11 juin 2009
Européennes:à chacun son tour son heure de gloire
| Paysage politique bouleversé. Défaite ou débandade du PS .Déroute de François Bayrou. Big-bang politique... Daniel qui rit,Martine qui pleure! Bien avant le coup d’éclat des Verts de dimanche dernier et dès le premier scrutin de ce genre pour l’élection des députés européens il y avait eu ,en 1979, celui de l’UDF ,alors au pouvoir, ( 27,61% des suffrages dans un scrutin où le taux de participation avait atteint 61% ) deux ans avant la défaite de Valéry Giscard d’Estaing à la présidentielle de 1981,lequel restant à ce jour ,et depuis cinquante ans qu‘existe la Cinquième république,le seul président à ne pas avoir été réélu après un premier mandat mené à son terme .Il fallait le faire. Il y a eu celui du Front National ,en 1984 (10,95% pour 10 élus) ,parti crée quelques années plus tôt . Puis,celui des Verts d’Antoine Waechter ,en 1989 ( 10,59% pour 9 élus). Celui de Philippe de Villiers , en 1994 ( 12,33% pour 13 élus) ,qui n‘aura pas réédité son exploit à la présidentielle de 1995 ,loin de là,mais qui flanqué de Charles Pasqua aura rebondi en 1999 (13,05% pour 13 élus) devançant la liste menée par Nicolas Sarkozy ( 12,82% pour 12 élus). Enfin celui des Socialistes ,en 2004 (28,89% pour 31 élus) , deux ans après le désastre du 21 avril 2002 avec l’élimination de Lionel Jospin au premier tour de la présidentielle,alors qu’il était donné vainqueur pour le second tour trois mois plus tôt ,dans les sondages. Sur ces élections européennes du 7 juin 2009,tout aura été dit et abondamment commenté sauf que pas un seul institut de sondages n’aura essayé de chercher à connaître les raisons de l’abstention record que j’envisageais dans ma note du 2 mars de cette année,sans,toutefois, que le taux de participation ( 40,65% mais 38,88% d’exprimés ) ne soit descendu à 35% comme je m’étais risqué à le parier,mais peut-être l’avenir dira si je n’en étais qu’à une élection d’avance,puisque ce taux d’abstention a cru depuis 1979,constamment , excepté en 1994,plus ou moins régulièrement. Si le taux de participation du scrutin de dimanche dernier est trop faible pour permettre une quelconque analyse et donner une photographie honnête de la donne électorale actuelle de la France il est toutefois possible par de simples calculs de constater que la gestion de la présidence Européenne de Nicolas Sarkozy,du Ier juillet au 31 décembre 2008, seulement vantée et revendiquée par l’UMP,unique parti politique français le soutenant indéfectiblement, n’aura eu la préférence que de seulement 28% de 39% d’électeurs s‘étant exprimés,soit 11% de Français en âge de voter. Ce qui n’est vraiment pas brillant et ne mérite certainement pas d’être appelé un succès ,à la considération que les sommets et tête à tête auxquels notre président a assisté et pour lesquels il n’aura pas ménagé sa peine ,qu‘ils aient été initiés ou non par lui,avaient été largement médiatisés. Inutile de dire que si cette élection s’était déroulée au scrutin majoritaire à deux tours dans une France découpée en 72 circonscriptions l’UMP ,avec le même pourcentage de voix obtenues (28%) se serait vraisemblablement retrouvée sans aucun élu le soir du 7 juin. Daniel Cohn- Bendit est « eurodéputé » depuis 15 ans. Sa réélection ne changera rien et il n’apportera rien de nouveau ou d’ original.14 élus verts (huit de plus que précédemment ) ,cela ne représente jamais que 2% de l’ensemble du Parlement européen qui en compte 732. Ce n’est donc pas une révolution. Eva Joly est une dame qui aurait gagné en respectabilité si elle avait pu convaincre les citoyens et élus de son pays d’origine,la Norvège ,de rentrer dans l’Union Européenne,avant de venir se présenter en France .La lutte contre la corruption c’est très bien,mais ce fléau ne sévit pas qu’en Europe,il est mondial et vieux comme le monde. Là encore rien d’enthousiasmant. François Bayrou. Il y a l’homme au tracteur et ceux qu’il a mis sur ses listes. Le Parti socialiste. Ses élus locaux,maires,conseillers généraux ou régionaux sont toujours là ,fortement ancrés et majoritaires dans le pays. De plus ils sont fort bien célébrés dans la presse régionale à propos de tout ce qu‘ils font et inaugurent. Alors 17 élus de moins au Parlement européen qu’est-ce que cela peut changer pour les Français ? Toute la classe politique française et les médias ont réagi en fait comme s’il s’agissait d’une élection uniquement franco-française anticipant les prochains rendez-vous électoraux - régionales l’an prochain,puis présidentielle en 2012- alors que dans le Parlement européen ,les élus français ne représenteront même pas 10% des sièges! La parenthèse de ces élections va immédiatement se refermer, et les problèmes nationaux en latence