28 mai 2008
Dans trois jours « Mai 2008 » partira comme un voleur
| Force est de se rendre à l’évidence. La journée de manifestation ( ou de mobilisation ?) de samedi dernier 24 mai 2008 aura été celle de trop. Ratée,c’est celle qui aura fait renoncer les responsables syndicaux à envisager toute nouvelle « action » avant la rentrée de septembre. Indécrottables comme ils sont ,nous pouvons être sûrs de les retrouver à occuper les devants de la scène dès la fin de la période estivale,et là nous pouvons leur faire confiance. De trop,comme cette phrase prononcée lors du congrès de la FCPE (Féderation des conseils de parents des élèves des écoles publiques) le 10 mai à Épinal (Vosges) par Faride Hamana ,son président: « Disons à ceux qui n’ont pas aimé mai 68 qu’ils n’aimeront pas mai 2008 » . Et puis il y a encore celle-ci,rapportée le 26 mai par l’AFP, de Jean-Claude Mailly secrétaire général du syndicat Force Ouvrière,qui ne semble pourtant rien avoir ni d’un intellectuel ni d’un grand bourgeois ,mais opposé au projet actuel du gouvernement tendant à favoriser le cumul retraite et emploi ayant pour conséquence ,selon lui, d’amener des retraités moins gâtés par la vie à accepter des travaux qu’ils auraient refusés en temps normal : « C’est le danger du cumul emploi-retraite vous prenez votre retraite,vous n’avez pas de quoi vivre,alors vous allez pousser des caddies sur les parkings de supermarchés ». N’est-ce pas insulter, rabaisser ou mépriser ces travailleurs -les pousseurs de caddies,comme les porteurs de valises dans les grandes gares parisiennes - qui sont sans aucun doute plus utiles à la société que la grande majorité des 500.000 élus à divers degrés de l’organisation politique de la France? Ce mois-ci,des élections ont eu lieu pour renouveler les mandats d’administrateurs de la mutuelle du groupe dont je suis un des 70.000 et quelques adhérents :seulement 25% ont pris la peine de voter. Autant le dire franchement:Les adhérents s’en foutent ou rechignent à voter pour des gens qu’ils ne connaissent pas ,voire, qui sont des incapables. De toute manière ces adhérents savent qu’ils devront payer leurs cotisations quel qu’en soit le montant. Bons qu’à battre le pavé , ces syndicalistes! Assez curieusement on ne fait jamais de sondages à propos des manifestants eux mêmes ou des grévistes. Qui sont-ils,quels métier exercent-ils,quelle est leur appartenance politique ou syndicale,pensent-ils qu’une manifestation peut aller contre le suffrage populaire? Sont-ils venus là spontanément ou s’ils sont venus en tant qu’obligés vis-à-vis de collègues fortement engagés? Rien, nous ne savons rien, c’est le brouillard total. Pourtant ce ne serait pas plus difficile à réaliser qu’un sondage en vue de savoir quel pourcentage de gens seraient d’accord pour que le nombre des années de cotisations pour la retraite soit porté de 40 à 41 années. Comme si on demandait à un enfant ce qu’il préférerait du pain sec ou du même pain avec une couche de confiture! Mai 2008 s’achèvera samedi soir au calendrier. Mai 2008 qu’on nous prédisait cru exceptionnel sur le plan des manifestations sera parti comme un voleur. Cela donnera quel taux de participation aux prochaines élections prud’homales qui se tiendront en décembre? Entre 22 et 27% ? Et ça continuera comme avant , personne ne songera à se remettre en cause. Le plus pitoyable étant que non seulement des ministres,mais le président de la République,Nicolas Sarkozy lui-même, perdent leur temps à les rencontrer et même à les valoriser alors qu’ils ne représentent qu’eux-mêmes. |
11:00 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : france, actualités, syndicats, manifestations
20 mai 2008
Grèves,manifestations,grèves,manifestations et encore grèves !
