21 juillet 2008

Réforme des institutions: les pressions à droite et les socialistes donneurs de leçons de morale

Ces pressions ou sollicitations dont ont fait,ou auraient fait l’objet certains parlementaires de droite récalcitrants afin de les inciter à voter aujourd’hui en faveur de la réforme des institutions, pressions dénoncées par François Bayrou l’éternel persécuté, par Ségolène Royal dans un entretien au journal « Le Parisien » d’hier , et ses camarades socialistes, leur porte parole en titre Julien Dray notamment , ne rappelleraient-elles pas celles ,à peine voilées émanant de François Hollande dans une lettre aux maires socialistes,il y a tout juste deux ans,et qui avaient fait souffrir,lors de leur quête aux 500 signatures, les petites candidatures de gauche et d’extrême gauche à la présidentielle de 2007, pour éviter qu’un nouveau « 21 avril  » ne se reproduisit,afin que Ségolène Royal ne soit pas éliminée dès le premier tour comme l’avait été Lionel Jospin en 2002 ?

Les Français ont déjà oublié. Mais peut-être pas tous.

Qu’en pensent Christiane Taubira, Arlette Laguiller,Dominique Voynet ou autres Roland Castro et Olivier Besançenot,pour les plus connus de ces petits candidats?
Un peu de retenue de la part des socialistes ,excellents à donner des leçons de morale, n’aurait certainement pas nui à l’estime qu’ont les Français vis à vis de leurs hommes politiques ,estime déjà passablement écornée comme le confirment tous les sondages.
De ce coté là,aucune amélioration n’est encore à attendre dans l'immédiat.

Qui pourra ,après cela, s’étonner des taux élevés d’abstention constatés dans notre pays aux élections qui s’y sont déroulées durant ces quinze dernières années ?

14 juillet 2008

Union pour la Méditerranée :après les présentations ,les cartes de voeux !

Alors qu’il existe déjà de nombreuses organisations internationales comme l’ONU et toutes ses structures dérivées regorgeant de fonctionnaires internationaux,placés en ces endroits confortables quand ,dirigeant d’un pays,on ne sait pas quoi faire d’eux autour de soi ou pour les écarter momentanément après déconvenues électorales ou bourdes dans l’exercice de fonctions pour lesquelles ils n'étaient pas vraiment « faits »,
Alors qu’une organisation politico-économique à vocation et à participants variables, l’Union Européenne forte actuellement de 27 pays membres , peine à se trouver,depuis plus d’un demi-siècle, et ne sait toujours pas si,la crise énergétique et alimentaire aidant,elle passera saine et sauve la première décennie du troisième millénaire,

Alors que tous les « G »,rassemblements de pays riches ou des plus développés,dans la gamme allant de 7 ou 8 à vingt ou plus, ne servent pratiquement à rien d’autre qu’à la prise de contact entre les uns et les autres ,sinon à projeter ou à deviser pour dans un demi-siècle ,dans 42 ans,en 2050,plus précisément, comme ce fut dernièrement le cas à Toyako au Japon, sachant que nul ne peut prédire exactement ce que sera l’évolution de la technique,de la démographie,des relations internationales,des moeurs politiques ,d’ici là,quand il y a urgence ,maintenant,demain et après demain,dont on ne sait pas de quoi ils seront faits,

Alors que toutes les autres associations d’États de ce genre nées depuis la fin de la seconde guerre mondiale,même dans le cadre d’une langue officielle unique comme ce fut le cas pour le Commonwealth ou la Communauté Franco-africaine, ont été vouées à l’inefficacité et à l’impuissance,et par conséquent n’ont pu se pérenniser sur la base de leurs objectifs initiaux,

Alors que ,faisant le trajet inverse, la Russie n’a rien perdu de son influence depuis que s'est désintégrée l’Union Soviétique dont elle avait été ,au début du siècle dernier,l’élément central et fédérateur par la force plutôt que par l’adhésion,

Alors,alors...était-ce opportun de lancer l’idée d’une organisation supplémentaire consistant dans un premier temps,le plus facile,à faire s’asseoir à une même table des dirigeants fort différents de caractère ,dont certains peu rompus aux coutumes démocratiques et n’ayant pas une conception bien affermie des droits de l’homme ou de la liberté de la presse ,profitant de cette occasion pour se relustrer à la tête de leur pays, et pour laquelle,dans un second temps, chaque pays voudra,histoire d’amour propre, sa part de « bureaux » ou de « sièges » pour héberger quelque dépendance de la nouvelle organisation?

Comme s’il n’y avait dans chaque pays « convive » de ce rassemblement,en principe fondateur, que des problèmes à régler qui ne pourraient l’être que par les autres : l’environnement,l’énergie,le climat,c’est à dire que des beaux sujets,et ,en plus, des sujets durables,puisque la mode est actuellement au tout durable!

Avec l’Union Européenne,ses directives,sa commission,sa Banque Centrale,son Parlement véritable Tour de Babel, sa Cour de justice,plus rien ou presque ne pouvait se faire ou se décider ,comme pour ne citer qu’un exemple: le taux de la TVA sur la restauration ,problème qui commence à dater et qui n‘est toujours pas solutionné définitivement ,bien que ce soit en cours,mais... .

Avec l’Union pour la Méditerranée,satellite,vassale ou associée, ce ne pourra qu’être pire,avec inévitablement de nouveaux impôts,cette fois méditerranéens.

