25 novembre 2009

TVA restauration: des sénateurs trop maladroits et trop naïfs

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Décidément, dans notre bon pays ,il serait temps que l’actuel système électoral soit réformé en profondeur de manière à permettre à nos parlementaires ,cumulards de mandats et systématiques « rempileurs » empêchant tout renouvellement de la classe politique, de retourner un peu parmi le peuple, pour autant qu’ils en soient issus ,un certain temps et à intervalles réguliers, histoire pour eux de replonger dans le métier qui était le leur avant qu'ils ne soient élus s’il n’a pas disparu entre temps ,ou le cas échéant ,d’acquérir une expérience de chercheur d’emploi , pour voir dans la vie réelle, celle de Monsieur « Tout le Monde » , comment cela fait.
Sans aucun doute, cela leur serait très utile pour découvrir ce qu’est reprendre un travail suffisamment rémunérateur qui puisse dispenser d’aides sociales pour vivre décemment durant la phase de redémarrage d'une activité professionnelle momentanément suspendue, ce qu’est aussi se recycler dans une nouvelle activité, ou, dans la pire des hypothèses, en tant que chercheur d’emploi, ce qu’est courir à gauche et à droite, parfois très loin de son domicile, pour honorer des rendez-vous obtenus d'éventuels employeurs qui ne donneront pas suite .Ainsi comprendraient -ils plus facilement ce qui peut arriver dans un pays comme le notre lorsque sa destinée est entre les mains de beaucoup trop d' incompétents ou d'incapables, comme il semble que ce soit le cas actuellement et plus que jamais.

Cette affaire de TVA sur la restauration ,qui a beaucoup fait parler d'elle ces trois derniers jours, n’est-elle pas la plus parfaite illustration de ce sur quoi peut déboucher l’incompétence triomphante et régnante , sapant tout ce qu’il reste comme ressort pouvant sortir notre pays du trou dans lequel il s’est fourvoyé, c’est à dire la confiance indispensable pour convaincre nos concitoyens lassés de bla-bla-bla à se ressaisir et à retrousser leurs manches, avec la garantie qu’ils ne seront plus pris pour des imbéciles ou des poires taillables à merci ?

Alors que le taux de TVA sur la restauration avait pu être enfin réduit de 19,6% à 5,5% le premier juillet de cette année, voici à peine cinq mois, après maintes et maintes démarches auprès des instances européennes adéquates, en contrepartie de l'engagement de la profession de baisser les prix de ses services et d’embaucher du personnel ,ne nous annonçait-t-on pas le 3 août 2009 ,soit à peine trente trois jours plus tard, que la Commission de Bruxelles, suite à une enquête ouverte par ses services en 2005, avait demandé fin janvier 2009 à la France de reprendre aux agriculteurs français producteurs de fruits et légumes 330 Millions d'euros d’aides versées entre 1992 et 2002,devenant avec les intérêts moratoires 500 millions, au motif que ces aides avaient faussé la concurrence dans l'Union Européenne? Comme si cette Commission n’avait pas pu s’en apercevoir plus tôt!
Mieux encore, notre ministre de l'agriculture ,Bruno Le Maire,ne déclarait-il pas sur le moment dans un entretien au quotidien "Le Parisien" pour justifier son empressement à solder ce litige :«Je ne veux pas exposer la France à une condamnation qui l'obligerait à rembourser une somme plus conséquente dans cinq ou dix ans »,comme s'il était possible de prévoir et garantir que tous les agriculteurs ayant reçu ces aides depuis 1992 seraient encore en activité , voire encore en vie, en 2014 ou 2019, pour rembourser intégralement les montants reçus à tort !
Ne vaudrait-il pas mieux, lorsqu'on est ministre ,éviter de faire de telles annonces laissant planer l'incertitude pour les bénéficiaires d'avoir à rembourser à une date incertaine des montants qu'ils croyaient, en toute bonne foi, considérer comme acquis définitivement lorsqu'ils les recevaient?

Ne pouvons-nous pas alors ,à partir de cette affaire d’aides versées à tort selon Bruxelles, estimer qu'il aurait vraiment fallu, de la part des membres de la commission des finances du Sénat ayant par un amendement supprimé cette réduction du taux de TVA dans la restauration, être tombés sur la tête ,ou avoir quelques cases manquantes dans leur tête pour croire naïvement que les restaurateurs n’auraient pas eu vent de cette aberrante -néanmoins typiquement bruxelloise - affaire de reprise d'aides ou subventions et qu'ils respectent ,sans délais, sans attentisme, de leur coté, leur engagement d'embaucher et de baisser leurs prix, sans avoir à l'esprit l'idée qu'un aussi mauvais tour pourrait également leur arriver, d'autant plus que, à ma connaissance et sauf erreur de ma part, l'affaire de ces aides ne serait toujours pas arrangée à ce jour ?
Et cela leur aurait donc paru normal qu’après cette annonce, ces restaurateurs ne fussent pas méfiants sur la nature réelle du "cadeau" qu’on venait de leur faire au terme d‘années et d‘années durant lesquelles les promesses tardaient à se concrétiser, puisque c’était ainsi présenté par les partis d‘opposition relayés par les médias?

Il ne s’agissait, en fait , que d’un "cadeau" représentant un coût annuel pour l’Etat égal, peu ou prou , au milliard d'euros annoncé en juillet comme provisionné par BNPParibas au titre d'un acompte sur bonus pour 2009 à ses chéris d’employés, c’est à dire avant même que les résultats de l'année 2009 soient connus, milliard auquel aurait été ajouté le supplément d'impôt sur les bénéfices dû par la Société Générale à l’Etat s’il n’y avait pas eu cette gigantesque perte de 4,9 milliards d'euros découverte en janvier 2008 dans cette banque et subie par la faute d’ un jeune trader de 32 ans, dont on aura beaucoup parlé durant des mois et dont on reparlera lors de son procès qui ne nous apprendra pas grand-chose sur ce qui s’est réellement passé dès l‘instant que très peu de gens en France sont à même de comprendre le fonctionnement fort complexe des marchés financiers.

