22 octobre 2009
La réforme territoriale est-elle promise à l’impasse?
N’est-ce pas courir au devant de l’impossible quand on pense à l’acharnement à vouloir conserver leurs acquis électoraux dont font preuve certains élus « anti-cumul » notoires dans leurs discours,mais qui ,à peine élus à un nouveau siège d’un échelon supérieur à celui dont ils étaient titulaires s’empressent de justifier qu’ils seront encore plus efficaces en conservant leur premier siège,celui-là leur ayant servi de tremplin pour gagner le paradis ou ayant constitué ,en matière de popularité,l’avantage décisif sur leurs rivaux et ,si besoin est ,si cela ne convainc pas suffisamment ,de déclarer que leurs sympathisants ,leurs supporters ou les militants locaux de leur parti sont finalement d’accord après mûre réflexion, tout en s’affichant contre par principe ,hormis exception dans certains cas ,celui-là précisément ,une manière comme une autre de bien masquer leur hypocrisie et celle de leur héros? Conserver un mandat qui a servi de tremplin à une élection très convoitée,sous prétexte d’efficacité ,ne serait-ce pas plutôt empêcher qu’un autre, leur successeur ou un homologue, puisse bénéficier du même tremplin pour ,à son tour, l’évincer au terme de son mandat? Les cumulards sont loin d’être des idiots,il vaut mieux le savoir. Ils sont d’ailleurs assez malins pour,quand ils sont maires d‘une commune, charger de faire tout leur travail de maire par leur premier adjoint en lui laissant espérer qu’il pourra prendre sa succession -comme maire- très vite,ce qui veut dire,en réalité, jamais. Il faut bien savoir aussi que des élus d’un même parti,ne se font pas de cadeaux entre eux bien que s’affichant toujours main dans la main lors de cérémonies ou de pots d’inaugurations. Deuxièmement, si une telle réforme pouvait être vraiment utile et déboucher sur une amélioration du sort des Français ,qui,comme je le soulignais dans ma note précédente, « au vu du débat politique actuel semble être le dernier des soucis de nos politiciens » ,pourquoi faudrait-il attendre qu’elle ne prenne effet qu’en 2014,c’est à dire dans cinq ans,un laps de temps au cours duquel il peut encore se passer beaucoup d’ évènements inimaginables ,du genre de ce que nous avons connu depuis un an avec cette « crise » financière ,ou quelque chose comme la dissolution de 1997 débouchant sur une alternance? S’il avait fallu engager cette réforme ,le moment le plus opportun ne se serait-il pas trouvé dans les tout premiers mois suivant l’élection présidentielle de mai 2007,et son approbation n’aurait-elle pas dû être soumise par référendum à la volonté du peuple français avant que les électeurs n‘aient trouvé dans la conduite de la politique de ce nouveau président suffisamment de motifs de mécontentement pouvant les inciter à sanctionner c‘est à dire répondre à coté de la question ? Aujourd’hui Nicolas Sarkozy n’a plus aucun appui populaire pour s’engager sur ce terrain,et tout ce qu’il fera désormais en matière de réformes touchant à l’administration de la France sera considéré aux yeux de l’opinion comme une tentative de maintenir artificiellement ses amis au pouvoir,même s’il s’en défend,l’affaire du « placement » de son fils par le truchement d’une élection raillée de toutes part , suffisamment significative,lui ayant gâché les dernières chances qui lui restaient de faire quelque chose de positif à ce niveau ,deux ans et demi seulement après sa belle élection. ![]() |
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13 octobre 2009
Faut-il plaindre Jean Sarkozy ?
Nous avons eu beaucoup d’exemples contemporains de « fils » ou « filles » pour qui le fait d’avoir eu un père ( ou une mère) tout puissants à un moment donné de leur vie n’aura pas été finalement une grande chance et nous pourrions citer quelques noms rappelant un petit quelque chose à ceux qui suivent de près l’actualité nationale ou internationale .Sans parler de Christophe Mitterrand et de ce qui lui est arrivé après la mort de son père, Jean-Claude Duvalier,fils de François, dit Papa -Doc, « Président » de Haïti,n’a-t-il pas été contraint par suite d’ évènements survenus dans son pays en 1986, quinze ans après avoir accédé au pouvoir, de fuir et finir sa vie en exil? Dans son cas, c’est-à-dire dans le contexte du régime politique instauré par son père, l’ intéressé devait s’ attendre à sa promotion comme par automaticité et le peuple badaud était averti, rien ne devait donc étonner, ni choquer ce dernier. De plus, le népotisme ne sévit pas seulement au niveau des chefs d’État,et ,en fouillant un peu dans les bottins,plus malicieusement en épluchant les avis de décès paraissant dans les journaux régionaux, même les plus anodins, faisant découvrir certaines filiations parfois fort intéressantes, nous devrions nous attendre à ce que dans notre pays beaucoup de directeurs de banques, de chefs ou sous-chefs d’entreprises, de secrétaires de partis politiques ou de syndicats, beaucoup d’élus ,surtout par le suffrage à la proportionnelle, ayant eux aussi bénéficié du petit coup de pouce décisif ou des relations de papa (ou maman ou tonton ou épouse,concubine,maîtresse ...) , de ce fait , devraient éviter, par pudeur, de se lancer dans l’actuelle polémique,et là je ne citerai pas de nom. Non. Finalement, ce qui peut légitimement déranger vraiment dans cette affaire Jean Sarkozy,hors les faits que son jeune âge laissera plus d’un étudiant à se poser des questions sur l’utilité de poursuivre de longues et coûteuses études ou que ses futurs collaborateurs directs voire ses partenaires auront sans doute souvent à se poser des questions sur ses compétences réelles non pas en raison de ses capacités intellectuelles qui sont peut-être excellentes et ne peuvent être mises en doute, mais de par son indéniable déficit de vécu et enduré ,ce qui s’ appelle dans les offres d’emploi « expérience de plusieurs années dans le secteur,éventuellement dans un emploi similaire à un niveau moindre... » . Ce qui interpelle ,c’est que sa nomination n’aura pas été conséquente du décès ou de l’arrivée à son terme du mandat du personnage remplaçable n‘ayant de lui-même ,c’est à dire sans aimable pression, pas souhaité continuer au-delà, mais d’un mobile fort discutable ,l’atteinte de la limite d’âge de ce dernier empêchant tout renouvellement de mandat ,un mobile devenu anachronique tant il est seriné sans cesse au bon peuple de France qu’il devra désormais travailler plus pour gagner plus et plus longtemps pour bénéficier d’ une retraite décente. N’y a -t-il pas là un singulier paradoxe, une anomalie flagrante , surtout que rien ne semble avoir été fait pour empêcher que celle-ci ne se produise, alors que des verrous partout ailleurs sont en train d’être démontés, sous