24 juin 2009
Discours de Versailles,du rêve au cauchemar de la dure réalité
| Très beau discours que celui de notre président à l‘adresse du Parlement français (sénateurs et députés) réuni en Congrès avant-hier,22 juin 2009, à Versailles ! Bien pensé,bien envoyé ,parce que rien n’a été oublié de tout ce qui ne va pas dans notre pays et qui ne demande qu‘à être amélioré. Il y a été question de tout,sans excès ,parfois dans les moindres détails, du port de la burka ,des parachutes dorés, des « gains mirobolants des spéculateurs » ou ,par exemple,mais sans le dire expressément cela étant sans aucun doute sous-entendu , du lycéen qui administre un coup de couteau à sa professeure parce qu’apparemment pas encore « heureux,responsable,considéré » , comme enfin ,et sous entendu également, du paquet de cigarettes vide jeté d’une voiture sur le bas coté de la route ,pour signifier qu’il n’oubliait pas les obsédés de l’environnement ,ceux qui ne mettent jamais les pieds dans nos campagnes et qui voudraient apprendre aux petits oiseaux à siffler ou aux escargots à pondre leurs oeufs à l’endroit idéal pour préserver la biodiversité. Les conseillers de Nicolas Sarkozy ont magnifiquement travaillé ,sauf,sauf... à ce qu’aurait dû leur enseigner le passé plus ou moins récent vécu dans notre beau pays diversifié, qu'ils ne semblent pas avoir envisagé ce que tout cela y provoquerait à coup sûr ... s’il fallait réaliser brutalement l’ensemble de ce qui ressort de ce discours comme souhaitable d’ici la fin du quinquennat présent ou de celui qui suivra s’il est réélu en 2012.Et cette chose oubliée,la plus importante à mon sens ,celle qui aurait pu fournir la réponse à ses « pourquoi » égrainés du genre « Pourquoi le fossé est-il si grand entre nos idéaux et la réalité sociale? Il n’a cessé de se creuser pendant 30 ans. » ,c’est l’évaluation des conséquences prévisibles d’annonces de réformes en milliards d’heures de grèves,en centaines de kilomètres de défilés de manifestants,en dizaines de milliers de nouvelles associations « pour » ou « contre » appelées à se créer,en centaines de cadres séquestrés ou « retenus » dans les administrations ou les entreprises et,last but non least ,en nombre de vestes à prendre lors des prochaines élections par ceux qui l’ont écouté religieusement et l’ont applaudi au bénéfice de ceux ou des amis de ceux qui ,dans le même temps, ont fait la moue sur leur siège ou ont pratiqué la chaise vide. Combien de reculades,en effet, ont du être opérées en catastrophe ,sous la pression de la rue, au cours du second mandat de Jacques Chirac et durant les deux premières années du sien,la plus mémorable restant à ce jour celle sur le CPE (Contrat Première Embauche) abandonné en 2006 ? Rien ne semble avoir été pensé de ce coté là. Nous devrions donc continuer à nous voir proposer des réformes nécessaires pour notre bien ,pour le bien commun,mais mal ficelées,mal annoncées,mal programmées au calendrier sans tenir compte de l’humeur du moment , incomplètes, toutefois annoncées avec la certitude affichée en haut lieu qu’elles se feront envers et contre tout. Et cela tournera toujours mal. Pour ne citer qu’un exemple de ces engagements hasardeux ,dans ce discours de Versailles ,il y en a un dans cette phrase: « Nous ne reculerons pas sur la règle du non remplacement d’un départ sur deux à la retraite dans la fonction publique ». Très bien! Nous avons tous,nous qui faisons nos courses et nous rendons quelquefois dans une perception ,constaté de visu que le rythme et les horaires de travail d’une caissière ,pardon « hôtesse de caisse », de grande surface qui manipule les packs d’eau minérale ou les paquets de lessive, n’a rien de comparable avec ceux d’une caissière ,pardon « fonctionnaire », du Trésor qui manipule chèques et talons de feuilles d‘imposition avec beaucoup ‘d’attention et de vigilance,sans même parler de leurs paies ou avantages sociaux respectifs. La première pourrait facilement en remplacer deux de l’étoffe de la seconde ,d'autant plus qu'il n'est pas certain qu'on puisse dire sans se tromper laquelle des deux est la plus diplômée. Moins de fonctionnaires ! Alors nous devrions payer moins d’impôts,puisque ,selon des estimations,environ 60% de ceux-ci servent à payer les fonctionnaires. Qui souhaiterait mieux? Ainsi dans cette perspective d’un départ sur deux seulement remplacé il paraît selon le journal Les Echos , que près de 34.000 postes de fonctionnaires seront supprimés en 2010,ce qui suppose que 68.000 auront pris leur retraite au cours de la même année,sans dire lesquels ne seront pas remplacés et pourquoi ils ne le seront pas,sans rappeler simultanément le total des effectifs de la fonction publique (plus de 5.500.000) et sans dire le pourcentage des non remplacés ( 0,60 %) éléments nécessaires pour donner un sens plus honnête à l‘information elle même.Par exemple,quand le gouvernement Jospin,en août 2000,a décidé la suppression de la vignette auto,il eût paru logique qu'on annonce simultanément que tous les postes de fonctionnaires occupés dans le secteur de la distribution des dites vignettes et de la perception de leur produit étaient en conséquence supprimés et personne n'aurait bronché pour de telles suppressions.C'est cela des suppressions de postes clairement motivées,c'est cela aussi,merci Monsieur Fabius, une augmentation du pouvoir d'achat,qu'on le veuille ou non. A défaut d'une telle annonce non motivée l'une des conséquences