Le rassemblement d’hier,à Paris de représentants de 43 pays sous l'égide de la France, ne fait-il pas immanquablement penser à ces réunions de familles nombreuses ayant souche à la campagne qui consistent à faire se retrouver à une date longtemps prévue à l’avance,un samedi ou un dimanche, tous les descendants d‘un aïeul ayant eu une vie rien de plus qu‘ordinaire, jusqu’à la cinquième ou sixième génération ,au nombre de cent à deux cent cinquante,et dont une bonne partie ne se connaissaient pas ?
Là,tout le monde s’embrasse,les organisateurs de la fête remettent ensemble des cousins ennemis depuis un héritage bénéfique pour les uns et contesté par les autres, le temps d’un repas copieux et bien arrosé. On promet de se revoir .Puis,en fin de journée ,chacun et chacune retourne à ses problèmes et tout continue comme avant. On s’enverra des cartes de voeux,mais personne ne se reverra. Et personne ne s’en trouvera plus mal.

Pour ce qui est de notre monde,des gens continueront à mourir dans la plus grande solitude par noyade en fuyant leurs pays,en proie aux disettes ou ravagés par des guerres civiles , sur des embarcations de fortune pouvant chavirer au moindre coup de vent.
Et,dans nos banlieues des voitures appartenant à des gens n’ayant pas les moyens de se payer un garage, continueront à brûler toutes les nuits.

07 juillet 2008

Nicolas Sarkozy ,la prometteuse France et les douces grèves

La France serait-elle en train de changer « beaucoup plus profondément qu’on ne le croit. » comme l’a affirmé Nicolas Sarkozy ,samedi dernier,lors du Conseil national de l’UMP, au point que « désormais,quand il y a une grève,personne ne s’en aperçoit»?
Notre Président tiendrait-il cela d’un sondage resté secret ou ne serait-ce qu’une intuition qu’il aurait été fort avisé de garder pour lui,en attendant que ce rêve soit confirmé comme réalité au moins d’ici la fin de l’année,lorsque les Français auront une idée un peu plus affinée de l’évolution de leur pouvoir d’achat,du taux d’inflation pour 2008 et du prix du litre de «  95 » pour leur voiture ?

A considérer tous les mouvements de mécontentement qui se sont succédés depuis son élection en mai 2007,et auxquels il devait s’attendre, ne vaudrait-il pas mieux mettre la compréhensible passivité ou la relative indifférence des Français face notamment aux grèves récentes sur le compte de l’accoutumance ?
Ou pire,expliquer la relégation de la gêne à un moindre degré d’importance au constat que d’autres problèmes, causant quotidiennement des désagréments encore plus sérieux que les aléas des grèves elles-mêmes, resteraient imparables,comme les pannes fréquentes dans les transports publics dues à des défaillances techniques de matériels trop vétustes ,les retards de trains non signalés ,et dans un autre domaine ,les coupures impromptues d’électricité,y compris dans les hôpitaux ,sans parler des menaces d’actes terroristes ou de comportements d’individus en situation d’absence de discernement?

Pour en revenir à notre Président,et après ces paroles qui ne seront pas tombées dans des oreilles de sourds,comment cela va -t-il se passer lorsqu’il visitera une usine ou entreprise importante?
Quel genre d’accueil vont lui réserver ces fameux salariés protégés au point de se permettre tous les excès au nom des libertés syndicales?
Ce qui lui est arrivé au dernier Salon de l’agriculture à Paris en ce début d’année n’est-il pas un signe ,entre autres,que la France a changé,mais certainement pas dans le sens espéré qui permette d'être optimiste ?

19 mai 2008

Le service minimum d’accueil assuré par des fonctionnaires territoriaux n’est pas souhaitable

Vendredi dernier,16 mai 2008,sur France-Inter ,Jacques Pélissard,député-maire UMP de Lons-le-Saunier (Franche-Comté) et également président de l’Association des Maires de France a déclaré que l’organisation par les communes du service minimum d’accueil n’était pas « acceptable » ... Et que les maires ne joueraient pas « un jeu faussé » !
Pourquoi donc ?
Selon lui,parce que les petites « communes ne sont pas dotées des personnels qui permettraient l’accueil des enfants » et que « ce n’est pas avec un cantonnier ou un garde-champêtre qu’on va faire l’accueil des enfants ».
Nous ne pouvons qu’ être d’accord avec lui car ces deux arguments paraissent tout à fait fondés.Toutefois si le SMA est une bonne idée, son institution et les conditions de sa mise en oeuvre mériteraient d’être peaufinées et elles le pourraient certainement.
Parce qu’en l’état actuel du projet comme cela nous a été présenté ,c’est à dire un service qui serait organisé par les communes ayant sur leur territoire au moins une école primaire et qui, en plus, serait assuré par des agents municipaux,c'est à dire des fonctionnaires territoriaux,nous disposons d’ une piste qui n’est certainement pas la meilleure. Pour, au moins,les trois raisons suivantes:
Premièrement, il y a ce problème de compétence et de savoir faire des gens éventuellement « mobilisés » non embauchés initialement pour cela.
Deuxièmement, cela reviendra à déshabiller Pierre pour habiller Paul,comme on dit,s’agissant de la répartition et de l’exécution du travail à faire pour lequel ils auront été embauché et qui ,fatalement ,restera en plan,durant le temps de grève des enseignants.
Troisièmement, ces fonctionnaires territoriaux qui accepteront d’assurer le SMA seront accusés de briser les grèves ou pire de porter atteinte au droit de grève par leurs camarades syndiqués. Ils seront mal vus de leurs collègues qui les prendront en grippe. Sauf à risquer de se faire virer à la prochaine alternance municipale,ils ne le feront qu’une fois parce qu’ils auront subi toutes sortes de pressions ou de mesquineries et on ne pourra plus compter sur eux pour le SMA.
On se retrouvera alors au point de départ,et toute l'organisation du SMA devra être reconsidérée.