la présente législature, ce qui n’est pas forcément une mauvaise chose? Peut-il être facilement acceptable et motivant pour ses collaborateurs que le tenant d’un poste bien en vue convoité pour un certain « Monsieur Fils » doive nécessairement être amicalement « invité » ,pour ne pas dire forcé, à renoncer à sa place pour la rendre libre et prenable ? Et que, puisque cela,entre gens bien élevés, exige compensation avantageuse , mécaniquement ,il se produise hélas , pour recaser « l ’invité à déguerpir » , s‘il n‘y a pas possibilité pour lui de parachute doré qui puisse arrêter le manège ainsi mis en branle ,un effet de chaises tournantes sans fin pouvant déboucher ,quand un grain de sable se coince dans les engrenages de la machine, sur une affaire telle que celle du corbeau de Clearstream qui fait actuellement l’objet d’un procès au tribunal correctionnel de Paris et que j’ai déjà abordé dans une note précédente ? Jolie perspective! Et comment cela se passe chez nos voisins? Le prince Charles d’Angleterre qui n’est certes pas malheureux mais qui n‘en finit pas d‘attendre son heure, n’aurait-t-il jamais pu bénéficier d’une loi fixant un âge maximum pour l’exercice de la fonction de régent dans son royaume alors qu‘homme du peuple il aurait peut-être pu, comme Tony Blair , être Premier ministre de Grande Bretagne durant plusieurs mandats de suite ? Non, il a attendu, comme tous ses prédécesseurs et attend encore. Normal diront tous les britanniques. ![]() ![]() |
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02 octobre 2009
Le parti socialiste et le non cumul des mandats ,la bonne blague!
Il est bien évident qu’une telle décision était facile à prendre et à faire accepter par des militants ,en majorité provinciaux, fatigués et usés à se dépenser pour les camarades pistonnés de Paris venant récupérer chez eux et à leur barbe les mandats locaux ou nationaux faciles à décrocher (seulement 25 à 30% des membres de la première fédération de France qu’est Paris ont voté contre 47 à 50% au niveau national ) et peut-être nombre d’entre eux auraient aimé que soit décidée également la fin des parachutages. Pour l’immédiat,ces militants ne doivent pas trop espérer voir les cumulards ne conserver qu’un seul mandat et provoquer du coup quelques centaines d’élections partielles dans toute la France .La théorie est une chose,la mise en pratique en est une autre. Cette consultation d’hier ne restera jamais qu’ un joli coup pour faire rentrer de l’argent frais dans les caisses du parti,s’il faut en croire certaines déclarations selon lesquelles 26.000 militants se seraient mis à jour de leur cotisation,condition sine qua non pour participer aux votes. Mais,le cumul des mandats étant mal vu d’après les sondages, cela constituera sans doute un élément de propagande très pratique pour les socialistes dans les mois à venir ,dans le but d’entraîner les autres partis à en faire autant. Suivront-ils pour ne pas être en reste ,ou n'en éprouveront-ils pas la nécessité ? Pour avoir réponse à cette question et prédire, sans risque de se tromper,ce qui risque de se produire ,il suffira de se référer aux convictions des Verts en la matière ,ardents partisans de longue date du non cumul , et se souvenir de ce qu’avait déclaré Dominique Voynet le 6 avril 2008 au « Grand-Jury » RTL-LCI-Le Figaro ,alors que,sénatrice de Seine-Saint-Denis ,elle venait de se faire élire toute nouvelle maire de Montreuil-Sous-Bois avec le soutien ,entre autres, du parti socialiste : « Le cumul ce n’est pas bien » , puis : « Dans cette période,ce serait déraisonnable de ne pas cumuler ces deux responsabilités » surenchérissant même en ajoutant qu’elle proposerait ,faisant référence au Congrès de Versailles de l’an dernier, « que la réforme institutionnelle qui va être votée dans quelques semaines inclue des dispositions fermes contre le cumul » ! Hélas,comme il fallait s’y attendre ,il n’en fut rien . Tout le monde se retrouve d'accord pour dire que le cumul des mandats est une mauvaise chose,y compris les élus eux-mêmes.Ne serait-ce pas beaucoup mieux,comme gage de sincérité, pour ceux-ci ,plutôt que de le répéter ,de commencer par s'abstenir de se présenter à une élection aussi longtemps que leur mandat ne serait pas arrivé à son terme,ou de démissionner purement et simplement avant de faire acte de candidature à une nouvelle fonction élective? Quant aux arguments avancés par les partisans du cumul,consistant à faire croire qu'un bon maire,qu'un bon élu local ne peut l'être que s'il est parlementaire,ils ne peuvent résister à la conclusion logique en découlant que sur les 36.000 maires de France, 35.000 seraient des tocards faute de détenir un siège de sénateur ou de député! Ou que toutes les communes de France seraient bien soignées (de subventions ou de faveurs au détriment des autres)avec un parlement composé de 36.000 députés ou sénateurs! C'est n'importe quoi. Car cela ne reviendrait-il pas à laisser entendre que Bertrand Delanoë qui a choisi délibérément de n'être que maire de Paris ,ou que Martine Aubry qui a pris une veste aux législatives de 2002 dans une circonscription pourtant acquise à la gauche et qui ne s'est pas représentée à la députation en 2007, seraient ,abstraction faite de la qualité de leur gestion,de mauvais maires? Tout comme le fait d'excuser l'absentéisme des parlementaires parce que ceux-ci seraient "pris" par leur travail local bien que disposant de permanences locales pour ce faire. Parce qu'en réalité,et cela se découvre chaque jour dans la presse régionale, leur "travail local" consiste,pour l'essentiel,à s'assurer leur propre réélection,c'est à dire à être vus du plus grand nombre d'électeurs,à la télévision régionale,dans la presse locale,à jouer les assistantes sociales au risque pour ce faire de trangresser des lois qu'ils ont votées,à inaugurer une fontaine dans un village,un mur d'escalade dans un collège,à décerner des médailles à des élus locaux,de simples conseillers municipaux qui ont été plusieurs fois réélus avec pour seul mérite de ne jamais s'être mouillés lors du vote de décisions importantes ,nécéssaires mais devant faire mal (souffrir du coté du porte-monnaie) dans leur commune. Un maire est un maire. Un député est un député. A chacun son rôle.Et rien n'a jamais empêché un futur parlemntaire de passer d'abord par la case "maire" pour connaître,un tant soit peu, et résoudre les problèmes d'une commune si la résolution de ces problèmes devait impliquer la nation.Un parlementaire ne saurait être représentant que de sa seule commune .Une fois élu ,ne doit-il pas l'être de sa circonscription toute entière? |
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30 septembre 2009
Parti socialiste,demain la "petite révolution"?
