10 novembre 2009
Le Mur de Berlin,Nicolas Sarkozy et le journaliste de « Libération »
| Nicolas Sarkozy était-il le 9 novembre 1989,à Colombey-les-Deux Eglises, plutôt qu’à Berlin au pied du Mur lorsque celui-ci a perdu sa raison d‘être qui était d' empêcher les Allemands de l‘Est de fuir "le paradis communiste" et d’y abandonner le peu de biens qu’ils possédaient, pour "l‘enfer capitaliste" ? Pourquoi n'aurait-il pas pu avoir été aux deux endroits le même jour? Berlin n'est pas Papeete, à l'autre bout du monde, et Colombey-les- Deux-Eglises s'atteignait facilement en 1989 en trois heures de voiture depuis Paris,alors même que l'autoroute A 5 n'était pas achevée et ne permettait même pas de s'y rendre. Depuis 48 heures une polémique ridicule ,infantile, imbécile,voire idiote ,s’est déclenchée à propos du récit publié sur Facebook ,comme de bien entendu « bricolé » par le conseiller élyséen chargé du blog présidentiel « dans un excès de zèle » ,selon le journaliste de Libération Alain Auffray , et « censé démontrer que le chef de l’État, à l’époque secrétaire général adjoint du RPR, était à Berlin le jour J. ». Alain Auffray ,apparemment chagriné que Nicolas Sarkozy ait pu être à Berlin lorsque se produisit un évènement qui le chagrinerait peut-être encore davantage ,voit un problème dans ce récit : « Le problème c'est que l'histoire qu'on nous raconte ne tient pas debout: "Le 9 novembre au matin, nous nous intéressons aux informations qui arrivent de Berlin, et semblent annoncer du changement dans la capitale divisée de l’Allemagne. Nous décidons de quitter Paris avec Alain Juppé ...pour participer à l’événement qui se profile" Le matin du 9 novembre, personne à Paris - ni même à Berlin - ne pouvait soupçonner que le mur allait tomber. les radios et télévisions ouest-allemandes n'ont commencé à évoquer la "libre circulation" qu'à partir de 20h. Et ce n'est qu'après 23 heures que les Berlinois de l'Est, prenant ces informations prématurées pour argent comptant, furent si nombreux à se masser devant le poste frontière de la Bornholmer Strasse que les garde-frontière est-allemands finirent par lever la barrière. Parole de témoin: jamais "l'événement" ne s'est "profilé". » Ce journaliste ajoute encore sur son blog, dans sa note du 8 novembre 2009, que ce conseiller élyséen , «pour rendre la chose possible , invente des informations semblant « annoncer du changement ». Semblant jouer à merveille sur les mots,il prétend donc que Nicolas Sarkozy ne pouvait pas être à Berlin le soir du 9 novembre parce qu’il a ,lui Alain Auffray, « sa petite idée:ce 9 novembre,comme tous les 9 novembre,Nicolas Sarkozy commémorait à Colombey-les-Deux-Eglises le 19 ème anniversaire de la mort du général de Gaulle. Ce n’est qu’une hypothèse. » Et il termine enfin ainsi « Les blogueurs pressés de l’Elysée auront sans doute à cœur de vérifier ». Voilà.Comme si Nicolas Sarkozy,ce jour là ,avait été seulement témoin ou avait participé activement à un crime mal élucidé et que son témoignage ou ses explications soient contestables! Ce qui ne peut être qu'une anecdote de sa vie racontée sur Facebook est devenu par la stupidité de journalistes en mal de vente de papier,presque une affaire d'Etat,voire un évènement capital,passible pourquoi pas pendant que nous y sommes d'une destitution! Alors, pendant qu'ils nous cassent les oreilles avec cela ces journalistes oublient de reparler du communisme et des raisons qui ont poussé tous les peuples d'Europe de l'Est asservis à s'en défaire,pacifiquement,excepté en Roumanie à fin décembre 1989, ce qui est tout de même une performance qui n'aura pas été tellement louée. C'est quand même pratique comme méthode alors que toute cette démonstration bidon d'Alain Auffray est construite à partir de deux hypothèses,une envisagée par lui mais non avouée ,puisque rien n'est écrit qui indiquerait la présence de Nicolas Sarkozy le soir du 9 novembre à Berlin près du