Il est probable que cette idée de mettre dans le coup des agents municipaux ait été lancée par des gens qui n’avaient pas l’expérience de l’encadrement de salariés pour ne pas avoir envisagé de telles éventualités.
S’agissant maintenant de savoir si ce serait vraiment le rôle des communes à s’occuper de jeunes enfants réduits à l’errance par suite de l’impossibilité matérielle ou financière de leurs parents à assurer leur garde,plutôt que celui de l’Éducation nationale ,est-ce vraiment là une question pertinente?
Comment cela se passe-t-il quand une catastrophe se produit dans une commune ou à un plus grand échelon dans une région?
Ne sont-ce pas les maires qui se chargent d’héberger dans des locaux communaux et de nourrir provisoirement les personnes incapables de se déplacer et dans l‘impossibilité de se ravitailler,par suite de fortes chutes de neige par exemple,ou de destructions de leurs habitations?

Alors pourquoi ne pourraient-ils pas accueillir les enfants des écoles en cas de grève des enseignants si possible en dehors même de ces écoles ? Y aurait-il problème de locaux pour la plupart des communes,sinon toutes, disposant de salles des fêtes ou de « convivialité » ,voire pour les mieux équipées,d’espaces jeunes?

Quant à trouver du personnel adéquat ,les maires ne pourraient-ils pas « mobiliser » ponctuellement des chômeurs , des jeunes retraités affranchis de toutes pressions syndicales ou autres, des diplômés à la recherche d’un emploi ,volontaires ,surtout disponibles pour assurer de telles vacations, après avoir suivi une rapide formation, et habitant sur place ? Et qui seraient payés au tarif des heures supplémentaires ? Par exemple.
De telles personnes ne devraient pas manquer dans les communes suffisamment importantes pour avoir leur école.

Qui ne se souvient pas de ces emplois jeunes offerts par des municipalités à des « bac+5 » qui consistaient par exemple à « accompagner » et « divertir » les écoliers pendant qu’ils déjeunaient?

07 mai 2008

L’erreur majeure de Nicolas Sarkozy

Dans neuf jours Nicolas Sarkosy aura passé sa première année à l’Élysée. Élu pourtant avec une confortable majorité personne ne sait plus ,un an après, au vu des sondages catastrophiques qui nous sont claironnés ces derniers temps ,si les électeurs ont en définitive , le 6 mai 2007, approuvé son programme de réformes et lui ont fait confiance pour le mettre en application ou ,puisque celles ci sont contestées,paraît il et tout au moins, par les élus de gauche,par la rue et avec grand tapage médiatique, s’il l’a été seulement parce qu’une bonne partie des électeurs considéraient Ségolène Royal , sa concurrente, nulle ou incapable d’assumer la fonction présidentielle,rien n’indiquant qu’elle se soit améliorée depuis.

En fait ,avant de proposer son programme d’action aux Français pour approbation, la grosse erreur de Nicolas Sarkozy n’aura-t-elle pas été d’oublier de demander et obtenir l’aval du parti socialiste,des syndicats de magistrats,de la faune des syndicats gravitant autour de l’Éducation Nationale ,des syndicats de la fonction publique dont les liens de cousinage avec les précédents ne sont pas faciles à démêler, des associations trop bien intentionnées en matière de libertés,d’anti- racisme,de droits de l’homme,de laïcité ,mais peut-être,au vu du peu de résultats obtenus ou de progrès réels dans leurs domaines respectifs,pas suffisamment pour prétendre à l’appellation franche d’associations de bienfaiteurs, bref toutes ces associations qui réussissent l’exploit ,à condition d’être au moins 102 d'entre elles à appeler à une manifestation ,de faire défiler,en y perturbant la circulation c‘est à dire en emmerdant des millions de parisiens, tout au plus trois cents personnes dans les rues de Paris selon elles quand la Police n‘en dénombre que 95,à comparer aux cinquante ou soixante-dix mille clients qui rentrent ,sans faire de bruit,dans un grand magasin un jour de promotion ou de soldes?

Bref,Nicolas Sarkozy aurait dû recevoir l’aval non seulement de tous ces gens qui prétendent être la démocratie,la majorité avec selon les meilleures estimations 8 à 10% de salariés syndiqués,mais pire encore ,de ces Hautes Autorités,de ces Commissions Nationales ou de ces Hauts Conseils qui pullulent dans notre pays et ne sont bons qu’à publier leur rapport annuel ,toujours alarmant bien évidemment,pour justifier leur existence,leur pérennisation et les salaires de leurs membres arrivés là dedans à la faveur d’une compensation quelconque ou d’une veste prise à l’occasion d’une élection politique qui n’était pas à la proportionnelle autrement dit à la suite d’un désaveu des électeurs .

Tout cela ne justifie-t-il pas une réforme des institutions qui tende à restaurer une véritable et authentique démocratie où la minorité accepte ce qu’ impose la majorité au pays tout entier aussi longtemps qu’elle ne devient pas à son tour majorité par la voie des urnes ?

Et qui laisse faire grand usage,quand nécessité s’en fait ressentir,du référendum,notamment quand il s’agit de réformer la fonction publique ou la justice,théoriquement ,pour la première, "au service du peuple" ,et pour la seconde, rendue « au nom du peuple » de manière à rendre cette formule un peu plus consistante qu’elle ne le paraît aujourd’hui!

