22 octobre 2009

La réforme territoriale est-elle promise à l’impasse?

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Ne peut-il pas paraître insensé de demander à des élus -députés et sénateurs - de voter une réforme dont un des objectifs clairement affichés ,entre autres, serait de réduire leur nombre,comme c’est le cas avec l’actuel projet de réforme territoriale?

N’est-ce pas courir au devant de l’impossible quand on pense à l’acharnement à vouloir conserver leurs acquis électoraux dont font preuve certains élus « anti-cumul » notoires dans leurs discours,mais qui ,à peine élus à un nouveau siège d’un échelon supérieur à celui dont ils étaient titulaires s’empressent de justifier qu’ils seront encore plus efficaces en conservant leur premier siège,celui-là leur ayant servi de tremplin pour gagner le paradis ou ayant constitué ,en matière de popularité,l’avantage décisif sur leurs rivaux et ,si besoin est ,si cela ne convainc pas suffisamment ,de déclarer que leurs sympathisants ,leurs supporters ou les militants locaux de leur parti sont finalement d’accord après mûre réflexion, tout en s’affichant contre par principe ,hormis exception dans certains cas ,celui-là précisément ,une manière comme une autre de bien masquer leur hypocrisie et celle de leur héros?

Conserver un mandat qui a servi de tremplin à une élection très convoitée,sous prétexte d’efficacité ,ne serait-ce pas plutôt empêcher qu’un autre, leur successeur ou un homologue, puisse bénéficier du même tremplin pour ,à son tour, l’évincer au terme de son mandat?
Les cumulards sont loin d’être des idiots,il vaut mieux le savoir. Ils sont d’ailleurs assez malins pour,quand ils sont maires d‘une commune, charger de faire tout leur travail de maire par leur premier adjoint en lui laissant espérer qu’il pourra prendre sa succession -comme maire- très vite,ce qui veut dire,en réalité, jamais. Il faut bien savoir aussi que des élus d’un même parti,ne se font pas de cadeaux entre eux bien que s’affichant toujours main dans la main lors de cérémonies ou de pots d’inaugurations.

Deuxièmement, si une telle réforme pouvait être vraiment utile et déboucher sur une amélioration du sort des Français ,qui,comme je le soulignais dans ma note précédente, « au vu du débat politique actuel semble être le dernier des soucis de nos politiciens » ,pourquoi faudrait-il attendre qu’elle ne prenne effet qu’en 2014,c’est à dire dans cinq ans,un laps de temps au cours duquel il peut encore se passer beaucoup d’ évènements inimaginables ,du genre de ce que nous avons connu depuis un an avec cette « crise » financière ,ou quelque chose comme la dissolution de 1997 débouchant sur une alternance?

S’il avait fallu engager cette réforme ,le moment le plus opportun ne se serait-il pas trouvé dans les tout premiers mois suivant l’élection présidentielle de mai 2007,et son approbation n’aurait-elle pas dû être soumise par référendum à la volonté du peuple français avant que les électeurs n‘aient trouvé dans la conduite de la politique de ce nouveau président suffisamment de motifs de mécontentement pouvant les inciter à sanctionner c‘est à dire répondre à coté de la question ?

Aujourd’hui Nicolas Sarkozy n’a plus aucun appui populaire pour s’engager sur ce terrain,et tout ce qu’il fera désormais en matière de réformes touchant à l’administration de la France sera considéré aux yeux de l’opinion comme une tentative de maintenir artificiellement ses amis au pouvoir,même s’il s’en défend,l’affaire du « placement » de son fils par le truchement d’une élection raillée de toutes part , suffisamment significative,lui ayant gâché les dernières chances qui lui restaient de faire quelque chose de positif à ce niveau ,deux ans et demi seulement après sa belle élection.

 
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19 octobre 2009

Le dialogue des cigognes

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Du haut de leur nid quelque part en Alsace deux cigognes discutent à voix basse.
« Alors bientôt le départ pour les pays chauds? »
« Crois-tu que lorsque nous reviendrons au printemps prochain nous allons pouvoir faire une liste pour les régionales? »
« Tu vois,je me suis posé aussi la même question,quand j'ai appris qu'un chien -même pas savant- ,oui ,un simple chien ou une chèvre ordinaire de Saône-et-Loire pourraient se faire facilement élire à Neuilly-sur-Seine . »
« Oui,et que penses-tu de la situation dans ce pays? »
« Tu as vu l’état du toit sur lequel nous avions bâti notre vie? »
« Oui, quelques petites réparations seraient bienvenues... »
« T’en fais pas,il va y avoir le grand emprunt ... »
« Oui ,seulement il y a pire dans d’autres régions .Gandrange,pas loin d‘ici,tu as entendu parler ? »
« Pourtant ,les contrats pleuvent,et les statistiques de notre économie vont dans le bon sens . »
« Oui ,c’est vrai,mais les statistiques habilement présentées c’est comme le maquillage qui ne fait que rendre une apparence de beauté. Une ruine cachée ou embellie reste toujours une ruine...  »
« Tout fout le camp »...


Oui, tout fout le camp,et si cela semble irréversible depuis plusieurs décennies comme il est possible de le constater sur les photos ci-dessous reproduites,ne va-t-il pas y avoir amplification du phénomène ,à constater que l'amélioration du sort des Français au vu du débat politique actuel semble être le dernier des soucis de nos politiciens?

 
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15 octobre 2009

La France comme les étrangers peuvent la voir

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« Affaire » Jean Sarkozy,« affaire » Frédéric Mitterrand, affaire Clearstream,saccage du centre ville de Poitiers ,voitures en flammes,passagers attaqués violés dans les trains,attaque de banque à la voiture bélier, suicides , policiers passés à tabac, gendarmes renversés et tués par des automobilistes allergiques aux contrôles, vols sur les parkings payants... que pensent les étrangers de notre pays et de la manière dont il est gouverné?

A partir d’une telle vision d‘elle-même,la France peut-elle être entendue ou prise au sérieux quand son président parle en son nom et « propose» des idées qui plaisent à entendre  lors d’une conférence des chefs d’État des pays les plus riches de la planète?

Il y a quelques jours,alors que je venais de franchir un pont piétonnier sur le Doubs entre la France et la Suisse,habituellement à cet endroit torrent mais à sec en ce moment pour raison de sécheresse ,je tombe sur un groupe de sept ou huit citoyens de ce pays qui s‘apprêtent à le franchir eux aussi mais en sens inverse .Un enfant d’environ six ans avance le premier sur le pont et pose cette question à sa maman:  « Ça y est maman je suis bien en France? » « Oui ! »  répond la maman,qui poursuit « Est-ce que c’est bien la France? » ,et, sans lui laisser le temps de répondre ,je le mets en garde gentiment en ces termes : « Fais attention c’est plein de voyous! »
Réaction immédiate de tout le groupe :Fou rire général !
Significatif !