sera que dans l’esprit des gens une certaine confusion s’installera et suscitera une méfiance grandissante dont tireront bénéfice les agitateurs de toutes sortes et les organisateurs de manifestations .Et le cirque va recommencer en octobre,comme les années précédentes,donc sur ce chapitre encore,toujours pas de fracture en vue. J‘ajouterai qu‘à une telle annonce ,et en corollaire puisque cela devrait aller de soi ,sauf à envisager qu‘un jour le facteur qui nous distribuera notre courrier sera énarque ou polytechnicien,il est déjà au moins un qui est licencié d'Histoire, ce gouvernement devrait ajouter simultanément la décision de réduire de moitié le nombre des admis en première année , d’une manière générale ,de toutes les écoles qui forment de futurs fonctionnaires ,puisque ces écoles forment des jeunes gens destinés,en principe et à défaut d’extension des services publics dans des secteurs particuliers, à remplacer ceux des fonctionnaires qui partent en retraite et qui ont reçu la même formation,il y a trente ou quarante ans . Quant à ceux ,un sur deux,qui sont annuellement remplacés par des élèves sortant de ces écoles et qui n’étaient pas eux-mêmes anciens de ces écoles,leur cas est là pour démontrer que la surabondance des promotions n’était pas une absolue nécessité et que cette idée de les réduire de moitié n’est pas écartable à priori. Mais imagine-t-on le tollé que provoquerait l’annonce d’une telle mesure ou la suppression d’une promotion sur deux à l’ENA, à Polytechnique, ou à l‘ENM (École nationale de la magistrature) ? Or de cela,il ne semble pas qu’il en ait été question. Voir le discours tenant sur douze pages. |
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03 mars 2009
La crise et le train de vie des défenseurs du peuple qui souffre
| Un sujet tout trouvé,si ce n’est pas trop tard, pour le bac 2009 :« Peut-il y avoir du plaisir sans la gêne? ». Citroën « C6 » grand luxe,pour Bernard Thibaut, secrétaire général du « premier syndicat » de France,la CGT ,toujours prompte à défendre les faibles et les bas salaires de ceux qui peinent à boucler leurs fins de mois. Vacances à Marbella,station balnéaire huppée sur la Costa del Sol en Espagne, pour Ségolène Royal qui ,il y a quelques mois, prétendait au poste de première secrétaire du parti socialiste français,le parti des honnêtes gens . Montre de luxe dont le prix représente plusieurs années de SMIC pour un autre dignitaire de ce même parti, Julien Dray ,quoique plus discret sur la scène politique depuis quelques temps. On se prive de rien quand on se dit représentant du peuple qui souffre, à fortiori quand sévit une crise économique,sociale et morale dont on ne peut entrevoir la sortie. Ce serait bien si les médias français étaient aussi disciplinés qu’à Cuba , à Moscou,ou à Pékin. Faut-il les faire se taire? Réponse dans quelques jours,quelques semaines ou quelques mois... Et ces braves gens vont être aux premiers rangs des manifs du 19 mars . |
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19 février 2009
Voie étroite pour Nicolas Sarkozy
| Nicolas Sarkozy s’est adressé hier soir aux Français. Sans cette intervention, nous ignorerions pratiquement tout des nouvelles mesures qu’il a annoncées. Par contre,les médias nous auront rabâché que les syndicalistes sont sortis déçus de l‘Elysée hier après midi. Qui ne l’eût cru? Et, naturellement des sondages vont être réalisés après cet évènement. Ils vont être négatifs pour le président de la République. Cela aussi est joué d’avance. Pour Nicolas Sarkozy,comme pour tout autre président ou présidente qui occuperait sa place,la voie reste très étroite pour agir en quelque domaine que ce soit,à commencer par expliquer à ses concitoyens ce qu’ils vivent actuellement ,comparé au sort de leurs semblables en d’autres pays étrangers. Ainsi ,comment pourrait-il parler de l’augmentation du chômage en Espagne,beaucoup plus forte que dans notre pays ,sans que son homologue espagnol José Luis Zapatero ne prenne la mouche? Ils se voient l’un et l’autre trop souvent lors de sommets, d’abord entre leurs deux pays,ensuite au niveau de l’Europe,enfin au niveau mondial à ces fameux « G » suivis du nombre de « participants » fonction de l’objet de discussion du moment . Ça ne doit donc pas être à lui de le faire,mais personne d’autre ne le fait à sa place. Sur le plan social, comment peut il être convaincant à parler de non renouvellement d’un fonctionnaire sur deux quand il se créée au sein de notre administration ,pas chaque jour mais presque et bien souvent à son initiative, de nouvelles hautes autorités,de nouveaux hauts commissariats ,de nouveaux organes de contrôle,de répression,ou de coordination qui font double,voire triple emploi avec des organismes déjà existants mais n’ayant pas ou ayant mal assumé leur mission? Parce que leurs dirigeants étaient incompétents,ou avaient des états d’âme,en raison de leur positionnement politique. Comment peut-il parler de responsabilité des syndicats français quand certains d’entre eux signent des accords puis reviennent sur leur signature dès que le vent tourne? Leur signature ne valant rien,pourquoi continuer à les recevoir et discuter avec eux,plutôt que de les inviter d’abord à se repenser au lieu de réagir de la manière la moins intelligente possible qui consiste simplement à manifester ou à faire grève davantage,pour se donner une raison à minima d’exister et vivre aux dépens des salariés qui ont bien