Mur,ni sur Facebook,ni dans les phrases reprises de Facebook à la lettre par le journaliste sur son blog,le fait de décider le 9 novembre au matin de quitter Paris n'impliquant nullement une présence le soir même à Berlin, et la seconde ,avouée cette fois,faisant ressortir comme "vérité" la présence du secrétaire général adjoint du RPR qu'était alors Nicolas Sarkozy à Colombey-les-Deux-Eglises,sur la base d'une coutume.Et tout le monde est tombé dans le panneau,y compris certains ministres ou anciens ministres de droite, se mélangeant au besoin avec les dates de leurs rencontres à Berlin en ces moments là. Je ne suis pas « blogueur pressé de l’Elysée » et on ne peut pas me reprocher à la lecture de mes notes antérieures sur ce blog de n’avoir jamais critiqué Nicolas Sarkozy, ni contesté certaines de ses décisions ou certains de ses projets .Mais pour cette fois j’aurai eu « à cœur de vérifier » ce qu’a écrit ce journaliste. Que la libre circulation entre les deux fractions de l’Allemagne ,Ouest et Est,séparées après 1945, ait été rendue effective par les autorités de Berlin-Est ne sachant plus où donner de la tête, le 9 novembre 1989, tard dans la soirée,ou un jour plus tôt ou un jour plus tard, importe peu. Mais,lorsque nous lisons ce qu’écrit le journaliste sur son blog : « Le matin du 9 novembre ,personne à Paris- ni même à Berlin - ne pouvait soupçonner que le Mur allait tomber. Les radios et télévisions ouest-allemandes n’ont commencé à évoquer la libre circulation qu’à partir de 20 heures. » ,ne pouvons-nous pas lui rétorquer que depuis les mois de septembre et octobre 1989 il ne pouvait ignorer le spectacle du déferlement en direction de l'Ouest des petites voitures « Trabant » à moteur deux temps enfumant tout le monde sur leur passage et chargées de tout ce que ces Allemands de l'Est désespérés pouvaient emporter avec eux? Etait-il incapable de réaliser qu' il se passait quelque chose qui ressemblait à une accélération incontrôlable des évènements en Allemagne de l’Est avec un point d’orgue menaçant de survenir à tout moment,l’ouverture du Mur qui était bel et bien envisagée? Tout craquait.En Pologne,en Tchécoslowaqie,en Hongrie où les réfugiés est-allemands se comptaient par dizaines de milliers,en Yougoslavie,dans les Pays Baltes... Dommage que cet honorable journaliste n’ait pas eu entre ses mains un exemplaire du « Quotidien de Paris » daté du mercredi 8 novembre 1989 avant d’écrire cette absurdité ! Il n’aurait pas manqué de découvrir à sa « une » l’ encart sous rubrique « Enquête » et titré « L’Europe des frontières » et ,page 14 du même quotidien,l’ éditorial signé Jean-Louis ARNAUD, titré « Vrais et faux murs » ,dont les débuts sont reproduits ci- dessous,pour preuve de ce que je viens d'écrire. Et à Colombey-les-deux-Eglises, le 9 novembre 1989,que devait-il se passer? Le même quotidien ,dans son édition du 9 novembre 1989 n’y aura consacré qu’un seul article, page 7 intitulé « Une gerbe de Mitterrand sur la tombe de de Gaulle » , également reproduit ci-dessous en son début. Et toujours concernant Colombey-les-Deux-Eglises ,comme s'il ne s'agissait que d'une banalité pour des gaullistes de se rendre chaque année le 9 novembre,jour anniversaire de sa mort, devant la tombe du Général de Gaulle,comme chaque année aussi ,le matin du dimanche de la Pentecôte, Mitterrand et sa cohorte de courtisans faisaient l'ascension de la Roche de Solutré, il n'y avait aucun article dans son édition du 10 novembre 1989,ni même dans celle des samedi 11 et dimanche 12 novembre qui ,seulement ,en page 8, faisait le point des réactions des hommes politiques français face aux évènements de Berlin,dans un article intitulé « France :la classe politique dans tous ses états » où il y était question de Michel Rocard,Premier ministre,de Pierre Mauroy,premier secrétaire du PS,de Pierre Bérégovoy,ministre de l’Economie,de Laurent Fabius et de personnages de droite avec cette phrase « A droite l’enthousiasme est également de mise,tempéré d’une certaine prudence »,ce qui semblerait signifier que les évènements de l'Est ne les emballaient pas tant que cela .