29 avril 2008

Quand les astres souriaient à Lionel Jospin et faisaient la grimace à Jacques Chirac

La vérité finit toujours par triompher. C’est-ce qui se dit. Mais en attendant le mal s’est répandu et de ses funestes conséquences il en reste toujours une part d’irréparable. C’est le cas,lors d’une élection, du détournement de suffrages obtenu sur la naïveté et la crédulité des gens.
Les tricheurs ne reculent sur rien et font feu de tout bois. Même si le résultat d’une action « limite » n’est pas assuré d’avance ,peu leur importe,ventre affamé n’a pas d’oreilles,dit le proverbe .

Hier dans ma note j’ai parlé de ce sondage CSA où en réalité seulement 7,5% de sondés qui avaient vu et entendu Nicolas Sarkozy lors de l’émission de télévision de jeudi soir et qui n’avaient pas été convaincus par ce qu’il avait dit, avaient fini par se retrouver représentatifs de 52% de leurs compatriotes , par la malice de certains médias peu scrupuleux. Ces non convaincus devaient être considérés, dès lors et par conséquent,politiquement majoritaires ,de peu mais juste assez pour permettre à Ségolène Royal de clamer que Nicolas Sarkozy était un menteur. Il fallait quand même oser le faire.

C’est vrai :les sondages qu’on nous livre depuis un certain temps sont très mauvais pour Nicolas Sarkozy.

Et alors que faut-il en penser?
De mon coté j’ai écrit,hier sur ce blog, qu’il n’y avait rien d’alarmant ni pour la droite ni pour le président dans le sondage en question,parce que je ne considérais comme valables dans ce sondage que les chiffres fondés sur les réponses de gens qui avaient vu la totalité de l’émission. Or ,parmi ceux-ci , 61% avaient trouvé Nicolas Sarkozy « convaincant » contre 38% qui l’avaient trouvé « non convaincant ». Mais ces chiffres n’ont pas été dits ou cités ,au moins dans la dépêche et le minuscule article de presse que j’ai reproduits.

Berner les gens à ce point,où cela peut-il nous mener un jour ?
Petit rappel historique, d’une histoire toute récente,si on peut dire.
De 1997 à 2001,les sondages ont été extrêmement,et vraisemblablement faussement, favorables à Lionel Jospin. Tout le monde le sait maintenant. Les astres mêmes finissaient par être subjugués par ces sondages qui s’en trouvaient de ce fait renforcés dans leur crédibilité qu‘ils peinaient à mériter. En voici une démonstration grâce à un article sur cinq colonnes (photo de l‘astrologue incluse) ,paru le 4 janvier 2001,aux pages « Besançon » dans l’Est Républicain qui n’a jamais ménagé sa peine en faveur de la gauche qui tient cette ville depuis très longtemps .Besançon a surtout eu les honneurs de la presse nationale au moment de l’affaire Lip et du bicentenaire de la naissance de Victor Hugo qui a vu le jour dans cette ville de l‘Est de la France,au hasard d’une mutation de son père militaire,le général de l’Empire Joseph Léopold Hugo.
Il ne sera reproduit ici dessous que l’entête de l’article,et deux exemples des âneries dont il regorgeait.

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Résultat de l’arrivée des courses:

2001:Aux municipales ,la gauche ,celle de Lionel Jospin a perdu une quarantaine de villes qu’elle a pratiquement repris ce printemps par effet de balancier. Voilà ce qui s’annonçait comme catastrophique en ce printemps 2001 pour Jacques Chirac.

2001:Sur le plan mondial,alors que sur 200 ou presque siégeant à l’ONU 70 pays étaient en proie à des conflits intérieurs larvés,une guerre internationale a été déclenchée à l’initiative des Etats-Unis en Afghanistan,non pas entre mai et juillet mais après les attentats du 11 septembre à partir du 7 octobre 2001,avec les premiers bombardements sur ce pays.

2002: Aux présidentielles ,Jospin perché au firmament des sondages depuis qu’il était Premier ministre de Chirac s’est transformé le 21 avril dans les urnes en étoile filante pour tomber à jamais dans l’oubli des ténèbres .
Pourtant un sondage Louis Harris paru le vendredi 8 février 2002 le donnait gagnant contre Chirac au second tour à 51% contre 49%.
Un autre sondage (IFOP) publié le 27 février 2002 donnait le même résultat ,et mieux encore,le bourrage de crâne fonctionnait bien puisqu’il ressortait également de ce dernier sondage que 55% des Français estimaient que Jospin allait gagner contre 41% pour Chirac !
Quatre semaines avant le premier tour , un sondage BVA « Paris-Match » le donnait toujours gagnant avec 52% contre 48 % à Chirac,soit 1% de plus que le mois précédent.
Jacques Chirac,finalement, a été reconduit président avec 82,2% des suffrages exprimés (contre Jean-Marie Le Pen,il est vrai ) ce qui ne veut pas dire qu’il avait convaincu 25.537.000 Français comme Ségolène Royal a prétendu,elle,vendredi dernier le 25 avril, à France Inter , avoir convaincu 17 000 000 de Français le 6 mai 2007.Elle a peut-être convaincu ses électeurs du premier tour,mais pas forcément tous ceux qui sont venus se joindre à eux au second,dont beaucoup ont ,en votant pour elle, voté d’abord contre Sarkozy, le même phénomène s’étant produit en face. Elle peut dire toutes les âneries qu’elle veut ,mais elle ne réussira pas à faire croire aux gens sensés de ce pays que Madame Taubira,que Messieurs Chevènement ,Mamère,Hue, candidats éliminés au soir du 21 avril 2002 ont été convaincus par Jacques Chirac parce qu’ils ont demandé à leurs électeurs de voter pour lui au second tour,en prononçant expressément son nom ,dans le but de mettre en échec Jean Marie Le Pen,!
Voilà ce qu’il en fut du prix « pas cher » donné aux « chances de Jacques Chirac » à l’élection présidentielle de 2002.