Et maintenant, devrions-nous nous attendre à ce que tous les membres de cette fameuse commission des Finances du Sénat démissionnent en bloc pour avoir été désavoués aussitôt par un vote du Sénat qui aura rétabli ,par 203 voix contre 126,la réduction de la TVA telle qu’elle était entrée en vigueur le 1 juillet? Certainement pas, cela n’étant pas leur genre, même si cela leur aurait évité de commettre une nouvelle gaffe par le simple fait d’annoncer ,pour rectifier le tir ,qu’il ne se sera agi là que d’un « coup de semonce » ou d’un sérieux avertissement que, venant d’où il venait, les intéressés visés auront immanquablement pris comme un début de mise à exécution.
Aussi la réaction de la profession à cette nouvelle gaffe ,par la voix de Didier Chenet, président de l'organisation professionnelle Synhorcat (Syndicat national des hôteliers, restaurateurs, cafetiers et traiteurs ) , qui ne s’y est pas trompé, ne surprendra personne:  « Pour l'instant, ce ne sont que des escarmouches mais il n'y a rien de pire que de commencer à faire entrer dans la tête des gens l'idée qu'on pourrait le faire. » (selon déclaration à Reuters en marge du congrès à Paris de cette organisation).

Voilà quelque chose qu’on ne pourra certainement pas appeler du bon travail de la part des membres de la commission du Sénat. Parce qu’il est ,désormais et pour longtemps, à exclure que l’actuel gouvernement puisse espérer jouer avec la fiscalité pour relancer ou soutenir activement l’investissement créateur d’emploi ,ou même espérer que les Français mordront à l’hameçon de ces aides fiscales promises pour entreprendre des travaux dans leur habitation en vue d’ économiser l’énergie ou ,comme cela leur a été suggéré lors de la décision d‘instaurer la taxe carbone, pour leur faire changer leurs habitudes et modes de vie.

Le mal aura été fait et ce n’est certainement pas l’engagement réitéré de Nicolas Sarkozy de maintenir le taux de TVA en question à 5,5% qui le réparera, lui-même ayant pris trop de distances avec ses promesses depuis deux ans et demi dans beaucoup de domaines, parce que ses promesses ont été faites sans qu’il les subordonne à trois éléments majeurs qui conditionnent à notre époque tout dénouement heureux pour l’exécution d’un projet en matière économique: un bon niveau pour le prix du pétrole et des matières premières sur le marché mondial dont notre pays est fortement tributaire, un climat social serein qui suppose une adhésion massive des agents impliqués dans les dits projets, et une absence de calamité naturelle de grande ampleur comme la tempête de décembre 1999 ou la sécheresse de 1976.

Sans avoir de parti pris en faveur des agriculteurs et pas davantage vis-à-vis des restaurateurs que d’aucuns ont accusé un peu vite de ne pas avoir tenu en cinq mois leurs engagements prévus pour l’être sur trois ans alors que les torts seraient partagés , n’assistons-nous pas à une compétition à armes inégales où des politiciens, irresponsables financièrement puisqu'ils n'auront jamais un cent d'euro à sortir de leur poche quoiqu'il arrive, voudraient ramener à la raison des gens responsables de leurs biens engagés dans leur entreprise mais qui risquent d'être anéantis par suite de faillite due à l' impéritie des premiers?

 
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Profitez,allez-y!Investissez!


 
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Faites vite,ça pourrait être supprimé ou repris!


 
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9 ans:jusqu'en 2018!Formidable.


 
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Une loi garantie 100% "inabrogeable"!


23 novembre 2009

Herman van Rompuy,un « Président de l’Europe » qui va faire quoi?

Depuis jeudi dernier, 19 novembre 2009, l’Union Européenne a ,pour la première fois de son existence, un « président » dont le rôle, selon l’article 21 de la Constitution européenne, sera , outre celui de présider et animer les travaux du Conseil européen en œuvrant de manière à faciliter sa cohésion et son consensus , «  d’ assurer la représentation extérieure de l'Union pour les matières relevant de la politique étrangère et de sécurité commune, sans préjudice des attributions du ministre des affaires étrangères de l'Union » .

Indépendamment des qualités qui lui sont reconnues et qui devraient être un atout certain pour l’exécution de sa mission ,Herman van Rompuy,c'est ainsi qu'il se nomme, se trouvera malgré tout dans une situation faite d’aléas et d’imprévisible dans la mesure où son action risquera fort d’être éclipsée par les tentatives de la part des quatre poids lourds de l’Union, la Chancelière d’Allemagne, le Président français, le Premier ministre britannique et le Président du Conseil italien, notamment, d’empiéter sur ses prérogatives ,ne serait-ce pour se valoriser eux-mêmes devant leur concitoyens, à fortiori en période préélectorale.Aussi son expérience d'ancien chef du gouvernement belge,un poste pas très facile, ne devrait pas l'handicaper,bien au contraire, pour assumer ses nouvelles responsabilités ,que va compliquer à coup sûr une carence de la Constitution européenne, celle-ci voulant qu’il soit élu à son poste par le Conseil européen composé essentiellement des chefs d’Etat ou de gouvernement des 27 pays de l’Union ,ce qui veut dire que ,sans même attendre la fin de son mandat de deux ans et demi , ce Conseil sera composé pour une bonne partie de chefs d’Etat ou de gouvernement qui n’auront pas participé à son « élection » du fait et de la non-synchronisation de leur élection ou nomination dans tous les pays de l’Union et de la durée inégale de leur mandat selon ces pays, deux préalables indispensables qui n’ont pas été prévus .La fonction de Président du Conseil européen sera rendue bancale aussi longtemps que ces deux carences n’auront pas été palliées.
Ce président nouvellement choisi ,puisqu’on peut difficilement parler d’une élection comme on l’entend habituellement ,impliquant un vaste corps électoral, ne devrait être, pour une durée de cinq ans puisqu’il sera vraisemblablement reconduit pour un second mandat dans deux ans et demi , rien d'autre que celui d’une espèce de super-association à but humanitaire, pour la défense des droits de l'homme et de la démocratie ,sans garantie de succès, son action se limitant à des incantations, des condamnations de principe, des recommandations sans suites ou des sanctions sans effets, parce que l’Europe, telle qu’elle s’est construite ne sera jamais une grande puissance pouvant rivaliser avec les USA ,l’Inde ou la Chine.
Si,en effet, localiser ces trois grands pays sur une planisphère paraît assez aisé, il en va tout autrement pour l'Union Européenne ,dont les territoires appartenant à ses vingt-sept pays membres se répartissent principalement en une nébuleuse concentrée sur sa propre aire géographique allant de l'Atlantique à la Mer Baltique, au Nord, à la Mer Noire, à l’Est,et à la Méditerranée au Sud ,bien que certains pays, dits " européens " , n'en fassent pas encore partie, soit qu'ils ne le peuvent pas, soit qui ne le veulent pas.
Au-delà de cette nébuleuse, à des distances plus ou moins longues et jusqu'aux antipodes ,la présence de l'Union se concrétise par toute une myriade de territoires " confettis " éparpillés un peu partout sur la planète, au milieu ou aux extrémités des océans ,et dont les habitants ne se sentent nullement l'âme européenne, avec leur histoire propre et leurs particularités locales , comme, pour n'en citer que quelques uns, Saint Pierre et Miquelon, la Guyane, Tahiti, les Iles Falkland…ou le Groenland. Ce qui donne une superficie et une population totales assez conséquentes plutôt compliquées à calculer, sans risquer quelque oubli.