| Aussi longtemps que nos médias complaisants les mettront en vedette, trop ou plus qu’ils ne le méritent,devra-t-on espérer voir s’améliorer ces gens dont il devient de plus en plus patent qu’ils n’ont nullement envie que les choses progressent autour d’eux sans que cela leur soit attribué mais qui n’ont en fait qu’un seul objectif: retarder toute avancée dans le seul but de justifier leur existence et d’entretenir la croyance en leur utilité pour la société? Leur sempiternelle exigence de « négociations » n’en est-elle pas la plus « criante » démonstration? Négocier,n’est-ce pas se faire bien voir rentrer solennellement dans un grand bureau ministériel et s’installer à table,les meilleures places étant en face ou à proximité immédiate du « partenaire » gouvernemental qui malheureusement ne prend pas toujours conscience de perdre son temps ? Puisqu’à l’issue de ces tables inévitablement géométiques cela finit toujours par des communiqués laconiques du type « le divorce est total », « nos revendications n’ont pas été comprises », « le gouvernement n’a rien voulu céder sur l’essentiel », « notre mouvement doit continuer » , « nous avons eu des promesses,nous attendons des actes », « nous restons vigilants »… Une chose est sûre: les leaders syndicaux en France autres que lycéens ou étudiants ,et d’une manière générale, restent longtemps ,très longtemps ,à leur poste,et on peut même penser que tous nos anciens Premier ministres doivent envier leur sort. En serait-il de même si les gens qui les choisissent et « élisent »,les syndicalistes de la base, exigeaient qu’ils laissent leur place à d’autres « camarades » plus compétents , plus efficaces, quand les objectifs fixés par eux pour lancer un mouvement de grève ou une manifestation ne sont pas atteints ? Le syndicalisme français,de plus en plus déserté des travailleurs,surtout depuis 1981, n’y gagnerait-il pas en estime et en crédibilité? |
11:00 Publié dans Société | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : actualités, france, syndicats, grèves
19 mai 2008
Le service minimum d’accueil assuré par des fonctionnaires territoriaux n’est pas souhaitable
| Vendredi dernier,16 mai 2008,sur France-Inter ,Jacques Pélissard,député-maire UMP de Lons-le-Saunier (Franche-Comté) et également président de l’Association des Maires de France a déclaré que l’organisation par les communes du service minimum d’accueil n’était pas « acceptable » ... Et que les maires ne joueraient pas « un jeu faussé » ! Pourquoi donc ? Selon lui,parce que les petites « communes ne sont pas dotées des personnels qui permettraient l’accueil des enfants » et que « ce n’est pas avec un cantonnier ou un garde-champêtre qu’on va faire l’accueil des enfants ». Nous ne pouvons qu’ être d’accord avec lui car ces deux arguments paraissent tout à fait fondés.Toutefois si le SMA est une bonne idée, son institution et les conditions de sa mise en oeuvre mériteraient d’être peaufinées et elles le pourraient certainement. Parce qu’en l’état actuel du projet comme cela nous a été présenté ,c’est à dire un service qui serait organisé par les communes ayant sur leur territoire au moins une école primaire et qui, en plus, serait assuré par des agents municipaux,c'est à dire des fonctionnaires territoriaux,nous disposons d’ une piste qui n’est certainement pas la meilleure. Pour, au moins,les trois raisons suivantes: Premièrement, il y a ce problème de compétence et de savoir faire des gens éventuellement « mobilisés » non embauchés initialement pour cela. Deuxièmement, cela reviendra à déshabiller Pierre pour habiller Paul,comme on dit,s’agissant de la répartition et de l’exécution du travail à faire pour lequel ils auront été embauché et qui ,fatalement ,restera en plan,durant le temps de grève des enseignants. Troisièmement, ces fonctionnaires territoriaux qui accepteront d’assurer le SMA seront accusés de briser les grèves ou pire de porter atteinte au droit de grève par leurs camarades syndiqués. Ils seront mal vus de leurs collègues qui les prendront en grippe. Sauf à risquer de se faire virer à la prochaine alternance municipale,ils ne le feront qu’une fois parce qu’ils auront subi toutes sortes de pressions ou de mesquineries et on ne pourra plus compter sur eux pour le SMA. On se retrouvera