté si c’est pour voir ce dernier supplanté par un catalogue d’idées ou recommandations dont la mise en application ne risque pas , pour leurs promoteurs, de bousculer leur propre confort matériel ou d’ amputer même modestement leur patrimoine.
Plutôt que de faire appliquer les recommandations de ce rapport Attali par des gens qui ne l’ont ni conçu ni rédigé voire sans doute pas lu entièrement ,et avant de s’engager dans cette aventure, le gouvernement Fillon ne serait-il pas mieux inspiré de confier à Jacques Attali lui-même,ou au jugé par ce dernier comme étant le plus qualifié des 42 membres éminents de la Commission qu’il a présidée ,de prouver l’efficacité des mesures qu’ils ont collectivement préconisées sur un cas bien concret et très actuel : la résolution du problème qui se pose pour l’aciérie de Gandrange,en Moselle, bien partie pour devenir une friche industrielle ,comme il y en a tant qui encombrent désormais le sol français?
Après,et seulement en cas de réussite avérée ,ce qui ne sera vérifié que dans cinq ou six ans,l’équipe qui aura succédé au tandem Sarkozy -Fillon pourra peut-être reprendre ce rapport comme base de travail,sans risque de provoquer ni grèves ni dégâts tant collatéraux qu’électoraux.
Il y a dans notre pays des problèmes ,que je ne puis énumérer ici aujourd’hui pour ne pas être trop long,qui attendent leur solution depuis plusieurs décennies. Alors patienter encore cinq ou six ans de plus,si c’est pour déboucher enfin sur du solide qui ne soit pas chroniquement remis en cause,pourquoi pas?

29 mars 2008

Élections municipales et cantonales:François Hollande peut-il pavoiser?

Les municipales et cantonales « cru 2008 » auront été caractérisées par un fort taux d’abstention, tant lors du premier tour le 9 mars ( 33,46% pour l’ensemble des communes) que du second le 16 mars (34,80% pour l’ensemble des communes ) ,un taux inhabituel pour ce type d’élections servant à désigner les élus les plus proches qu‘il soit parmi l‘ensemble des quelques 500.000 que la France compte,toutes variétés confondues.
D’après les indications fournies par le Ministère de l’Intérieur,dont les services ont également calculé les taux de l’abstention en distinguant les communes selon qu’elles avaient plus ou moins de 3.500 habitants,par conséquent soumises à des modes de scrutin différents,ce taux aura été de 37,87% dans la première catégorie contre 27,38% dans la seconde ,soit un écart de 10% .Au second tour l’écart se sera creusé à 14,5% ( 38,93% contre 24,5%) .L’enthousiasme n’aura donc pas été au rendez-vous ,surtout dans les communes de plus de 3500 habitants où les électeurs avaient à choisir des candidats regroupés sur des listes compactes , à prendre ou à laisser,ainsi le voulant le système à la proportionnelle en vigueur,et reflétant en principe les clivages gauche-droite, ce qui aura tourné à l’avantage de la gauche indéniablement,la politisation de ces élections y ayant été pour beaucoup bien qu’elle fût une absurdité, la droite tout autant que la gauche l‘ayant souhaité et voulu.
Par contre les appels à la mobilisation de part et d’autre pour le second tour seront restés vains et cela aura mis en évidence une rétivité de certaines catégories d’électeurs,qui s’étaient pourtant massivement déplacés dix mois plus tôt lors de l’élection présidentielle. Le phénomène mériterait qu’on s’y arrête,et ,dans l’intérêt d’un meilleur fonctionnement de la démocratie,des réformes dans ce domaine ne seraient peut-être pas à écarter. On aura ainsi noté ,à droite,les échecs de ministres ayant retenu toute l’attention des médias,quand un autre éminent personnage -Alain Juppé - éliminé du gouvernement pour avoir été battu aux législatives de juin dernier,s’est retrouvé vainqueur à Bordeaux. Problème de cumul des mandats,sans aucun doute.
A cela s’est ajouté le jeu trouble de François Bayrou,donnant un coup à droite ,un coup à gauche ,sans que ses partisans sachent vraiment pourquoi, dans le cadre d’une action suicidaire ,s’il en est,qui devrait mettre un terme à sa carrière politique,moins d’un an après son joli score des présidentielles de l’an dernier. C’est cela le jeu de la politique.