Ce n'est néanmoins pas suffisant pour que l'Union Européenne, sans savoir vraiment pourquoi et comment, puisse jouer un rôle effectif de très grande puissance mondiale, si elle demeure en permanence dans l'attente d'un élargissement hypothétique dont les habitants de certains pays déjà membres n' aperçoivent ni le but ni la nature et consistant à " prendre " avec elle, au gré des années qui passent, tout pays extérieur qui en fait la demande pourvu qu'il adhère à ses objectifs et valeurs, rappelés dans sa Constitution, et, accessoirement, qu' il " agrandisse " le marché toujours potentiel qu'elle ne serait rien d'autre .

Il y a tout lieu d'envisager que cette élection du "président de l'Europe" restera comme un mini-évènement sans portée pratique, excepté pour son mandat une longévité cinq fois plus importante qu’auparavant lorsque le régime de la « présidence tournante » faisait que le titulaire de ce poste ne l’était que pour une durée de six mois,ce qui était trop peu pour que les citoyens européens puissent sans risque d'erreur citer son nom,mais ce ne sera pas assez pour améliorer l'image actuelle de l'Union , perçue plutôt négativement comme un centre d'indécision et d'inaction permanentes, où chaque pays membre accepte difficilement les concessions qui lui sont demandées tout en étant toujours prêt à se joindre aux autres quand il s'agit de les exiger d'un seul pays membre, dès que survient un problème, dans quelque domaine que ce soit et non prévu dans les textes ou dans l'imaginaire des eurocrates.

Il ne faut donc pas trop rêver et surtout ne pas s’attendre à ce que les Iraniens lui remettent libre Clotilde Reiss,jeune Française de 23 ans, « retenue » en Iran contre son gré depuis le 1er juillet de cette année 2009 alors qu‘elle s‘apprêtait à prendre l’avion pour rentrer en France,s’il venait au président Herman van Rompuy l'idée d’aller se faire voir à Téhéran et d’y parler « droits de l’homme » ou « nucléaire ».

02 novembre 2009

Eva Joly ,une très particulière donneuse de leçons en matière d’immunité présidentielle et de démocratie

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Eva Joly est une dame très bien,personne n‘en doute,sauf qu‘il lui arrive parfois de dire n‘importe quoi ,comme par exemple,cette phrase rapportée d’elle par « Libération » qui n’a pas manqué de l‘ interroger ou de lui demander son avis d’experte dans le cadre de l‘affaire Chirac , juste après l'annonce que ce dernier était renvoyé en correctionnelle pour l'affaire des emplois fictifs de la mairie de Paris: « L’immunité présidentielle est d’un autre temps,moyenâgeuse même et absurde ».

Tout d’abord, le Moyen Age étant la période située entre la disparition de l’Empire romain d’Occident en 476 et la découverte de l’Amérique par Christoph Colomb en 1492,j’aimerais assez bien ,pour parfaire ma connaissance de l’histoire,qu’elle cite le nom d’au moins un pays gouverné par un chef d’État ,président d’une république ayant existé au cours de cette période fort lointaine dans le temps.

Et pour ce qui est de «  l’absurdité » de l’immunité présidentielle,il semblerait que cette dame bien née n’ait jamais entendu parler de l’affaire d’Outreau où des personnes, aussi bien qu’elle sous tous rapports et surtout sans reproches, ont été mises en prison voire ruinées et détruites dans leur vie ,à tort ,sur la base de balivernes racontées par des enfants auxquels un juge d’instruction avait cru bon de faire confiance.

Ce serait donc pas mal,sans doute,pour elle ,qu’un président de la République en exercice soit sans cesse à la merci de faux témoignages ou de dénonciations calomnieuses,qui n'apparaissent comme tels qu'à l'issue des procès où toute la vérité doit être faite, de la part d’enfants ou d’adultes peu scrupuleux agissant seuls ou à la solde de partis politiques d ’opposition ,y compris pour des faits imaginaires antérieurs à son élection ,rapportés à la justice mais enclenchant l’action de celle-ci, seulement une fois qu’il serait en fonction, puisque cette dame voudrait limiter ,dans la mesure du possible ,l’immunité aux seuls écarts commis par un président durant sa mandature et dans le cadre de ses fonctions. Pour parvenir à un blocage complet de la gouvernance d’un pays comme le notre qui est déjà fort handicapé par un singulier immobilisme, il serait difficile de trouver mieux comme moyen. Les complaintes du peuple français contre l’excessive lenteur de leur justice,qu’il ne faut pas confondre avec le retardement de son action pour cause d’immunité,ne seraient donc jamais parvenues jusqu’à ses oreilles? Ignorerait-elle à ce point la longueur des délais avec laquelle la justice française se met en branle à partir du moment où une plainte est déposée par une victime ou une partie civile? Dans le cas, alors, où il faudrait la suivre dans son point de vue, la période d’insécurité judiciaire pour un candidat président entre la date d’une plainte portée contre lui à son insu pour des faits imaginaires pourrait durer de six mois minimum à deux ans maximum, peut-être davantage, ce qui empêcherait pratiquement toute personne ayant eu des responsabilités de se porter candidat ou candidate à la présidence de la République, et il ne resterait comme candidats potentiels ne courant aucun risque sur ce plan que des gens comme elle, propres pour n’avoir jamais assumé des responsabilités électives .Joli progrès pour notre démocratie! Bravo Madame.