Étaient cités,Jacques Chirac,Valéry Giscard d’Estaing, Pierre Méhaignerie,François Léotard. Mais rien n'était écrit à propos de Nicolas Sarkozy , Alain Juppé et Alain Madelin,lesquels affirment aujourd'hui avoir été à Berlin,mais sans être bien sûrs de l'exactitude des dates,avant,pendant ou après le 9 novembre... Mais peut-être qu’à la rédaction de Libération ou à celle d'un autre journal pour lequel travaillait Alain Auffray,les journalistes étaient plus préoccupés le 9 novembre 1989 par le débat en France sur le port du voile (tchador) à l’école que par ce qui se passait de l’autre coté du rideau de fer! ![]() Ces écrits n'étaient pas visibles le 9 novembre 1989,mais la veille le 8 novembre,dans "Le Quotidien de Paris",un journal disparu en 1994.Ils prouvent que non seulement la démolition du mur était bel et bien envisagée,mais aussi celle du "rideau de fer" avant le 9 novembre "au matin". ![]() Le geste de François Mitterrand à l'égard du Général de Gaulle qu'il n'avait cessé de combattre politiquement de son vivant n'était pas suffisamment banal et se devait naturellement d' être relaté par "Le Quotidien de Paris" daté du 9 novembre 1989. Quant au tchador,les journaux français ne parlaient que de cela. ![]() L'article ,sur trois colonnes,relatant le 11 novembre 1989 l'état d'esprit de la classe politique française face aux évènements d'Allemagne de l'Est.Il n'est pas évoqué dans cet article une quelconque escapade de gens de droite à Berlin.Point. |
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22 octobre 2009
La réforme territoriale est-elle promise à l’impasse?
N’est-ce pas courir au devant de l’impossible quand on pense à l’acharnement à vouloir conserver leurs acquis électoraux dont font preuve certains élus « anti-cumul » notoires dans leurs discours,mais qui ,à peine élus à un nouveau siège d’un échelon supérieur à celui dont ils étaient titulaires s’empressent de justifier qu’ils seront encore plus efficaces en conservant leur premier siège,celui-là leur ayant servi de tremplin pour gagner le paradis ou ayant constitué ,en matière de popularité,l’avantage décisif sur leurs rivaux et ,si besoin est ,si cela ne convainc pas suffisamment ,de déclarer que leurs sympathisants ,leurs supporters ou les militants locaux de leur parti sont finalement d’accord après mûre réflexion, tout en s’affichant contre par principe ,hormis exception dans certains cas ,celui-là précisément ,une manière comme une autre de bien masquer leur hypocrisie et celle de leur héros? Conserver un mandat qui a servi de tremplin à une élection très convoitée,sous prétexte d’efficacité ,ne serait-ce pas plutôt empêcher qu’un autre, leur successeur ou un homologue, puisse bénéficier du même tremplin pour ,à son tour, l’évincer au terme de son mandat? Les cumulards sont loin d’être des idiots,il vaut mieux le savoir. Ils sont d’ailleurs assez malins pour,quand ils sont maires d‘une commune, charger de faire tout leur travail de maire par leur premier adjoint en lui laissant espérer qu’il pourra prendre sa succession -comme maire- très vite,ce qui veut dire,en réalité, jamais. Il faut bien savoir aussi que des élus d’un même parti,ne se font pas de cadeaux entre eux bien que s’affichant toujours main dans la main lors de cérémonies ou de pots d’inaugurations. Deuxièmement, si une telle réforme pouvait être vraiment utile et déboucher sur une amélioration du sort des Français ,qui,comme je le soulignais dans ma note précédente, « au vu du débat politique actuel semble être le dernier des soucis de nos politiciens » ,pourquoi faudrait-il attendre qu’elle ne prenne effet qu’en 2014,c’est à dire dans cinq ans,un laps de temps au cours duquel il peut encore se passer beaucoup d’ évènements inimaginables ,du genre de ce que nous avons connu depuis un an avec cette « crise » financière ,ou quelque chose comme la dissolution de 1997 débouchant sur une alternance? S’il avait fallu engager cette réforme ,le moment le plus opportun ne se serait-il pas trouvé dans les tout premiers mois suivant l’élection présidentielle de mai 2007,et son approbation n’aurait-elle pas dû être soumise par référendum à la volonté du peuple français avant que les électeurs n‘aient trouvé dans la conduite de la politique de ce nouveau président suffisamment de motifs de mécontentement pouvant les inciter à sanctionner c‘est à dire répondre à coté de la question ? Aujourd’hui Nicolas Sarkozy n’a plus aucun appui populaire pour s’engager sur ce terrain,et tout ce qu’il fera désormais en matière de réformes touchant à l’administration de la France sera considéré aux yeux de l’opinion comme une tentative de maintenir artificiellement ses amis au pouvoir,même s’il s’en défend,l’affaire du « placement » de son fils par le truchement d’une élection raillée de toutes part , suffisamment significative,lui ayant gâché les dernières chances qui lui restaient de faire quelque chose de positif à ce niveau ,deux ans et demi seulement après sa belle élection. ![]() |
22:18 Publié dans Politique, Société | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : actualité, france, politique, réforme territoriale, sarkozy, ump, ps
13 octobre 2009
Faut-il plaindre Jean Sarkozy ?
Nous avons eu beaucoup d’exemples contemporains de « fils » ou « filles » pour qui le fait d’avoir eu un père ( ou une mère) tout puissants à un moment donné de leur vie n’aura pas été finalement une grande chance et nous pourrions citer quelques noms rappelant un petit quelque chose à ceux qui suivent de près l’actualité nationale ou internationale .Sans parler de Christophe Mitterrand et de ce qui lui est arrivé après la mort de son père, Jean-Claude Duvalier,fils de François, dit Papa -Doc, « Président » de Haïti,n’a-t-il pas été contraint par suite d’ évènements survenus dans son pays en 1986, quinze ans après avoir accédé au pouvoir, de fuir et finir sa vie en exil? Dans son cas, c’est-à-dire dans le contexte du régime politique instauré par son père, l’ intéressé devait s’ attendre à sa promotion comme par automaticité et le peuple badaud était averti, rien ne devait donc étonner, ni choquer ce dernier. De plus, le népotisme ne sévit pas seulement au niveau des chefs d’État,et ,en fouillant un peu dans les bottins,plus malicieusement en épluchant les avis de décès paraissant dans les journaux régionaux, même les plus anodins, faisant découvrir certaines filiations parfois fort intéressantes, nous devrions nous attendre à ce que dans notre pays beaucoup de directeurs de banques, de chefs ou sous-chefs d’entreprises, de secrétaires de partis politiques ou de syndicats, beaucoup d’élus ,surtout par le suffrage à la proportionnelle, ayant eux aussi bénéficié du petit coup de pouce décisif ou des relations de papa (ou maman ou tonton ou épouse,concubine,maîtresse ...) , de ce fait , devraient éviter, par pudeur, de se lancer dans l’actuelle polémique,et là je ne citerai pas de nom. Non. Finalement, ce qui peut légitimement déranger vraiment dans cette affaire Jean Sarkozy,hors les faits que son jeune âge laissera plus d’un étudiant à se poser des questions sur l’utilité de poursuivre de longues et coûteuses études ou que ses futurs collaborateurs directs voire ses partenaires auront sans doute souvent à se poser des questions sur ses compétences réelles non pas en raison de ses capacités intellectuelles qui sont peut-être excellentes et ne peuvent être mises en doute, mais de par son indéniable déficit de vécu et enduré ,ce qui s’ appelle dans les offres d’emploi « expérience de plusieurs années dans le secteur,éventuellement dans un emploi similaire à un niveau moindre... » . Ce qui interpelle ,c’est que sa nomination n’aura pas