A noter au passage que le gouvernement suisse (Conseil fédéral) compte seulement sept membres (les conseillers fédéraux ) et un chancelier ,élus pour quatre ans par l‘Assemblée fédérale,celui de la France ,une quarantaine de ministres et de secrétaires d’État,choisis comme on sait .Efficacité d’un coté contre spectacle ,effets d’annonces sans lendemains et coups de théâtre à répétition de l’autre.

Ci dessous quelques photos de la France telle que les touristes étrangers peuvent la découvrir.

 
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13 octobre 2009

Faut-il plaindre Jean Sarkozy ?

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Ce qui pourrait contrarier le commun des mortels dans l’ascension sociale et professionnelle fulgurante, vu son très jeune âge, de Jean Sarkozy n’est pas tant qu’il soit le fils de l’actuel président de la République,puisque tout le monde sait que le népotisme se pratique depuis la nuit des temps dans les empires,dans les royaumes , dans les républiques bananières mais aussi , plus sournoisement toutefois, dans celles qui ne le sont pas tout à fait ou qui le sont sans en avoir les apparences grâce à une constitution approuvée par le peuple quoique subtilement équilibrée et dosée,de sorte qu’une loi peut toujours y entrer un jour en télescopage avec une autre qui la rendra dans un cas bien précis ,ou sur mesure, inopérante.

Nous avons eu beaucoup d’exemples contemporains de « fils » ou « filles » pour qui le fait d’avoir eu un père ( ou une mère) tout puissants à un moment donné de leur vie n’aura pas été finalement une grande chance et nous pourrions citer quelques noms rappelant un petit quelque chose à ceux qui suivent de près l’actualité nationale ou internationale .Sans parler de Christophe Mitterrand et de ce qui lui est arrivé après la mort de son père, Jean-Claude Duvalier,fils de François, dit Papa -Doc, « Président » de Haïti,n’a-t-il pas été contraint par suite d’ évènements survenus dans son pays en 1986, quinze ans après avoir accédé au pouvoir, de fuir et finir sa vie en exil?

Dans son cas, c’est-à-dire dans le contexte du régime politique instauré par son père, l’ intéressé devait s’ attendre à sa promotion comme par automaticité et le peuple badaud était averti, rien ne devait donc étonner, ni choquer ce dernier.

De plus, le népotisme ne sévit pas seulement au niveau des chefs d’État,et ,en fouillant un peu dans les bottins,plus malicieusement en épluchant les avis de décès paraissant dans les journaux régionaux, même les plus anodins, faisant découvrir certaines filiations parfois fort intéressantes, nous devrions nous attendre à ce que dans notre pays beaucoup de directeurs de banques, de chefs ou sous-chefs d’entreprises, de secrétaires de partis politiques ou de syndicats, beaucoup d’élus ,surtout par le suffrage à la proportionnelle, ayant eux aussi bénéficié du petit coup de pouce décisif ou des relations de papa (ou maman ou tonton ou épouse,concubine,maîtresse ...) , de ce fait , devraient éviter, par pudeur, de se lancer dans l’actuelle polémique,et là je ne citerai pas de nom.

Non. Finalement, ce qui peut légitimement déranger vraiment dans cette affaire Jean Sarkozy,hors les faits que son jeune âge laissera plus d’un étudiant à se poser des questions sur l’utilité de poursuivre de longues et coûteuses études ou que ses futurs collaborateurs directs voire ses partenaires auront sans doute souvent à se poser des questions sur ses compétences réelles non pas en raison de ses capacités intellectuelles qui sont peut-être excellentes et ne peuvent être mises en doute, mais de par son indéniable déficit de vécu et enduré ,ce qui s’ appelle dans les offres d’emploi « expérience de plusieurs années dans le secteur,éventuellement dans un emploi similaire à un niveau moindre... » . 

Ce qui interpelle ,c’est que sa nomination n’aura pas été conséquente du décès ou de l’arrivée à son terme du mandat du personnage remplaçable n‘ayant de lui-même ,c’est à dire sans aimable pression, pas souhaité continuer au-delà, mais d’un mobile fort discutable ,l’atteinte de la limite d’âge de ce dernier empêchant tout renouvellement de mandat ,un mobile devenu anachronique tant il est seriné sans cesse au bon peuple de France qu’il devra désormais travailler plus pour gagner plus et plus longtemps pour bénéficier d’ une retraite décente.

N’y a -t-il pas là un singulier paradoxe, une anomalie flagrante , surtout que rien ne semble avoir été fait pour empêcher que celle-ci ne se produise, alors que des verrous partout ailleurs sont en train d’être démontés, sous la présente législature, ce qui n’est pas forcément une mauvaise chose?

Peut-il être facilement acceptable et motivant pour ses collaborateurs que le tenant d’un poste bien en vue convoité pour un certain « Monsieur Fils » doive nécessairement être amicalement « invité » ,pour ne pas dire forcé, à renoncer à sa place pour la rendre libre et prenable ? Et que, puisque cela,entre gens bien élevés, exige compensation avantageuse , mécaniquement ,il se produise hélas , pour recaser « l ’invité à déguerpir »  , s‘il n‘y a pas possibilité pour lui de parachute doré qui puisse arrêter le manège ainsi mis en branle ,un effet de chaises tournantes sans fin pouvant déboucher ,quand un grain de sable se coince dans les engrenages de la machine, sur une affaire telle que celle du corbeau de Clearstream qui fait actuellement l’objet d’un procès au tribunal correctionnel de Paris et que j’ai déjà abordé dans une note précédente ?

Jolie perspective!

Et comment cela se passe chez nos voisins?

Le prince Charles d’Angleterre qui n’est certes pas malheureux mais qui n‘en finit pas d‘attendre son heure, n’aurait-t-il jamais pu bénéficier d’une loi fixant un âge maximum pour l’exercice de la fonction de régent dans son royaume alors qu‘homme du peuple il aurait peut-être pu, comme Tony Blair , être Premier ministre de Grande Bretagne durant plusieurs mandats de suite ?

Non, il a attendu, comme tous ses prédécesseurs et attend encore.

Normal diront tous les britanniques.

 
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06 octobre 2009

Quels enseignements tirer de l‘affaire Clearstream ?