Cet éminent astrologue,sauf erreur de ma part, ne s’est jamais re-manifesté dans les colonnes de l’Est Républicain et c’est bien dommage qu’on ne puisse pas connaître ses prévisions sur l’avenir de Nicolas Sarkozy !

28 avril 2008

Nicolas Sarkozy et les sondages :quand les médias prennent leurs rêves pour des réalités

Nicolas Sarkozy et François Fillon ont reconnu tout récemment et l’un après l’autre avoir fait des erreurs de communication à propos de la façon dont ils ont assumé leur rôle notamment sur la conduite des réformes qu ’ils ont engagées depuis juin 2007.C’est vrai qu’ils ne se sont pas aidés eux-mêmes ,mais ne serait-ce pas ,parmi d’autres,qu’une des raisons entrant en ligne de compte dans la baisse de leur cote dans les sondages?

Concernant Nicolas Sarkozy, que penser de ce sondage « exclusif » réalisé vendredi dernier ,le 25 avril ,au lendemain de son passage à la télévision,pour « Le Parisien » /« Aujourd’hui en France » ,par CSA et duquel il ressortait que 52% des Français ne l’avaient pas trouvé convaincant?

Ce sondage détaillé peut être actuellement consulté sur le site Internet de CSA.
Avant tout,il faut savoir que cette émission a été suivie par près de 12 millions de téléspectateurs selon les chaînes coproductrices TF1 et France 2.Ce qui donne un peu moins de 19 % des 64 millions de Français que nous sommes.

Reprenons alors sereinement ce sondage .
La question qui a été posée aux personnes ayant vu ou entendu parler de l’intervention télévisée de Nicolas Sarkozy,soit 79% de l’échantillon de personnes sondées était:
Estimez-vous que lors de son intervention télévisée ce jeudi 24 avril intervenant un an après son élection à la Présidentielle,Nicolas Sarkozy a été très convaincant,assez convaincant,peu convaincant ou pas du tout convaincant?

Les principales données du sondage se résument ainsi:

1° Les personnes sondées et l’émission
- 20% des sondés ont vu l’émission en totalité
- 37% l’ont vu en partie seulement
- 27% ne l’ont pas vue,mais en ont entendu parler
Les 21% restant n’ayant rien vu rien entendu.

Est-ce que cela peut constituer une solide et sérieuse base de travail à considérer que 37% ont vu l’ours lorsqu’il était loin ou de dos ou dans la nuit au clair de lune,tandis que ,de leur coté, 27% n’ont vu que l’homme qui a vu l’homme qui a vu l’ours?
Est-il vraiment honnête de prendre en compte les réponses de ces gens là?

2° Les « convaincus » parmi les 20% qui ont vu et écouté Sarkozy sont 61%,soit seulement 12% de l’échantillon.

3° A l’opposé ,les « non convaincus » parmi ces mêmes 20% qui ont vu et écouté Sarkozy ne sont que 38% soit seulement 7,5 % de l’échantillon. On est donc très loin des 52% des « Français » ou des « personnes interrogées » comme le laisserait croire une lecture rapide ou distraite.
Et d’où vient cette différence entre 38% et 52% : simplement de la prise en compte du fait que 59% des 37% ayant vu l’émission en partie (donc de loin) et que 54% des 27% n’ayant pas vu l’émission n’ont pas été convaincus. Ne serait-ce pas un peu comme la parole des enfants d’Outreau ?
En réalité ce sondage n’a rien d’alarmant en soi pour le président ,mais faire annoncer dans les titres de dépêches d’agences de presse ou sur les journaux ce chiffre de « 52% » de « Français » non convaincus ne relèverait-il pas de la plus pure désinformation et par conséquent de la malhonnêteté vis-à-vis des Français ?

Exemple cette dépêche Associated Press
 Sondage:52% des Français n’ont pas trouvé Nicolas Sarkozy convaincant
AP - Vendredi 25 avril, 21h59
PARIS - Au lendemain de l'intervention télévisée de Nicolas Sarkozy, 52% des Français n'ont pas trouvé convaincant le chef de l'Etat, selon un sondage CSA pour "Le Parisien" et "Aujourd'hui en France", rendu public vendredi. En revanche, 36% l'ont trouvé convaincant, 12% ne se prononçant pas. Pour 73% des personnes interrogées, il n'a notamment pas été convaincant sur le pouvoir d'achat. Les Français ne l'ont pas non plus trouvé convaincant sur la suppression des postes d'enseignants à la rentrée 2008 et sur la réduction des déficits publics (57%), sur les retraites (56%), l'emploi (55%), la défense du paquet fiscal (54%), et la cohérence de sa politique (51%). - sondage réalisé par téléphone, le 25 avril, après l'intervention du président, auprès d'un échantillon de 1.002 personnes, représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus, selon la méthode des quotas. AP
Cette dépêche ne dit pas que 8 Français sur 10 n'ont pas regardé l'émission,tous les chiffres donnés n'ont par conséquent aucune signification réelle,et on donne cela aux gens à manger comme du bon pain! N'est-ce pas abuser du peuple?

Mieux encore ,sur l’Est Républicain du samedi 26 avril,nous retrouvons la même technique de désinformation,mais en un tout petit filet (voir ci-dessous) pas si anodin que cela parce que placé en première position dans une rubrique intitulée « Hexagone ».
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Ne remarque-t-on pas déjà plus qu’une petite nuance entre la dépêche qui parle de 52% « de Français » et L’Est Républicain qui ,lui, parle de « 52% des personnes interrogées »,ce qui n’est pas du tout la même chose, ajoutant , pour donner davantage de force à cette « information », qu’un autre sondage a donné 51% de « non convaincus »,c’est-à-dire pratiquement le même résultat ?