été conséquente du décès ou de l’arrivée à son terme du mandat du personnage remplaçable n‘ayant de lui-même ,c’est à dire sans aimable pression, pas souhaité continuer au-delà, mais d’un mobile fort discutable ,l’atteinte de la limite d’âge de ce dernier empêchant tout renouvellement de mandat ,un mobile devenu anachronique tant il est seriné sans cesse au bon peuple de France qu’il devra désormais travailler plus pour gagner plus et plus longtemps pour bénéficier d’ une retraite décente. N’y a -t-il pas là un singulier paradoxe, une anomalie flagrante , surtout que rien ne semble avoir été fait pour empêcher que celle-ci ne se produise, alors que des verrous partout ailleurs sont en train d’être démontés, sous la présente législature, ce qui n’est pas forcément une mauvaise chose? Peut-il être facilement acceptable et motivant pour ses collaborateurs que le tenant d’un poste bien en vue convoité pour un certain « Monsieur Fils » doive nécessairement être amicalement « invité » ,pour ne pas dire forcé, à renoncer à sa place pour la rendre libre et prenable ? Et que, puisque cela,entre gens bien élevés, exige compensation avantageuse , mécaniquement ,il se produise hélas , pour recaser « l ’invité à déguerpir » , s‘il n‘y a pas possibilité pour lui de parachute doré qui puisse arrêter le manège ainsi mis en branle ,un effet de chaises tournantes sans fin pouvant déboucher ,quand un grain de sable se coince dans les engrenages de la machine, sur une affaire telle que celle du corbeau de Clearstream qui fait actuellement l’objet d’un procès au tribunal correctionnel de Paris et que j’ai déjà abordé dans une note précédente ? Jolie perspective! Et comment cela se passe chez nos voisins? Le prince Charles d’Angleterre qui n’est certes pas malheureux mais qui n‘en finit pas d‘attendre son heure, n’aurait-t-il jamais pu bénéficier d’une loi fixant un âge maximum pour l’exercice de la fonction de régent dans son royaume alors qu‘homme du peuple il aurait peut-être pu, comme Tony Blair , être Premier ministre de Grande Bretagne durant plusieurs mandats de suite ? Non, il a attendu, comme tous ses prédécesseurs et attend encore. Normal diront tous les britanniques. ![]() ![]() |
20:47 Publié dans Politique, Société | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : actualité, france, politique, sarkozy, jen sarkozy, ps, ump, société
12 octobre 2009
Législative partielle des Yvelines:la voie verte boudée au profit du judo?
Cela signifie-t-il pour autant que l’UMP doive jubiler à l’issue de ce premier tour où son candidat David Douillet ,qui se présentait pour la première fois à une élection , ne s‘est pas trop mal défendu,et s’il ne fallait pas oublier la défaite du candidat de la droite à Carcassonne (municipale partielle du 13 septembre ) , ou ses dernières victoires électorales « sur le fil » à Rambouillet (législative partielle du 27 septembre -26% de participation- dans ce qui fut la circonscription de Christine Boutin ) ou à d’autres élections locales partielles récentes et médiatisées? Certainement pas. Le député européen Daniel Cohn-Bendit qui ,lors de l’université d’été d’ « Europe Écologie » à Nîmes le 20 août , avait déclaré à l’agence Reuters qu’il n’avait pas « d’ambition cachée à part celle d’être un haut parleur » est devenu bien aphone après l’échec de sa tentative d’empêcher la reconduction à la présidence de la Commission Européenne le 16 septembre dernier de José Manuel Barroso,après la victoire d’Angela Merkel sur ses amis politiques en Allemagne le 27 septembre et après , lors des toutes dernières partielles ,le reflux sensible de sa formation qui voulait donner des leçons à la gauche et aspirait à prendre son leadership ,ou plus exactement pour reprendre ses termes,à « polliniser » non seulement celle-ci mais encore toute la société française, en vue d’empêcher la réélection de Nicolas Sarkozy en 2012.Une démarche ou un "programme" devenu inutile