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Nous ne savons pas encore si nous aurons eu droit à la vérité sur ce qui s’est réellement passé, à l’issue du procès de l’affaire Clearstream qui se déroule actuellement ou de celui en appel qui suivra probablement, comme par automaticité , suivant une coutume bien ancrée dans notre pays, histoire de gagner du temps pour les uns et de faire durer le plaisir pour les autres.
Une chose ,au moins, est déjà sûre: compte tenu du niveau hiérarchique élevé des personnages impliqués nous pouvons d’ores et déjà faire remarquer que ces hauts responsables trouvaient le temps de se livrer à des extras qui avaient bien peu de rapports avec leurs attributions professionnelles propres,et que pour cette catégorie de gens, l’avenir de leur situation personnelle,de leur éventuelle promotion ou nomination devait dépendre sans doute plus de manigances ou de coups tordus que de leurs réelles compétences dans le domaine où ils étaient censés exceller, des compétences éminemment surfaites dans les articles de presse les glorifiant au moment de leurs nominations à des postes prestigieux et enviés ,mais qui pourraient vite être mises en doute à la seule constatation du surprenant mauvais goût dans le choix de leurs collaborateurs,de certaines de leurs relations professionnelles ou privées dont-ils avaient su faire preuve.

Si ce devait être cela travailler et être payé pour ,voire être « dorément » parachuté ou retraité ,nul ne devrait plus s’étonner désormais que la « crise » s’éternise, et plus précisément dans le contexte de cette misérable affaire puisqu’Airbus faisait et fait toujours partie du groupe EADS dont était vice-président au moment de son déroulement l‘un de ses principaux personnages impliqués, des retards constatés et pénalisants pour le premier vol,la programmation de fabrication,et les délais de livraison aux compagnies aériennes des Airbus A 380 . Personne ne pourra nier que le fait d’apprendre qu’un de leurs dirigeants soit cité par les médias à propos de ce mauvais coup ne pouvait pas ne pas alimenter les conversations et ne devait pas être particulièrement motivant pour les ingénieurs, techniciens, cadres ,et commerciaux engagés dans l’aventure de l’A380.

Les mêmes reproches ne seraient-ils pas également à faire à l’adresse des fonctionnaires des ministères ou de nos services secrets dont nous finissons par nous demander ce qu’ils font exactement et ce à quoi ils servent avec nos impôts qui n’en finissent jamais de s’alourdir?
Après avoir pris connaissance de l’existence des listings à scandale, n’eut-il pas été facile, pour le « conseiller pour le renseignement et les opérations spéciales » (CROS) de missionner un ou plusieurs de ses agents secrets qui auraient essayé d’ouvrir des comptes dans l’établissement luxembourgeois cité, d’abord pour savoir si et comment cela était possible ,ensuite et ,après coup, d’exiger de l’informaticien présenté comme surdoué qu’il redemande à sa « source » ,ou à ses éventuels précieux contacts, des listings actualisés de titulaires français de comptes bancaires ,pour vérifier si les noms de ces « nouveaux clients » très spéciaux y étaient ajoutés? Non?
Et dans la négative ,c’est à dire en l’absence de ces noms, n’eut-il pas été facile de confondre cet informaticien et de le prendre seulement pour ce qu’il était, un faisan ,dans la lignée des protagonistes de la funeste affaire des avions renifleurs qui devaient découvrir tout en volant ,depuis le ciel, lieu de résidence habituel du Père Noël, les gisements insoupçonnés de pétrole, du temps de la présidence de Valéry Giscard d’Estaing?

Ainsi cette affaire et tout le tintamarre l’entourant n’auraient jamais existé.

La réputation déjà peu reluisante de la classe politique française n’a rien à gagner de cette affaire et ceux qui clament habituellement le slogan un peu excessif « tous pourris » ne devraient pas tarder à y ajouter « et tous menteurs ».

Ci-dessous, pour en terminer avec une pointe d’humour, puisqu‘il m‘a été donné d‘y passer tout près, le « Lac des corbeaux » à 2 (longs et sinueux) Kms de La Bresse dans les Vosges,non loin de Gérardmer, le dimanche 27 septembre 2009 ,six jours après l’ouverture du procès .Un cadre paisible en pleine forêt ,et pas un corbeau sur la photo,ni alentour ! Mais peut-être s’étaient-ils tous envolés en direction de Paris pour y suivre le procès ?

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22 septembre 2009

Le sommet de Pittsburgh et l‘affaire des bonus

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Les chefs d’États des 20 pays les plus industrialisés et émergents (G20) qui,à Pittsburgh (États-unis) ce jeudi 25 septembre, vont essayer,ou,pourquoi ne pas le dire, faire semblant d’essayer, devant leurs opinions publiques pas très contentes, de tempérer la voracité des traders , savent-ils combien il y a de ces gens là ,dans leur propre pays et dans le monde?
Ont-ils compris et pourraient-ils expliquer ce en quoi consiste le métier de trader ,ce qu‘il sous-entend comme genre d’activité économique ,ce que ces messieurs costumés dernier cri « tradent » et quelle valeur ajoutée ils apportent à l’économie mondiale?

Ces « grands »  chefs d‘État vont-ils essayer de comprendre pourquoi ne le serait pas dans la sphère financière ce qui est possible par exemple au niveau du secteur du bâtiment et des travaux publics par le biais de l’immigration ou de la libre circulation des travailleurs en tous domaines,et donc pas seulement dans la plomberie, puisque tout le monde a entendu parler des fameux plombiers polonais ?
Nicolas Sarkozy tiendra-t-il compte du fait que dans son propre pays,comme je l’ai rappelé dans ma dernière note ,citant un chiffre avancé par l’AFIJ, 62 % des diplômés de 2008 n’avaient pas encore trouvé de travail au 1er avril 2009,et que dans les 38% qui avaient décroché un « boulot » ,une bonne partie devaient se contenter de salaires modestes en regard de l‘investissement en études et temps engagé pour y parvenir ?
Ces chefs de seulement 10% des États que notre planète compte ont-ils réalisé qu’il y a quelque chose de surprenant à constater que les banques versent à certains de leurs personnels ,en guise de primes, des montants sans commune mesure avec les salaires d’usage dans les entreprises non seulement de production de biens de poids modeste peu encombrants donc facilement et rapidement transportables,mais aussi dans celles qui fournissent des services dont les plus connues du grand public sont les « assistances en ligne », qui délocalisent dès qu’elles en ont l’opportunité dans les pays où la main d’oeuvre est moins chère,mais surtout où la paperasse administrative est moins pesante,les normes moins contraignantes ?
Se sont-ils posé des questions pour savoir d’où proviennent les « gains » fabuleux que ces traders réalisent pour le compte des établissements qui les emploient,et savent-ils que ce que perdent les uns n’est jamais que partie de ce que gagnent les autres?
Ont-ils cherché à savoir ce que les heureux bénéficiaires font de ces bonus faramineux,dont certains et rien que pour une seule banque française , pour donner un exemple, représenteraient un montant à peu près équivalent à ce que va coûter aux contribuables la taxe RSA de Martin Hirsch,censée remettre au travail 3,8 millions d’ exclus « dé-s -insérés » ou de travailleurs pauvres ?