Que se passera-t-il dans notre pays quand les gens auront fini par réaliser qu’on les bernait?

Et quand les journaux qui se laissent aller à de telles basses œuvres connaîtront des difficultés,au nom du « pluralisme » ou de « la liberté de la presse ou de l’expression » sera-ce vraiment utile de mettre à contribution l’argent public?

25 avril 2008

Nicolas Sarkozy est-il rentré dans l’Histoire par la petite porte?

Nicolas Sarkozy a pris ses fonctions,en tant que président de la République le 16 mai 2007.Nous sommes le 25 avril 2008.Cela fait donc 11 mois et 10 jours et il lui reste,en principe, encore 48 mois et 20 jours pour terminer son quinquennat. Depuis le début de la semaine, les médias pressés,peut-être un peu trop, n’en finissent plus de dresser le bilan de sa première année d‘exercice du pouvoir,sondages à l’appui ,même si celle-ci n‘est pas encore achevée et qu‘elle a fait l‘objet de deux «coupures » ,élections législatives et municipales obligeant.

Ce bilan est bien entendu négatif,ce qui va de soi puisque ce président a été élu par une majorité d’électeurs qui ont cru voir en lui un homme de droite,étant entendu que la France ne peut être bien gouvernée que par des hommes politiques de gauche. Du moins c’est ce qu’il faudrait en conclure à la lecture de sondages douteux ou d’articles de presse assimilables ni plus ni moins à du bourrage de crâne qui permet d’obtenir d’assez bons résultats.

Ainsi ,que penser de ce sondage effectué par l’institut CSA pour le compte du journal « Le Parisien Aujourd’hui en France » qui l’a publié hier et dont la question principale était ainsi formulée :

« Pour chacun des Présidents de la République suivants,dites-moi si selon vous il a plutôt bien ou mal représenté la France de son époque,(ou s’il représente plutôt bien ou plutôt mal la France aujourd’hui)? »
Les présidents cités,étaient: Charles de Gaulle ,François Mitterrand,Georges Pompidou,Jacques Chirac,Valéry Giscard d’Estaing,et Nicolas Sarkozy.

Je ne m’arrêterai que sur deux résultats , concernant Charles de Gaulle avec 88% de bonne « représentation » contre 5% de  mauvaise « représentation » et Nicolas Sarkozy avec 40% de bonne « représentation » contre 53% de  mauvaise « représentation ».

Ces résultats évidemment pas du tout flatteurs pour notre Sarkozy sont sans appel apparemment. Apparemment seulement.
Le premier problème est que dans ce sondage de Gaulle est jugé sur une période de « présidence » légèrement supérieure à 10 années d’exercice du pouvoir,Sarkozy seulement sur 11 mois! Est-ce que ça ne fait pas un peu léger ,pour ne pas dire imbécile?
Pire: de Gaulle a été président de janvier 1959, le 8 plus précisément, à avril 1969 (le 28) .Il est mort le 9 novembre 1970.En 1970, pour voter à une élection à caractère politique il fallait avoir 21 ans,âge à partir duquel tout citoyen français était censé juger de son libre arbitre de la chose politique ou de la valeur des candidats , nouveaux venus ou sortants. Par conséquent n’ont pu connaître « valablement » de Gaulle,parmi celles qui sont encore en vie aujourd’hui, que les personnes nées avant 1949.Celles-ci ne représentent qu’ environ 23 % de toute la population française. Si on enlève les Français de moins de dix huit ans non questionnés et pour cause ,en proportion à peu près équivalente aux plus de 60 ans, cela fait près de soixante-dix  pour cent (*) de gens qui ont dû,dans ce sondage, donner leur avis sur un président qu’ils n’ont pas connu autrement que par les lectures,les noms de rues ou d’avenues dans les villes,la télévision ou ce que leurs proches ont bien voulu leur dire! Un sondage de cette nature peut-il être honnête?
Et s’il est malhonnête ,dans quelle intention a-t-il été réalisé et publié?

Je reste donc plus que perplexe et je me demande quel pourcentage de Français pourraient citer le juste nombre de présidents que la France a eu depuis 1959 ainsi que leurs noms. En tout cas moi,en 1964,j’aurais été incapable de citer les noms de tous les présidents français ayant représenté la France depuis 1914.Je me demande encore ,par la même occasion, combien de gens auraient répondu à cette question du sondage et ce qu’ils auraient répondu si,par malice, avaient été glissés dans la liste des noms proposés ceux de Michel Rocard et Raymond Barre qui n’ont été que Premier ministre.
Et maintenant que penser de cet article paru ce jour,25 avril 2008, dans l’Est Républicain ,à la page « France » sous le titre « Les grandes dates » ,consistant en une suite de dates rapportées par ordre croissant de chronologie en regard d’évènements liés à Nicolas Sarkozy, sommairement décrits et retenus,sur l’année qui vient de s’écouler, par un journaliste dont le nom n’est pas rappelé.
Sauf erreur,j’en ai compté vingt et une et je vais en citer deux:

1°. La neuvième dans l’ordre:
« 18 octobre:Nicolas et Cécilia Sarkozy divorcent. Le lendemain,le président arrache l’accord des 27 au sommet de Lisbonne pour son projet de mini-traité « simplifié » censé relancer l’Europe. » .
Voilà tel quel. Comme chacun devrait donc le constater ,le divorce de notre président aura été un évènement très ,très important dans la vie de tous les jours des Français,et pour l’amélioration de leurs conditions de vie ! Dommage pour ce si talentueux et si honorable journaliste qu’un sondage réalisé par l’IFOP pour Le Journal du dimanche daté du 21 octobre 2007 ait révélé que 89 % des personnes interrogées considéraient que le divorce de Nicolas et Cécilia Sarkozy était « une affaire privée qui ne regarde que le couple présidentiel ».A l’opposé ,dans le même sondage, 11% seulement y voyaient « une affaire publique » car la « vie privée du président concerne aussi les Français »... Comment faut-il appeler un tel journaliste?