dans l'hypothèse de plus en plus vraisemblable où ce dernier ne devrait pas avoir besoin d’un tel coup de main pour être éliminé au premier tour ,à l’instar de Lionel Jospin en 2002, s’il devait continuer à collectionner les maladresses en matière d’ouverture ou à « reformer » sans que suivent des résultats positifs, ouvrant la voie à deux ou trois candidatures de droite pour cette échéance capitale au cas où sa cote de popularité se maintiendrait à son actuel niveau,un peu au dessus un peu au dessous de 40% du fait de la défection d’une partie de ses propres électeurs qui devront être rattrapés pour éviter de les faire se résigner à l'abstention. Pour les Verts ,comme je le laissais prévoir dans ma note du 9 juin 2009: « Européennes :à chacun son tour son heure de gloire » le soufflé des européennes ne serait-il pas en train de retomber ,comme cela s’est produit pour toutes les formations politiques qui ont connu le succès à ce type d’élections en France ,rien d’autre qu’un défoulement gratuit sans conséquences ,de la part des seuls électeurs ayant pris la peine de se déplacer, cyclique depuis 1979 ? A force de trop leur faire boire et manger du vert,ou de leur faire accepter des choses « bonnes pour la planète » ,mais seulement à retardement et douteusement pour 2050 ,alors que beaucoup d’entre eux ne seront plus de ce monde, les Français pourraient bien vomir la taxe carbone, quand le prix des carburants augmentera en janvier 2010 surtout si cela tombe avec une période de grand froid inhabituel après qu’on leur ait bien rabâché que ce n’était qu’un début « pour commencer ». |
23:03 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : actualité, france, politique, verts, ump, douillet, élections
08 septembre 2009
La taxe carbone, le Joueur de flûte et les politiciens français
Les Français,alors ,par l’entremise des candidats à l'élection présidentielle de cette année là , lui promirent un grand ministère,sinon un bel avenir en raison de ses idées, pour les débarrasser de la pollution qui infestait leur ciel et leur provoquait des sueurs par la chaleur torride qu’elle induisait,du moins à ce qu’ils croyaient. Ce « joueur de flûte » tel,selon la légende, celui de Hamelin ,attendu comme un sauveur, avec son baratin occupa plus que sa part les écrans de télévision ,les radios et les journaux . Les candidats à cette élection majeure ,même les moins mauvais ,pour gagner le plus de suffrages,parce que l’homme était populaire,avaient repris ses idées en bonne place dans leur programme de gouvernement. Deux années passèrent et là ,bien que certains firent un tabac inattendu à une élection qui sert habituellement de défoulement gratuit et sans risque majeur à ceux,minoritaires dans ce pays , qui considèrent encore que voter est un devoir , les autres politiciens qui voulurent suivre ,comme par effet de mode, chutèrent dans les sondages dès qu’il fut question de passer aux choses sérieuses c’est à dire de mettre en oeuvre les idées farfelues du sauveur . Ils prirent une raclée mémorable aux élections qui suivirent. Notre « joueur de flûte » et ses plus fervents thuriféraires quittèrent alors la scène politique,mais revinrent plus tard. Trop tard,hélas, la France avait changé de Constitution parce que les Français avaient fini par en avoir mare de tous ces politiciens tocards que le système électoral de leur pays ne savait que produire. ![]() Après un été tardif et frais et juste avant un hiver précoce,ces pommes pas encore cueillies se sont retrouvées dans un décor de neige. |
10:12 Publié dans Politique, Société | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : actualité, politique, france, verts, environnement, ump, taxe carbonne
11 juin 2009
Européennes:à chacun son tour son heure de gloire