| Mémorable, ce fracassant avertissement à la droite lancé par Martine Aubry juste après la confirmation officielle de son élection au poste de première secrétaire du Parti socialiste par le Conseil national de ce même parti réuni à la Mutualité à Paris le 25 novembre 2008 : « Je le dis à la droite, riez encore quelques jours car dès la semaine prochaine le parti socialiste est de retour dans la proposition ». Amusante ,cette phrase d’Arnaud Montebourg prononcée au même moment: « De la vieille chenille, va sortir un nouveau papillon » . Audacieuse, cette déclaration de la pas très bien élue première secrétaire à France Inter ,ce jour même: « La rénovation du Parti socialiste, tout le monde l'a dit, c'est une petite révolution et c'est aux militants de la décider demain »? Non,parce qu'il y avait déjà eu cet époustouflant discours au Conseil national du Parti socialiste prononcé le samedi 12 septembre 2009, sur la « rénovation » qu'elle envisage d'entreprendre.(Voir ce discours) . Un discours qui commençait par ce bel exercice d‘autosatisfaction: « Je voudrais d’abord, mes chers camarades, nous dire un bravo collectif pour ce coup d’envoi, ce coup d’envoi de la rénovation à peine quinze jours après La Rochelle, après un travail extrêmement pointilleux, écoutant chacun avec respect, comme cela a été dit par Arnaud, autour d’Arnaud et de François Lamy, je suis très heureuse ce matin que nous lancions effectivement cette rénovation. » Et puis il y a ce passage à propos des « primaires » que tous les observateurs attendaient: « Je le dis, les primaires, ce n’est pas seulement pour nous une occasion formidable de nous ouvrir vers des hommes et des femmes de gauche qui vont venir vers nous pour préparer un projet pour la société, c’est aussi une véritable conquête démocratique pour les Français. Ils n’auront pas seulement à choisir entre des candidats le jour de l’élection, ils pourront avant, avec nous, donner leur avis pour eux, hommes et femmes de gauche, pour le candidat en tout cas des socialistes. Et, je le redis, pour bien évidemment le candidat des partis de gauche qui voudraient s’intégrer dans notre processus. » Formidable ,n'est-ce pas ? Non pas tout à fait ,parce que de ces primaires ouvertes aux « sympathisants socialistes » , s’il faut entendre par là des « hommes et des femmes de gauche qui vont venir » vers les socialistes 100 pour cent, encartés ,à jour ou non de leurs cotisations, il en était déjà question le 20 avril 1989 ,voici un peu plus de vingt ans, quand fut publié dans l’Est Républicain l’article intitulé « Fébrilités rénovatrices au parti socialiste » dont je reproduis ci -dessous un extrait : « Parallèlement à ce débat idéologique, des propositions commencent à « fleurir » sur la nouvelle organisation interne du PS.C’est ainsi que M. Henri Emmanuelli présente quelques pistes particulièrement audacieuses. Comme par exemple l’organisation de « primaires » avec les sympathisants socialistes pour la désignation des candidats PS aux élections présidentielles. Une proposition qui avait été présentée, il y a quelque temps, par le RPR,M. Charles Pasqua. » Cela,malgré tout,n'a pas empêché l'Est Républicain du 28 aôut 2009,sous la plume de Philippe Jarrassé, de redire la même chose,en la présentant,comme "nouvelle".... Pour une piste audacieuse,en 1989, on ne peut pas dire que ce n'en était pas une,avec vingt ans d'avance...peut-être plus,l'avenir nous le dira. Ci-dessous 2 extraits de l'Est Républicain du 20 avril 1989 ![]() Ci-dessous titre de l'article de l'Est Républicain du 28 août 2009 ![]() |
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22 juillet 2009
Crise au Parti socialiste: il y a déjà eu pire
Certains de ses éléments et non des moindres ont déjà pris leurs distances avec les actuelles instances dirigeantes ,d’autres se sont mis en réserve sabbatique,ont crée leur propre parti satellite,quand ils n’ont pas franchi le Rubicon en intégrant l’équipe gouvernementale du tandem Sarkozy-Fillon , toutefois , détail à ne pas négliger,sans apparemment se renier ni avoir pris l’engagement ni juré de ne jamais resservir leur parti d’origine à quelque titre que ce soit ou de se faire réélire sous ses couleurs ou avec son soutien sous l’étiquette hypocrite « Divers gauche » ,pour le jour ,peut-être pas si lointain que cela,où une majorité d’électeurs le reconduirait au pouvoir associé avec d’autres partis de gauche, voire du centre ,à condition qu’il modère ou réajuste ses prétentions ministérielles et ses ambitions à la faveur de ses partenaires au niveau de la direction de certaines municipalités ou collectivités locales. D’autres encore,plus frileux ,en faisant les difficiles ,tout en restant socialistes ou en disant ne pas pouvoir faire autrement quand il s’agit de servir notre pays, acceptent de participer à des missions d’exploration ou de préparation de rapports sur tout et rien ,rapports en haut lieu salués,applaudis,approuvés,une fois rendus publics, mais promis à moisir dans les placards. Le moins frileux de ceux-là aura encore été Michel Rocard,qui à son âge ,79 ans dans un mois (cela s‘arrose) ,n’a plus grand chose à perdre à avoir accepté le 13 mars dernier une mission d’une importance capitale (pour sauver la planète!) avec un titre ronflant et pétaradant ,« ambassadeur » ,ou je ne sais quoi,aux -ou pour les- Pôles Nord et Sud, trouvant là,pourquoi pas, l’occasion de régler quelques vieux comptes remontant au mémorable congrès de Metz en novembre 1979, ce que personne ne pourrait lui reprocher bien qu’il n’ait jamais été très rancunier au cours de sa longue carrière politique,commencée à son plus jeune âge mais seulement révélée au grand jour lors de sa candidature à la présidentielle de 1969 et surtout quelques mois plus tard avec sa victoire surprise à une élection législative partielle dans une circonscription réputée de droite,s’offrant le luxe de battre un ancien Premier ministre du général de Gaulle,Maurice Couve de Murville . Je puis témoigner que dans ma région,la Franche-Comté,le 13 mars nous commencions à sortir d’un long et froid hiver,que le 8 mars il y avait un peu plus de 40 cm de neige dans mon village ,à 650 m d’altitude,que le 19 mars,jour de grandes