2°.Cette fois ce sera la dix-neuvième « grande date » :
« 23 février:Au Salon de l’agriculture,le chef de l’Etat invective un visiteur qui refuse de le saluer et lui lance : « Casse-toi alors,pauvre con ».
Là encore ce sera un évènement très,très important pour l’Histoire. Il faut s’attendre à coup sûr à ce que la gauche une fois revenue au pouvoir décide qu’il soit fait des funérailles nationales à cet illustre inconnu à lunettes qui ,bien que venu humer le bon air de la campagne ,des bouses de vaches et des crottes de biques ,sans sortir de Paris, ne souhaitait pas se faire salir sa main. Il sera venu,il aura connu la gloire d‘un jour,il sera reparti en rentrant dans l’Histoire et dans le plus discret anonymat ! Dans les dictionnaires,dans cinquante ans ,si le français est toujours parlé ou écrit, à « con » on pourra lire aussi ,pour l‘exemple, « pauvre con » :invective lancée par Nicolas Sarkozy à un fan de la paysannerie française,comme on trouve à « merde » aujourd’hui : « le mot de Cambronne » (dans le Le Grand Larousse en 5 volumes) .
En attendant ,un maire ou un président de conseil régional socialiste pourront toujours lui offrir une place confortable sur leur liste lors d’une prochaine consultation électorale à la proportionnelle,ou à défaut en faire un citoyen d’honneur! Il l’aura bien mérité.

Pourquoi pas?

(*) J'avais écrit initialement par erreur 50 au lieu de 70%.

24 avril 2008

Réforme des institutions ! Petites et grandes illusions (1)

Depuis hier nous sommes rassurés. A moitié,presque. Il y aura une réforme des institutions,c’est promis, mais tout de même pas juré .Le projet de réforme de la Constitution reprenant les conclusions du rapport Balladur a été approuvé en conseil des ministres. Le texte va être soumis à l’examen des députés  le 20 mai et les jours ou semaines qui suivront avant de passer au Sénat en juin. Le Congrès (députés + sénateurs réunis) se tiendra le 7 juillet  à Versailles pour entériner cette audacieuse réforme. Tout cela paraît donc bien ordonné et méticuleusement programmé.
A en croire Luc Chatel ,le porte-parole du gouvernement, ce « sera la plus grande réforme de la Ve République depuis 1958 » .

Qu’est-ce qui va donc bien être amélioré dans nos vies?

Prenons un exemple de changement envisagé :le plafonnement du nombre des membres du gouvernement (ministres ou secrétaires d’état ) !
Là ,je n’ai pu, hier soir, m’empêcher de me rappeler cette conversation qu’à deux ou trois jeunes Français nous avions eue dans un hôtel parisien au début des années 70 avec une professeure retraitée tchécoslovaque qui maîtrisait très bien notre langue,pour avoir vécu quelque temps dans notre pays avant la guerre de 1939-1945 .Elle devait avoir entre 75 et 80 ans,sa venue en France ne posait pas de problème pour l’administration communiste de son pays. C’était donc une personne,par conséquent, à charge pour la collectivité dans son propre pays et une défection de sa part n’aurait pas été considérée comme une trahison,bien au contraire. La discussion fut très libre,d’autant plus qu’elle était seule à pouvoir discuter avec nous,les autres personnes de son groupe étant remontées dans leurs chambres. Ce point est important quand on songe que dans un pays voisin de la Tchécoslovaquie,en Allemagne de l’Est , communiste à l’époque, une personne sur quatre était plus ou moins liée à la STASI,la sinistre police politique . A la question : « Vous qui avez connu la Tchécoslovaquie « capitaliste » avant 1939 ,quelle différence avez vous constatée lorsque les communistes ont pris le pouvoir? » Réponse cinglante et franche: « Les fauteuils sont restés, leurs occupants ont changé,c’est tout »!

Si demain,pour assurer la gouvernance de notre pays ,il y a non plus trente ministres ou secrétaires d’état ,mais seulement dix qui chapeauteront des adjoints ou délégués qui bénéficieront des mêmes avantages que les ministres ou secrétaires d’état « déclassifiés » c’est à dire sans le titre ,est-ce que cela va changer grand chose pour le budget de l’État et pour nos impôts? Personne ne le croira,même si une réforme de cet acabit ne devrait pas susciter moins de trois mille amendements de la part de nos bons députés socialo-communistes qui excellent à faire de l’obstruction inutile .

J’ai écrit à la première ligne de cette note « A moitié presque ». Le problème ? Cette phrase de François Fillon prononcée hier à l’occasion d’une visite à la Maison des adolescents à Paris : « J’attends une feuille de route pour les prochaines semaines et les prochains mois,qui nous redonne le cap sur les réformes qui doivent être conduites »...C’est à se demander si notre Premier ministre assistait au conseil des ministres hier matin et ,si oui, à quoi il pensait quand le projet de réforme a été approuvé !