alors au point de départ,et toute l'organisation du SMA devra être reconsidérée. Il est probable que cette idée de mettre dans le coup des agents municipaux ait été lancée par des gens qui n’avaient pas l’expérience de l’encadrement de salariés pour ne pas avoir envisagé de telles éventualités. S’agissant maintenant de savoir si ce serait vraiment le rôle des communes à s’occuper de jeunes enfants réduits à l’errance par suite de l’impossibilité matérielle ou financière de leurs parents à assurer leur garde,plutôt que celui de l’Éducation nationale ,est-ce vraiment là une question pertinente? Comment cela se passe-t-il quand une catastrophe se produit dans une commune ou à un plus grand échelon dans une région? Ne sont-ce pas les maires qui se chargent d’héberger dans des locaux communaux et de nourrir provisoirement les personnes incapables de se déplacer et dans l‘impossibilité de se ravitailler,par suite de fortes chutes de neige par exemple,ou de destructions de leurs habitations? Alors pourquoi ne pourraient-ils pas accueillir les enfants des écoles en cas de grève des enseignants si possible en dehors même de ces écoles ? Y aurait-il problème de locaux pour la plupart des communes,sinon toutes, disposant de salles des fêtes ou de « convivialité » ,voire pour les mieux équipées,d’espaces jeunes? Quant à trouver du personnel adéquat ,les maires ne pourraient-ils pas « mobiliser » ponctuellement des chômeurs , des jeunes retraités affranchis de toutes pressions syndicales ou autres, des diplômés à la recherche d’un emploi ,volontaires ,surtout disponibles pour assurer de telles vacations, après avoir suivi une rapide formation, et habitant sur place ? Et qui seraient payés au tarif des heures supplémentaires ? Par exemple. De telles personnes ne devraient pas manquer dans les communes suffisamment importantes pour avoir leur école. Qui ne se souvient pas de ces emplois jeunes offerts par des municipalités à des « bac+5 » qui consistaient par exemple à « accompagner » et « divertir » les écoliers pendant qu’ils déjeunaient? |
08:00 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : sma, france, syndicats, ump, actualités, politique, enseignants
07 mai 2008
L’erreur majeure de Nicolas Sarkozy
| Dans neuf jours Nicolas Sarkosy aura passé sa première année à l’Élysée. Élu pourtant avec une confortable majorité personne ne sait plus ,un an après, au vu des sondages catastrophiques qui nous sont claironnés ces derniers temps ,si les électeurs ont en définitive , le 6 mai 2007, approuvé son programme de réformes et lui ont fait confiance pour le mettre en application ou ,puisque celles ci sont contestées,paraît il et tout au moins, par les élus de gauche,par la rue et avec grand tapage médiatique, s’il l’a été seulement parce qu’une bonne partie des électeurs considéraient Ségolène Royal , sa concurrente, nulle ou incapable d’assumer la fonction présidentielle,rien n’indiquant qu’elle se soit améliorée depuis. En fait ,avant de proposer son programme d’action aux Français pour approbation, la grosse erreur de Nicolas Sarkozy n’aura-t-elle pas été d’oublier de demander et obtenir l’aval du parti socialiste,des syndicats de magistrats,de la faune des syndicats gravitant autour de l’Éducation Nationale ,des syndicats de la fonction publique dont les liens de cousinage avec les précédents ne sont pas faciles à démêler, des associations trop bien intentionnées en matière de libertés,d’anti- racisme,de droits de l’homme,de laïcité ,mais peut-être,au vu du peu de résultats obtenus ou de progrès réels dans leurs domaines respectifs,pas suffisamment pour prétendre à l’appellation franche d’associations de bienfaiteurs, bref toutes ces associations qui réussissent l’exploit ,à condition d’être au moins 102 d'entre elles à appeler à une manifestation ,de faire défiler,en y perturbant la circulation c‘est à dire en emmerdant des millions de parisiens, tout au plus trois cents personnes dans les rues de Paris selon elles quand la Police n‘en dénombre que 95,à comparer aux cinquante ou soixante-dix mille clients qui rentrent ,sans faire de bruit,dans un grand magasin un jour de promotion ou de soldes? Bref,Nicolas Sarkozy aurait dû recevoir l’aval non seulement de tous ces gens qui prétendent être la démocratie,la