Pour autant,François Hollande,encore premier secrétaire du Parti Socialiste est-il autorisé à pavoiser et à prétendre qu’il y a désormais dans notre pays une nouvelle donne ? Ce n’est pas si sûr que cela pour qui se souvient qu’il y a deux mois et demi ,dans le journal « Libération » du 15 janvier 2008 , Michel Rocard , personnage politique fort avisé et toujours respecté à gauche comme à droite, écrivait entre autres, ceci : « Le Parti socialiste est en très mauvaise santé, en fait en quasi-paralysie, et cela depuis longtemps, nous le savons tous. Le traitement que l’on fait de cette situation dépend bien sûr du diagnostic. Et le diagnostic, c’est que la crise était latente depuis longtemps, s’est lourdement aggravée sous le mandat de François Hollande, et ne doit pas grand-chose à son départ. Elle est due pour l’essentiel au fait que le PS n’est plus capable de tenir un discours cohérent. »
Rien n’a évolué depuis et du reste cette analyse était tout à fait conforme aux enseignements d’un sondage CSA/Valeurs Actuelles publié le 4 janvier 2008 et selon lequel ,pour 56% des Français,les interventions et prises de position du PS allaient « plutôt dans le mauvais sens » .
De plus,le 18 janvier ,c’est à dire trois jours après cet avertissement de Michel Rocard , Kader Arif,secrétaire national chargé des fédérations déclarait à l’agence Reuters que le Parti Socialiste avait perdu entre 40.000 et 60.000 adhérents sur les 218.000 qu’il comptait au moment de la primaire interne pour la Présidentielle en novembre 2006 qui avait mis en piste Ségolène Royal pour l‘élection présidentielle. Ces adeptes de la chaise vide dans les sections du Parti Socialiste étant essentiellement des adhérents à 20 Euros,ajoutait-il.

Et puis il y a eu le reste,tout le reste:
-baisse du moral des ménages à un niveau jamais atteint.
-suppression annoncée de 11.000 postes dans l’Éducation Nationale entraînant grogne et grèves qui menacent de se prolonger ,
-fermetures ici ou là de petits tribunaux de province,
-fermetures et délocalisations d’usines,
-appel tapageur à la « vigilance républicaine » de « Marianne » totalement infondé et auquel,un comble, avaient souscrit même des politiciens de droite,
-laïcité annoncée comme étant en péril,
-initiatives déroutantes du Président Sarkozy s’ajoutant à la pipolisation déraisonnée de sa vie privée (affaire du SMS) et annonce qu’il tiendrait compte des résultats valant un bel encouragement à ses opposants ,
-bisbilles à Neuilly-sur-Seine ville dont il fut longtemps le maire ,
-perspective d’un plan d’austérité juste après ces élections agitée comme un épouvantail toujours par les mêmes ,
-rapport Attali sur la modernisation créant l‘effervescence dans de nombreux secteurs,taxis,pharmacies...
-rapport Pochard sur l’Education Nationale et le métier d‘enseignant...
en résumé,un tout contribuant à faire régner un climat exécrable...