conscience de ne plus être représentés ,au moins dans la proportion de ceux (75,2%) qui n’ont pas daigné se déplacer pour voter aux dernières prud’homales du 3 décembre 2008? Comment peut-il parler aux gens de base ,les honnêtes citoyens,les électeurs, en leur laissant croire qu’ils ne sont pour rien dans la crise,alors qu’ils revotent trop souvent pour des sortants qui n’ont pas donné satisfaction? Comment peut-il parler des chercheurs autrement qu’en les faisant passer pour des Einstein ou des Lavoisier alors qu’ils ne trouvent rien d’utile au développement de notre économie et qu’ils ne cherchent qu’à causer des ennuis à leur ministre de tutelle,sans doute,et ce n’est pas volé pour elle,parce qu’elle a annoncé beaucoup trop tôt son intention de briguer la présidence de la Région Île de France,se faisant à la fois ,immanquablement ,des inimitiés dans son propre parti ,et naturellement ,en face ,à gauche? Comment peut-il laisser espérer la réussite d’un plan de relance ou de combat contre la crise en éludant le fait qu’un pouvoir régulièrement élu ,c’est à dire démocratiquement, sur un programme d’action gouvernementale, en France,depuis trente ans ,n’a jamais pu le mener à bien intégralement et dans sa mouture initiale sans que le moindre pan de ce programme ,voté par le Parlement, soit édulcoré par des amendements de l’opposition ,des concessions ou des rejets de dispositions par le Conseil Constitutionnel? Quand il n’était pas annulé ou retiré,à posteriori,sous la pression de minorités qui descendent dans la rue,qui bloquent gares,écoles,lycées ou facultés? N’y aurait-il pas là comme un gros problème de démocratie qui ne pourrait se résoudre que par référendum,ou par la dissolution de l‘Assemblée nationale dans les conditions prévues aux article 11 et 12 de la Constitution ? |
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04 février 2009
Cinq milliards d’Euros pour aider Airbus à vendre ses avions
| Dans un entretien au Journal du Dimanche du 16 janvier 2000,il y a un peu plus de neuf ans, Noël Forgeard patron d’Airbus Industrie à l’époque , estimait le potentiel de vente de l’A380 ,avion géant de 800 places assises, à 1200 appareils à l’horizon 2020 et « si tout va bien » la mise en service des premiers exemplaires fabriqués pour le troisième trimestre 2005,sans connaître même la localisation future des deux sites où serait construit cet avion. Mais voilà,nous étions en France,pays de râleurs trouvant toujours au pouvoir des politiciens prêts à n’importe quelle concession pour s’y maintenir. Et que d’embûches pour la société constructrice avant que la production ne se mette en route pour de bon ! -8 mai 2001: premiers soucis que n’auraient jamais eus les concepteurs et réalisateurs d’un tel projet quarante ans plus tôt,des collectifs de riverains organisaient un pique-nique et faisaient signer des pétitions du genre : « L’abus de pouvoirs publics est dangereux pour la forêt » , craignant que la route départementale 17 traversant la vallée de la Save ,près de Toulouse, ne soit transformée en route pour « gros gabarits » .Les problèmes commençaient pour le transport des pièces et équipements prévu pour démarrer fin 2003... -25 juillet 2001: dans « le Monde » ,les Verts ,au pouvoir à ce moment là dans le gouvernement Jospin ,voyaient dans cette affaire de route à grand gabarit « un crime pour la démocratie » ! -23 octobre 2003: le projet se concrétisait progressivement ,fabrication des premières pièces de l’avion ,à Nantes,avion qui avait déjà été commandé à une centaines d’exemplaires. Son vol inaugural était programmé pour fin 2004. -20 mai 2004: alors que les commandes se chiffraient à 129 unités,la compagnie anglaise Virgin,demandait un délai de livraison supplémentaire de 18 mois ,au moins ,pour ses six exemplaires commandés,et pour raison de retard dans l’aménagement de pistes à l’aéroport de Los Angeles. -18 janvier 2005: l’A 380 qui n’avait pas encore volé était présenté lors d’une grandiose cérémonie où se retrouvaient quatre chefs d’État. La route à très grand gabarit Langon-Toulouse -240 km- avait pu être réalisée. -27 avril 2005: vol inaugural ,pratiquement sans retard,à quatre mois près quand même, sur le planning initial. -8 août 2005: la compagnie Singapour Airlines se plaignait d’un retard dans la programmation des livraisons,bien que des compensations fussent prévues. -6 avril 2006: blocage non loin de l’arrivée à l’usine d’assemblage, par des étudiants anti-CPE , d’un convoi de pièces pendant près de trois heures ,comme si le constructeur avait besoin de cela en plus de problèmes techniques qui devaient par la suite retarder les livraisons. Les étrangers ,acquéreurs potentiels de ce bel avion, observaient,ce qui peut se comprendre, mais ne disaient rien. -7 novembre 2006: une compagnie américaine annulait une commande de 10 exemplaires au motif qu’il ne lui était pas possible d’attendre deux ans supplémentaires pour être livrée. Elle se tournait vers Boeing. -28 février 2007 : Après plusieurs changements de têtes à la direction d’Airbus,un plan de restructuration ,manie de tout nouveau dirigeant d’une entreprise venu de l’extérieur, prévoyait 10.000 suppressions d’emplois sur 57.000,mais sans licenciements secs. S’en suivaient des grèves… qui rappelaient gentiment aux acheteurs potentiels que l’A 380 Airbus était fabriqué en France. -15 octobre 2007: Singapore Airlines obtenait enfin livraison de son premier A 380 , avec 18 