majorité avec selon les meilleures estimations 8 à 10% de salariés syndiqués,mais pire encore ,de ces Hautes Autorités,de ces Commissions Nationales ou de ces Hauts Conseils qui pullulent dans notre pays et ne sont bons qu’à publier leur rapport annuel ,toujours alarmant bien évidemment,pour justifier leur existence,leur pérennisation et les salaires de leurs membres arrivés là dedans à la faveur d’une compensation quelconque ou d’une veste prise à l’occasion d’une élection politique qui n’était pas à la proportionnelle autrement dit à la suite d’un désaveu des électeurs . Tout cela ne justifie-t-il pas une réforme des institutions qui tende à restaurer une véritable et authentique démocratie où la minorité accepte ce qu’ impose la majorité au pays tout entier aussi longtemps qu’elle ne devient pas à son tour majorité par la voie des urnes ? Et qui laisse faire grand usage,quand nécessité s’en fait ressentir,du référendum,notamment quand il s’agit de réformer la fonction publique ou la justice,théoriquement ,pour la première, "au service du peuple" ,et pour la seconde, rendue « au nom du peuple » de manière à rendre cette formule un peu plus consistante qu’elle ne le paraît aujourd’hui! |
11:09 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : sarkozy, politique, actualités, France, associations, PS, syndicats
08 avril 2008
Gandrange et les promesses présidentielles inutiles
| Vendredi dernier ,4 avril 2008, à l’aciérie de Gandrange,en Moselle, où la suppression de 575 emplois sur un total de 1.108 que compte à ce jour le site a été annoncée aux salariés le matin même lors d’une réunion du Comité d’entreprise à Metz,une vingtaine d’individus portant des drapeaux de la CGT ont saccagé le bureau du directeur de cette usine,jetant par les fenêtres le mobilier en présence de nombreux journalistes vraisemblablement invités à assister au désolant spectacle et sous les yeux de policiers qui ne sont pas intervenus. Pour couronner le tout Nicolas Sarkozy aura reçu ces vaillants héros ou leurs représentants syndicaux hier après-midi à l’Élysée,non pas pour les « féliciter » de cet exploit,mais pour leur annoncer une fois de plus qu’il allait faire quelque chose ! Comme joli coup de publicité en vue des élections prud’homales du 3 décembre prochain ,la CGT pouvait difficilement faire mieux. A l’usine Kléber de Toul ,à quelques dizaines de kilomètres de Gandrange,et dont la fermeture a été programmée pour des raisons vraisemblablement identiques,débouchant sur la perte de 826 emplois,d’autres syndicalistes avaient, de leur coté et deux mois plus tôt, séquestré trois cadres qui avaient été forcés de passer trois nuits à l’usine. Apparemment ces hauts faits n’ont pas tellement suscité l’émoi chez les Français, en tout cas pas autant que l’affaire de la fameuse banderole injurieuse déployée à la vue de tous les spectateurs et téléspectateurs lors du match Lens-PSG le samedi 29 mars, affaire qui a provoqué une multitude de dépôts de plaintes qui, nous n’en doutons pas, seront suivies d’effets. A Gandrange,par contre,seule la direction de l'entreprise a envisagé la possibilité de poursuivre les auteurs de « ces agissements irresponsables »,le saccage évoqué plus haut ,bien entendu. Or ses chances de voir aboutir un éventuel dépôt de plainte paraissent bien minces. Parce que,dans un passé relativement récent,et à maintes reprises ,les Français les plus avisés,et pas seulement les employeurs,ont constaté qu’il n’était pas nécessaire d’avoir été élu représentant syndical ,délégué du personnel ou membre de comité d’entreprise pour être salarié protégé de droit,c‘est à dire libre de faire n‘importe quoi sans limites et en toute impunité,mais qu’il suffisait seulement qu’ une centaine de « camarades » ,voire dans certains cas plusieurs milliers, viennent se rassembler bruyamment devant le tribunal où se jugeait une affaire de coups portés contre un cadre de direction,une affaire de séquestration de cadres pris au hasard lors d‘une grève, une affaire de destruction de l’outil de production ou de détournement de marchandises . A chaque fois ou presque,le verdict y était connu d‘avance :acquittement,relaxe pour témoignages douteux, pour absence de preuves tangibles,peine allégée en raison du climat qui régnait au moment