vont resurgir. Si ce n’est déjà fait puisque,pas plus tard qu’hier , la loi HADOPI censée combattre le piratage des oeuvres sur Internet a été censurée par le Conseil Constitutionnel qui avait été saisi par les socialistes. Donc dans une semaine tout sera revenu comme avant .Et tandis que le petit train-train de l’Europe va continuer imperturbablement son manège ,grèves, manifestations,séquestrations vont reprendre de plus belle dans l‘hexagone à la rentrée ,en septembre ou en octobre. Rien à attendre,par conséquent ,en provenance de Strasbourg où siège le Parlement européen. Les utopiques emplois verts rémunérés avec des impôts ou taxes qui restent encore à inventer ne tomberont pas du ciel mais se concrétiseront plutôt sous la forme de concepteurs et d’installateurs de pancartes le long des routes départementales vantant inutilement les vertus de la biodiversité et mieux vaudra ne pas trop compter sur Yannick Jadot ,ancien de Greenpeace France, ou José Bové qu’on ne présente plus, pour empêcher la Corée du Nord de procéder à des tirs de missiles ou l’Iran d’accéder à l’arme nucléaire malgré les injonctions de la communauté internationale. Et l’on reverra l’Union Européenne ,comme par le passé malgré de beaux discours et de médiatisées résolutions , faire la démonstration de sa faiblesse habituelle en de pareilles circonstances. ![]() Ces beaux panneaux qui agrémentent les routes départementales du Doubs |
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29 mai 2009
Européennes:Vincent Peillon ,un parachutage réussi à Marseille
| Devenu Marseillais à la faveur des prochaines européennes du 7 juin,la « capacité à aller sur le terrain » de Vincent Peillon est extraordinaire .Cet homme « ne recule devant rien ».C’est la « première secrétaire » du Parti socialiste , Martine Aubry ,qui l’a affirmé mardi 19 mai devant les élus et les militants socialistes marseillais et des environs ,dont les plus éminents,Patrick le directeur de campagne local qu‘on aime parce qu‘il est « capable de faire des discours » ou de « donner un coup à boire »,Eugène qu‘elle appelle son « cher collègue » parce qu‘il a gagné la communauté urbaine,Michel qui a été un très proche de François Mitterrand et Jean-Noël gardé pour la fin « à tout seigneur,tout honneur » , auront eu droit,à cette occasion, à une bonne couche de pommade chacun à leur tour ,pour mieux digérer la désignation comme tête de liste pour la circonscription Sud-Est, au détriment d’un des leurs, de l’ex-chti député européen sortant et ex-porte-parole de la campagne présidentielle de Ségolène Royal ,une tâche qui lui convenait à merveille quand on sait l’aisance qu’il a devant une assemblée ou face à des contradicteurs , parlant plus souvent qu’à son tour, le baratin étant en politique un précieux atout qui impressionne lorsqu’on l’entend pour la première fois,mais qui ressemble à un plat réchauffé ou à du rabâchage au meeting du lendemain ou de la semaine suivante. Ainsi écouter Martine Aubry le 19 mai à Marseille,c’est déjà savoir par avance ce qu’elle racontera le 27 mai en termes quasi identiques mais pas forcément dans le même ordre chronologique à son auditoire de Rézé près de Nantes,seules les têtes des figurants sur le podium derrière elle changeant . Vincent présenté à Marseille par Martine Aubry comme un homme de terrain! Et comment ! Vincent ,le « défricheur d’idées », a fait du canoë-kayak dans les gorges de l’Ardèche. Mieux,à ce qu’il est même « revenu » à Martine,mais « c’est à vérifier » ,car elle n‘aura pas voulu le croire, tellement cela aura été une difficulté entre elle et lui ,Vincent se sera permis , avec l’écharpe de l’AS Saint Etienne de crier « Allez les verts » contre le LOSC ( le club de football lillois) le 18 avril dernier ,et finalement l‘équipe de Lille a perdu! Catastrophe... . C’est « la seule chose qu’elle a à lui reprocher » ! Ces hauts faits n’ illustrent-ils pas à merveille cette réflexion écrite par Gérard Collomb ,le maire socialiste de Lyon, sur son blog le 1er mars de cette année,au moment même de la constitution des listes par la direction du Parti socialiste : « Je pense que les électeurs seront sans doute surpris de l’intérêt soudain d’un certain nombre de personnalités pour leurs territoires. Ils le seront également de voir qu’un certain nombre d’élus proches d’eux ont été écartés de ces listes ». Si c’est cela représenter les électeurs ,est-il besoin d’aller chercher ailleurs les causes du désintérêt croissant depuis quelques semaines de ceux-ci pour la campagne qui se déroule actuellement et de celui fort probable pour ce scrutin le 7 juin ? |
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12 mai 2009
L’Union Européenne peut-elle être davantage qu’un « service minimum »?