Dans l’affaire Madoff,les juges américains n’ont pas été très curieux pour essayer de savoir où était parti le plus gros des sommes escroquées ,beaucoup d‘observateurs en ont convenu . Normal ??? Serait-ce idiot,dès lors , d’envisager qu’une partie des bonus des traders,qui ,dans une telle configuration ne seraient que des prête noms , ne puisse pas ne pas prendre , par hasard,toutefois sous une forme plus civilisée ,plus sournoise,plus policée , les mêmes destinations ,désormais privées d’une bonne et généreuse source après la mise hors d’état de nuire du funeste escroc ?

Certaines banques françaises et non des moindres étaient,paraît-il en grande difficulté avant les aides d’urgence de l’État de l’an dernier,aides qui viennent d‘être prorogées pour une année tout récemment,malgré un assainissement avoué,mais et de ce fait ,en définitive, plus que douteux . Comment ces difficultés peuvent-t-elles s’admettre quand nous comparons,en lisant dans le mini fascicule « Conditions Tarifs » distribué par les banques à leur clientèle , le taux d'intérêt donné à un petit retraité qui confie ses disponibiltés à sa banque sous forme de dépôt en compte courant et celui pris à un chercheur d’emploi qui est forcé de recourir à un découvert temporaire ? De tels écarts de pourcentage n’ont jamais été observés dans l’histoire de la banque,tout au moins en France,encore est-il heureux qu‘il y ait une loi sur l‘usure. Sans compter toutes les commissions prises à propos de tout et de rien à la moindre occasion.

Sur un autre plan,ne pourrions nous pas nous attendre à ce que les banques ,qui ont toutes leur propre centre de formation « maison » ,puissent former davantage de traders que le marché n’en demande,seulement pour faire baisser le niveau de leurs prétentions ?
L’argument invoqué si souvent pour justifier ces extravagances et selon lequel la crainte de voir partir chez un concurrent un « bon élément » parce que les bonus y sont plus élevés peut-il encore tenir la route pour quiconque un peu sensé soit-il pense à tous les rachats de banques en difficultés par les plus valides (ou les moins bancales) d'entre elles depuis un an,fusions ou rapprochements qui ont libéré sur le marché ou peut-être mis sur la paille nombreux de ces espèces rares?
Il ne viendrait donc à l’idée d’aucun banquier de répondre,tout en lui présentant une feuille blanche 21-29,7 , à un trader manifestant une gourmandise par trop exagérée , qu’il peut partir même sans préavis et sans indemnité, et de lui faire remarquer qu’il sera heureux d’embaucher pour un salaire moins élevé celui qui ,par le fait de remplacements en chaine dans plusieurs établissements, se sera retrouvé disponible avec des prétentions plus raisonables ?

Toutes ces considérations n’ amènent-elles pas, finalement ,à poser la question de savoir si le niveau des bonus des traders doit être l’affaire des chefs d’États et pourquoi dans le cas contraire,tant qu’à faire ,ne pas y ajouter aussi les salaires des informaticiens de Redmond , de Silicon Valley ,des footballeurs, des vedettes de la télévision ou autres nomenklaturistes d‘un "simili" système socialiste faussement appelé libéral ?

19 septembre 2009

Quelles habitudes changer pour vivre heureux en 2050?

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Jeudi 10 septembre 2009 ,dans un discours prononcé à Artemare dans le département de l’Ain,à quelques dizaines de kilomètres de la localité où a été prise la photo en médaillon ci-contre,Nicolas Sarkozy a dévoilé « La stratégie de la France dans la lutte contre le réchauffement climatique » ,la sienne en fait,inspirée principalement des idées d’un individu que j’ai comparé au célèbre joueur de flûte de Hamelin dans ma note du 8 septembre « La taxe carbone,le Joueur de flûte et les politiciens français » . Cette stratégie serait censée consister, grâce à un dispositif fiscal ,la taxe carbone,à inciter les Français et les entreprises installées en France à changer leurs habitudes en matière de consommation d’énergie,pour éviter à leurs enfants de payer « la facture ».
C’est très bien de penser à l’avenir de « nos enfants » . Mais au regard du présent que nous vivons,à vrai dire pas très enthousiasmant comparé à des périodes plus ou moins récentes de notre vécu contemporain, ne pourrions nous pas en conclure qu’il s’est trouvé dans le passé et dans notre propre pays des politiciens qui en leur temps,le moins qu’on puisse dire, n’ ont pas eu un très bon flair pour préparer l’avenir , lorsque nous sommes amenés à réaliser que 62% de ceux ,parmi les grands aînés des enfants d’aujourd'hui, qui ont obtenu leur diplôme de fin d’études ou de formation professionnelle au cours de l’année 2008,n’avaient pas encore trouvé de travail à la date du 1er avril 2009,selon un rapport de l’AFIJ,Association pour faciliter l’insertion professionnelle des jeunes ?
Voilà donc pour ce qui est du présent concernant les enfants. Mais qui peut prédire comment les habitants de ce qu’on appelle encore aujourd’hui la « France » vivront en 2050?
Qui peut prédire que leurs activités et leurs habitudes ne se modifieront pas d’elles-mêmes d’ici là sous l’effet d’un progrès technique inimaginable aujourd‘hui ,ou si ,tout simplement, ils ne seront pas en majorité chômeurs clochards sans indemnités du fait d‘un système social en faillite ,véritable tonneau des Danaïdes, ou de l’incurie de gouvernants et politiciens médiocres, ce qui finira par arriver ,au point où évoluent les choses en ce moment avec un débat politique qui vole très bas et si ces derniers ne s‘amendent pas ?
Ne pourrions nous pas envisager que les gens en responsabilité aujourd’hui ne soient pas plus perspicaces que leurs prédécesseurs?
Quarante et une années doivent s’écouler avant 2050.Beaucoup d’eau devra encore couler sous les ponts,avant que fleuves et rivières ne s’assèchent du fait d’un réchauffement climatique que certains scientifiques nous prédisent.