des faits,si ce n‘était dispense de peine vu que les faits étaient anciens et avaient présenté un caractère isolé, formules devenues désormais classiques et qui passent très bien. Dans ces conditions,comment les grands groupes industriels mondiaux désireux d’investir en France peuvent-ils espérer y trouver facilement des directeurs,des cadres et du personnel de qualité pour assurer la bonne marche et la continuité de leurs entreprises à la merci de tels individus ? Pas facile! Et ce d’autant plus que personne dans notre pays n’ose aborder ce problème, ni nos économistes,ni nos politiciens,même pas Jacques Attali qui dans son rapport pour « libérer » la croissance n‘en a touché mot ! Comment dans un tel contexte de laxisme , d’indifférence de nos gouvernants,d’absence de rigueur, voire de clairvoyance, de la justice, pourrait-on alors s’étonner que les investisseurs étrangers rechignent à venir s’installer chez nous et par la même occasion y créer des emplois, ou qu’ils s’empressent de fuir sous d‘autres cieux plus cléments dès qu’ils s’aperçoivent qu’ils ont fait le mauvais choix en ayant opté pour notre pays cinq ,dix ou quinze ans auparavant ? Et cela, même dans ce cas typique de l‘aciérie de Gandrange où le site avait été racheté en 1999 pour le prix du franc symbolique (le sixième d‘un euro ) ,par son actuel propriétaire. Lundi dernier,31 mars 2008,la ministre de l’Économie Christine Lagarde confirmait ,au grand désespoir de tous ceux qui croyaient au Père Noël ,que le vice-président du groupe sidérurgique brésilien Gerdau n’avait présenté aucune offre de reprise de cette aciérie de Gandrange promise à un démantèlement progressif,solution que son propriétaire, ArcelorMittal ,n’avait peut-être pas initialement envisagée mais que lui a sans doute inspirée la constatation ,une fois sur place, qu’une entreprise ne pouvait pas se gérer en France de la même manière que dans son pays ,l‘Inde,ou que dans tout autre pays ,hormis quelques cas notoires comme l’Argentine ou le Nigéria que certains grands groupes français ont appris à connaître,un peu tard et à leurs dépens. De plus,et selon un ancien directeur de l’aciérie en question, une demi-douzaine de repreneurs potentiels s’étaient déjà auparavant manifestés. Mais,bien entendu,sans suite donnée,puisque l’entreprise n’était même pas à vendre! Résultat d’une confusion totale! Et là encore,personne ne s’est posé de questions sur ce cafouillis et ses conséquences prévisibles au niveau des directions des grands groupes étrangers qui se détourneront définitivement d’une France trop incertaine et risquée. Alors que ça ne devrait pas être très difficile,même pour un cégétiste de la base, de comprendre ce qui se passe en réalité dans la tête d’un entrepreneur en se posant simplement la question de savoir ce que font ses camarades chauffeurs d’autobus ayant à circuler dans les villes de banlieue « difficiles » lorsqu’un des leurs est agressé au travail? Pourquoi un directeur d’usine,si valable fut-il ,accepterait-il un poste à risques comme celui tenu par le directeur de l’usine de Gandrange,ou, à un niveau subalterne, pourquoi des jeunes diplômés talentueux et bien décidés à travailler seraient-ils attirés par des postes de cadres dans une entreprise comme Kléber à Toul quand ils savent, pour en avoir discuté entre eux ou avec leurs aînés , que tout ce qu’ils risquent d’y vivre et subir ainsi au travail leur interdira définitivement l’accès à tout nouvel emploi identique ailleurs,aussi handicapés qu’un délinquant sorti de prison avec un casier judiciaire chargé,à la simple raison que la rumeur des faits et incidents auxquels ils auront été involontairement mêlés les aura précédé avant même qu’ils n’aient pris possession de leur nouvelle fonction. C’est aussi cela la France pour ceux qui ont appris à la connaître. Peut-on imaginer un groupe rachetant une entreprise sans être renseigné sur le climat social régnant non seulement dans cette entreprise ,mais aussi dans le secteur géographique où elle est implantée, sans être sûr de pouvoir disposer de directeurs et cadres valables? Non. Et s’il n’y avait encore que cela. Hier à l’Élysée les syndicats de l’aciérie de Gandrange ont eu des promesses que, l’État aidant,les propriétaires de l’aciérie allaient construire