| Paysage politique bouleversé. Défaite ou débandade du PS .Déroute de François Bayrou. Big-bang politique... Daniel qui rit,Martine qui pleure! Bien avant le coup d’éclat des Verts de dimanche dernier et dès le premier scrutin de ce genre pour l’élection des députés européens il y avait eu ,en 1979, celui de l’UDF ,alors au pouvoir, ( 27,61% des suffrages dans un scrutin où le taux de participation avait atteint 61% ) deux ans avant la défaite de Valéry Giscard d’Estaing à la présidentielle de 1981,lequel restant à ce jour ,et depuis cinquante ans qu‘existe la Cinquième république,le seul président à ne pas avoir été réélu après un premier mandat mené à son terme .Il fallait le faire. Il y a eu celui du Front National ,en 1984 (10,95% pour 10 élus) ,parti crée quelques années plus tôt . Puis,celui des Verts d’Antoine Waechter ,en 1989 ( 10,59% pour 9 élus). Celui de Philippe de Villiers , en 1994 ( 12,33% pour 13 élus) ,qui n‘aura pas réédité son exploit à la présidentielle de 1995 ,loin de là,mais qui flanqué de Charles Pasqua aura rebondi en 1999 (13,05% pour 13 élus) devançant la liste menée par Nicolas Sarkozy ( 12,82% pour 12 élus). Enfin celui des Socialistes ,en 2004 (28,89% pour 31 élus) , deux ans après le désastre du 21 avril 2002 avec l’élimination de Lionel Jospin au premier tour de la présidentielle,alors qu’il était donné vainqueur pour le second tour trois mois plus tôt ,dans les sondages. Sur ces élections européennes du 7 juin 2009,tout aura été dit et abondamment commenté sauf que pas un seul institut de sondages n’aura essayé de chercher à connaître les raisons de l’abstention record que j’envisageais dans ma note du 2 mars de cette année,sans,toutefois, que le taux de participation ( 40,65% mais 38,88% d’exprimés ) ne soit descendu à 35% comme je m’étais risqué à le parier,mais peut-être l’avenir dira si je n’en étais qu’à une élection d’avance,puisque ce taux d’abstention a cru depuis 1979,constamment , excepté en 1994,plus ou moins régulièrement. Si le taux de participation du scrutin de dimanche dernier est trop faible pour permettre une quelconque analyse et donner une photographie honnête de la donne électorale actuelle de la France il est toutefois possible par de simples calculs de constater que la gestion de la présidence Européenne de Nicolas Sarkozy,du Ier juillet au 31 décembre 2008, seulement vantée et revendiquée par l’UMP,unique parti politique français le soutenant indéfectiblement, n’aura eu la préférence que de seulement 28% de 39% d’électeurs s‘étant exprimés,soit 11% de Français en âge de voter. Ce qui n’est vraiment pas brillant et ne mérite certainement pas d’être appelé un succès ,à la considération que les sommets et tête à tête auxquels notre président a assisté et pour lesquels il n’aura pas ménagé sa peine ,qu‘ils aient été initiés ou non par lui,avaient été largement médiatisés. Inutile de dire que si cette élection s’était déroulée au scrutin majoritaire à deux tours dans une France découpée en 72 circonscriptions l’UMP ,avec le même pourcentage de voix obtenues (28%) se serait vraisemblablement retrouvée sans aucun élu le soir du 7 juin. Daniel Cohn- Bendit est « eurodéputé » depuis 15 ans. Sa réélection ne changera rien et il n’apportera rien de nouveau ou d’ original.14 élus verts (huit de plus que précédemment ) ,cela ne représente jamais que 2% de l’ensemble du Parlement européen qui en compte 732. Ce n’est donc pas une révolution. Eva Joly est une dame qui aurait gagné en respectabilité si elle avait pu convaincre les citoyens et élus de son pays d’origine,la Norvège ,de rentrer dans l’Union Européenne,avant de venir se présenter en France .La lutte contre la corruption c’est très bien,mais ce fléau ne sévit pas qu’en Europe,il est mondial et vieux comme le monde. Là encore rien d’enthousiasmant. François Bayrou. Il y a l’homme au tracteur et ceux qu’il a mis sur ses listes. Le Parti socialiste. Ses élus locaux,maires,conseillers généraux ou régionaux sont toujours là ,fortement ancrés et majoritaires dans le pays. De plus ils sont fort bien célébrés dans la presse régionale