| Samedi dernier, 9 mai 2009 ,c’était la « Journée de l’Europe » . Une journée qui,pour beaucoup de Français , aura ressemblé ni plus ni moins aux autres,les laissant totalement indifférents,sans qu’ils aient pu ressentir la moindre fierté d’ appartenir à l’Union Européenne, cette « grande puissance » -sur le papier seulement- faite d’un rapiéçage de 27 pays d’importance fort inégale où l’on ne compte pas moins de 23 langues pour une population globale avoisinant les 500 millions d’habitants,et qui aspire toujours à s’agrandir,donnant désormais par là même l’impression qu’elle constitue un attrait irrésistible pour les pays économiquement moins évolués,par conséquent à niveau de vie moins élevé,et géographiquement situés à ses confins. Sauf erreur , et pour l’occasion,aucun sondage n’a été réalisé qui aurait pu indiquer combien de nos compatriotes sont à ce jour capables de citer le nom du pays -la République Tchèque- à qui la France a refilé le flambeau le 1er janvier de cette année pour assurer la présidence tournante de cette « nébuleuse » ,ni le nom de son président -Vaclav Klaus- ,encore moins celui de sa capitale -Prague-,sans aller jusqu’à inviter chaque sondé à citer le nombre et les noms des députés européens qu’il a en mémoire parmi les 785 élus qui siègent actuellement à Strasbourg,pour lui éviter la crise de nerfs. Peut-être que les enseignements d’ un tel sondage eussent été trop décevants ,et surtout la preuve que les Français,tout autant que les habitants des autres pays membres,ne semblent guère enthousiastes à l’idée européenne. Aussi ,en considération de ce peu d’enthousiasme confirmé lors de plusieurs référendum qui y ont été organisés à des dates diverses ,notamment au Danemark,aux Pays-Bas,en Irlande (dernier en date 12 juin 2008),et en France (un certain 29 mai 2005) ,où les « Non » l’ont emporté contre les « Oui » qui étaient la réponse espérée par eux,les eurocrates ne devraient pas afficher une grande satisfaction s’agissant de leur oeuvre, étant les derniers à ne pas vouloir reconnaître que « leur » Europe,celle des institutions innombrables et clairsemées dans divers pays membres, n’apporte pas de réponse satisfaisante aux problèmes existentiels -chômage,sécurité,approvisionnement énergétique,environnement - des ressortissants des pays qui la composent,à trop vouloir imposer,au besoin,pour les récalcitrants ,en leur infligeant condamnations ou amendes, des réglementations aussi surprenantes que tatillonnes et ce dans tous les domaines,des mises aux normes coûteuses en investissements pour ceux qui créent de la richesse, des quotas voire des interdictions de production ou de récoltes pas nécessairement justifiés,tout simplement parce que la recherche de débouchés aux productions,hors de l’espace européen n‘a jamais semblé être une priorité. Il reste donc dans beaucoup d’esprits comme l’impression que cette Europe là ne fonctionne pas spontanément comme attendu,mais plus sûrement à coups de bâtons. Et c’est malheureusement ainsi depuis sa création,en 1957 où s’étaient regroupés sous l’appellation de « Marché Commun » seulement six pays membres fondateurs que la proximité géographique et culturelle rendait « associables » ,à savoir l’Allemagne (amputée de sa partie orientale jusqu‘à la chute du Mur de Berlin ) ,la Belgique,la France,l’Italie,le Luxembourg et les Pays-Bas. Cette association était initialement à vocation essentiellement économique. Puis,après quelques années de rodage, il devait s'avérer que l'amélioration escomptée des conditions d'existence des ressortissants des pays «unis» et devant résulter de cette «union» tardait à se réaliser ,surtout que celle constatée n'était pas perçue comme découlant de cette union ou de ce «marché» de 175 millions de consommateurs. Les dirigeants des entreprises de chaque pays pensaient y trouver des débouchés multipliables par le rapport de la population de leur propre pays sur celle du nouvel ensemble,en oubliant ,toutefois, que leurs homologues des pays partenaires caressaient le même espoir,ce qui ne pouvait qu'apporter désillusion et fausser leurs projets de développement. Alors les «partisans et promoteurs» de l'Europe,pères spirituels et aussi, dans une moindre mesure,pères physiques des actuels eurocrates, se résolvaient à faire rentrer dans les esprits qu'une Europe à huit,serait meilleure qu'à six,puis