manifestations s’il en fut , le temps était très beau et il faisait très chaud ,que dès le lendemain, vendredi 20 mars,une semaine après la belle promotion de notre ami, la température chutait brutalement! Retournement climatique à 180°. Super efficacité de cet homme qui ,à peine ayant pris ses fonctions soufflait déjà le froid depuis son igloo polaire ou coïncidence? N’empêche qu’il aura,en acceptant cette mission ,beaucoup moins fait hurler dans son parti,que lorsqu’il s’est pris à déclarer ,en connaisseur pour avoir été son Premier ministre,que François Mitterrand avait été « un homme malhonnête »,seulement ,quand même... après que ce dernier ne fût plus de ce monde. D’aucuns ,réputés hommes de gauche, clament que le Parti socialiste est mort, qu’il doit disparaître parce qu’il n’a plus d’avenir ou qu‘il est « devenu un arbre sec » comme l’a dit pas plus tard qu' hier ,21 juillet 2009 , Jack Lang dans un entretien avec « Le Parisien-Aujourd’hui » ajoutant : « Le paradoxe actuel,c’est que jamais le PS n’a connu une telle irrigation dans le pays:nous contrôlons pratiquement toutes les régions,une grande partie des villes et des départements. » .Jack Lang,là, ne faisait que répéter ce qu’avait dit Claude Guéant à Europe 1 ,deux jours plus tôt, le dimanche 19 juillet 2009 ,évoquant Bernard Henri-Lévy :« Il dit que le PS est mort,moi ce n’est pas ce que j’observe. Je constate que le PS est à la tête de beaucoup d’assemblées locales... » , et c’est aussi ce que j’avais écrit dès le 11 juin dernier sur ce blog dans ma note « Européennes:à chacun son tour son heure de gloire » en son avant,avant dernier paragraphe et en ces termes : « Le Parti socialiste. Ses élus locaux,maires,conseillers généraux ou régionaux sont toujours là,fortement ancrés et majoritaires dans le pays. De plus ils sont fort bien célébrés dans la presse régionale à propos de tout ce qu’ils font et inaugurent ...». J’aurais pu ajouter que ce même Parti socialiste est en passe ,lors du prochain renouvellement partiel ,d’avoir la majorité au Sénat,avec les autres groupes de gauche, un événement historique , désormais à sa portée au vu des résultats du dernier renouvellement partiel du 11 septembre 2008 et qui lui permettra de modifier ,en Congrès,la Constitution ,après des législatives gagnées sous réserve que la gauche gagne celles-ci, comme bon lui semblera. Cela me semble bien parti attendu que les grands électeurs ,maires de toutes les communes et conseillers de grandes villes,conseillers généraux et régionaux n’auront pratiquement pas changé d’ici le prochain renouvellement partiel ,en septembre 2011, de cette Haute Assemblée,qui,je le répète est totalement inutile dans l‘organigramme de notre République,puisque même son attention à examiner les textes déjà passés à l’Assemblée nationale n’empêche pas le Conseil constitutionnel de les censurer. En outre l’élection des sénateurs,à raison d’un sur deux tous les trois ans ( renouvellement triennal) est désormais une absurdité dans la mesure où le mandat de sénateur a été ramené de neuf à six ans (loi du 15 décembre 2005) s’alignant sur celui des maires qui ne sont élus ou réélus qu’en une seule fois tous les six ans. Alors quel avenir faut-il envisager pour un Parti socialiste que certains disent moribond mais qui ,avec la coalition échafaudée à l’impromptu entre les deux tours a fait une très bonne performance dimanche 20 juillet 2009 à l’élection municipale partielle d’ Aix- en- Provence,frôlant la victoire,compte tenu ,ce que personne à ma connaissance n’a souligné, qu’il y a toujours dans une élection municipale une prime au « sortant », et que ,pour moi, 187 voix d’écart entre deux listes qui avaient à récolter pour gagner plus de la moitié de 45.000 suffrages exprimés ne peuvent constituer à elles seules (0,40% des suffrages exprimés) une prime au sortant ,même si ce dernier (cette dernière dans ce cas précisément d’Aix-en-Provence) a été invalidé par le Conseil d‘État au motif que le scrutin initial du printemps 2008 avait été entaché d‘irrégularités pouvant fausser son résultat ? Parce que des irrégularités,volontaires ou non, il s’en produit dans tous les scrutins,ce n’est un secret pour personne ,et que seules celles qui sont décelées par des électeurs fins connaisseurs du code électoral, plus que dense quand y est annexée la jurisprudence en la matière ,à condition de pouvoir en prouver l’existence, peuvent faire l’objet d’un recours en justice si,armés de patience,les contestataires en ont le courage,le temps dans des délais stricts et la capacité de le faire . Comme réponse à cette question sur l'avenir du Parti socialiste je me bornerai pour aujourd'hui à reproduire ci-dessous ,en deux temps recto et verso,un tract distribué par des militants socialistes aux entrées et sorties de métro à Paris juste après les législatives qui s’étaient tenues dans notre pays les 12 et 19 mars 1978 ,lesquelles s’étaient soldées par la défaite de l’union de la gauche que beaucoup voyaient gagnante,laissant ,en apparence seulement ,cette coalition en triste état de délabrement. La situation n’est pas tellement différente aujourd’hui. Et elle peut très vite évoluer. L’entête de ce tract est en médaillon. Il n’y aurait pas énormément de passages ou de mots à modifier pour l’actualiser. Je n’ai pas jugé utile de montrer la partie invitant ceux qui auront pris soin de le lire à rejoindre ses rangs. Bonne lecture. |
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11 juin 2009
Européennes:à chacun son tour son heure de gloire