Paradoxalement ,discrètement,pendant ce temps, la cote du Premier ministre dans les sondages a continué à monter. Une majorité de Français souhaitent son maintien au gouvernement ,et surenchérissent même espérant que les réformes aillent plus vite. Il ne restera qu’à vérifier dans les quatre mois qui viennent,qu’ils ne changent pas d’avis.
Pour l’instant ,avec le harcèlement prévisible qu’il va subir sur le front social avec la réforme des retraites qui n’en finit jamais ,avec les commémorations du quarantième anniversaire de Mai 68,avec la hausse continue apparemment sans limite du prix du pétrole engendrant l’inflation et la baisse du pouvoir d’achat ce n’est pas gagné d’avance,surtout si,après un hiver tardif,les beaux jours arrivent ,incitant à prendre l’air dans la rue.

Opinion des salariés à l‘égard des organisations syndicales :un sondage douteux

Un sondage assez détaillé réalisé entre le 8 et 23 février 2008 par l’institut BVA pour « L’Express » et rendu public ce jeudi 27 mars nous apprend que 61% des salariés ont une « bonne opinion  à l’égard des organisations syndicales en général » , mais que le pourcentage des salariés syndiqués n’est actuellement que de 13%!

13%, n’est-ce pas dérisoire quand on sait que les cotisations payées par les adhérents sont déductibles des impôts,et que ces 13% doivent, de plus , se répartir entre une bonne demi-douzaine de syndicats distincts présents dans les entreprises ,offrant ainsi un choix qui devrait,pour le moins, permettre à tout salarié d’y trouver son bonheur ?

Cela fait tout de même 48 % de salariés favorablement disposés qui ne perçoivent apparemment pas l’intérêt de franchir le pas de l’adhésion ,ce qui est énorme si le chiffre de 61% est réalité. Or,sur ce dernier point, rien n’est moins sûr puisque dans ce même sondage,il nous est également annoncé que « 45% des salariés disent avoir voté aux dernières élections prud’homales » ,un taux sujet à caution qui ,s’il ne peut mettre en doute l’honnêteté des sondeurs et la fiabilité de leurs méthodes,laisse supposer que ces derniers n’ont pas fait preuve de grande vigilance en ne vérifiant pas ,pour la comparaison entre les « dires » des sondés et la vérité, que lors des « dernières élections prud’homales » qui se sont déroulées le 11 décembre 2002 dans toute la France pour y renouveler les 271 conseils des prud‘homes, institués pour trancher les litiges entre employeurs et employés, le taux de participation officiellement annoncé s’est élevé à 32,66% des 16.414.275 inscrits ,ce qui permet de constater que plus de 12% des salariés ont « dit » dans ce sondage avoir voté alors qu’ils ne l’ont pas fait.
Probablement plus que 12% si de ce sondage on retient également que 27% des 18 à 24 ans ont « dit » - lors de l’enquête entre le 8 et 23 février 2008 - avoir voté « aux dernières élections prud’homales » ,c’est à dire le 11 décembre 2002 ,une date qu’ils ignoraient sans doute au moment de l’enquête ,alors que beaucoup appartenant à cette tranche d’âge n’étaient pas encore en âge de travailler comme salariés ! Il y a lieu de noter au passage que pour être électeur aux prud’homales il faut être âgé de 16 ans au minimum et non 18,par conséquent ,et pour cette question il eut été judicieux de ne pas prendre en compte les réponses des moins de 21 ans .Il faudrait encore ajouter que certains salariés, qui travaillaient en 2002 mais ayant pris leur retraite depuis et n’ont de ce fait pu se retrouver dans l’échantillon de « 1422 salariés » , figuraient dans la catégorie des 50 à 65 ans qui ,selon ce sondage ont été 61% à « dire  avoir voté »,contre 45% pour l’ensemble.

Il s’y dégagerait donc de ce sondage comme un problème de fiabilité des réponses et s’il peut y avoir différents degrés d’intensité lorsqu’on apprécie quelque un ou quelque chose,il ne peut y avoir que de l’absolu lorsqu’on accomplit un acte ou qu’on ne l’accomplit pas,surtout s’agissant de voter.
L’intérêt de ce sondage, finalement, ne peut-être que tout relatif.