à dix qu'à huit,puis à douze qu'à dix,puis à quinze qu'à douze,puis à 25 qu'à quinze,enfin à 27 qu‘à 25! Si bien qu’aujourd’hui,cinquante-deux ans après, cet ensemble est devenu ingérable,les crises succédant aux crises chaque fois qu’un problème nouveau posé par un seul ou plusieurs pays est à résoudre. Les prochaines élections qui auront lieu le 7 juin ,dans moins de quatre semaines, pour le renouvellement des membres du Parlement européen au terme d’ une campagne électorale qui vient de démarrer timidement et dans un climat de morosité bien compréhensible ,faute d’idées nouvelles et de circonstance en cette période de panne économique généralisée ,dite « crise » , contre laquelle cette Union Européenne armée avec son Euro était censée nous prémunir, devraient nous démontrer que la majeure partie des politiciens qui croient ou font semblant de croire à une Europe génératrice de prospérité ne se seront activés en réalité qu’à demander aux électeurs de leur attribuer des « places » ou,pour les sortants, de les confirmer à ces « places »,plutôt bonnes et aux allures de parachutes dorés par les temps qui courent,s’il faut en croire que pour vingt ou vingt-cinq futurs « heureux » élus,la direction du parti socialiste français aura eu à choisir ,pour garnir ses listes en vue de ce scrutin,parmi plus de 1000 candidatures. Il serait vain de chercher ailleurs les causes du profond désintérêt pour la « chose » européenne de la part des électeurs,amusés accessoirement par les inepties de Daniel Cohn-Bendit qui joue gagnant électoralement en vagabondant au gré des vents, candidat un coup en Allemagne un autre en France .Par ailleurs les plus avisés des électeurs inscrits,mais par forcément votants, se rappelleront qu’il n’ aura pas fallu moins de sept ans à ce mastodonte bureaucratique qu’est l’Union Européenne pour laisser à la France ,et sous conditions,la liberté de décider du taux de la TVA applicable à la restauration,alors que ce secteur d’activité fournit des prestations et services qui ne sont ni exportables ni susceptibles de créer une entrave concurrentielle vis à vis de leurs homologues étrangers ,cette affaire étant strictement française et n’impliquant que les contribuables français par effet de vases communicants, le moins perçu des uns devant être récupéré sur les autres pour l’équilibre final du budget. Alors que dans le même temps , le RSA (revenu de solidarité active) institué récemment par Martin Hirsch nécessitant pour son financement un accroissement ,modeste certes,des prélèvements obligatoires (impôts) n’aura soulevé aucune objection de la part de la Commission de Bruxelles ou d’une quelconque autre instance européenne. Ce qui autorise à envisager l’Union Européenne comme une gardienne du temple plus coulante à l’égard d’un pays quand il élève ses prélèvements que lorsqu’il les baisse. Ainsi, à défaut de s’ imposer elle-même une discipline budgétaire stricte à l’instar de certains pays vertueux ,la France en est arrivée, au fil des décennies, à la situation peu enviable « d’enfer fiscal » ,où ,pour ne citer qu’un exemple,le taux du prélèvement libératoire sur les intérêts de placements d’argent limité initialement à 15% dans ce qui s’appelait alors la CEE -Communauté Economique Européenne- se retrouve à ce jour majoré à hauteur de 18% à quoi se sont ajoutés par petites doses successives , au fil des alternances et des majorités , pas moins de cinq prélèvements complémentaires exceptionnels et portant nom « Contribution de solidarité » (0,30%) , «RDS » (0,50%) ,« RSA » (1,10%) , « Prélèvement social » (2%) ,« CSG » (8,20%) ,ce qui fait un total de 30,10% ! Du social,rien que du social et encore du social! A l’inverse des pays comme la Belgique,le Luxembourg,ou l’Autriche qui sont aussi proches de la France que ce pays n’est éloigné des Caraïbes,se retrouvent sur la « liste grise » des pays présumés ne pas coopérer suffisamment à la lutte contre les « paradis fiscaux » , par le seul fait d’avoir été vertueux question dépenses publiques ,sans avoir jamais eu l’intention d’attirer les fraudeurs d’autres pays. En clair,cela signifie qu’il suffira bientôt de sortir de France pour se retrouver inconsciemment dans un paradis fiscal. |
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05 mars 2009
Rupture ou redoutable machine à perdre toutes les élections pour l’UMP ?