Eva Joly s’est donc lancée dans la politique! Elle a été élue députée européenne le 7 juin dernier , portée par une vague dont j’ai analysé la nature dans ma note du 11 juin 2009 « Européennes:à chacun son tour son heure de gloire ».

Or, à ce titre et depuis la validation de son élection, elle jouit d’une immunité comparable dans sa portée à celle de tout président de la République français, non pas parce qu’elle s’appelle Eva Joly ,qu‘elle est médiatique, qu’elle est ancienne juge d’instruction, ancienne conseillère ou je ne sais quoi pour la prévention de la corruption dans son pays d’origine, la Norvège , dont ,soit dit en passant, le gouvernement n’aura pas fait d’efforts surhumains pour la retenir à son poste avant qu‘elle ne décide de venir se faire élire en France, mais parce que cette immunité, dont jouissent comme elle tous ses collègues du Parlement Européen, qu’ils soient belges, italiens ou polonais ou d’un autre pays membre de l’Union Européenne est faite pour la protéger dans sa fonction d’euro députée. Le régime de l’immunité parlementaire n’est par conséquent pas une spécificité française. Déjà que nos parlementaires ne sont pas très assidus aux séances, nous pouvons imaginer combien il en resterait pour les débats s’ils devaient perdre leur temps dans des affaires de justice infondées, comme cela ne manquerait pas de leur arriver. Ou Madame Joly est sincère et là fait preuve d’une grande naïveté, ou elle se joue furtivement de la naïveté de ses laudateurs. C’est finalement heureux que Libération l’ait fait parler. Nous la connaissons un peu mieux.

Pourrons-nous, dès lors, croire au sérieux de sa démarche ou à son honnêteté vis-à-vis de ses électeurs aussi longtemps qu’ elle n’aura pas demandé ,par écrit et solennellement à qui de droit, à ne pas bénéficier de l’immunité dont elle jouit de plein droit ,quand, de surcroît ,ses anciens collègues présidents de tribunaux correctionnels n‘hésitent pas, en pleine audience, à évoquer l‘existence d‘un délit d‘outrage à magistrat, pour modérer l‘impétuosité de certains prévenus n‘ayant pas froid aux yeux et capables de leur envoyer quelques vérités dont-ils se passeraient bien lors d‘audiences publiques? Et pourrons-nous croire que ses co-élus de juin dernier, Daniel Cohn-Bendit et José Bové ,seraient prêts à la suivre dans une telle démarche si elle les invitait à l‘imiter ?
Ne prendrait-elle pas les Français pour des imbéciles?
Alors, aussi longtemps qu’elle n’aura pas mis en accord ses dires et ses actes ,ne devrons-nous pas légitimement ne la considérer que comme une petite rigolote?

Qu’avons-nous constaté avec une autre élue de sa mouvance politique, Dominique Voynet ,qui fut contre le cumul des mandats jusqu’à ce qu’elle ait pu ,plus avec la bienveillance d’autres partis de son bord qu‘avec son talent, en conquérir un autre dans une ville où toute « chèvre » de gauche aurait pu se faire élire?
Que les écologistes, aussi longtemps qu’ils ne sont pas aux responsabilités et donc pas aux prises avec la réalité, proposent toujours plus et mieux et reprochent toujours à ceux qui font, de ne pas en faire assez et de ne pas le faire assez bien. ..
Eva Joly ne pouvait pas choisir meilleur « parti » en se lançant dans la politique sur la liste Europe Ecologie lors des Européennes de juin dernier.

22 octobre 2009

La réforme territoriale est-elle promise à l’impasse?

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Ne peut-il pas paraître insensé de demander à des élus -députés et sénateurs - de voter une réforme dont un des objectifs clairement affichés ,entre autres, serait de réduire leur nombre,comme c’est le cas avec l’actuel projet de réforme territoriale?

N’est-ce pas courir au devant de l’impossible quand on pense à l’acharnement à vouloir conserver leurs acquis électoraux dont font preuve certains élus « anti-cumul » notoires dans leurs discours,mais qui ,à peine élus à un nouveau siège d’un échelon supérieur à celui dont ils étaient titulaires s’empressent de justifier qu’ils seront encore plus efficaces en conservant leur premier siège,celui-là leur ayant servi de tremplin pour gagner le paradis ou ayant constitué ,en matière de popularité,l’avantage décisif sur leurs rivaux et ,si besoin est ,si cela ne convainc pas suffisamment ,de déclarer que leurs sympathisants ,leurs supporters ou les militants locaux de leur parti sont finalement d’accord après mûre réflexion, tout en s’affichant contre par principe ,hormis exception dans certains cas ,celui-là précisément ,une manière comme une autre de bien masquer leur hypocrisie et celle de leur héros?

Conserver un mandat qui a servi de tremplin à une élection très convoitée,sous prétexte d’efficacité ,ne serait-ce pas plutôt empêcher qu’un autre, leur successeur ou un homologue, puisse bénéficier du même tremplin pour ,à son tour, l’évincer au terme de son mandat?
Les cumulards sont loin d’être des idiots,il vaut mieux le savoir. Ils sont d’ailleurs assez malins pour,quand ils sont maires d‘une commune, charger de faire tout leur travail de maire par leur premier adjoint en lui laissant espérer qu’il pourra prendre sa succession -comme maire- très vite,ce qui veut dire,en réalité, jamais. Il faut bien savoir aussi que des élus d’un même parti,ne se font pas de cadeaux entre eux bien que s’affichant toujours main dans la main lors de cérémonies ou de pots d’inaugurations.

