21 mai 2008

La position du parti socialiste sur l’allongement à 41 ans de la durée de cotisation pour les salariés

Les gens de droite,ceux de l’UMP en fait, ne pourraient-ils pas demander franchement aux socialistes,ou à leur véritable chef s’ils en ont un , s’ils comptent remettre en cause l’allongement de la durée de cotisation des salariés à 41 ans actuellement envisagé (comme prévu dans la loi Fillon de 2003) et s’ils vont inscrire cela noir sur blanc dans leur projet de gouvernement pour autant qu’ils arrivent à en élaborer un qui serait proposé par leur candidat à la présidentielle de 2012 ?

Je viens de relire les deux professions de foi de Ségolène Royal tant pour le premier que pour le second tour de la présidentielle de l‘an dernier « La France Présidente » et j’ai constaté qu’il n’y était nulle part question de revenir sur les dispositions concernant les retraites votées par la droite sous le quinquennat précédent,avec Jacques Chirac, Jean Pierre Raffarin et François Fillon.

Bien sûr ,cette "bravitudienne" dame doit certainement avoir son idée sur le sujet,alors que ne l’interpelle-t-on pas ,elle qui n‘est plus députée ou ceux qui le sont qui l‘ont soutenue ou qui vont la soutenir dans sa tentative de conquérir la direction du Parti socialiste au congrès de Reims en novembre de cette année?

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24 avril 2008

Réforme des institutions ! Petites et grandes illusions (1)

Depuis hier nous sommes rassurés. A moitié,presque. Il y aura une réforme des institutions,c’est promis, mais tout de même pas juré .Le projet de réforme de la Constitution reprenant les conclusions du rapport Balladur a été approuvé en conseil des ministres. Le texte va être soumis à l’examen des députés  le 20 mai et les jours ou semaines qui suivront avant de passer au Sénat en juin. Le Congrès (députés + sénateurs réunis) se tiendra le 7 juillet  à Versailles pour entériner cette audacieuse réforme. Tout cela paraît donc bien ordonné et méticuleusement programmé.
A en croire Luc Chatel ,le porte-parole du gouvernement, ce « sera la plus grande réforme de la Ve République depuis 1958 » .

Qu’est-ce qui va donc bien être amélioré dans nos vies?

Prenons un exemple de changement envisagé :le plafonnement du nombre des membres du gouvernement (ministres ou secrétaires d’état ) !
Là ,je n’ai pu, hier soir, m’empêcher de me rappeler cette conversation qu’à deux ou trois jeunes Français nous avions eue dans un hôtel parisien au début des années 70 avec une professeure retraitée tchécoslovaque qui maîtrisait très bien notre langue,pour avoir vécu quelque temps dans notre pays avant la guerre de 1939-1945 .Elle devait avoir entre 75 et 80 ans,sa venue en France ne posait pas de problème pour l’administration communiste de son pays. C’était donc une personne,par conséquent, à charge pour la collectivité dans son propre pays et une défection de sa part n’aurait pas été considérée comme une trahison,bien au contraire. La discussion fut très libre,d’autant plus qu’elle était seule à pouvoir discuter avec nous,les autres personnes de son groupe étant remontées dans leurs chambres. Ce point est important quand on songe que dans un pays voisin de la Tchécoslovaquie,en Allemagne de l’Est , communiste à l’époque, une personne sur quatre était plus ou moins liée à la STASI,la sinistre police politique . A la question : « Vous qui avez connu la Tchécoslovaquie « capitaliste » avant 1939 ,quelle différence avez vous constatée lorsque les communistes ont pris le pouvoir? » Réponse cinglante et franche: « Les fauteuils sont restés, leurs occupants ont changé,c’est tout »!

Si demain,pour assurer la gouvernance de notre pays ,il y a non plus trente ministres ou secrétaires d’état ,mais seulement dix qui chapeauteront des adjoints ou délégués qui bénéficieront des mêmes avantages que les ministres ou secrétaires d’état « déclassifiés » c’est à dire sans le titre ,est-ce que cela va changer grand chose pour le budget de l’État et pour nos impôts? Personne ne le croira,même si une réforme de cet acabit ne devrait pas susciter moins de trois mille amendements de la part de nos bons députés socialo-communistes qui excellent à faire de l’obstruction inutile .