à propos de tout ce qu‘ils font et inaugurent. Alors 17 élus de moins au Parlement européen qu’est-ce que cela peut changer pour les Français ? Toute la classe politique française et les médias ont réagi en fait comme s’il s’agissait d’une élection uniquement franco-française anticipant les prochains rendez-vous électoraux - régionales l’an prochain,puis présidentielle en 2012- alors que dans le Parlement européen ,les élus français ne représenteront même pas 10% des sièges! La parenthèse de ces élections va immédiatement se refermer, et les problèmes nationaux en latence vont resurgir. Si ce n’est déjà fait puisque,pas plus tard qu’hier , la loi HADOPI censée combattre le piratage des oeuvres sur Internet a été censurée par le Conseil Constitutionnel qui avait été saisi par les socialistes. Donc dans une semaine tout sera revenu comme avant .Et tandis que le petit train-train de l’Europe va continuer imperturbablement son manège ,grèves, manifestations,séquestrations vont reprendre de plus belle dans l‘hexagone à la rentrée ,en septembre ou en octobre. Rien à attendre,par conséquent ,en provenance de Strasbourg où siège le Parlement européen. Les utopiques emplois verts rémunérés avec des impôts ou taxes qui restent encore à inventer ne tomberont pas du ciel mais se concrétiseront plutôt sous la forme de concepteurs et d’installateurs de pancartes le long des routes départementales vantant inutilement les vertus de la biodiversité et mieux vaudra ne pas trop compter sur Yannick Jadot ,ancien de Greenpeace France, ou José Bové qu’on ne présente plus, pour empêcher la Corée du Nord de procéder à des tirs de missiles ou l’Iran d’accéder à l’arme nucléaire malgré les injonctions de la communauté internationale. Et l’on reverra l’Union Européenne ,comme par le passé malgré de beaux discours et de médiatisées résolutions , faire la démonstration de sa faiblesse habituelle en de pareilles circonstances. ![]() Ces beaux panneaux qui agrémentent les routes départementales du Doubs |
08:23 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : actualités, france, européennes, ump, ps, modem, verts
05 mars 2009
Rupture ou redoutable machine à perdre toutes les élections pour l’UMP ?
| TVA sociale au menu lors des législatives des 10 et 17 juin 2007 qui ont suivi l’élection de Nicolas Sarkozy à la présidence de la République un mois plus tôt.TVA sociale non servie et dont on n’a même jamais vu la couleur. Mais ...résultats moins bons qu’espérés à l’UMP à ces législatives. Rapport Attali extravagant ,mal expliqué,mal compris, et plan d’austérité prédit par les socialistes juste avant les municipales et cantonales de mars 2008.Rapport Attali passé à la trappe petit à petit ou relégué aux oubliettes avec la crise bancaire. Plan d’austérité resté en veille dans l’imaginaire de nostalgiques du plan Delors de 1983.Mais… déception pour l’UMP aux municipales et cantonales. Perspectives de fermetures de bureaux de poste , de gendarmeries,et des petits tribunaux locaux au moment des sénatoriales :des affaires provoquant l’ émoi maires ruraux. Et…logique recul de l’UMP aux sénatoriales du 21 septembre 2008. Rapport Balladur dévoilé à la veille des élections européennes... Rapport promis à la trappe quoiqu’en dise Nicolas Sarkozy. Martine aux anges. Ségolène au paradis. Tout est bon et tout arrive toujours à point pour que l’UMP prenne une bonne gifle aux européennes dans trois mois. Réforme de la fiscalité locale que les socialistes auront à coeur de faire traîner en longueur et rapport Balladur réchauffé avant les régionales de 2010.Des élus UMP vont retourner leur veste et se joindre au tintamarre des socialistes et de François Bayrou. Et… encore une élection perdue de plus. C’est cela la vraie rupture? Et il y a des socialistes pour dire que l’UMP cherche à reconquérir départements et régions? Le comble de la bêtise,non? |
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