Deuxièmement, si une telle réforme pouvait être vraiment utile et déboucher sur une amélioration du sort des Français ,qui,comme je le soulignais dans ma note précédente, « au vu du débat politique actuel semble être le dernier des soucis de nos politiciens » ,pourquoi faudrait-il attendre qu’elle ne prenne effet qu’en 2014,c’est à dire dans cinq ans,un laps de temps au cours duquel il peut encore se passer beaucoup d’ évènements inimaginables ,du genre de ce que nous avons connu depuis un an avec cette « crise » financière ,ou quelque chose comme la dissolution de 1997 débouchant sur une alternance?

S’il avait fallu engager cette réforme ,le moment le plus opportun ne se serait-il pas trouvé dans les tout premiers mois suivant l’élection présidentielle de mai 2007,et son approbation n’aurait-elle pas dû être soumise par référendum à la volonté du peuple français avant que les électeurs n‘aient trouvé dans la conduite de la politique de ce nouveau président suffisamment de motifs de mécontentement pouvant les inciter à sanctionner c‘est à dire répondre à coté de la question ?

Aujourd’hui Nicolas Sarkozy n’a plus aucun appui populaire pour s’engager sur ce terrain,et tout ce qu’il fera désormais en matière de réformes touchant à l’administration de la France sera considéré aux yeux de l’opinion comme une tentative de maintenir artificiellement ses amis au pouvoir,même s’il s’en défend,l’affaire du « placement » de son fils par le truchement d’une élection raillée de toutes part , suffisamment significative,lui ayant gâché les dernières chances qui lui restaient de faire quelque chose de positif à ce niveau ,deux ans et demi seulement après sa belle élection.

 
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19 octobre 2009

Le dialogue des cigognes

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Du haut de leur nid quelque part en Alsace deux cigognes discutent à voix basse.
« Alors bientôt le départ pour les pays chauds? »
« Crois-tu que lorsque nous reviendrons au printemps prochain nous allons pouvoir faire une liste pour les régionales? »
« Tu vois,je me suis posé aussi la même question,quand j'ai appris qu'un chien -même pas savant- ,oui ,un simple chien ou une chèvre ordinaire de Saône-et-Loire pourraient se faire facilement élire à Neuilly-sur-Seine . »
« Oui,et que penses-tu de la situation dans ce pays? »
« Tu as vu l’état du toit sur lequel nous avions bâti notre vie? »
« Oui, quelques petites réparations seraient bienvenues... »
« T’en fais pas,il va y avoir le grand emprunt ... »
« Oui ,seulement il y a pire dans d’autres régions .Gandrange,pas loin d‘ici,tu as entendu parler ? »
« Pourtant ,les contrats pleuvent,et les statistiques de notre économie vont dans le bon sens . »
« Oui ,c’est vrai,mais les statistiques habilement présentées c’est comme le maquillage qui ne fait que rendre une apparence de beauté. Une ruine cachée ou embellie reste toujours une ruine...  »
« Tout fout le camp »...


Oui, tout fout le camp,et si cela semble irréversible depuis plusieurs décennies comme il est possible de le constater sur les photos ci-dessous reproduites,ne va-t-il pas y avoir amplification du phénomène ,à constater que l'amélioration du sort des Français au vu du débat politique actuel semble être le dernier des soucis de nos politiciens?

 
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15 octobre 2009

La France comme les étrangers peuvent la voir

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« Affaire » Jean Sarkozy,« affaire » Frédéric Mitterrand, affaire Clearstream,saccage du centre ville de Poitiers ,voitures en flammes,passagers attaqués violés dans les trains,attaque de banque à la voiture bélier, suicides , policiers passés à tabac, gendarmes renversés et tués par des automobilistes allergiques aux contrôles, vols sur les parkings payants... que pensent les étrangers de notre pays et de la manière dont il est gouverné?

A partir d’une telle vision d‘elle-même,la France peut-elle être entendue ou prise au sérieux quand son président parle en son nom et « propose» des idées qui plaisent à entendre  lors d’une conférence des chefs d’État des pays les plus riches de la planète?

Il y a quelques jours,alors que je venais de franchir un pont piétonnier sur le Doubs entre la France et la Suisse,habituellement à cet endroit torrent mais à sec en ce moment pour raison de sécheresse ,je tombe sur un groupe de sept ou huit citoyens de ce pays qui s‘apprêtent à le franchir eux aussi mais en sens inverse .Un enfant d’environ six ans avance le premier sur le pont et pose cette question à sa maman:  « Ça y est maman je suis bien en France? » « Oui ! »  répond la maman,qui poursuit « Est-ce que c’est bien la France? » ,et, sans lui laisser le temps de répondre ,je le mets en garde gentiment en ces termes : « Fais attention c’est plein de voyous! »
Réaction immédiate de tout le groupe :Fou rire général !
Significatif !

A noter au passage que le gouvernement suisse (Conseil fédéral) compte seulement sept membres (les conseillers fédéraux ) et un chancelier ,élus pour quatre ans par l‘Assemblée fédérale,celui de la France ,une quarantaine de ministres et de secrétaires d’État,choisis comme on sait .Efficacité d’un coté contre spectacle ,effets d’annonces sans lendemains et coups de théâtre à répétition de l’autre.

Ci dessous quelques photos de la France telle que les touristes étrangers peuvent la découvrir.

 
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13 octobre 2009

Faut-il plaindre Jean Sarkozy ?

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Ce qui pourrait contrarier le commun des mortels dans l’ascension sociale et professionnelle fulgurante, vu son très jeune âge, de Jean Sarkozy n’est pas tant qu’il soit le fils de l’actuel président de la République,puisque tout le monde sait que le népotisme se pratique depuis la nuit des temps dans les empires,dans les royaumes , dans les républiques bananières mais aussi , plus sournoisement toutefois, dans celles qui ne le sont pas tout à fait ou qui le sont sans en avoir les apparences grâce à une constitution approuvée par le peuple quoique subtilement équilibrée et dosée,de sorte qu’une loi peut toujours y entrer un jour en télescopage avec une autre qui la rendra dans un cas bien précis ,ou sur mesure, inopérante.