J’ai écrit à la première ligne de cette note « A moitié presque ». Le problème ? Cette phrase de François Fillon prononcée hier à l’occasion d’une visite à la Maison des adolescents à Paris : « J’attends une feuille de route pour les prochaines semaines et les prochains mois,qui nous redonne le cap sur les réformes qui doivent être conduites »...C’est à se demander si notre Premier ministre assistait au conseil des ministres hier matin et ,si oui, à quoi il pensait quand le projet de réforme a été approuvé !

16 avril 2008

Pourquoi un  délégué interministériel à la communication ?

Hier,15 avril 2008 ,est paru au Journal Officiel de la République Française,un décret (N° 2008-335 du 14 avril 2008) signé du Premier ministre François Fillon instituant un « délégué interministériel à la communication » avec pour mission principale de « veiller à la coordination des actions d’information et de communication du gouvernement ».

Était-ce nécessaire de créer un tel poste ? Fallait-il attendre un an pour en arriver là? N’aurait il pas été plus judicieux de choisir des ministres non seulement compétents dans le domaine dont ils auraient la charge ,mais bien conscients et avisés qu’ils devraient travailler au sein d’une équipe, nantis de prérogatives bien définies excluant tout empiétement sur le territoire des collègues préjudiciable à l’action de ceux-ci par des bavardages intempestifs ?
Comme ce qui a pu être constaté pas plus tard encore que dimanche avec Martin Hirsch,non pas ministre mais Haut Commissaire aux solidarités actives ,préconisant ,sur Canal+ ,la création  d’une taxe sur les entreprises qui utilisent leurs profits pour "racheter leurs propres actions avec très peu d'impôts là-dessus" ,quand deux jours plus tôt , notre Premier ministre,en voyage au Japon venait de déclarer devant des patrons de ce pays que la France voulait « devenir un pays où il fera bon investir et développer ses affaires »...Personne n’aura relevé en France,une fois de plus.

Autant dire tout de suite que cela ne servira à rien aussi longtemps que ministres et secrétaires d’Etat se comporteront comme s’ils s’imaginaient être le centre du monde ,comme si le soleil ne devait briller que pour eux,comme s’ils se voyaient un destin national,et dès lors que leur première préoccupation serait de connaître le type de voiture qu’ils auraient avec le nombre de motards qui les accompagneraient lors de leurs déplacements officiels,le mieux étant encore dans leur circonscription.

De ce coté là rien ne changera parce que ces gens sont trop faibles pour résister aux sollicitations des journalistes ,trop soucieux qu’on parle d’eux pour pouvoir,le moment venu ,c’est à dire lors de retrouvailles avec les électeurs,prouver qu’ils existent,dans le cadre d’un système électoral fort éloigné de l’idéal.

Nous ne pouvons que souhaiter bonne chance à ce nouveau venu dans la confrérie gouvernementale. Il pourrait en effet ,et très vite, se retrouver dans la posture de ce sous-officier que, lors de mon service militaire en Allemagne au début des années soixante,j’avais entendu avouer à son supérieur hiérarchique son incapacité à empêcher certaines recrues de trouer le grillage entourant la caserne pour sortir sans permission ou rentrer plus tardivement que prévu de permission de soirée! Il ne voyait d’autre solution que les attacher à leur lit!

12 avril 2008

Un voyage au Japon inutile pour François Fillon?

Du 16 au 19 décembre 1999,il y a donc un peu plus de huit ans,Lionel Jospin, Premier ministre, s’était rendu au Japon avec son épouse Sylviane et trois membres de son gouvernement,Claude Allègre ministre de l’Education nationale,Charles Josselin ministre de la Coopération et François Huwart en charge du Commerce extérieur.
C’était six mois avant que la France prenne la présidence de l’Union Européenne le 1 juillet 2000 et pour une durée de six mois.L’accompagnaient également lors de ce voyage une brochette de grands patrons,Louis Schweitzer (Renault), Anne Lauvergeon (Cogéma ) ,Thierry Breton ( Thomson-Multimédia) ,entre autres.