Revenons alors en arrière, au départ d’une période quasi identique ,par exemple en 1966,il y a quarante trois ans. Le président de la République s’appelait Charles de Gaulle et passait aux yeux d’une majorité de citoyens pour un visionnaire .Il avait, quelques années plus tôt, lors d’une présentation de voeux à ses compatriotes, déclaré que la France devait « épouser son siècle ». C’était une bonne idée qui sous-entendait que les Français traînaient les pieds pour suivre le progrès. Mais ceux-ci étaient-ils psychologiquement préparés pour s’adapter aux changements qui allaient survenir,par exemple ,dans le secteur tertiaire du fait de progrès techniques jugés inconcevables voire inimaginables sur le moment ?
Apparemment,non, à considérer cette phrase,reproduite ci-dessous et laissant à penser que le secteur tertiaire serait épargné par les mutations caractéristiques des deux autres secteurs -agricole et industriel- qui voyaient des nouveaux métiers supplanter des métiers devenus dépassés ou sans utilité obligeant ceux qui les exerçaient à se reconvertir ou à subir le chômage .
Voici la dite phrase,également reproduite dans son contexte au bas de cette note :

« Dans les autres activités -le commerce,la banque,les professions libérales,la fonction publique...- activités qui constituent le secteur tertiaire (2) le progrès technique ne peut connaître qu’un faible développement. »

Je précise que le (2) renvoyait à cette explication :  « Secteur tertiaire. Il est difficile de dresser la liste de toutes les activités de type tertiaire. En vérité,le secteur tertiaire rassemble toutes les activités qui sont ni agricoles ni industrielles. »

Ces deux citations ne sont pas tirées du livre d’un charlatan comme notre pays sait en faire mais,ce qui est plus désolant ,d’un contenu d’enseignement menant à la délivrance d’un diplôme officiel,par conséquent devant refléter une pensée généralement admise .Il s’agissait en l’occurrence du « Cours du 2ème degré d’Économie Générale » ,cours N° 6 plus précisément intitulé « PROGRES TECHNIQUE ET PRODUCTIVITE » , qui était dispensé en 1966 à de futurs cadres ou directeurs de banques et qui avait été rédigé avant l’arrivée de la carte bancaire,initialement appelée « carte bleue ».

Alors ,qu’en est-il aujourd’hui de ce secteur tertiaire jugé hermétique au progrès technique dans les années cinquante ou soixante,où il valait mieux ne pas faire de fautes de frappe pour être une dactylographe convenable,ne pas faire d’erreurs d’addition ,de soustraction,de division ou de multiplication pour être bon comptable ou seulement caissier dans un commerce de détail ,où il fallait attendre un délai de six mois, voire davantage selon l’endroit d’habitation, pour se faire installer une ligne téléphonique à son domicile,où l’agent d’EDF,se déplaçant par tous temps en bicyclette ou en moto, passait régulièrement dans chaque maison,dans chaque appartement,avec sa sacoche en cuir pour relever le compteur et encaisser en espèces le montant de la facture d’électricité consommée,et ,last but non least, où le facteur rentrait dans chaque foyer pour y distribuer lettres ou journaux...
Depuis cette époque et tout au long de ce laps de temps,caractérisé fort heureusement par une absence de guerre à l’intérieur de nos frontières, notre environnement a beaucoup évolué et ,pour la plupart d’entre nous,de gré ou de force ,nous nous y sommes adaptés .Il n’a pas été nécessaire d’inventer des taxes pour nous faire changer notre mode de vie tant au plan privé qu’au plan professionnel.

-Traitements de texte avec correcteur d‘orthographe, donc plus besoin de dactylographes qui ne savaient que taper adroitement sur un clavier de machine à écrire devenue aujourd'hui pièce de musée...
-Dictaphones,enregistreurs, donc plus besoin de sténographes...
-Télex,fax,courrier électronique , donc plus besoin de télégraphistes...
-Internet envahissant tous les domaines de la vie : des achats de biens ou de services sans sortir de chez soi ,à la déclaration de revenus faite directement depuis l’ordinateur personnel sans envoi par la poste de déclaration sur papier,au calcul automatique du montant de l’impôt pouvant être réglé sans avoir à envoyer de chèque ou encore à aller payer en espèces à la perception,le paiement se faisant par prélèvement automatique...
-Courrier électronique,donc plus de relevés de comptes à expédier pour les banques,consultation des comptes par leurs titulaires sur leur écran d‘ordinateur ,virements automatiques...
-Caisses dans les magasins dispensant les « hôtesses de caisse » de lire les prix étiquetés et de les « taper » sur une machine à additionner...
-Distributeurs automatiques de billets ...dispensant les banques et la poste d’ouvrir 24 heures sur 24,sept jours sur sept...
-Péages automatiques d’autoroutes et de parkings... dispensant, pour une bonne part, d’effectuer les transports de fonds avec véhicules blindés des stations de péage aux banques des sociétés concessionnaires...
-Stations d’essence self-service ouvertes 24 heures sur 24...
-Téléphone automatisé : plus de standardistes,remplacées par des enregistrements déclinant « Pour... tapez 1 ,pour... tapez 2... » etc... ce que tout le monde connaît désormais. 
-Téléphone portable...
-Réservations de billets de train,de nuits d’hôtel par internet...
Et la liste pourrait encore continuer .

Alors ,c’était donc cela qu’il fallait envisager comme un « faible développement »?

Dans notre monde,en France peut-être encore plus qu’ailleurs,il s’est trouvé beaucoup de gourous qui n’avaient que des solutions miracles à proposer pour résoudre les problèmes inhérents à l'évolution de toute société ,et qui ,s’ils devaient revenir parmi nous ,ne brilleraient certainement pas en se rendant compte à quel point ils s‘étaient trompés et avaient trompé leur monde.
Le meilleur ne serait-il pas d’observer la plus grande prudence et de prendre un minimum de recul face aux conseils et recommandations de personnages médiatiques reconnus comme "influents",sous prétexte qu'ils sortent d'écoles prestigieuses les dispensant d'expérience ou de mettre la main dans le cambouis,de par on ne sait quel droit ,mais qui ,pour l'heure, n'ont aucune solution à proposer pour nous sortir du puits au fond duquel nous nous trouvons?


 
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17 juillet 2009

Le quinquennat est-il déjà usé?