| Paysage politique bouleversé. Défaite ou débandade du PS .Déroute de François Bayrou. Big-bang politique... Daniel qui rit,Martine qui pleure! Bien avant le coup d’éclat des Verts de dimanche dernier et dès le premier scrutin de ce genre pour l’élection des députés européens il y avait eu ,en 1979, celui de l’UDF ,alors au pouvoir, ( 27,61% des suffrages dans un scrutin où le taux de participation avait atteint 61% ) deux ans avant la défaite de Valéry Giscard d’Estaing à la présidentielle de 1981,lequel restant à ce jour ,et depuis cinquante ans qu‘existe la Cinquième république,le seul président à ne pas avoir été réélu après un premier mandat mené à son terme .Il fallait le faire. Il y a eu celui du Front National ,en 1984 (10,95% pour 10 élus) ,parti crée quelques années plus tôt . Puis,celui des Verts d’Antoine Waechter ,en 1989 ( 10,59% pour 9 élus). Celui de Philippe de Villiers , en 1994 ( 12,33% pour 13 élus) ,qui n‘aura pas réédité son exploit à la présidentielle de 1995 ,loin de là,mais qui flanqué de Charles Pasqua aura rebondi en 1999 (13,05% pour 13 élus) devançant la liste menée par Nicolas Sarkozy ( 12,82% pour 12 élus). Enfin celui des Socialistes ,en 2004 (28,89% pour 31 élus) , deux ans après le désastre du 21 avril 2002 avec l’élimination de Lionel Jospin au premier tour de la présidentielle,alors qu’il était donné vainqueur pour le second tour trois mois plus tôt ,dans les sondages. Sur ces élections européennes du 7 juin 2009,tout aura été dit et abondamment commenté sauf que pas un seul institut de sondages n’aura essayé de chercher à connaître les raisons de l’abstention record que j’envisageais dans ma note du 2 mars de cette année,sans,toutefois, que le taux de participation ( 40,65% mais 38,88% d’exprimés ) ne soit descendu à 35% comme je m’étais risqué à le parier,mais peut-être l’avenir dira si je n’en étais qu’à une élection d’avance,puisque ce taux d’abstention a cru depuis 1979,constamment , excepté en 1994,plus ou moins régulièrement. Si le taux de participation du scrutin de dimanche dernier est trop faible pour permettre une quelconque analyse et donner une photographie honnête de la donne électorale actuelle de la France il est toutefois possible par de simples calculs de constater que la gestion de la présidence Européenne de Nicolas Sarkozy,du Ier juillet au 31 décembre 2008, seulement vantée et revendiquée par l’UMP,unique parti politique français le soutenant indéfectiblement, n’aura eu la préférence que de seulement 28% de 39% d’électeurs s‘étant exprimés,soit 11% de Français en âge de voter. Ce qui n’est vraiment pas brillant et ne mérite certainement pas d’être appelé un succès ,à la considération que les sommets et tête à tête auxquels notre président a assisté et pour lesquels il n’aura pas ménagé sa peine ,qu‘ils aient été initiés ou non par lui,avaient été largement médiatisés. Inutile de dire que si cette élection s’était déroulée au scrutin majoritaire à deux tours dans une France découpée en 72 circonscriptions l’UMP ,avec le même pourcentage de voix obtenues (28%) se serait vraisemblablement retrouvée sans aucun élu le soir du 7 juin. Daniel Cohn- Bendit est « eurodéputé » depuis 15 ans. Sa réélection ne changera rien et il n’apportera rien de nouveau ou d’ original.14 élus verts (huit de plus que précédemment ) ,cela ne représente jamais que 2% de l’ensemble du Parlement européen qui en compte 732. Ce n’est donc pas une révolution. Eva Joly est une dame qui aurait gagné en respectabilité si elle avait pu convaincre les citoyens et élus de son pays d’origine,la Norvège ,de rentrer dans l’Union Européenne,avant de venir se présenter en France .La lutte contre la corruption c’est très bien,mais ce fléau ne sévit pas qu’en Europe,il est mondial et vieux comme le monde. Là encore rien d’enthousiasmant. François Bayrou. Il y a l’homme au tracteur et ceux qu’il a mis sur ses listes. Le Parti socialiste. Ses élus locaux,maires,conseillers généraux ou régionaux sont toujours là ,fortement ancrés et majoritaires dans le pays. De plus ils sont fort bien célébrés dans la presse régionale à propos de tout ce qu‘ils font et inaugurent. Alors 17 élus de moins au Parlement européen qu’est-ce que cela peut changer pour les Français ? Toute la classe politique française et les médias ont réagi en fait comme s’il s’agissait d’une élection uniquement franco-française anticipant les prochains rendez-vous électoraux - régionales l’an prochain,puis présidentielle en 2012- alors que dans le Parlement européen ,les élus français ne représenteront même pas 10% des sièges! La parenthèse de ces élections va immédiatement se refermer, et les problèmes nationaux en latence vont resurgir. Si ce n’est déjà fait puisque,pas plus tard qu’hier , la loi HADOPI censée combattre le piratage des oeuvres sur Internet a été censurée par le Conseil Constitutionnel qui avait été saisi par les socialistes. Donc dans une semaine tout sera revenu comme avant .Et tandis que le petit train-train de l’Europe va continuer imperturbablement son manège ,grèves, manifestations,séquestrations vont reprendre de plus belle dans l‘hexagone à la rentrée ,en septembre ou en octobre. Rien à attendre,par conséquent ,en provenance de Strasbourg où siège le Parlement européen. Les utopiques emplois verts rémunérés avec des impôts ou taxes qui restent encore à inventer ne tomberont pas du ciel mais se concrétiseront plutôt sous la forme de concepteurs et d’installateurs de pancartes le long des routes départementales vantant inutilement les vertus de la biodiversité et mieux vaudra ne pas trop compter sur Yannick Jadot ,ancien de Greenpeace France, ou José Bové qu’on ne présente plus, pour empêcher la Corée du Nord de procéder à des tirs de missiles ou l’Iran d’accéder à l’arme nucléaire malgré les injonctions de la communauté internationale. Et l’on reverra l’Union Européenne ,comme par le passé malgré de beaux discours et de médiatisées résolutions , faire la démonstration de sa faiblesse habituelle en de pareilles circonstances. ![]() Ces beaux panneaux qui agrémentent les routes départementales du Doubs |
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18 mai 2009
Deux ans de présidence Sarkozy et une France malheureuse