Nous avons eu beaucoup d’exemples contemporains de « fils » ou « filles » pour qui le fait d’avoir eu un père ( ou une mère) tout puissants à un moment donné de leur vie n’aura pas été finalement une grande chance et nous pourrions citer quelques noms rappelant un petit quelque chose à ceux qui suivent de près l’actualité nationale ou internationale .Sans parler de Christophe Mitterrand et de ce qui lui est arrivé après la mort de son père, Jean-Claude Duvalier,fils de François, dit Papa -Doc, « Président » de Haïti,n’a-t-il pas été contraint par suite d’ évènements survenus dans son pays en 1986, quinze ans après avoir accédé au pouvoir, de fuir et finir sa vie en exil?

Dans son cas, c’est-à-dire dans le contexte du régime politique instauré par son père, l’ intéressé devait s’ attendre à sa promotion comme par automaticité et le peuple badaud était averti, rien ne devait donc étonner, ni choquer ce dernier.

De plus, le népotisme ne sévit pas seulement au niveau des chefs d’État,et ,en fouillant un peu dans les bottins,plus malicieusement en épluchant les avis de décès paraissant dans les journaux régionaux, même les plus anodins, faisant découvrir certaines filiations parfois fort intéressantes, nous devrions nous attendre à ce que dans notre pays beaucoup de directeurs de banques, de chefs ou sous-chefs d’entreprises, de secrétaires de partis politiques ou de syndicats, beaucoup d’élus ,surtout par le suffrage à la proportionnelle, ayant eux aussi bénéficié du petit coup de pouce décisif ou des relations de papa (ou maman ou tonton ou épouse,concubine,maîtresse ...) , de ce fait , devraient éviter, par pudeur, de se lancer dans l’actuelle polémique,et là je ne citerai pas de nom.

Non. Finalement, ce qui peut légitimement déranger vraiment dans cette affaire Jean Sarkozy,hors les faits que son jeune âge laissera plus d’un étudiant à se poser des questions sur l’utilité de poursuivre de longues et coûteuses études ou que ses futurs collaborateurs directs voire ses partenaires auront sans doute souvent à se poser des questions sur ses compétences réelles non pas en raison de ses capacités intellectuelles qui sont peut-être excellentes et ne peuvent être mises en doute, mais de par son indéniable déficit de vécu et enduré ,ce qui s’ appelle dans les offres d’emploi « expérience de plusieurs années dans le secteur,éventuellement dans un emploi similaire à un niveau moindre... » . 

Ce qui interpelle ,c’est que sa nomination n’aura pas été conséquente du décès ou de l’arrivée à son terme du mandat du personnage remplaçable n‘ayant de lui-même ,c’est à dire sans aimable pression, pas souhaité continuer au-delà, mais d’un mobile fort discutable ,l’atteinte de la limite d’âge de ce dernier empêchant tout renouvellement de mandat ,un mobile devenu anachronique tant il est seriné sans cesse au bon peuple de France qu’il devra désormais travailler plus pour gagner plus et plus longtemps pour bénéficier d’ une retraite décente.

N’y a -t-il pas là un singulier paradoxe, une anomalie flagrante , surtout que rien ne semble avoir été fait pour empêcher que celle-ci ne se produise, alors que des verrous partout ailleurs sont en train d’être démontés, sous la présente législature, ce qui n’est pas forcément une mauvaise chose?

Peut-il être facilement acceptable et motivant pour ses collaborateurs que le tenant d’un poste bien en vue convoité pour un certain « Monsieur Fils » doive nécessairement être amicalement « invité » ,pour ne pas dire forcé, à renoncer à sa place pour la rendre libre et prenable ? Et que, puisque cela,entre gens bien élevés, exige compensation avantageuse , mécaniquement ,il se produise hélas , pour recaser « l ’invité à déguerpir »  , s‘il n‘y a pas possibilité pour lui de parachute doré qui puisse arrêter le manège ainsi mis en branle ,un effet de chaises tournantes sans fin pouvant déboucher ,quand un grain de sable se coince dans les engrenages de la machine, sur une affaire telle que celle du corbeau de Clearstream qui fait actuellement l’objet d’un procès au tribunal correctionnel de Paris et que j’ai déjà abordé dans une note précédente ?

Jolie perspective!

Et comment cela se passe chez nos voisins?

Le prince Charles d’Angleterre qui n’est certes pas malheureux mais qui n‘en finit pas d‘attendre son heure, n’aurait-t-il jamais pu bénéficier d’une loi fixant un âge maximum pour l’exercice de la fonction de régent dans son royaume alors qu‘homme du peuple il aurait peut-être pu, comme Tony Blair , être Premier ministre de Grande Bretagne durant plusieurs mandats de suite ?

Non, il a attendu, comme tous ses prédécesseurs et attend encore.

Normal diront tous les britanniques.

 
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12 octobre 2009

Législative partielle des Yvelines:la voie verte boudée au profit du judo?

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Une juge anti-corruption,Éva Joly ,dans le trio de tête gagnant des Verts aux élections européennes du 7 juin dernier, une élection législative partielle dans la 12ème circonscription des Yvelines ,hier 11 octobre 2009,rendue nécessaire à la suite de l’invalidation du député UMP enraciné là depuis vingt ans mais condamné dans une affaire de corruption,par conséquent rendu inéligible,ce contexte n'aura pas été suffisant pour assurer la qualification pour le second tour du candidat vert .Un résultat qui aura été un peu décevant pour les Verts n'ayant rallié que 15% de 35% de votants,alors qu'Alain Lipietz puisque c'est de ce candidat qu'il s'agissait, était tout sauf une figure inconnue sur le plan national de par sa position dans les instances dirigeantes de cette formation politique.

Cela signifie-t-il pour autant que l’UMP doive jubiler à l’issue de ce premier tour où son candidat David Douillet ,qui se présentait pour la première fois à une élection , ne s‘est pas trop mal défendu,et s’il ne fallait pas oublier la défaite du candidat de la droite à Carcassonne (municipale partielle du 13 septembre ) , ou ses dernières victoires électorales « sur le fil » à Rambouillet (législative partielle du 27 septembre -26% de participation- dans ce qui fut la circonscription de Christine Boutin ) ou à d’autres élections locales partielles récentes et médiatisées? Certainement pas.