Sur place,Lionel Jospin prononça un beau discours sur la mondialisation devant des journalistes,des universitaires et des politiciens, en tant qu’invité à un symposium organisé par le journal Nikkei.Il fut également reçu par l’empereur Akihito.Il eut un entretien avec son homologue japonais de l’époque, Keizo Obuchi.Jusque là rien à dire.Mais, surtout,ce voyage lui donna l'occasion de vanter l’attrait de la France et son modèle aux investisseurs potentiels japonais.
Il fallait de sa part et à l’époque beaucoup de courage voire d'audace pour dire aux japonais de venir investir en France quand nos entreprises se précipitaient pour délocaliser certaines de leurs activités de production ou fuyaient tout bonnement l’hexagone,alors que l’euro ne cessait de dégringoler ,et que les 35 heures allaient être mises en application dans les grandes entreprises même pas un mois plus tard. Combien d’entreprises japonaises importantes ont investi en France depuis cette date?Aucune!
Sur le moment, en France,personne n'avait bronché dans nos médias plus serviles que jamais.

Hier et aujourd’hui,François Fillon,notre actuel Premier ministre est aussi en voyage au Japon.Il y est allé accompagné de son épouse Pénélope, de ministres ,et de patrons français également,dont Anne Lauvergeon.Devant des patrons japonais il a aussi vanté la France,désireuse de “devenir un pays où il fera bon investir et développer ses affaires”,cette France ,qui dans trois mois assurera la présidence de l’Union Européenne pour six mois,comme en 2000.Cette France dont il déclarait pas plus tard que le 21 septembre dernier à Calvi , en Corse, qu'elle était un "Etat en situation de faillite sur le plan financier..." On constate donc une similitude entre les deux voyages effectués à 8 ans d’intervalle pratiquement dans les mêmes intentions:promouvoir la France.
Valérie Pécresse ,de sa suite, qui a fait des études au Japon dans son jeune âge et qu’on ne présente plus, a rappelé de son coté que pour les Japonais “la France est encore trop souvent associée à la cuisine,à la mode,et pas aux sciences...” Cela est peut-être vrai pour les japonais “lambda” ,sur place.C'est aussi ce que tout le monde répète dans notre pays.
Mais,moi,j’ai une autre idée de ce que pensent de la “Flance” les Japonais d’âge mûr,les décideurs.

En 1974,en voyage au Japon avec un groupe d’une douzaine d’autres Français,le hasard aura voulu que, sur place, notre jeune accompagnatrice fort sympathique connaissait très bien la France pour y avoir vécu deux années à Paris.Autant dire qu’entre elle et nous le courant est très vite passé.Tout juste arrivé à Tokyo Haneda,et à peine installé à ma place dans l’avion de lignes intérieures qui devait nous emener de Tokyo à Osaka elle se retrouva à coté de moi où il y avait une place disponible.Puis aussitôt,bien que je fus fatigué du voyage et du décalage horaire ,elle se mit à me questionner.Elle désirait savoir ce que je faisais dans la vie, où j’habitais , en France, à Paris,non seulement l’arrondissement,mais le quartier et même la rue! Non,elle ne faisait pas partie des services secrets japonais. Elle et son mari avaient habité,pendant deux ans entre 1966 et 1968 , à trois cents mètres de mon domicile parisien de l’époque.Lui était jeune banquier bardé de diplômes,venu en stage -chose assez rare à l’époque- successivement dans trois établissements financiers français.Elle ,par contre,ne travaillait pas.Ayant acquis une “Dauphine” ,ils avaient passé beaucoup de leurs week-ends à sillonner la France en long et en large.Elle était donc une guide idéale pour nous expliquer tout ce qui pouvait nous émouvoir ou choquer,avec une grande sincérité et nous faire ressentir les points de différence avec notre pays qu’elle avait appris à bien connaître.
Quelle vision avait-elle de la France ? Réponse toute simple et franche : le pays des “glèves” et des vacances!
Si aujourd’hui,elle est encore en vie,ce que je souhaite, et qu’elle regarde la télévision dans son pays,que peut-elle y voir ?
Les manifestations de lycéens à Paris !
Et quelle peut bien être sa réaction ?
"Ces “flançais” ne "changelont" jamais!"
De leur coté,que vont penser les patrons japonais de nos Premiers ministres,de gauche ou de droite, puisqu’ils auront connu les deux variétés ?
"En huit ans,aucune amélioration!Toujours aussi naïfs!"