Il y est précisé en outre que « les socialistes dénoncent avec force ce bilan catastrophique,chiffres et faits à l’appui » ce qui,venant d’eux, ne surprendra personne ,mais qu’ils ne font « pas que critiquer ».Ils « proposent » une « autre politique ...possible et crédible... » qui « existe » , la leur! Très bien. Si les prochaines législatives devaient se tenir dans six mois ou un an ,nous pourrions considérer ce document comme un quasi programme de législature,à la fois le père Noël et le père Fouettard , sur lequel j’aurai l’occasion de revenir ultérieurement,tellement il comporte d’inepties tant au niveau de l’ analyse des causes de l’échec présumé de Nicolas Sarkozy qu’à celui de leurs propositions pour en effacer les méfaits. Tout y passe : pouvoir d’achat,plan de relance,bouclier fiscal,fiscalité écologique,rémunération des patrons,effectifs des hôpitaux, école,université,recherche,banlieues,retraites,service public,poste,laïcité,sécurité,libertés publiques,immigration,justice,prisons,presse,médias,collectivités territoriales,présidence française de l’Union européenne,grandes lignes des propositions socialistes pour les élections européennes,OTAN,et droits de l’homme pour finir,bien évidemment. Ce n’est finalement que du réchauffé,en somme,avec quelques nouveaux assaisonnements inspirés par la « crise » actuelle ,puisque nos amis socialistes ont été au pouvoir ,depuis mai 1981,durant trois législatures complètes de cinq années chacune. Ceux des Français qui votent et qui les ont connus tels qu’ils se comportaient lorsqu ils étaient ,en tant que membres du principal parti d’une coalition de gauche majoritaire, soit au gouvernement ,soit au Parlement -Sénat ou Assemblée Nationale- pour en soutenir l’action, se rappellent encore d’eux,de leurs bons sentiments,de leurs grandes vertus morales ,de leur propension à saupoudrer des gâteries ,en résumé, du générosisme qu’ils incarnent . Malheureusement,pour eux, nos compatriotes ne sont plus aussi naïfs qu’ils pouvaient l’être au printemps 1981 lorsque leur furent présentées les fameuses « 110 propositions » du candidat Mitterrand censées leur offrir une France meilleure que celle connue durant les 23 années successives -depuis 1958- de gouvernance d’une droite vilipandée comme hégémonique,austère,avare,triste,et à la limite fascisante avec ses « braillards » un jour pointés du doigt par un certain ministre de l’économie de François Mitterrand nommé Jacques Delors...dans le civil papa de l’actuelle première secrétaire du PS. De plus ,une écrasante majorité de régions et , à un degré moindre, de départements sont actuellement présidés soit par des leurs,soit par des alliés politiques traditionnels ou de circonstance. L’action de ceux-ci peut donc être appréciée sur le vif ,dans le même temps que celle de Nicolas Sarkozy et sous les mêmes conditions de conjoncture économique , de température et de pression comme on dit en physique,sauf qu’ils n’ont pas ,sinon que très rarement, à faire face à des vents contraires comme les manifestations,les grèves ou les pressions médiatiques à coup de sondages plus ou moins crédibles. Cela peut donner une idée assez affinée de ce qu’ils feraient une fois au gouvernement après des législatives d’où ils sortiraient vainqueurs. Certes,on voudra bien admettre en toute honnêteté qu’après deux ans de présidence Nicolas Sarkozy ne nous a pas encore rendu la France comme il le souhaitait ou s’y était engagé lors de sa campagne électorale ou même qu'il semble mal parti pour y parvenir. C’est sûr. Mais « pas seulement à cause de la crise » parce qu’ il faut reconnaître également qu’il aura dû surmonter,au cours de ces deux dernières années, beaucoup d’embûches et d’obstacles auxquels il ne s’attendait certainement pas,au plan intérieur, de la part des socialistes et leur alliés,qui ont beau jeu à critiquer et à dénoncer « avec force » son « bilan catastrophique » et qui,quoiqu’ils disent, n’ont pas été privés des droits que leur confère la Constitution,ayant abusé et même plus qu’abusé de dépôts d’amendements et de recours dilatoires devant le Conseil Constitutionnel,sans compter l’appui indéniable et fort pratique de la rue ou d’autorités morales ne reflétant pas nécessairement le suffrage universel ,pour mettre en échec ou faire édulcorer des réformes qui n‘auront jamais pu être réalisées dans leur mouture initiale,quand bien même la mise en application de telles réformes supposées être viables et efficaces n‘aurait cependant pas causé de dégâts irrémédiables,pour autant qu‘une majorité nouvelle,en France, a toujours pu défaire, légalement, ce qu‘une majorité précédente avait fait. Il suffisait que le peuple vote en ce sens aux législatives qui se tiennent régulièrement quand elles ne sont pas anticipées à la suite d’une dissolution. S’il en va différemment pour la gestion des régions , des départements ou des communes ,où nos bons socialistes sont fort bien installés comme dit plus haut et où une chambre unique de représentants élus du peuple décide pratiquement sans contre-pouvoir obstruant,du premier au dernier jour du mandat électif de ses membres, tout ne s’y déroule pas aussi bien qu’ils le voudraient , contrairement à ce qu’ils annoncent dans leurs publications régionales ou départementales initialement à vocation informative,mais devenues de plus en plus propagandistes à considérer que les aspects négatifs de leur gestion y tiennent beaucoup moins de place que ce qu’ils considèrent comme des réussites. Sans se forcer outre mesure à chercher ,il est facile,au niveau des collectivités territoriales qu‘ils gèrent, de constater ponctuellement parfois « absence de résultats » et « échec du point de vue même des objectifs », toutefois sur une ampleur moindre qu’au niveau national . Dans le fameux « bilan » sus évoqué, page 21,les socialistes proposent « la mise en chantier dans les deux ans de 300.000 logements sociaux ». Au demeurant c’est très bien ,c’est formidable mais le problème est que des objectifs de ce type ne sont jamais atteints,parce qu’il se trouve toujours dans un pays comme la France,autoproclamé si souvent « État de droit », des gens qui, par inertie,incompétence ou irresponsabilité, empêchent la « machine » de fonctionner normalement ,en plus d’évènements fortuits extérieurs comme la météo,la conjoncture économique ou sociale ou la survenue accidentelle d’autres priorités du fait de contraintes budgétaires. Aussi voudrais-je pour preuve rapporter ici deux exemples récents et locaux qui illustrent assez bien l’inertie administrative,la paralysie par artifices judiciaires,les retards dans l’exécution de certains investissements de création ou de rénovation pour faire remarquer que les socialistes sont assez mal placés pour critiquer le plan de relance engagé par Nicolas Sarkozy contre la « crise » et qui selon eux ne donne aucun résultat concret