mois de retard sur le calendrier initial. Le bel avion ferait son premier vol commercial dix jours plus tard. Fin août 2008 : 198 commandes fermes enregistrées. Sur fond de sommets atteints par le prix du baril de pétrole,et de baisse du dollar, par conséquent concurrence plus sérieuse de Boeing , plus pénalités pour retards de livraisons ,entre autres, débouchaient sur de graves problèmes de trésorerie pour l’avionneur de Toulouse. Les compagnies acheteuses d’avions ont aussi commencé à souffrir de ces problèmes,par suite de la crise financière. Des banques vont les aider et ,pour cela,doivent recevoir prochainement de l’État, 5 milliards d’Euros , en dépannage . Si tout va bien, une quarantaine d’A 380 auront été livrés à la fin de cette année. Mais combien d’avions de ce type , en plus, auraient été commandés ,livrés et payés avant la crise financière ,sans les problèmes exposés plus haut, sans le garrot des 35 heures ,ce qui aurait à coup sûr, évité une telle aide? Ça n’aurait pas créé du pouvoir d’achat cela,en salaires supplémentaires versés ? Personne n’a posé cette question à Martine Aubry,quand elle a présenté le 21 janvier dernier son plan de relance .Évidemment,comme toujours. Avec la « crise » ,les 1.200 A 380 espérés par Noël Forgeard le 16 janvier 2000 pour l’horizon 2020 risquent fort de devenir un mauvais rêve. Faut-il prendre rendez-vous,en espérant que l’aéronautique française n’aura pas,d’ici là , fini comme la sidérurgie ? Associations contre…, coordinations pour…, écologistes, grévistes,problèmes techniques à ne jamais écarter ,rivalités de carriéristes pour les places les plus lucratives …c’est la France telle que les étrangers qui font des affaires commerciales avec elle apprennent à la connaître à leurs dépens. Une France qui doit payer aujourd’hui les erreurs faites il y a dix ans par nos bons socialistes. |
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02 février 2009
Les grèves,Nicolas Sarkozy,Jacques Attali , Dominique Strauss-Kahn et les autres
Nicolas Sarkozy ,dont les syndicalistes de notre pays lors de manifestations ou de déclarations colportées par les médias ne manquent jamais de rappeler les sorties,quelquefois surprenantes,il est vrai,avait déclaré le samedi 5 juillet 2008,lors du Conseil National de l’UMP :« Désormais ,lorsqu’il y une grève en France,personne ne s’en aperçoit ». Cette phrase tous les Français s’en sont rappelés. Mais personne ,dans les médias ou les sphères autorisées ,parmi ceux qui se disent « économistes », n’aura noté que le mot « grève » ne figurait pas une seule fois dans le rapport de la Commission pour la Libération de la Croissance Française (CLCF) ,communément appelé « Rapport Attali » ,rapport plus qu’un peu perdu de vue depuis quelques mois,non sans avoir provoqué grogne ,manifestations ou grèves ,dans les milieux professionnels que son auteur souhaitait voir évoluer dans un sens pas toujours heureux ou bénéfique autant pour eux que pour les Français. Ainsi aucune,parmi la quarantaine de personnalités venues de divers horizons et composant cette commission , n’aurait songé à donner le moindre avis sur les grèves en France ou recommander la modération sur ce point coté syndicats de salariés et la pédagogie coté employeurs. Pas mal,n’est-ce pas? Monsieur Attali serait-il donc aussi sourd que notre président ?Ne s’informe-t-il pas,ou alors considèrerait-t-il que l’absence d’ activité productrice de ces gens qui ,jeudi 29 janvier ,ont fait grève, compterait pour zéro dans le chiffre de la croissance française calculée par nos bons statisticiens de l‘INSEE? Pourtant ce sont eux,grévistes ,manifestants, ou leurs ascendants, qui ont élu en 1981 et réélu en 1988 François Mitterrand qui aura fait de Jacques Attali son conseiller particulier,ce qui oblige quand même les gens de gauche soit à le reconnaître comme un des leurs et non des moindres,un des rares « vétérans » qui aient réussi à surpasser l’usure du temps,soit à se résigner à constater qu’il aurait évolué sous la pression des faits et de l’évolution du monde. Parce que les grèves en France ,par leur répétitions kaléidoscopiques , peuvent difficilement être envisagées comme faits négligeables quant à leur incidence sur le volume de la production de biens et de richesses,sauf à envisager qu’elles ne constitueraient qu’un amusement ou un passe temps pour les syndicalistes qui s’échinent à faire croire qu’une « journée d’action » est toujours meilleure que la précédente ou moins bonne que la suivante, et une mauvaise farce pour les productifs qui font vivre le reste de la population. Ce à quoi il faudrait ajouter un phénomène moins perceptible par une grande majorité de nos concitoyens à savoir l’incidence sur le jugement d’investisseurs étrangers , qui , déjà implantés dans notre pays, attendraient la première opportunité pour le fuir,ou qui,pour ceux n’ayant pas encore pris pied dans notre pays mais désireux de consolider leurs positions dans le monde ,hésiteraient ,puis renonceraient à venir créer des emplois chez nous. Ne faudrait-il pas aussi ajouter que Dominique Strauss-Kahn,homme de gauche s’il en est,patron du Fonds Monétaire International ,assez bien aidé par Nicolas Sarkozy quand il lui a fallu obtenir son poste dans cette prestigieuse institution,fait lui aussi l’impasse sur ce mot « grève » chaque fois qu’il lance ses sempiternelles recommandations à l’adresse des responsables gouvernementaux des pays de la planète « mauvais