A peine dix huit mois: c’est la durée d’action potentiellement utile pour un quinquennat sous notre Cinquième république. Voilà le principal enseignement qu’il faut tirer de ce 14 juillet 2009 à l’occasion duquel Claude Guéant ,le secrétaire général de l’Élysée , a clairement laissé entendre pour les téléspectateurs de TF1 qu’il souhaitait « très vivement » que Nicolas Sarkozy se représente en 2012.
Désormais toute la classe politique française a ce millésime en ligne de mire et elle ne pense qu‘à cela ,à cette élection maîtresse que constitue l’élection présidentielle,clé de voûte de tout notre système institutionnel et électoral.
Or une telle élection est en réalité précédée d‘une campagne rampante ou feutrée pouvant s‘étirer sur une période de six à vingt-quatre mois selon les candidats ,avec un pic d’ intensité dans les quatre dernières semaines avant le premier tour , et au cours de laquelle un président en activité candidat à un second mandat passe beaucoup de temps,sans le faire trop remarquer , à observer les faits et gestes du futur concurrent le plus sérieux,à guetter ses faux-pas et ce au détriment de sa fonction. Au besoin il n’hésite pas à débaucher sous prétexte d’ouverture les éventuels collaborateurs ou soutiens de celui-ci quand il ne court-circuite pas ses idées , profitant de sa situation de monopole dans l’action,alors qu’il devrait se cantonner à présider en prenant de la hauteur et en veillant à l’application du programme sur lequel il a été élu avec des femmes et des hommes s'étant recommandés de lui et s'étant dépensés sans compter pour lui durant sa campagne.
Ensuite,dès l’entrée en fonction de l’heureux président élu , avec la nomination d’un nouveau Premier ministre nous assistons à un changement de gouvernement ,histoire de faire émerger par ce biais de nouvelles têtes sympathiques et prometteuses qui pour nombre d’entre elles n’ont pas encore fait leurs preuves aux postes qui leur sont ainsi confiés .Tout nouveau,tout beau ,tout le monde est satisfait,mais ce n’est que transitoire, le temps que se déroulent les élections législatives qui vont désormais de pair avec cette présidentielle.
Remodelage géométrique et quantitatif de ce gouvernement de préchauffe s’en suit pour réajuster le tir au vu des résultats de celles-ci ,de la tournure prise par la campagne et aussi en vue des municipales imminentes ,ou autres élections à valeur de symbole.
Quelques semaines passent et nous avons cette fois des élections sénatoriales partielles pour raison de sièges devenus vacants à la suite de nominations de sénateurs en cours de mandat à des postes ministériels ou ,à l’inverse, de démissions de sénateurs pour permettre à des ministres de l’ancien gouvernement , par conséquent éjectés, de retrouver leur siège ,cela n’étant pas particulièrement apprécié des électeurs de base tentés par l’abstention.
Enfin,nouvelle pause dans l’action gouvernementale et parlementaire pour raison de campagne électorale en vue de ces municipales qui donneront un premier indice sur la popularité de ce pouvoir tandis que le Sénat,institution superflue , ne tourne plus qu’au ralenti et que le Conseil Constitutionnel se retrouve sans occupation en l’absence de recours déposé par l’opposition sur un texte de loi fraîchement voté ,pour une phrase de trop ,pour un mot inconvenable ou une virgule mal placée ...

Résultat:durant la première année du quinquennat,beaucoup de temps morts , de pertes de temps pour l’action gouvernementale et parlementaire! Une France ,par conséquent, toujours en campagne électorale ,et ,au final ,l’immobilisme assuré,avec à la clé la régression économique dans une atmosphère d’attentisme nécessitant la navigation à vue pour les investisseurs .

A ce niveau ,aucune rupture n‘aura été perceptible depuis l‘élection de Nicolas Sarkozy,qui aura inauguré en mai 2007 le quinquennat en tant que premier mandat pour un nouveau président de la République depuis son instauration à la suite du référendum du 24 septembre 2000,sans compter que ce quinquennat aura été lesté dès son démarrage, de 6 mois de présidence européenne,au cours desquels le président se sera démené intensément à gauche et à droite,pour rien,puisque l’Europe est l’inefficacité absolue depuis qu’elle s’est élargie au delà des six pays fondateurs rassemblés dès 1957,comme je l’ai déjà souligné dans une note précédente,la preuve en étant que le projet de Constitution européenne rejeté par les Français le 29 mai 2005 prévoyait un président du Conseil européen élu pour deux ans et demi renouvelable une seule fois (Article 1-22) ,et qu’elle « fait sans » depuis quatre ans. De même,alors que le Parlement Européen vient d’être renouvelé le 7 juin dernier ,le président de la Commission européenne n’est toujours pas confirmé à son poste et cela pourrait durer jusqu’en octobre après un nouveau référendum en Irlande dont rien ne nous permet aujourd’hui d‘envisager qu‘il sera positif . Apparemment rien ne presse et cela n’inquiète personne.

Pour en revenir à la France ,la durée de pleine possession de ses moyens d’action d’un président étant finalement comprise entre 18 et 24 mois quand celui-ci envisage de se représenter comme c’est le cas pour Nicolas Sarkozy,alors que ses chances de réélection se réduisent du fait que l’application de son programme tarde à donner des résultats acceptables en beaucoup de domaines (cf/ infra, les 500 voitures incendiées dans la nuit du 13 au 14 juillet) ,n’y aurait-il pas lieu d’envisager une modification de la Constitution devenue inefficace,voire obstruante via toutes sortes d’institutions faisant fi du suffrage universel ,c’est à dire du vote des citoyens qui,à un moment donné, élisent leurs représentants pour faire des lois appropriées à des situations nouvelles ,voire temporaires ,mais qui peuvent ne pas correspondre aux principes retenus dans les manuels de droit poussiéreux, institutions dont les membres ne sont pas élus du peuple,mais seulement nommés ou cooptés ,tels ,par exemple,ceux du Conseil Constitutionnel,du Conseil d’État, ou de toutes autres « hautes » Autorités crées après 1958 pour satisfaire des exigences de mode ou pour apaiser certaines humeurs et n‘ayant pas d‘autres ressources que de contester ou empêcher pour justifier leur existence et leur pérennité ?
Ne serait-ce pas mieux pour une bonne gouvernance de notre pays que les mandats de tous nos élus soient de même durée et renouvelés à intervalles non modifiables de sorte que la France puisse avoir cycliquement au moins une année tranquille et sereine entre deux élections ?
La France ne pourrait-elle pas être tout aussi bien gouvernée,sinon mieux,dans un système électoral où ne subsisteraient que les conseils municipaux,les conseils régionaux,et un conseil national équivalent de l’Assemblée Nationale avec au sommet le président de la République, tous les élus l’étant pour six ans dans le cadre de scrutins tenus à raison d’un tous les deux ans,municipales,régionales,législatives et présidentielle (simultanées) ,et soumis au régime du mandat unique , non renouvelable immédiatement pour éviter aux électeurs le spectacle d’élus n’assistant pas aux séances ou n’y assistant que très rarement, avec l’obsession de rester « sur le terrain » , à faire les marchés et les inaugurations ,à jouer les assistantes sociales ,à distribuer des médailles pour « passer » en photo dans les journaux locaux ?
De telle manière que le mandat de six ans corresponde à six années à 100% d’activité dans la fonction pour ces élus et que leur campagne électorale en vue d’une nouvelle élection,se fasse seulement et exclusivement dans la période de deux ans précédant le mandat convoité ,système les mettant sur un pied d’égalité avec les autres candidats au même mandat électoral,leur permettant ainsi de baigner dans le quotidien vécu de leurs électeurs et de mieux connaître leurs préoccupations.
Un tel système ne conviendrait-il pas mieux pour susciter naturellement le renouvellement de la classe politique et ne pas permettre que des représentants à peine élus,n’aient d’autre préoccupation que leur future réélection quitte à négliger l‘essentiel de leur mandat ,empêchant des talents de se manifester et d’accéder aux fonctions électives?
Et les ministres ou autres membres du gouvernement ne pourraient-ils pas être nommés également pour six ans, choisis avant tout en fonction de leur compétence plutôt que pour leurs dons à briller médiatiquement , à bien passer à la télévision ,ou en conformité avec le choix des électeurs, comme le sont les maires et les adjoints pour les communes ,dont les conseils municipaux ne souffrent apparemment pas de ne pas être doublés d‘un second conseil élu selon un autre mode électoral et à une autre date comme c‘est le cas de l‘assemblée nationale avec le Sénat ?