une ou deux centrales électriques puis une unité de captation et de stockage souterrain de CO2 .Très bien! Mais cette fois-ci,ces investisseurs peuvent-il espérer qu’ils n’auront pas en face d’eux des associations de riverains excités par les écologistes du cru ou d’ailleurs qui,les empêchant de faire aboutir leurs projets,une fois que toutes les études préalables et plans définitifs auront été faits et payés, leur fourniront une belle excuse pour laisser pourrir les projets et donc ne rien faire? Non! Alors il ne faut pas rêver . Il y aura encore de nouveaux Gandrange . Et des salariés sérieux,n’ayant rien à se reprocher,mais qui,au seul motif d’être d’anciens d’entreprises ayant été sur la sellette,par conséquent indésirables, paieront de ce fait les fautes impunies de leurs camarades excités. |
09:26 Publié dans Economie | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : politique, sarkozy, économie, syndicats, france
29 mars 2008
Opinion des salariés à l‘égard des organisations syndicales :un sondage douteux
| Un sondage assez détaillé réalisé entre le 8 et 23 février 2008 par l’institut BVA pour « L’Express » et rendu public ce jeudi 27 mars nous apprend que 61% des salariés ont une « bonne opinion à l’égard des organisations syndicales en général » , mais que le pourcentage des salariés syndiqués n’est actuellement que de 13%! 13%, n’est-ce pas dérisoire quand on sait que les cotisations payées par les adhérents sont déductibles des impôts,et que ces 13% doivent, de plus , se répartir entre une bonne demi-douzaine de syndicats distincts présents dans les entreprises ,offrant ainsi un choix qui devrait,pour le moins, permettre à tout salarié d’y trouver son bonheur ? Cela fait tout de même 48 % de salariés favorablement disposés qui ne perçoivent apparemment pas l’intérêt de franchir le pas de l’adhésion ,ce qui est énorme si le chiffre de 61% est réalité. Or,sur ce dernier point, rien n’est moins sûr puisque dans ce même sondage,il nous est également annoncé que « 45% des salariés disent avoir voté aux dernières élections prud’homales » ,un taux sujet à caution qui ,s’il ne peut mettre en doute l’honnêteté des sondeurs et la fiabilité de leurs méthodes,laisse supposer que ces derniers n’ont pas fait preuve de grande vigilance en ne vérifiant pas ,pour la comparaison entre les « dires » des sondés et la vérité, que lors des « dernières élections prud’homales » qui se sont déroulées le 11 décembre 2002 dans toute la France pour y renouveler les 271 conseils des prud‘homes, institués pour trancher les litiges entre employeurs et employés, le taux de participation officiellement annoncé s’est élevé à 32,66% des 16.414.275 inscrits ,ce qui permet de constater que plus de 12% des salariés ont « dit » dans ce sondage avoir voté alors qu’ils ne l’ont pas fait. Probablement plus que 12% si de ce sondage on retient également que 27% des 18 à 24 ans ont « dit » - lors de l’enquête entre le 8 et 23 février 2008 - avoir voté « aux dernières élections prud’homales » ,c’est à dire le 11 décembre 2002 ,une date qu’ils ignoraient sans doute au moment de l’enquête ,alors que beaucoup appartenant à cette tranche d’âge n’étaient pas encore en âge de travailler comme salariés ! Il y a lieu de noter au passage que pour être électeur aux prud’homales il faut être âgé de 16 ans au minimum et non 18,par conséquent ,et pour cette question il eut été judicieux de ne pas prendre en compte les réponses des moins de 21 ans .Il faudrait encore ajouter que certains salariés, qui travaillaient en 2002 mais ayant pris leur retraite depuis et n’ont de ce fait pu se retrouver dans l’échantillon de « 1422 salariés » , figuraient dans la catégorie des 50 à 65 ans qui ,selon ce sondage ont été 61% à « dire avoir voté »,contre 45% pour l’ensemble. Il s’y dégagerait donc de ce sondage comme un problème de fiabilité des réponses et s’il peut y avoir différents degrés d’intensité lorsqu’on apprécie quelque un ou quelque chose,il ne peut y avoir que de l’absolu lorsqu’on accomplit un acte ou qu’on ne l’accomplit pas,surtout s’agissant de voter. L’intérêt de ce sondage, finalement, ne peut-être que tout relatif. |
10:28 Publié dans Société | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : blog, politique, France, syndicats, sondage