élèves » ,comme on dit, s’agissant de gestion économique ou lorsqu’il annonce plus ou moins régulièrement ,pour la France, des prévisions de croissance toujours inférieures aux précédentes ? Au demeurant,cela fait quinze mois qu’il est devenu patron du FMI,avec l’intention de le réformer pour répondre à un besoin réel d’adaptation à des données économiques qui ne correspondent plus à celles qui prévalaient lors de sa création à Bretton Woods en juillet 1944, on ne voit toujours rien venir,et si cette crise devait se terminer sans les réformes promises,on ne verra plus l’utilité de les engager. Pour revenir à cette journée du 29 janvier, il y avait des employés de banque dans les rues pour manifester contre Nicolas Sarkozy , contre sa manière de gérer cette crise ,c’ était leur droit,mais que pensent ces gens là de l’attitude ou du comportement de leurs collègues ,représentants élus ,siégeant au même titre que leurs PDG dans les conseils d’administration des grandes banques qui viennent ,ou sont en train, de recevoir coup sur coup des milliards et des milliards de l’État,c’est à dire de nous,contribuables? Ces administrateurs ont-ils manifesté ,à un seul moment, leur intention de démissionner de leurs responsabilités? Étaient-ils au courant de ce qui se passait dans « leur » banque ,comme « actionnaires » très modestes toutefois puisque tout petits porteurs ne possédant,par obligation pour être administrateurs de leur entreprise ,que quelques dizaines d’ actions , et étaient-ils d’accord avec leurs présidents respectifs et les autres administrateurs ? Eux, que pensaient-ils de leurs camarades syndiqués qui défilaient jeudi ? Qu’ils avaient raison ou qu’ils avaient tort? Alors que sans l’aide de l’État ,en cas de faillite de leur établissement ,ils se seraient retrouvés à la rue pour de bon. Avons nous vu ou entendu des journalistes leur poser de telles questions? Les ont-ils seulement contactés? Cela fait beaucoup de questions qui restent sans réponses et donc,comme on peut le voir ,la solution de la crise est finalement éminemment plus complexe et implique beaucoup plus de responsables que le commun des mortels ne l’imaginerait . Pour l’instant on ne peut que déplorer un déficit de pédagogie des médias et de tous ceux qui ont pour fonction d’informer dans notre pays mais qui excellent à caresser dans le sens du poil les ignorants,en évitant de les mettre devant leurs responsabilités face aux malheurs qui pourraient leur arriver. |
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27 janvier 2009
De l’argent public pour une presse en crise !
Comment cela est-ce possible ? Nicolas Sarkozy a annoncé vendredi 23 janvier,aux états généraux de la presse , un plan comportant une aide de 600 millions d’Euros destinée à soutenir ce secteur qui emploie 100.000 personnes! C’est la énième aide en faveur d’une corporation râleuse dans notre pays depuis que cette crise se découvre à mesure que l’on tire sur le fil de laine du tricot. Mais là c’est un peu spécial. A-t-on entendu dire de la part de gens de gauche ,de nos bons socialistes ,de bien-pensants ou de syndicats de journalistes , qu’il s’agissait d’une tentative supplémentaire de mainmise sur la presse écrite par Nicolas Sarkozy et l’UMP en la tenant par le porte-monnaie? Non ! Un silence assourdissant quand il s'agit de recevoir quelque argent,même de quelqu'un qu'on déteste. 600 millions d’Euros ! mais c’est la perte reconnue et annoncée par la Caisse Nationale des Caisses d‘Épargne (CNCE) à la suite d‘un « incident » boursier ,début octobre 2008! Cette nouvelle aide tombe bien pour la presse française,juste au moment de cette bien fumeuse histoire mettant aux prises le journal sportif « L’Equipe » ,Laure Manaudou et « sa » sosie! Quelque chose qui ressemblerait vite à un bidonnage. J’avais déjà évoqué le 13 mai 2008 le « problème de la presse » dans ma note intitulée «Les journalistes et le bilan accablant de Nicolas Sarkozy» ,que je conseille de relire. Le communiqué du 8 mai 2008 dont il y est question, est toujours consultable sur le site internet du SNJ,le Syndicat National des Journalistes. Cette note est restée d’actualité,puisque je la terminais ainsi: « Et après ,puisque la crise de la presse ne peut qu’empirer dans ce contexte de médiocrité journalistique,ces gens là viendront appeler au secours pour leur profession et réclamer l’argent des contribuables! » On ne pourra pas,alors ,à ce propos,me reprocher de ne pas avoir anticipé juste. Maintenant,il faudrait peut-être se demander si la queue des quémandeurs d'aide publique est encore longue devant les portes du Palais de l’Élysée qui va finir par faire penser à une boulangerie dans un pays de l’ex-Europe de l’Est au temps du communisme. Et pourquoi en même temps , si les premiers rassasiés ne vont pas rappliquer à nouveau une fois que tout le monde aura été servi,puisque l’habitude est prise! |
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26 janvier 2009
Crise: aide toi et le ciel t’aidera ( 2 )