Le système actuel ne comporte-t-il pas beaucoup trop d’inconvénients?
Quelle impression peut donner au citoyen électeur français le fait de voir nommée Ministre de la Justice une personne ayant eu la responsabilité du Ministère de l’Intérieur durant le même mandat présidentiel et dans le même gouvernement,sinon qu’elle avait été initialement mal choisie deux ans plus tôt ,qu’elle n’était pas compétente pour cela et que rien n’indique qu’elle le sera dans ses nouvelles fonctions? Même si ce n’est pas avéré et ne l'a jamais été ? Les gens de la base (je ne dirai pas d'en bas) ont une façon de penser qui n'est pas forcément la même que celle de nos dirigeants qui ne doivent pas oublier qu'ils font le nombre dont dépend l'issue d'une élection.
Ne serait-ce pas mieux pour notre pays d’avoir un gouvernement fonctionnant comme un conseil municipal,qui ne donnerait pas l’impression qu’il ne fait rien ou que ce qu’il fait s’assimile à zéro sinon que ce qu’ on doit entendre par gouverner ne se résume pas pour chacun des ministres à donner son avis sur un fait divers pour être contredit aussitôt par un ou plusieurs de ses collègues, à recevoir pour la consoler la « victime » d’un crime raciste imaginaire quand la situation dans le pays est « plutôt » calme ,entre deux événements majeurs amplement médiatisés ,à passer à la télévision, à causer de toutes parts pour ne rien dire ,au mieux ,pour sortir des inepties qui font jaser politiques et médias,comme si la bonne gouvernance d’un pays ne devait jamais être qu’une partie de récréation?
Ainsi puisque c‘est d‘actualité et pour conclure ,que devons nous penser de ce communiqué du nouveau ministre de l’Intérieur,Brice Hortefeux, daté du 14 juillet 2009 à 09h50 , publié sur le site internet du ministère de l’Intérieur et dont sont tirées les deux phrases suivantes: « La nuit a été relativement calme,grâce aux 34.000 policiers et gendarmes mobilisés sur l’ensemble du territoire...Je tiens à les en remercier et à saluer les 12 policiers et le gendarme qui ont été légèrement blessés. » ?
N’avons nous pas envie de dire :
«Heureux sommes nous Français qui revenons de loin,puisque le pire aura été évité !»
Pour la nuit « relativement » calme en question ,celle du 13 au 14 juillet 2009,que ce n’aura jamais été qu’ « au total quelques 500 véhicules incendiés » (sic .) et que bien malheureux auraient été « les 12 policiers et le gendarme qui ont été légèrement blessés » qui, sans ce qui leur est arrivé ,n’auraient jamais eu cette grande chance d’être salués par leur ministre!

De quoi laisser songeur! N’est-ce pas?

24 juin 2009

Discours de Versailles,du rêve au cauchemar de la dure réalité

Très beau discours que celui de notre président à l‘adresse du Parlement français (sénateurs et députés) réuni en Congrès avant-hier,22 juin 2009, à Versailles ! Bien pensé,bien envoyé ,parce que rien n’a été oublié de tout ce qui ne va pas dans notre pays et qui ne demande qu‘à être amélioré.
Il y a été question de tout,sans excès ,parfois dans les moindres détails, du port de la burka ,des parachutes dorés, des « gains mirobolants des spéculateurs » ou ,par exemple,mais sans le dire expressément cela étant sans aucun doute sous-entendu , du lycéen qui administre un coup de couteau à sa professeure parce qu’apparemment pas encore « heureux,responsable,considéré » , comme enfin ,et sous entendu également, du paquet de cigarettes vide jeté d’une voiture sur le bas coté de la route ,pour signifier qu’il n’oubliait pas les obsédés de l’environnement ,ceux qui ne mettent jamais les pieds dans nos campagnes et qui voudraient apprendre aux petits oiseaux à siffler ou aux escargots à pondre leurs oeufs à l’endroit idéal pour préserver la biodiversité.

Les conseillers de Nicolas Sarkozy ont magnifiquement travaillé ,sauf,sauf... à ce qu’aurait dû leur enseigner le passé plus ou moins récent vécu dans notre beau pays diversifié, qu'ils ne semblent pas avoir envisagé ce que tout cela y provoquerait à coup sûr ... s’il fallait réaliser brutalement l’ensemble de ce qui ressort de ce discours comme souhaitable d’ici la fin du quinquennat présent ou de celui qui suivra s’il est réélu en 2012.Et cette chose oubliée,la plus importante à mon sens ,celle qui aurait pu fournir la réponse à ses « pourquoi » égrainés du genre « Pourquoi  le fossé est-il si grand entre nos idéaux et la réalité sociale? Il n’a cessé de se creuser pendant 30 ans. » ,c’est l’évaluation des conséquences prévisibles d’annonces de réformes en milliards d’heures de grèves,en centaines de kilomètres de défilés de manifestants,en dizaines de milliers de nouvelles associations «  pour » ou « contre » appelées à se créer,en centaines de cadres séquestrés ou « retenus » dans les administrations ou les entreprises et,last but non least ,en nombre de vestes à prendre lors des prochaines élections par ceux qui l’ont écouté religieusement et l’ont applaudi au bénéfice de ceux ou des amis de ceux qui ,dans le même temps, ont fait la moue sur leur siège ou ont pratiqué la chaise vide.