à ce jour ou est nettement insuffisant quant au montant des capitaux en jeux. Dans le premier exemple ,celui de la remise en service d’un gymnase à Baume-les-Dames (photos ci-dessous) dans le Doubs (Est de la France),rien ou pratiquement rien n’a avancé depuis qu’une partie de son toit s’est effondrée « sans motif apparent » ,l’an dernier,le 23 avril 2008,c’est à dire bien avant le déclenchement de ce que les gens appellent communément la « crise » . Qu’il s’agisse de le restaurer ou de démolir ce qu’il en reste après sinistre pour en refaire un neuf ou quelconque autre réalisation,suivant ce que décideront les experts si cela n'est pas encore fait,la ville de Baume-les-Dames, propriétaire en principe, et les collectivités distribuant les subventions,après concertation avec les écoles ou associations sportives l'utilisant,il y a là du travail d'exécution et une demande de matériaux et fournitures qui doivent attendre et par conséquent des emplois à maintenir ,éventuellement à créer à cette occasion. Mais pour l’instant ça traîne et rien apparemment ne se fait. Second exemple,à une quarantaine de kilomètres de là toujours dans le département du Doubs,à Ornans, ville natale du peintre Gustave Courbet qui s’était distingué sous la Commune de Paris ,un musée portant son nom devait être restauré à l’initiative du Conseil Général qui en est le propriétaire. Durée des travaux prévue:deux ans. Après obtention du permis de construire l‘an passé ,avant la crise,pas moins de quatre recours gracieux ou en justice ont été engagés qui ont bloqué l’ouverture du chantier. Or la fermeture de ce musée ,désormais vide,nécessitée par les travaux de restauration en question avait été décidée,comme si tout devait marcher sur des roulettes,en éludant toute éventualité de tels recours. Le devis des travaux était assez conséquent,près de dix millions d‘Euros. Non seulement il y a là du travail d'exécution , des fournitures à commander et de l’emploi toujours en attente ,mais cette bévue va se traduire par une forte amputation des recettes touristiques au plan local puisque la réouverture du musée,après restauration si celle-ci est menée à son terme, va être automatiquement reportée au minimum d’une ou deux saisons touristiques . Mais pour l’instant ça traîne et rien apparemment ne se fait. Et pourtant le Conseil Général du Doubs est présidé par un socialiste,sénateur de surcroît. Ces deux exemples ,d’une extraordinaire banalité dans un pays comme la France ,impliquant des élus socialistes,n’auraient-ils pas dû conduire les auteurs du texte socialiste sur le bilan de Nicolas Sarkozy à un minimum de retenue ou à faire preuve d’un peu plus d’intelligence ou de discernement,voire d’honnêteté vis-à-vis des Français si on doit considérer que d’innombrables autres chantiers ou programmes du même type pour l’ensemble des départements bloqués ou empêchés pour des raisons identiques représentent des montants en jeu sans aucun doute plus importants que le plan de relance lui-même? Les élus de base de province du Parti socialiste ne feraient-ils pas remonter à leur direction parisienne les problèmes qu’ils rencontrent au quotidien ou celle-ci, murée dans ses confortables bureau , se boucherait-elle les oreilles ? François Fillon ,Premier ministre,ne cesse de répéter ,quand il est attaqué sur l’inefficacité du plan de relance,qu’il faut un certain temps avant que les décisions se concrétisent sur le terrain. C’est cela qu’il faut entendre. Et pour terminer cette note ,page neuf de ce bilan -version socialiste- des deux premières années de Nicolas Sarkozy, je lis également ceci :« Les socialistes proposent -exiger le remboursement par les entreprises qui licencient de toutes les aides publiques perçues dans les cinq dernières années. » Pour le commun des mortels une telle mesure pourrait correspondre à une sanction qui irait de soi,en théorie seulement,d’une théorie qui trouverait sans aucun doute un accueil plus que favorable sous des préaux d’école. Je ne suis,ni n’ai jamais été chef d’entreprise,mais,pour avoir été en contact avec beaucoup d’entre eux dans ma vie, je peux quand même poser cette question ainsi formulée : « Quel chef d’entreprise avisé ,dans l’ environnement économique et social que nous connaissons actuellement et où ,pour une période indéterminée autant qu’impossible à en prévoir l’issue, règne le brouillard le plus total,oserait demander ou accepterait de recevoir une aide publique,en contrepartie de la réalisation d’investissements créateurs d’emplois,avec sur sa tête l’épée de Damoclès que constituerait,à tout moment pour lui , le risque de devoir la rembourser si ses coûts de production devaient lui faire perdre sa compétitivité et par conséquent ses débouchés,l’amenant à licencier inéluctablement, par suite de contraintes dépassant le cadre de sa liberté d‘action ? ». La mise en application d’une telle règle aussi insensée ne ferait-elle pas qu’aggraver le chômage,si ce n’est pas déjà en voie de se produire par le seul fait d’avoir été annoncée comme envisageable ? Que les dites aides soient refusées pour l’avenir à un chef d’entreprise ayant été amené à licencier peut tout à fait se concevoir,mais pas ,par contre, que soit exigé le remboursement de celles reçues avec la garantie initiale qu’elles lui étaient définitivement acquises . Qui désormais dans cette dernière hypothèse où il ne serait plus possible de contracter faute d’espérer voir les contrats honorés voudrait encore investir et créer conséquemment de nouveaux emplois ? Si c’était pour en arriver là ne vaudrait-il pas mieux abandonner tout simplement cette pratique des aides publiques et laisser les entrepreneurs libres de se débrouiller eux-mêmes plutôt que les inciter à courir auprès des administrations et organismes divers pour essayer de décrocher des aides,qui en réalité ne le seraient pas du tout? N’est-ce pas là pour les Français la démonstration que leurs socialistes ont encore beaucoup à apprendre des gens et de l’univers de l’entreprise pour envisager sérieusement de se proposer à gouverner la France? |
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05 mars 2009
Rupture ou redoutable machine à perdre toutes les élections pour l’UMP ?