Avant-hier,samedi 24 janvier, je suis revenu sur le rapport Attali,rendu public il y a tout juste un an, qui comporte 316 propositions , en ciblant la « Décision 110 » préconisant le développement de l’écotourisme et en signalant deux spécificités françaises ,les incendies de véhicules et les grèves fréquentes dans les transports publics - SNCF ,métro, bus, - ,qui l’étaient déjà au moment de la rédaction de ce rapport ,bien que totalement passées sous silence par ses rédacteurs. Je cite à nouveau cette décision,qui n’est pas la seule concernant le tourisme,puisqu’il y en a en tout sept ,portant numéro 107 à 113 , dans le dit rapport ,pour « capter une plus grande part de la croissance mondiale dans ce secteur » ,qui portent notamment sur la qualité des hôtels de province,la promotion publicitaire à l’étranger,les horaires d’ouverture des musées,le tourisme d’affaires et la politique de délivrance des visas. Décision 110 « Développer l’écotourisme. -Insérer dans le label Qualité Tourisme des recommandations concernant la maîtrise des dépenses énergétiques et le respect de l’environnement. -Créer une réelle offre de tourisme de terroir en vantant les spécialités et spécificités régionales,afin de valoriser en même temps les espaces ruraux et les produits agricoles et agroalimentaires. » En fait c’est la décision la plus importante des sept par tout ce qu’elle peut induire. Sans à priori ni préjugés, « l‘offre de tourisme de terroir » , la « valorisation »,et « le respect de l’environnement » ,dans la pratique et dans notre pays cela donne quoi exactement ? Voici une fontaine restaurée pour plaire seulement aux yeux ,comme il y en a dans tout village qui se respecte,dans le cadre de la conservation du « patrimoine » de la France,dite profonde. Pas d’eau potable,ce qu'apprécieraient marcheurs ou cyclistes de passage à la belle saison , pas de toilettes publiques à proximité,pas davantage de places de stationnement pour les automobilistes qui souhaiteraient faire un arrêt. En fait de l’argent public tout bonnement gaspillé puisque dépensé dans un ouvrage sans autre utilité que celle d’avoir fourni l’occasion d'un rince gueule à la population et aux élus locaux des environs le jour de son inauguration ! Il faut avoir une assez bonne vue pour lire cette pancarte,notamment le nom de celui qui a signé les belles paroles… Entrée du village de Lods ,village membre de l’association des 139 « plus beaux villages de France » .Environ 300 habitants,avec,fait assez surprenant à priori, une dizaine de maisons de particuliers flanquées de pancartes d'agences immobilières "A vendre",quand la photo a été prise. Bien noter l’origine du nom de ce village sur un beau panneau explicatif! Bien noter ,une nouvelle fois, l’origine du nom du village sur un panneau explicatif non loin du précédent. Félicitations aux responsables de l'aménagement et de l'entretien de ce site touristique qui n’ont sans doute pas lu ce qui était écrit sur les panneaux qu’ils ont fait installer! Les deux photos ont été prises à une minute d’intervalle,l’une de l’autre. Ici,à deux km du village de Pont-les-Moulins,dans le Doubs,émergeant de buissons verdoyants, un panneau comme on en voit souvent dans une région touristique de montagne en bordure de route,signalant une aire de stationnement,un équipement rudimentaire pour se restaurer chichement ou seulement faire une pose,et ,théoriquement en surplomb, un point de vue dégagé. Les deux tables en plein air les bancs attenants et une poubelle fixe. Equipement minimum,pas de point d'eau potable,ni coin toilettes. Le sentier qui conduit à la table d’observation. Il est conseillé d’éviter de l’emprunter avant midi s’il y a eu une forte rosée à l’aube ou par temps de pluie sans cuissardes ni vêtements de pluie,ou alors il faut attendre que d’autres aient « essuyé » les buissons encombrants mouillés. La table d’orientation .En face, la vue magnifique donnant sur les environs et la vallée doit être imaginée seulement à partir des données de cette table. Avec un escabeau de cinq mètres de hauteur ,qu’il aurait fallu apporter avec soi, la vallée et les villages en contrebas seraient apparus en direct et en temps réel. Nouvelle tentative de découverte du même panorama en début d’automne. Le sentier pour monter à la table d’orientation est envahi par les buissons qui ont poussé durant l’été. La poubelle pas « cramée »,mais,pour cause de taille trop petite, fait seulement acte de présence passive. A quelques mètres des tables ,plus en avant dans cet ancien virage coupé,un endroit bien pratique pour délester un camion de son chargement,puis repartir en oubliant de le recharger. Puisqu’il est impossible d’accéder à la table d’observation à cause des buissons,il faut se contenter de deviner la vallée derrière les branchages qui ont perdu quelques feuilles,depuis la bretelle de détour . Ce ne sont là que quelques exemples. Les touristes étrangers qui passent par cette route ,belges,néerlandais,danois,allemands doivent être ravis de pouvoir faire de si belles photos. S'ils s'arrêtent seulement.Je dis seulement parce qu'ils font le détour,depuis la route,qui ne coûte rien en temps et en km, en vue de faire une halte,ralentissent comme pour stopper , puis accélèrent et reprennent leur route.A deux cents mètres un peu plus loin ,le même point de vue a été aménagé de l'autre coté de la route pour les voyageurs arrivant en sens inverse.La même chose ! Alors ces touristes étrangers peuvent-ils,en constatant cela, espérer trouver dans cette France profonde,des hotels et des restaurants "corrects" ? Il ne faut pas rêver. Supposons que ces touristes rentrés dans leurs pays se trouvent face à une belle affiche publicitaire vantant les merveilles touristiques de la France ,que vont-ils en penser ? Vous avez bien dit,Monsieur Attali ,Jacques de votre prénom, « respect de l’environnement » ! Et,j’ai bien lu aussi ,dans votre rapport, cette phrase : « Mais le nombre de touristes étrangers n’a progressé que de 2,6% entre 2000 et 2006,passant de 77 à 79 millions alors que les prévisions en 2000 envisageaient 100 millions de touristes en 2010. » Qui ,à part les rédacteurs de ce rapport, s'en étonnerait? |