Combien de reculades,en effet, ont du être opérées en catastrophe ,sous la pression de la rue, au cours du second mandat de Jacques Chirac et durant les deux premières années du sien,la plus mémorable restant à ce jour celle sur le CPE (Contrat Première Embauche) abandonné en 2006 ? Rien ne semble avoir été pensé de ce coté là. Nous devrions donc continuer à nous voir proposer des réformes nécessaires pour notre bien ,pour le bien commun,mais mal ficelées,mal annoncées,mal programmées au calendrier sans tenir compte de l’humeur du moment , incomplètes, toutefois annoncées avec la certitude affichée en haut lieu qu’elles se feront envers et contre tout. Et cela tournera toujours mal.

Pour ne citer qu’un exemple de ces engagements hasardeux ,dans ce discours de Versailles ,il y en a un dans cette phrase: « Nous ne reculerons pas sur la règle du non remplacement d’un départ sur deux à la retraite dans la fonction publique ».
Très bien! Nous avons tous,nous qui faisons nos courses et nous rendons quelquefois dans une perception ,constaté de visu que le rythme et les horaires de travail d’une caissière ,pardon « hôtesse de caisse », de grande surface qui manipule les packs d’eau minérale ou les paquets de lessive, n’a rien de comparable avec ceux d’une caissière ,pardon « fonctionnaire », du Trésor qui manipule chèques et talons de feuilles d‘imposition avec beaucoup ‘d’attention et de vigilance,sans même parler de leurs paies ou avantages sociaux respectifs. La première pourrait facilement en remplacer deux de l’étoffe de la seconde ,d'autant plus qu'il n'est pas certain qu'on puisse dire sans se tromper laquelle des deux est la plus diplômée.

Moins de fonctionnaires ! Alors nous devrions payer moins d’impôts,puisque ,selon des estimations,environ 60% de ceux-ci servent à payer les fonctionnaires. Qui souhaiterait mieux?
Ainsi dans cette perspective d’un départ sur deux seulement remplacé il paraît selon le journal Les Echos , que près de 34.000 postes de fonctionnaires seront supprimés en 2010,ce qui suppose que 68.000 auront pris leur retraite au cours de la même année,sans dire lesquels ne seront pas remplacés et pourquoi ils ne le seront pas,sans rappeler simultanément le total des effectifs de la fonction publique (plus de 5.500.000) et sans dire le pourcentage des non remplacés ( 0,60 %) éléments nécessaires pour donner un sens plus honnête à l‘information elle même.Par exemple,quand le gouvernement Jospin,en août 2000,a décidé la suppression de la vignette auto,il eût paru logique qu'on annonce simultanément que tous les postes de fonctionnaires occupés dans le secteur de la distribution des dites vignettes et de la perception de leur produit étaient en conséquence supprimés et personne n'aurait bronché pour de telles suppressions.C'est cela des suppressions de postes clairement motivées,c'est cela aussi,merci Monsieur Fabius, une augmentation du pouvoir d'achat,qu'on le veuille ou non. A défaut d'une telle annonce non motivée l'une des conséquences sera que dans l’esprit des gens une certaine confusion s’installera et suscitera une méfiance grandissante dont tireront bénéfice les agitateurs de toutes sortes et les organisateurs de manifestations .Et le cirque va recommencer en octobre,comme les années précédentes,donc sur ce chapitre encore,toujours pas de fracture en vue.

J‘ajouterai qu‘à une telle annonce ,et en corollaire puisque cela devrait aller de soi ,sauf à envisager qu‘un jour le facteur qui nous distribuera notre courrier sera énarque ou polytechnicien,il est déjà au moins un qui est licencié d'Histoire, ce gouvernement devrait ajouter simultanément la décision de réduire de moitié le nombre des admis en première année , d’une manière générale ,de toutes les écoles qui forment de futurs fonctionnaires ,puisque ces écoles forment des jeunes gens destinés,en principe et à défaut d’extension des services publics dans des secteurs particuliers, à remplacer ceux des fonctionnaires qui partent en retraite et qui ont reçu la même formation,il y a trente ou quarante ans . Quant à ceux ,un sur deux,qui sont annuellement remplacés par des élèves sortant de ces écoles et qui n’étaient pas eux-mêmes anciens de ces écoles,leur cas est là pour démontrer que la surabondance des promotions n’était pas une absolue nécessité et que cette idée de les réduire de moitié n’est pas écartable à priori.

Mais imagine-t-on le tollé que provoquerait l’annonce d’une telle mesure ou la suppression d’une promotion sur deux à l’ENA, à Polytechnique, ou à l‘ENM (École nationale de la magistrature) ?
Or de cela,il ne semble pas qu’il en ait été question.

Voir le discours tenant sur douze pages.

22 juin 2009

Après Genève,Versailles pour quoi dire?

Le discours de Nicolas Sarkozy à Versailles aujourd’hui 22 juin 2009 ne sera-t-il qu’ un réchauffé de celui qu’il a prononcé lundi dernier ,15 juin 2009,à Genève, lors la 98ème session de la Conférence Internationale du Travail ?
Subira-t-il le même sort? Même pas une semaine après,plus personne ne se rappelle des belles paroles,des références à l’Histoire et autres envolées lyriques rappelant Wilson,Roosevelt,Kennedy ou Obama.
J’en citerai ici deux phrases :
«  Alors que l‘économie mondiale se trouve plongée dans une crise sans précédent depuis la Deuxième Guerre mondiale pouvons nous attendre? »

« Face à l‘épuisement des ressources non renouvelables jusqu‘à quand devons-nous attendre pour produire différemment, pour vivre autrement, pour développer d’autres énergies?  »
Voir et lire ce discours à l’OIT tenant sur huit pages.

De quoi Nicolas Sarkozy va-t-il parler?
De l’après crise? Selon certaines informations, à coup sûr..
Encore faudrait-il qu’il s’agisse bien d’une crise que nous subissons et non pas d’une situation appelée à durer ,comme l’est devenu le sempiternel « trou de la sécu » resurgi ces derniers jours avec un « devis » provisoire de vingt milliards d’Euros ,en juin ,même pas à la moitié de l’année,peut-être trente en décembre .Situation appelée à durer parce que résultante de plusieurs décennies de décadence,de laxisme destructeur,de mauvaises politiques d‘éducation,d’interventionnisme maladroit en matière économique,d’incompétences à tous niveaux qu‘on ne corrige pas en un jour,alors que nous n’avons jamais eu autant de diplômés en tous domaines, et surtout sans qu’il n’y ait eu ni guerre,ni pandémie, ni conditions météorologiques désastreuses,ni cataclysmes,ni tremblements de terre,ni invasions d’insectes qui auraient ravagé les cultures,ni fléaux du genre « les plaies d’Egypte »...

On devrait en savoir un peu plus ce soir.

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