| TVA sociale au menu lors des législatives des 10 et 17 juin 2007 qui ont suivi l’élection de Nicolas Sarkozy à la présidence de la République un mois plus tôt.TVA sociale non servie et dont on n’a même jamais vu la couleur. Mais ...résultats moins bons qu’espérés à l’UMP à ces législatives. Rapport Attali extravagant ,mal expliqué,mal compris, et plan d’austérité prédit par les socialistes juste avant les municipales et cantonales de mars 2008.Rapport Attali passé à la trappe petit à petit ou relégué aux oubliettes avec la crise bancaire. Plan d’austérité resté en veille dans l’imaginaire de nostalgiques du plan Delors de 1983.Mais… déception pour l’UMP aux municipales et cantonales. Perspectives de fermetures de bureaux de poste , de gendarmeries,et des petits tribunaux locaux au moment des sénatoriales :des affaires provoquant l’ émoi maires ruraux. Et…logique recul de l’UMP aux sénatoriales du 21 septembre 2008. Rapport Balladur dévoilé à la veille des élections européennes... Rapport promis à la trappe quoiqu’en dise Nicolas Sarkozy. Martine aux anges. Ségolène au paradis. Tout est bon et tout arrive toujours à point pour que l’UMP prenne une bonne gifle aux européennes dans trois mois. Réforme de la fiscalité locale que les socialistes auront à coeur de faire traîner en longueur et rapport Balladur réchauffé avant les régionales de 2010.Des élus UMP vont retourner leur veste et se joindre au tintamarre des socialistes et de François Bayrou. Et… encore une élection perdue de plus. C’est cela la vraie rupture? Et il y a des socialistes pour dire que l’UMP cherche à reconquérir départements et régions? Le comble de la bêtise,non? |
17:47 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : actualités, france, ump, ps, balladur, politique, européennes
02 mars 2009
Investitures pour les Européennes:parachutages, pleurs et grincements de dents au parti socialiste
| Des pleurs et des grincements de dents...Lamentable spectacle que celui auquel nous venons d’avoir droit avec le parti socialiste pour se faire une idée de la démocratie en France. Martine Aubry qui attribue à ses "amis" socialistes les investitures aux Européennes! Mais c'est comme un paysan en âge de se retirer dans les années cinquante qui "partageait" ses champs morcelés dans un village ,avant que le remembrement n‘y fut réalisé , à tous ses enfants. Heureux héritiers,ceux-ci acceptaient,mais râlaient toujours. -Ce champ là c'est pas de la bonne terre. -Celui -là, c'est loin du village. -Celui-là,il y a un droit de passage,il est toujours broyé (endommagé par des allées et venues de véhicules ou de troupeaux des autres paysans ). -Celui-là, il est trop humide,on peut pas le labourer (les chevaux de trait ou les tracteurs s’y embourbaient). -Celui là, il est trop près du champ d' untel…(à cause d’histoires d’élections municipales). -Celui-là ,c'est tout du « ranchot » ( c’est-à-dire de la pente) ... -Ce clos là ,on peut pas y bâtir une maison…(pas assez large) S’il y avait une réforme urgente,ne coûtant pas un centime au contribuable et qui serait de nature à réconcilier les citoyens avec leurs élus ,ne serait-ce pas celle qui consisterait à empêcher les parachutages en exigeant ,comme condition première d’éligibilité , d’avoir habité pendant toute la durée du mandat précédant l’élection dans une commune faisant partie de la circonscription électorale pour l’élu appelé à REPRESENTER ses concitoyens dans une quelconque assemblée et non pas à usurper leurs suffrages pour décrocher une gentille rente de situation? Belles paroles donc, que celles de Marie-Madeleine Mialot ,vice-présidente socialiste du Conseil Régional du Centre , déclarant au nom de ses camarades locaux, à l’agence Reuters , à propos des ultimes arbitrages de Martine Aubry flanquant dans son territoire un petit nouveau,Henri Weber, venu du Nord Ouest d’où il était député européen « sortant » : « Nous sommes opposés aux parachutages qui mettent en avant des gens qui ne jouissent pas d'un ancrage territorial… » Dans le système électoral actuel ne se fout-on pas un peu de l'électeur,de la démocratie,de l'Europe? Un pari: taux de participation à ce scrutin de juin 2009 : 35% ! |
14:46 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : actualités, france, politique, ps, européennes, aubry
30 janvier 2009
Un service minimum d’accueil,cahin-caha !
| Je relève sur le site internet de l’hebdomadaire « Le point » dans un article intitulé « Le service minimum à l’école peine à être appliqué » ,publié hier,le 29 janvier 2009, ce passage : « La ville de Paris a refusé d'appliquer la loi d'août 2008. Selon le maire Bertrand Delanoë, qui "place au-dessus de tout la sécurité des enfants", il aurait fallu mobiliser "6.500 encadrants qualifiés" et ce service est donc impossible à organiser. » Voici ce que j’ai à répondre à ce sujet,et que j’ai également adressé au Point ,sous forme allégée,comme commentaire publié sous l’article en question ce matin à 08:45 : Bel argument! Avancé comme excuse facile pour gogos par la plupart des maires socialistes y compris dans les campagnes .Les articles de la presse régionale aux pages intérieures consacrées à l‘actualité dans les villages fusent en ce sens,et concernent essentiellement les maires de gauche qui se déclarent ainsi incapables d’organiser ce SMA ,soit par délibération de leur conseil municipal,soit devant les tribunaux administratifs quand ils contestent une décision du préfet à leur encontre,leur imposant de respecter la loi. Les amis socialistes de Bertrand Delanoë ,députés européens ,ont-ils,avant que le plafond du Parlement européen ne s’effondre le 7 août 2008, refusé d’y siéger parce que la sécurité pouvait ne pas y être assurée? Alors quand ses autres amis boycottent une séance à l’Assemblée Nationale c’est parce qu’ils ont peur que le plafond s’effondre ou que leurs sièges ne sont pas assez confortables? Le maire,socialiste, de Baume-les-Dames,dans le Doubs (Est de la France) ,a-t-il interdit aux enfants ou collégiens de venir avec leurs professeurs dans le gymnase de cette ville ,avant que son plafond ne s’effondre le 23 avril 2008,épargnant ceux qui y étaient juste à ce moment là? J’ai déjà parlé de ce fameux gymnase à deux reprises sur ce blog. Alors,vraiment sincères ces socialistes? Ou hypocrites se moquant du peuple ,se moquant des familles qui n’ont pas les moyens de se payer la garde de leurs enfants ? Et ça se dit proche du peuple! Nous n’avons que ça comme opposition? |
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