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24 janvier 2009
Crise : aide toi et le ciel t’aidera
23 janvier 2008, Palais de l’Elysée,Paris . Monsieur Jacques Attali à Monsieur Nicolas Sarkozy : « Je ne demande point à Votre Majesté d'adopter mes principes sans les avoir examinés mais, quand elle en aura reconnu la justice et la nécessité, je la supplie d'en maintenir l'exécution avec fermeté, sans se laisser effrayer par des clameurs qu'il est impossible d'éviter ». Réponse de Monsieur Nicolas Sarkozy à Monsieur Jacques Attali : « Je veux dire que j'adhère à l'essentiel de vos conclusions, si certains ont été effrayés par le contenu de vos propositions, moi je les trouve plutôt raisonnables dans l'essentiel ». Un exemple ,parmi les 316 « propositions » contenues dans le « Rapport de la Commission pour la libération de la croissance française ». Décision 110 « Développer l’écotourisme. -Insérer dans le label Qualité Tourisme des recommandations concernant la maîtrise des dépenses énergétiques et le respect de l’environnement. -Créer une réelle offre de tourisme de terroir en vantant les spécialités et spécificités régionales,afin de valoriser en même temps les espaces ruraux et les produits agricoles et agroalimentaires. » De quelles spécificités régionales et aussi françaises s’agit-il ? Pour moi,qui ai ,dans ma vie, accueilli des touristes étrangers à Paris et en Province comme je l’ai été et comme je le suis encore lorsque je voyage à l’étranger ,en voici au moins deux qui ne devaient certainement pas être celles auxquelles pensaient les membres rédacteurs du rapport . 1°) Dans la nuit de la dernière Saint-Sylvestre 1.147 véhicules ont été incendiés en France. Un an plus tôt le chiffre s’était élevé à 878.Une particularité française,ou une « spécificité » ,si on veut pinailler sur les mots ? 2°) Autre particularité française: les grèves répétitives du métro,des bus et accessoirement les sabotages sur les lignes SNCF,bloquant des TGV et leurs milliers d’ « emprunteurs » ,le jour,la nuit, en rase campagne. D’accord,les Français sont habitués au point de ne plus s’en apercevoir. Mais les étrangers qui souhaiteraient visiter notre pays,peuvent-ils adorer? Tout dernièrement le Comité Régional du Tourisme Paris-Ile- de- France vient de signaler dans un communiqué,concernant le tourisme que « la baisse de l’activité s’est généralisée à l’ensemble des départements de la région » ou encore que le mois de décembre a été « le plus mauvais des cinq dernières années ». Depuis une dizaine d’années,dans notre pays, on ne compte plus les milliards d’euros d’aides données à qui en réclame le plus bruyamment. Pourquoi se gêner?Puisque l’État c’est si pratique! Madame Henriette Zoughébi ,présidente du CRT Paris Ile-de-France,estime donc ,en vertu de cette manie ou « jurisprudence » (bien entre guillemets) que « l’intervention publique est plus que jamais nécessaire et urgente » ,car il s’agit d’un secteur d’activité essentiel au pays. Cherchez la crise! La suite ,avec photos, dans ma prochaine note. |
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21 janvier 2009
Quand les banquiers jouissaient de la plus grande considération
Nicolas Sarkozy a reçu hier en fin d’après midi les patrons des banques qui vont bénéficier à nouveau de l’aide de l’État. Né en 1955,Nicolas Sarkozy avait trois ans quand fut imprimée et distribuée par l‘une des plus grandes banques de l‘époque, à l’adresse des jeunes gens et jeunes filles qui terminaient leurs études et qui s’interrogeaient sur le choix d’une carrière,une petite brochure de 8 pages intitulée « Le choix d’un Métier:LA BANQUE » . Intéressant le passage d’introduction reproduit ci-dessous et qui y figure page 1,expliquant pourquoi le « métier de la banque,parce qu’il nécessite des contacts constants avec toutes les activités économiques du pays,est susceptible à de nombreux titres de retenir l’attention des jeunes dont la personnalité ne demande qu’à s’affirmer… »
A cette époque,une époque de travail et de progression continue de notre niveau de vie,la pratique égalait la théorie. Question : Que reste-t-il,aujourd’hui ,un demi siècle plus tard ,de cette « considération » et à qui la faute s’il y a lieu d’ admettre que le « sérieux » n’est plus tellement de mise ou ,tout au moins, que de plus en plus de nos compatriotes ont des doutes à son sujet ? En 1958 lorsque cette brochure fut éditée,un employé de banque, quelque fut son rang , pris à jouer au tiercé,à jouer au casino ou même seulement à y être vu, pouvait,dans certains établissements bancaires, être licencié sans ménagement,parce que l’expérience avait maintes fois prouvé que de tels individus ,à la merci de dettes de jeu inavouées, seraient amenés à détourner des sommes d’argent au détriment de leur employeur pour « s’en sortir ».Copinage ou familiarité entre directeurs de banque et clients étaient très fortement déconseillés.Parce que ça finissait toujours mal. Les temps ont bien changé ! |
10:57 Publié dans Société | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : actualités, france, société, crise, banques
19 janvier 2009
La fin de la crise n’est pas encore pour demain!