23 avril 2008

La rupture!Quitte ou double pour Nicolas Sarkozy

Contrairement à ce qu’a avancé Ségolène Royal hier lors d’un point de presse à Paris, l’année qui vient de s’écouler depuis l’élection de Nicolas Sarkozy n’est pas « une année perdue » ou « une année ratée » parce que cette année qui devait être la première année de « rupture » aura permis de faire découvrir noir sur blanc ou prendre conscience à un plus grand nombre de nos concitoyens que la France est redevenue depuis plus de trente ans un pays ingouvernable,incapable d’évoluer sereinement et harmonieusement .Parce que ,contrairement à ce qu’on dit , il ne faut pas prêter aux Français l’intelligence qu’on les flatte hypocritement de posséder.

La réalité,c’est que notre pays se trouve figé dans un immobilisme institutionnel ,économique et social dont il ne peut se sortir et qui, s’il se perpétue, va conduire inéluctablement et insensiblement à l’appauvrissement du plus grand nombre,un phénomène déjà bien engagé et nettement perceptible avec l’apparition de ce qu’on a appelé les « nouveaux pauvres » sous le premier septennat de François Mitterrand,placé sous le signe de la formule non écrite « gagner sans travailler ».

Et pourtant notre France regorge d’intellectuels,de gens sur-diplômés et d’organismes de toutes natures,de hautes autorités,de commissions nationales, de penseurs,de gourous .Il n’en est aucun pour réagir avec efficacité ,tant pour décrire le phénomène,que pour en situer les origines et les causes,encore moins pour rappeler à leurs responsabilités ceux qui sont payés pour assumer et pas seulement revendiquer celles-ci.

Pire,ce phénomène laisserait indifférents les observateurs les plus perspicaces de notre pays,ceux qui peuvent écouter et voir , réduits à ne pouvoir dire ce qu’ils auraient envie,tant pour ne pas provoquer de réactions incontrôlables que pour éviter leur mise à l’index,laissant cette besogne à la discrétion d’organismes internationaux ayant leur siège hors nos frontières,à New York,Bruxelles ou Francfort, comme le FMI,la Commission de Bruxelles ou la Banque Centrale Européenne, par conséquent à l’abri de toute mesure de rétorsion ou d‘intimidation. Comme si la France,en ce début du troisième millénaire,se faisait un honneur de vouloir perpétuer certaines habitudes néfastes,notamment dans le domaine des libertés individuelles,de la liberté de la presse ou de la liberté d’expression,ayant eu ou ayant encore cours dans certains pays de l’Est de l’Europe,autoproclamés « démocraties populaires » après la fin de la seconde guerre mondiale jusqu’à la « chute » du mur de Berlin ou quelques années encore.

Résultat:lire ou relire un journal français datant de 1983,de 1988,de 1993,de 1998,de 2003,de 2008,c’est retrouver cycliquement les mêmes titres qui ont trait aux mêmes problèmes sempiternellement soit éludés,soit résolus incomplètement ou provisoirement,comme si les élus avaient peur de devoir se retrouver un jour sans avoir d’os à ronger. Quand ce n'est pas la fiscalité c'est le chômage,la précarité,ou la pauvreté.Vient à son tour la justice avec une erreur judiciaire dont on nous promet que ce sera la dernière.L'insécurité ,les zones de non-droit en surchauffe.Les enseignants champions des manifestations.Les retraites,le déficit de la sécurité sociale,les magouilles.
Parce qu’à peine élue,une nouvelle majorité commence par défaire ce que l’ancienne avait fait,suivant un scénario bien connu,la loi Durand devenant la loi Dupont qui deviendra à son tour à la prochaine législature la loi Durien ou Dunul.Il arrive même qu’une nouvelle majorité vote ce qu’elle avait refusé de voter antérieurement alors qu’elle était dans l’opposition.
Aujourd’hui,en Conseil des ministres on aura parlé de réformes pour nos institutions. Pour rien.
D’abord parce que si les initiateurs ou commanditaires de telles réformes ont attendu un an pour les proposer,celles-ci ne doivent pas revêtir un caractère d’urgence,ensuite parce n’importe quel esprit sensé ne peut imaginer comment des gens qui vivent et prospèrent d’un système le modifieraient dans un sens qui les obligerait à laisser leur place à des gens plus compétents. Voilà qui est très simple à comprendre.

Exemple d’incompétence:Ségolène Royal est bien gentille de critiquer celui qui a fait d’elle une perdante l’an dernier,mais est-elle bien placée pour le faire? N’est-ce pas s’exposer stupidement, parce qu’un esprit sensé ne comprendrait pas qu’elle fasse l’éloge de Nicolas Sarkozy,et le mieux ne serait-il pas qu’elle reste discrète à ce propos?
Ségolène Royal a,tout comme Nicolas Sarkozy,un très gros handicap. Ils sont rentrés tous deux en politique beaucoup trop jeunes à la même époque et leur tort est de n’avoir fait (pratiquement) que cela dans leur vie. Il leur manque le vécu et l’expérience des gens ,du peuple ,qui ne confient pas leurs souffrances ou leurs joies à un élu de la même manière qu‘à un quidam. En plus ce sont deux enfants gâtés de la politique dans notre système électoral actuel :tous deux ont été élus dans des circonscriptions « faciles » ou le plus gros à faire était d’obtenir l’investiture de leur parti respectif. Gagner la France,n’est point gagner Melle,ni Neuilly-sur-Seine. Si Ségolène Royal a perdu le 6 mai 2007,une des principales raisons en aura été qu’elle est partie dans la course beaucoup,beaucoup trop tôt,cumulant sur le temps les bourdes et les casseroles qui ont érodé continuellement sa cote. Son problème est aujourd’hui qu’elle n’a pas cessé d’être candidate.
Quand à Nicolas Sarkozy,on ne sait pas bien ce qu’il va dire demain soir. Mais peu importe. Il n’a plus le choix.
C’est désormais pour lui « quitte ou double » !

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