| TVA sociale au menu lors des législatives des 10 et 17 juin 2007 qui ont suivi l’élection de Nicolas Sarkozy à la présidence de la République un mois plus tôt.TVA sociale non servie et dont on n’a même jamais vu la couleur. Mais ...résultats moins bons qu’espérés à l’UMP à ces législatives. Rapport Attali extravagant ,mal expliqué,mal compris, et plan d’austérité prédit par les socialistes juste avant les municipales et cantonales de mars 2008.Rapport Attali passé à la trappe petit à petit ou relégué aux oubliettes avec la crise bancaire. Plan d’austérité resté en veille dans l’imaginaire de nostalgiques du plan Delors de 1983.Mais… déception pour l’UMP aux municipales et cantonales. Perspectives de fermetures de bureaux de poste , de gendarmeries,et des petits tribunaux locaux au moment des sénatoriales :des affaires provoquant l’ émoi maires ruraux. Et…logique recul de l’UMP aux sénatoriales du 21 septembre 2008. Rapport Balladur dévoilé à la veille des élections européennes... Rapport promis à la trappe quoiqu’en dise Nicolas Sarkozy. Martine aux anges. Ségolène au paradis. Tout est bon et tout arrive toujours à point pour que l’UMP prenne une bonne gifle aux européennes dans trois mois. Réforme de la fiscalité locale que les socialistes auront à coeur de faire traîner en longueur et rapport Balladur réchauffé avant les régionales de 2010.Des élus UMP vont retourner leur veste et se joindre au tintamarre des socialistes et de François Bayrou. Et… encore une élection perdue de plus. C’est cela la vraie rupture? Et il y a des socialistes pour dire que l’UMP cherche à reconquérir départements et régions? Le comble de la bêtise,non? |
17:47 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : actualités, france, ump, ps, balladur, politique, européennes
02 mars 2009
Investitures pour les Européennes:parachutages, pleurs et grincements de dents au parti socialiste
| Des pleurs et des grincements de dents...Lamentable spectacle que celui auquel nous venons d’avoir droit avec le parti socialiste pour se faire une idée de la démocratie en France. Martine Aubry qui attribue à ses "amis" socialistes les investitures aux Européennes! Mais c'est comme un paysan en âge de se retirer dans les années cinquante qui "partageait" ses champs morcelés dans un village ,avant que le remembrement n‘y fut réalisé , à tous ses enfants. Heureux héritiers,ceux-ci acceptaient,mais râlaient toujours. -Ce champ là c'est pas de la bonne terre. -Celui -là, c'est loin du village. -Celui-là,il y a un droit de passage,il est toujours broyé (endommagé par des allées et venues de véhicules ou de troupeaux des autres paysans ). -Celui-là, il est trop humide,on peut pas le labourer (les chevaux de trait ou les tracteurs s’y embourbaient). -Celui là, il est trop près du champ d' untel…(à cause d’histoires d’élections municipales). -Celui-là ,c'est tout du « ranchot » ( c’est-à-dire de la pente) ... -Ce clos là ,on peut pas y bâtir une maison…(pas assez large) S’il y avait une réforme urgente,ne coûtant pas un centime au contribuable et qui serait de nature à réconcilier les citoyens avec leurs élus ,ne serait-ce pas celle qui consisterait à empêcher les parachutages en exigeant ,comme condition première d’éligibilité , d’avoir habité pendant toute la durée du mandat précédant l’élection dans une commune faisant partie de la circonscription électorale pour l’élu appelé à REPRESENTER ses concitoyens dans une quelconque assemblée et non pas à usurper leurs suffrages pour décrocher une gentille rente de situation? Belles paroles donc, que celles de Marie-Madeleine Mialot ,vice-présidente socialiste du Conseil Régional du Centre , déclarant au nom de ses camarades locaux, à l’agence Reuters , à propos des ultimes arbitrages de Martine Aubry flanquant dans son territoire un petit nouveau,Henri Weber, venu du Nord Ouest d’où il était député européen « sortant » : « Nous sommes opposés aux parachutages qui mettent en avant des gens qui ne jouissent pas d'un ancrage territorial… » Dans le système électoral actuel ne se fout-on pas un peu de l'électeur,de la démocratie,de l'Europe? Un pari: taux de participation à ce scrutin de juin 2009 : 35% ! |
14:46 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : actualités, france, politique, ps, européennes, aubry