Le député européen Daniel Cohn-Bendit qui ,lors de l’université d’été d’ « Europe Écologie » à Nîmes le 20 août , avait déclaré à l’agence Reuters qu’il n’avait pas « d’ambition cachée à part celle d’être un haut parleur » est devenu bien aphone après l’échec de sa tentative d’empêcher la reconduction à la présidence de la Commission Européenne le 16 septembre dernier de José Manuel Barroso,après la victoire d’Angela Merkel sur ses amis politiques en Allemagne le 27 septembre et après , lors des toutes dernières partielles ,le reflux sensible de sa formation qui voulait donner des leçons à la gauche et aspirait à prendre son leadership ,ou plus exactement pour reprendre ses termes,à « polliniser » non seulement celle-ci mais encore toute la société française, en vue d’empêcher la réélection de Nicolas Sarkozy en 2012.Une démarche ou un "programme" devenu inutile dans l'hypothèse de plus en plus vraisemblable où ce dernier ne devrait pas avoir besoin d’un tel coup de main pour être éliminé au premier tour ,à l’instar de Lionel Jospin en 2002, s’il devait continuer à collectionner les maladresses en matière d’ouverture ou à « reformer » sans que suivent des résultats positifs, ouvrant la voie à deux ou trois candidatures de droite pour cette échéance capitale au cas où sa cote de popularité se maintiendrait à son actuel niveau,un peu au dessus un peu au dessous de 40% du fait de la défection d’une partie de ses propres électeurs qui devront être rattrapés pour éviter de les faire se résigner à l'abstention.

Pour les Verts ,comme je le laissais prévoir dans ma note du 9 juin 2009: « Européennes :à chacun son tour son heure de gloire » le soufflé des européennes ne serait-il pas en train de retomber ,comme cela s’est produit pour toutes les formations politiques qui ont connu le succès à ce type d’élections en France ,rien d’autre qu’un défoulement gratuit sans conséquences ,de la part des seuls électeurs ayant pris la peine de se déplacer, cyclique depuis 1979 ?

A force de trop leur faire boire et manger du vert,ou de leur faire accepter des choses « bonnes pour la planète » ,mais seulement à retardement et douteusement pour 2050 ,alors que beaucoup d’entre eux ne seront plus de ce monde,  les Français pourraient bien vomir la taxe carbone, quand le prix des carburants augmentera en janvier 2010 surtout si cela tombe avec une période de grand froid inhabituel après qu’on leur ait bien rabâché que ce n’était qu’un début « pour commencer ».

08 octobre 2009

Absentéisme à l’école :la cagnotte ou le buisson,il faudra choisir !

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Essayer de faire boire un âne qui n’a pas soif,telle est en quelque sorte l’ ambition affichée par je ne sais plus quel ministre ,secrétaire d’état ou haut commissaire qui n’a rien trouvé de mieux que s’inspirer de certaines méthodes de la publicité pour résoudre l’inadmissible anomalie que constitue dans notre pays ,comptant pourtant parmi les plus évolués et développés du monde, le « scandale de l’absentéisme scolaire qui concerne 10% des élèves » selon Claude Guéant ,secrétaire général de l’Élysée s’exprimant dans Le Figaro du 7 octobre 2009 .

Comme si la charge de la gratuité ou quasi gratuité de l’enseignement,des livres,des transports ,de l’accès aux équipements sportifs ou culturels divers ne suffisait pas,le contribuable français va être ponctionné toujours plus pour non seulement financer de ses deniers ,de son travail, les « cagnottes » mais aussi pour payer les fonctionnaires supplémentaires qui seront chargés d’imaginer,de mettre en œuvre le dispositif et de répartir les cadeaux destinés à récompenser de futurs adultes ayant bien mérité pour avoir cessé de contrevenir à une obligation s‘appliquant à tous les jeunes Français ! Sur ce dernier point, Xavier Darcos ,dans un entretien au même Figaro le 22 janvier de cette année alors qu’il était encore en charge de l’Éducation nationale ,abordant ce « fléau » ne déclarait-il pas avoir,avec Fadela Amara ,décidé le recrutement de  5.000 « médiateurs de la réussite scolaire » afin de faire « l’interface entre l’école et les parents » ?

Pas vraiment formidable,donc, comme idée,celle histoire de cagnotte . Le RSA ,revenu de solidarité active, mis en place au début de l’été et dont on ne sait pas encore s’il aura été une bonne chose ,tout comme le RSA Jeunes ,du même moule , récemment -et peut-être un peu prématurément- envisagé pour compléter le dispositif ,ont donc bel avenir dans notre pays.
Irréversibilité du progrès social ? Sens de l’histoire? Ou simple clientélisme électoral de circonstance? Tout peut être bon pour justifier une telle gabegie,le pire étant que d’autres initiatives du même acabit vont sans doute suivre.

Apparemment,et si je ne me trompe, peu d’explications convaincantes nous ont été données officiellement pour justifier le lancement de l’expérience et ,en cas de succès,sa généralisation. Et il n’a pas été fait lors de l’annonce de cette idée une quelconque référence à un rapport préalable ,comme en est si friand notre président , rédigée par une commission créée à cet effet. Il eut peut-être été intéressant de savoir où géographiquement et sociologiquement cet absentéisme sévissait,qui étaient les réfractaires ,de quel sexe ils étaient en majorité, pourquoi ils se comportaient ainsi, ce qu’ils faisaient pendant que leurs camarades choisissaient la soumission à la loi,à quelle heure ils se couchaient et se levaient,sans oublier s’ils avaient déjà été impliqués dans des affaires de justice,notamment de drogue ou de vols .

Quant à ceux qui préconisent la suppression des allocations familiales aux parents ,une mesure qui aurait sans doute été efficace dans les années cinquante quand ceux-ci avaient tout pouvoir sur leurs enfants ,donnant raison à l'instituteur contre ces derniers en cas de problème contrairement à ce qui se passe actuellement,ils n’ont certainement jamais dû assister aux audiences des tribunaux d’instance où sont traités les problèmes de surendettement des ménages , ce qui leur aurait permis de réaliser que ce qui ne serait pas payé d’un coté -allocations- le serait d'un autre coté par l’effacement des dettes.Il en résulterait donc un coup pour rien. Le social c’est ainsi,c’est à dire un labyrinthe,ou, en d’autres termes, un « tonneau des Danaïdes ».