| « Qu’attendent ceux qui ont pouvoir de le faire pour remplacer les dirigeants d’entreprises et leurs équipes rapprochées par des gens compétents et sérieux,si possible déjà versés dans la branche d’activité , ayant obtenu des résultats incontestables tout en ayant une bonne connaissance de leur entreprise et des gens qui la font tourner plutôt que,comme cela est devenu tradition, par des « parachutés » venus « d’ailleurs » qui vont passer une bonne partie de leur temps à découvrir et apprendre leur nouveau métier au détriment de l’exercice même de leur responsabilité nouvelle pour être « remis » encore ailleurs quand leur incompétence sera devenue patente? » C’est par cette question que je terminais ma note du 18 août 2008 « Pannes de trains,effondrements et croissance française » et qui reste,plus que jamais , d’actualité. La crise financière qui s’est déclenchée quelques jours après avec la faillite à New York de la banque d’investissement Lehman Brothers annoncée le 15 septembre 2008 n’a fait que la rendre plus urgente à poser pour de bon,parce que,selon moi,elle constitue la clé du dénouement de la crise actuelle qui , plus encore qu’ une crise financière, est une crise de confiance,due à l’absence de sérieux notoire relevée chez un grand nombre de responsables payés comme s’ils l’étaient, mais qui ,en fait, consacrent le maximum de leur énergie à vouloir s’agripper à leurs postes. Cela étant valable autant pour les banquiers que pour les syndicalistes ou les élus de tous échelons,ces « confréries » auxquelles j‘ai déjà consacré plusieurs notes sur ce blog .Je serai amené à y revenir encore puisque rien,hélas, ne bouge et il ne faut surtout pas croire que la baisse du prix du baril de pétrole, même si celui-ci devait se maintenir quelques semestres autour de trente dollars -nous n’en sommes pas encore tout à fait là - ,ne dispensera d’engager de très profondes réformes dans notre pays. Pour aujourd’hui,puisque j’ai pour habitude d’apporter des preuves vérifiables pour conforter mes analyses ou suggestions ,je vais revenir sur ce gymnase de Baume-les Dames qui s’était effondré le 23 avril 2008,il y a tout juste neuf mois, à quatre jours près, et dont je parlais dans ma note du 18 août évoquée plus haut ,parce que c’est là un cas tout à fait symptomatique de l’irresponsabilité et l’inconséquence généralisée constatables dans notre pays .Quiconque passe devant ce sinistre bâtiment public un peu distant du centre de cette ville et de la route nationale qui la traverse entre Besançon et Montbéliard peut apercevoir ce qui est montré sur les deux photos ci-dessous reproduites. Rien ne semble avoir changé,hormis une bâche qui ,apparemment, ne protège pas grand-chose. Et pourtant,ce gymnase était fréquenté par des collégiens jusqu’au jour de la catastrophe et également par des clubs sportifs. Comment font-ils depuis? Ne vont-ils pas ailleurs ? On ne fera croire à personne qu’un autre gymnase en remplacement a pu être construit à proximité dans un délai aussi court . Alors faut-il conclure soit qu’il était superflu ,soit que les autres le suppléant actuellement l’étaient,ou encore étaient sous-utilisés? Vous avez dit,messieurs les syndicalistes de l’Éducation Nationale,messieurs les étudiants ou lycéens ,« manque de moyens » ! Ne serait-ce pas tout simplement mauvaise gestion? Les causes de l’effondrement n’ont pas pu être déterminées sur le moment et,depuis, les 6.000 habitants de cette petite ville ou les riverains n’en savent guère plus . Batailles d’experts,et la suite… comme on peut l’imaginer, les assurances,la municipalité,les constructeurs et leurs sous-traitants .Ces gens là ,s’agissant des fonctions qu’ils occupent , sont-ils de vrais responsables ? Cet été 2008 ,le préfet du Doubs ,préfet de région de Franche-Comté, est venu à quelques centaines de mètres de là inaugurer,en présence d’une foule d’invités et élus comme il sied en de pareilles circonstances, un petit complexe touristique fait de bungalows et de parkings pour camping car , dont la viabilité reste à prouver. Est-il passé devant ce bien triste immeuble ,ou ce qu’il en reste, et qui va probablement pourrir aux intempéries,le gel l‘hiver et la neige,les pluies abondantes au printemps,la chaleur l‘été,en tout cas il ne pouvait pas ignorer,puisque la presse régionale s’était fait l’écho de cette catastrophe. Le parking attenant,comme on le voit sur les photos est inévitablement vide alors qu’il est difficile de trouver une place de parking libre dans la ville ,la fermeture prochaine du « petit » tribunal d’instance ,non loin de la gare SNCF, n’arrangera pas grand-chose de ce coté là. Voilà où s’envolent les ressources fiscales des collectivités locales. Qu’à cela ne tienne,puisqu’il y aura toujours ces bonnes poires de contribuables!
Ci-dessus photo du gymnase au mois d'août 2008
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15:05 Publié dans Société | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : actualités, france, crise, éducation nationale, collectivités territoriales