Proposer ,comme autre solution,de payer les cours d’école de conduite en vue de leur faire obtenir leur permis de conduire comme récompense de leur assiduité à l’école ne serait sans doute pas plus efficace pour ramener les récalcitrants à de meilleurs sentiments dans la mesure où certaines enquêtes établissent que 8 ou 9% des voitures en circulation sont conduites par des gens qui n’ont pas de permis ou dont le permis leur a été retiré, faute de contrôles suffisants sur les routes,et de sanctions sévères, pour le plus grand risque des conducteurs irréprochables. A quoi bon,alors,passer le permis?

Plus simplement, ce problème de l’absentéisme injustifiable à l’école ou au lycée, n‘aurait-il pas pu être,au moins en partie, résolu avant qu’il ne prenne une si grande ampleur , par la pédagogie,par une pédagogie sans relâche collant à son époque ,comme c’était le cas ,par exemple ,il y a près de quatre-vingts ans,lorsque l’école était obligatoire et gratuite seulement jusqu’à douze ans ,dans une France essentiellement rurale ,avec une école dans chaque village,si petit fut-il ? Une pédagogie qui se serait inspirée ,entre autres, de cet exemple,un banal sujet de composition française ,extrait d’un manuel scolaire « Vocabulaire et Méthode d’orthographe COMPOSITION FRANCAISE » ( Librairie Hachette) mis entre les mains d’écoliers en classe de Cours moyen ou se préparant au Certificat d’ Études, en...1932.

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06 octobre 2009

Quels enseignements tirer de l‘affaire Clearstream ?

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Nous ne savons pas encore si nous aurons eu droit à la vérité sur ce qui s’est réellement passé, à l’issue du procès de l’affaire Clearstream qui se déroule actuellement ou de celui en appel qui suivra probablement, comme par automaticité , suivant une coutume bien ancrée dans notre pays, histoire de gagner du temps pour les uns et de faire durer le plaisir pour les autres.
Une chose ,au moins, est déjà sûre: compte tenu du niveau hiérarchique élevé des personnages impliqués nous pouvons d’ores et déjà faire remarquer que ces hauts responsables trouvaient le temps de se livrer à des extras qui avaient bien peu de rapports avec leurs attributions professionnelles propres,et que pour cette catégorie de gens, l’avenir de leur situation personnelle,de leur éventuelle promotion ou nomination devait dépendre sans doute plus de manigances ou de coups tordus que de leurs réelles compétences dans le domaine où ils étaient censés exceller, des compétences éminemment surfaites dans les articles de presse les glorifiant au moment de leurs nominations à des postes prestigieux et enviés ,mais qui pourraient vite être mises en doute à la seule constatation du surprenant mauvais goût dans le choix de leurs collaborateurs,de certaines de leurs relations professionnelles ou privées dont-ils avaient su faire preuve.

Si ce devait être cela travailler et être payé pour ,voire être « dorément » parachuté ou retraité ,nul ne devrait plus s’étonner désormais que la « crise » s’éternise, et plus précisément dans le contexte de cette misérable affaire puisqu’Airbus faisait et fait toujours partie du groupe EADS dont était vice-président au moment de son déroulement l‘un de ses principaux personnages impliqués, des retards constatés et pénalisants pour le premier vol,la programmation de fabrication,et les délais de livraison aux compagnies aériennes des Airbus A 380 . Personne ne pourra nier que le fait d’apprendre qu’un de leurs dirigeants soit cité par les médias à propos de ce mauvais coup ne pouvait pas ne pas alimenter les conversations et ne devait pas être particulièrement motivant pour les ingénieurs, techniciens, cadres ,et commerciaux engagés dans l’aventure de l’A380.

Les mêmes reproches ne seraient-ils pas également à faire à l’adresse des fonctionnaires des ministères ou de nos services secrets dont nous finissons par nous demander ce qu’ils font exactement et ce à quoi ils servent avec nos impôts qui n’en finissent jamais de s’alourdir?
Après avoir pris connaissance de l’existence des listings à scandale, n’eut-il pas été facile, pour le « conseiller pour le renseignement et les opérations spéciales » (CROS) de missionner un ou plusieurs de ses agents secrets qui auraient essayé d’ouvrir des comptes dans l’établissement luxembourgeois cité, d’abord pour savoir si et comment cela était possible ,ensuite et ,après coup, d’exiger de l’informaticien présenté comme surdoué qu’il redemande à sa « source » ,ou à ses éventuels précieux contacts, des listings actualisés de titulaires français de comptes bancaires ,pour vérifier si les noms de ces « nouveaux clients » très spéciaux y étaient ajoutés? Non?
Et dans la négative ,c’est à dire en l’absence de ces noms, n’eut-il pas été facile de confondre cet informaticien et de le prendre seulement pour ce qu’il était, un faisan ,dans la lignée des protagonistes de la funeste affaire des avions renifleurs qui devaient découvrir tout en volant ,depuis le ciel, lieu de résidence habituel du Père Noël, les gisements insoupçonnés de pétrole, du temps de la présidence de Valéry Giscard d’Estaing?

Ainsi cette affaire et tout le tintamarre l’entourant n’auraient jamais existé.

La réputation déjà peu reluisante de la classe politique française n’a rien à gagner de cette affaire et ceux qui clament habituellement le slogan un peu excessif « tous pourris » ne devraient pas tarder à y ajouter « et tous menteurs ».

Ci-dessous, pour en terminer avec une pointe d’humour, puisqu‘il m‘a été donné d‘y passer tout près, le « Lac des corbeaux » à 2 (longs et sinueux) Kms de La Bresse dans les Vosges,non loin de Gérardmer, le dimanche 27 septembre 2009 ,six jours après l’ouverture du procès .Un cadre paisible en pleine forêt ,et pas un corbeau sur la photo,ni alentour ! Mais peut-être s’étaient-ils tous envolés en direction de Paris pour y suivre le procès ?

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